CLEF site/blog le 25-07-2009 à 10:00:12 |
L'adresse pour signer la pétition en ligne en faveur de Mr REFALO a changé. Il s'agit de 31.snuipp.fr/spip.php?article237
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krzyka le 10-07-2009 à 12:49:40 |
C est a cause de personnes comme vous que l'education est aussi déplorable. Si un de mes salariés faisait la même chose, il serait licencié sur le champ; c 'est ce que merite ce Monsieur Alain Refalo. Vous pourrez haussez le ton quand vous serez chef d'entreprise. Vous ne meritez pas le titre de fonctionnaire de l'education nationale.
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philippe Goubault le 29-06-2009 à 19:26:17 |
Je voudrai signer la pétition en ligne pour apporter mon soutien à Alain Refalo je suis instituteur et je partage ses engagements devant la casse etla rpression de notre administration. je ne trouve pas de pétition en ligne!
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Bernard site/blog le 23-01-2009 à 12:03:26 |
Ah quand même une personne sensée, qui sort de l'idéologie, et du corporatisme idiot
adrien le 13/11/2008 à 23:33:41
voir le lien
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Gérard Tiné Enseigna... le 03-12-2008 à 10:52:30 |
Monsieur Refalo. Belles et justes positions de réflexion et d'action, je souhaite ardemment qu'elles puissent ensemencer et dynamiser un mouvement collectif qui témoigne de votre exigence éthique initiale. Et aussi que, à cette occasion, se déploie la pertinence du travail intellectuel et pédagogique que le monde enseignant a su développer sereinement au sein de ce qui se joue dans les salles de classe mais également dans l'adversité politique de la lutte des classes
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Jean-Louis le 29-11-2008 à 16:30:51 |
SNUIPP, encore un effort pour être un syndicat !
Le SNUIPP a organisé une pétition de soutien à Alain Refalo. L’idée est généreuse, mais est-elle adaptée à la situation ? Car il faut bien analyser la situation : l’UMP, formation politique dont est majoritairement issue le gouvernement est pratiquement en position de parti unique, et détient, par des voies diverses, la majorité des mass medias. Le mouvement contre le décret Darcos ne dispose donc d’aucun relais politique. Il ne peut compter que sur la démocratie directe. Nous ne pouvons donc compter que sur nous-mêmes : les enseignants, les parents d’élèves et tous les citoyens, quel que soit leur bord politique, attachés à l’école publique, gratuite, laïque et républicaine. Car c’est bien de cela dont il s’agit dans le fond : défendre l’égal accès au savoir de tous les enfants, quelles que soient leurs origines, ce qui est gravement menacé aujourd’hui. Le décret Darcos n’est le premier palier, en attendant les EPEP, vers l’abandon de l’enseignement aux intérêts privés.
Alain Refalo a eu une idée géniale : si personne n’applique la réforme de façon notoire, la réforme devient caduque. Un syndicat doit se charger de centraliser toutes les lettres des enseignants qui refusent d’appliquer la réforme et de les porter aux autorités compétentes quand leur nombre est devenu significatif. Une pétition de soutien se justifierait si l’on estimait qu’A. Refalo est injustement poursuivi. Ce n’est pas le cas : A. Refalo est justement poursuivi par rapport à une loi injuste. C’est donc la loi qu’il faut abattre afin de rendre ces poursuites caduques. Une pétition de soutien signifie : « épargnez notre camarade et gardez votre réforme ». Cela est inacceptable. Etymologiquement « syndicat » signifie : la même justice pour tous. La même justice pour tous, ce n’est pas envoyer un champion dans l’arène et de l’encourager confortablement assis dans les gradins. La même justice pour tous, c’est de tous descendre dans l’arène. SNUIPP, encore un effort pour être un syndicat.
Jean-Louis
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Béatrice Danière le 21-11-2008 à 19:40:09 |
Professeur des écoles en maternelle, je crie bravo au collègue courageux auteur de cette lettre . J'espère que toute la profession suivra avec les syndicats .
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stéph le 21-11-2008 à 13:16:36 |
Je suis de tout coeur avec vous, il faut cesser de fermer sa bouche et lécher les bottes
Qu'elle va être l'éducation de nos enfants si nous engageons cette réforme demandée?
C'est de pire en pire, les parents n'éduquent plus leurs enfants et ce sont les profs qui trinquent, et qui devraient se tairent!!!
Nous refusons et nous battrons, pour le maintien de l'école comme elle l'était avant!!!
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Cathy Aubert le 19-11-2008 à 23:50:59 |
le slogan de ma pancarte, demain:
TOUS avec A.REFALO OSONS DESOBEIR
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Stéphanie le 19-11-2008 à 22:57:12 |
Bravo!
Malheureusement, vous êtes le seul à avoir osé envoyer ce courrier!
La seule façon de vaincre, serait que chacun d'entre nous envoie le même type de courrier; mais nous sommes bien dans une société individualiste de lèches-bottes et ce ne sont pas tous ces messages de félicitations qui feront changer les choses.Dès vendredi, ensemble, dans chacune de nos écoles, prenons notre courage à deux mains et envoyons tous ce type de courrier! C'est une nécessité si l'on veut vaincre!
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afac le 19-11-2008 à 20:49:32 |
Tout mon soutien pour cette lettre efficace et claire qui exprime fort bien ma position!
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MaBfoto le 19-11-2008 à 16:51:00 |
Bravo à A REFALO , à Ph CHERPENTIER (Lodeve) , à tous ces courageux qui "entrent en résistance".
Je travaille an lycée Déodat à toulouse et j'éspère que nous allons enfin nous réveiller et secouer ce joug qui nous asservi.
Il serait temps que dans notre lycée aussi quelque chose se passe , mais pour l'intant peu d'éspoir !
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delf92 le 19-11-2008 à 16:50:26 |
j'espère que nous serons bientôt des milliers à suivre cet exemple courageux; nous ne sommes pas des moutons, Mr Darcos!!!!! et nous vous le ferons savoir par n'importe quels moyens!!!!RESISTONS!!!!!
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CLAUDE JEANNET adjo... le 19-11-2008 à 15:47:32 |
QUAND NOUS FAISONS GREVE OU MANIFESTONS,
C'EST POUR LES ENFANTS,LES PARENTS, LES CITOYENS,LA REPUBLIQUE.
QUEL SOULAGEMENT DE VOIR SI NOMBREUX DES ADULTES, ENFIN!
QUI NE SE RESIGNENT PAS À COLLABORER AU SABORDAGE
DU SERVICE PUBLIQUE DE L'EDUCATION
ET D'UN MODÈLE SOCIAL ESPERANT L'ÉGALITÉ ET LA FRATERNITÉ.
COURAGE ET MERCI ENCORE POUR L'INITIATIVE
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Guillaume le 19-11-2008 à 15:36:24 |
Merci M Refalo pour votre courage, bien sûr, pour l'honneur que vous rendez un peu à notre corporation et aussi pour l'espoir que vous donnez à tous les collègues qui ressentent le même désarroi, et je pense en particulier aux jeunes !
j'espère que les nombreux soutiens qui affluent pourront créer un nouveau mouvement de résistance , tout en m'interrogeant sur notre incapacité à une quelconque fédération dans le cadre syndical !
Je diffuserai donc votre lettre et la pétition de soutien demain dans les rues de Tarbes .
Merci à vous.
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nello le 19-11-2008 à 14:32:33 |
voilà seulement 7 ans que je suis PE. j'adore mon métier, au plus profond de moi. je sais que j'ai une mission que je veux conduire au mieux. j'en ai assez de ce manque de respect de la part de nos décideurs, c'est insupportable. monsieur, vous dites si bien ce que je pense aussi. je vous soutiens, je me bats autant que vous avec mes petits moyens. je déplore le manque d'informations nationales à l'attention du grand public. peu savent ce qu'il se prépare et les médias le leur cachent bien. le projet du gouvernemnt est pour moi clair: fabriquer des esprits de futurs citoyens maléables et peu critiques. c'est plus facile de faire gober des choses à des gens à qui on a pas appris à analyser le monde, à le comprendre. on doit se battre même si ça nous coute cher. on nous surveille sur le net? ouille! on a peur... on va tellement leur en envoyer qu'ils ne sauront plus où donner de la tête; bien à vous monsieur.
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Lorance le 19-11-2008 à 10:46:06 |
Bravo pour cette lettre. Depuis le mois de mai dernier, dans la loire atlantique, on essaie de faire entendre notre voix sur ce démantèlement de l'école publique, relayée par aucun média. Il est temps d'agir comme le gouvernement actuel et de trouver de nouveaux moyens de résister autre que les grèves qui sont sporadiques et qui, malheureusement, n'ont plus aucune résonnance dans l'oreille de l'opinion publique.
Enseignante de zep, en résistance depuis le mois de septembre également,je répète mon attachement à l'école publique de la coopération, de l'esprit critique et de la culture.
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Nico le 19-11-2008 à 10:41:19 |
un mot de soutien bien sûr pour ce collègue (et les autres) et une diffusion massive à tous mes contacts.
Il faut vraiment sensibiliser l'opinion à toutes ces réformes qui conduisent au démontage de l'école....
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ANNELISE BLETON le 19-11-2008 à 10:31:42 |
Je soutiens le courage te la détermination de cet enseignant. Son refus d'obéir résonne avec le mien. être fonctionnaire de l'éducation nationale ne signifie pas l'allégeance à des lois ineptes. (souvenons-nous des horreurs où conduit l'obligation d'obéir des fonctionnaires).
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modeste 41 le 19-11-2008 à 10:05:56 |
La résistance en matière scolaire est aujourd'hui un devoir, ne serait-ce que pour défendre la devise de la France. Sans école publique, il n'y aura plus de liberté, d'égalité ni de fraternité, il n'y aura plus que travail, famille, patrie, devise de sinistre mémoire. Bravo, continuez !
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claire le 19-11-2008 à 02:51:00 |
je diffuse, je diffuse et refuse. C'est tout ce que je peux faire pour mes gosses, pour l'école de la république.
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Yvette Lucas le 18-11-2008 à 23:39:27 |
La dernière de D(S)arko(s): supprimer l'école maternelle : il dit " il n' y a pas besoin de bac+ 5 pour s'occuper des enfants - la maternelle consiste à les faire dormir et à leur torcher le c..." !!!!" Je suis fille d'instituteurs. J'ai été l'élève d'Henri Wallon,Piaget et quelques autres psycho-pédagogues connus dans le monde entier. Quelle honte de voir mon pays tomber aussi bas. Alors de tout coeur avec vous, mon soutien vous est acquis.
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Yvette Lucas le 18-11-2008 à 23:39:27 |
La dernière de D(S)arko(s): supprimer l'école maternelle : il dit " il n' y a pas besoin de bac+ 5 pour s'occuper des enfants - la maternelle consiste à les faire dormir et à leur torcher le c..." !!!!" Je suis fille d'instituteurs. J'ai été l'élève d'Henri Wallon,Piaget et quelques autres psycho-pédagogues connus dans le monde entier. Quelle honte de voir mon pays tomber aussi bas. Alors de tout coeur avec vous, mon soutien vous est acquis.
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Yvette Lucas le 18-11-2008 à 23:38:24 |
La dernière de D(S)arko(s): supprimer l'école maternelle : il dit " il n' y a pas besoin de bac+ 5 pour s'occuper des enfants - la maternelle consiste à les faire dormir et à leur torcher le c..." !!!!" Je suis fille d'instituteurs. J'ai été l'élève d'Henri Wallon,Piaget et quelques autres psycho-pédagogues connus dans le monde entier. Quelle honte de voir mon pays tomber aussi bas. Alors de tout coeur avec vous, mon soutien vous est acquis.
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JB le 18-11-2008 à 21:42:17 |
Bravo à tous les résistants! je serai à vos côtés le 20 novembre et plus tard s'il le faut.
Merci pour cette bouffée d'oxygène face aux fossoyeurs de notre école publique
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Sanson Micheline le 18-11-2008 à 14:34:51 |
Bravo à tous les enseignants qui refusent enfin de courber l'échine.
Mon seul regret être à la retraite et ne pas pouvoir faire la même chose.
Mais on s'occupe de la diffusion...
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delf68 le 18-11-2008 à 12:54:01 |
Bravo pour le courage de dire haut ce que la majorité pense tout bas.
Unissons nous pour avoir tous ce courage pour Alain ne soit plus seul à décrier le malaise du monde enseignants.
Je suis solidaire avec les propos de mon collègue et je lui apporte tout mon soutien.
Delphine
professeur des écoles
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Jean Lycée de CLUS... le 18-11-2008 à 10:51:43 |
Les précédents commentaires ont déjà tout dit !
Cette lettre rentre tellement en résonnance avec ce que je ressens et avec mes combats de petit militant de base qu'elle redonne espoir !
Je sais déjà que tu vas avoir le soutien de toute notre équipe.
Courage et chapeau bas MONSIEUR !
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Schlapa Kotzer le 17-11-2008 à 22:19:13 |
A présent le temps presse. Vigilance et résistance s'imposent à tous car la liberté d'expression est en danger.
Le réveil va être douloureux si nous ne réagissons pas très vite.
Chacun à son niveau peut influer sur une décision qui va à l’encontre de la raison.
N’oublions pas que « Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. » (C’est pas de moi, mais j’adhère)
Alain, la parcelle que tu défends est juste.
Je te soutiens pleinement dans ta démarche.
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sugar le 17-11-2008 à 22:15:15 |
Tous les jours, dans les écoles, on parle d'actes de résistance sans trop savoir comment s'y prendre! Suffit peut-être d'être courageux pour dire basta, ça suffit, comme l'a fait A.Refalo que je tiens à remercier chaleureusement! sugar de Millau
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paul cortes le 17-11-2008 à 21:48:33 |
Les premiers à oser se lever rappellent aux autres qu'ils ont aussi une parole à faire entendre.
Merci à vous d'avoir réveillé notre conscience corporatiste d'instituteurs en léthargie.
En supprimant aujourd'hui les RASED, demain la maternelle, après-demain la notion de laïcité, que restera-t-il des valeurs de l'ECOLE dite "PUBLIQUE" ?
A qui profite le crime?.....Veulent-ils encore de ce type d'école ?
J'imagine que notre hiérarchie "sait" à quel point les mesures qu'elle est chargée de faire appliquer sont en inadéquation avec la lutte contre l'échec scolaire, avec les notions d'égalité et de fraternité, ainsi qu'avec une conscience de justice sociale.
Je me pose la question de savoir jusqu'à quel point on peut s'en accomoder ?
Mais il est vrai que l'on nous rappelle que nous sommes de fonctionnaires et qu'à ce titre, nous nous devons d'adopter les principes de la Grande Muette.
Si nous n'avons pas pris conscience d'avoir à faire preuve de solidarité face à des mesures qui nous atteignent tous en dénigrant notre savoir faire (enseignement moral, enseignement en maternelle, enseignement spécialisé), sous couvert du fallacieux argument de coût, l'école va rendre des enfants encore moins égaux que d'autres...Rendez-vous dans quatre cinq ans pour "chiffrer" les dégâts.
Décidément, il ne fait pas bon être en difficulté dans notre société, à moins d'être banquier.
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PhilLR le 17-11-2008 à 20:14:46 |
Merci à vous Alain et à tous ceux qui ne baissent pas les bras
Doit on se prêter à n’avoir qu’une seule et unique vision des choses, celles des anglo-saxons : l’économie de marché, néolibérale, pourquoi nos médias ne nous parle t il pas des modifications de la vie politique, économique, sociale des pays d’Amérique latine (Venezuela, brésil, argentine, Chili…).
Je suis formateur en économie, je suis en résistance tous les jours j’essaie a mon petit niveau de faire de la veille citoyenne auprès de mes jeunes adultes et adultes en leurs donnant des lectures d’actualités et des sites informationnels (le grand soir, rue 89, la télé libre….) différents des médias traditionnels. Je leur montre qu’il y a d’autres choix possible ; contrairement à la sur médiatisation de la peur (séries télévises policières essentiellement américaines) ; informations télé radio avec sur médiatisation de tueries, de catastrophe, de meurtre ; du tout police (il ni a plus de discutions il ni a que de la sanction…), le matraquage d’idées reçu et de faux adages.
Il faut dire non à la voix unique que l’on nous propose, par la voix de la pédagogie citoyenne. Montrons a ces gens d’en haut qu’il y a des milliers et des milliers de petites voix qui peuvent faire passer un autre message, le votre Alain Refalo et tant d’autres. FAITES DE LA RESISTANCE
Article de la déclaration des droits de l’homme.
Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
Article 12 - La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Article 13 - Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
A bon entendeur salut
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Babeth le 17-11-2008 à 14:23:34 |
Grèves d'un jour et pétitions nous donnent bonne conscience comme d'habitude mais la désobéissance pédagogique c'est autre chose. Désobéissons tous ensemble. Voilà le seul soutien valable à Alain Refalo.
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ben le 17-11-2008 à 13:53:33 |
il est clair que l'éducationale est à vendre, comme tout le reste avec leur putain de libéralisme. la nouvele déclaration sur l'anglais et le bilinguisme vont dans ce sens: tous ces cons de français inscrivent leurs gosses dans des cours privés en langue et tout ça fait marcher le biseness de qui? il faut entrer en résistance mais utiliser d'autres formes de contestation que les grèves qui ne servent qu'à remplir les caisses de l'état qui en profite pour nous discréditer auprès de l'opinion publique via TF1 et compagnie.
c'est ce vers quoi nous devons tendre: trouver des moyens d'enfreindre des regles comme l'instruction civile et morale tout en expliquant pourquoi et sans risquer de sanction comme notre courageux collègue.
hasta siempre camarades
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annickv le 17-11-2008 à 10:39:09 |
Je soutiens totalement Alain Refalo et m'associe à sa démarche. Face à une administration qui ne cesse de prouver son mépris des enseignants et de leur mission, et qui déconstruit effectivement l'Education Nationale, un peu plus chaque année, la colère monte. Ne soyons pas complices.
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cate 83(le thoronet)... le 17-11-2008 à 09:59:40 |
quelle lecon de courage!! chapeau bas et merci pour cette énergie qui nous donne de l'espoir
réagissons tous ensemble pour l'avenir de nos enfants
courage à tous les enseignants!!
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Bruno le 17-11-2008 à 08:26:51 |
Merci pour cette leçon d'humanité et de courage face au cynisme et à la gestion "comptable" de votre ministre, les gens comme vous ne sont malheureusement pas assez nombreux dans nos écoles.
Je vous salue.
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BRET Daniel prof ret... site/blog le 17-11-2008 à 08:09:30 |
Bravo et bon courage pour ce type d'action. Veillons cependant à ce qu'elle reste en phase avec la vie syndicale qu'elle complète. Bon courage ! et merci pour cet exemple à méditer et à suivre !
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fanbouh le 17-11-2008 à 06:01:09 |
Tout mon soutien.
Enseignante, je crois qu'aucun programme institutionnel ne remplacera le bon sens et ce qui fonctionne...
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Sylcoh31 le 17-11-2008 à 00:06:39 |
C'est à la fois une lettre de colère mais aussi une lettre qui redonne envie de se battre, tous ensemble, pour défendre les valeurs de l'école publique.MERCI, cher collègue pour ce formidable courage!!
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NANGAM
site/blog
16-11-2008 à 23:13:14
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posté le 16-11-2008 à 22:43:44 | Modifier ce message
Merci Alain pour ta LIBERTÉ ABSOLUE DE CONSCIENCE et le courage de l'exprimer.
voici quelques informations qui doivent faire réfléchir :
Main basse sur l’École publique
Résumé
L’Éducation nationale, née de l’idéal de l’école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd’hui en danger de mort. Sous la menace d’une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra-libéraux, s’invite désormais au cœur de la réforme économique menée par l’actuel gouvernement.
Hallucination, fantasme ?
Hélas, ce scénario catastrophe n’est pas une lubie surgie de l’imagination fantasque d’un auteur de science-fiction. A l’heure où l’opinion prend la mesure des récentes et violentes remises en question du principe de laïcité en France, il est grand temps de s’interroger, sur ce que peut cacher le discours de Nicolas Sarkozy au Latran, en direction de nos chères têtes blondes. La mission éducative qu’entend mener Monsieur le chanoine d’honneur du Vatican, signerait-elle la fin de l’école publique ?
Ceux qui veulent en finir avec l'éducation nationale :
Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d’une même nébuleuse clérico libérale, s’agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l’Éducation nationale et l’ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable.
Au cœur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d’associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d’écoles », l’« OIDEL », « SOS Éducation », « FSP- Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE- Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM – Institut libre de formation des maîtres», « Fondation pour l’école », « Famille et libertés », « Mission pour l’école catholique »…ou encore, l’ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra-libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l’UIMM.
Leurs « penseurs », leurs activistes, s’inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l’extrême droite, au sein du Front National, du Club de l’Horloge. Voire, pour certains…de l’Opus Dei.
Toutes réclament, à corps et à cris, l’avènement de la « liberté de l’enseignement » en France. Qu’entendent-elles par « liberté » ? Il s’agit en fait, d’organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l’école.
Celle-ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d’ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux-ci n’espèrent rien d’autre que le retour à l’école d’antan. Celle d’avant la République, aux mains de l’Église.
L’école publique laïque, voilà l’ennemie
A en croire plusieurs des associations précédemment citées, au premier rang desquelles, l’hyperactive et bien nommée « SOS éducation », nous serions à la veille d’un cataclysme insoupçonné. L’œuvre de Jules Ferry serait devenue un véritable bourbier, une sorte d’antre du Diable porteur de tous les signes de décadence de notre époque, coupable d’une entreprise criminelle de corruption des mœurs de la jeunesse. Cette école serait aux mains des syndicalistes de l’Éducation nationale, omnipotents héritiers du bolchevisme, décidés, couteau entre les dents, à faire de nos chères têtes blondes de la graine de révolutionnaires nihilistes. Les programmes scolaires sont stigmatisés, accusés d’intelligence avec l’ennemi, par la diffusion d’une vision marxiste et culpabilisante de l’histoire mondiale… Des profs incompétents et démissionnaires, impuissants à endiguer la violence et l’échec scolaire montrés du doigt à toute occasion. Au final, tous les maux de notre société, seraient imputables à ce Monstre froid, mammouth ingérable, fossile « comparable à l’ex-armée rouge ».
Ces associations ne se contentent pas de stigmatiser les errances du système éducatif, de la méthode globale rendue responsable d’un illettrisme galopant, du contenu des programmes ou de la baisse alarmante du niveau depuis plusieurs décennies.
Elles vont bien plus loin. « Dans le concert des «déclinistes», rapporte un article de Libération le 6 novembre 2006, « SOS Éducation est à part. Elle ne compte pas de personnalités dans ses rangs et cherche désespérément des alliés (…) Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l'école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Éducation de «groupuscule malfaisant». Car, au-delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement. Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Éducation vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Éducation, NDLR) annonçait la couleur : il n'y a d'espoir que «si l'Éducation nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d'un grand secteur éducatif libre». Et de citer les États-Unis en exemple. »
Le but ultime ne serait-il pas, au prétexte de libérer l’école, de faire disparaître l’école publique ?
A l’ombre de l’Opus dei
Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu’elles le conçoivent. C’est que l’avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques-unes de leurs préoccupations essentielles.
Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l’adresse même du siège de l’Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l’un des conseillers économiques de Jean-Marie Le Pen.
Ou encore, l’OIDEL. Une ONG très influente pour le “Droit à l'éducation” et la “liberté d'enseignement”, reconnue par l’ensemble des institutions européennes, mais dont l’appartenance à l’Opus dei est révélée dans force sites, documents officiels du gouvernement fédéral genevois, et par l’engagement reconnu « à l’œuvre » de plusieurs de ses membres éminents.
Un document extrait d’un rapport comparatif de l’OIDEL sur 85 pays non encore publié est diffusé opportunément, en avant première, le 22 avril 2007, à l’issue du premier tour de la présidentielle, pour développer la « liberté d’enseignement en France ». Pourtant, il n’y a pas péril en la demeure de France nous sommes en 5ème position. Que signifient cette pression et la publication de ce programme d’action à ce moment de la campagne ? Que d’attention de la part de cette ONG européenne pour notre pays, en particulier à l’occasion de son Symposium de Lisbonne des 7 et 8 septembre 2007. L’OIDEL se penchait sur notre carte scolaire avec le concours des parents d’élèves des écoles privées françaises de l’UNAPEL pourtant non concernées par cette question. Cette entreprise pour développer l’enseignement privé est également conduite, aujourd’hui, par les mêmes avec une rare violence en Espagne.
«Guide du candidat 2007/2008»
Tout cela ne porterait pas à conséquence, si l’écho auprès des politiques et des pouvoirs publics, ne se faisait aussi fidèle. Jusqu’à inspirer, avec une étrange concordance, l’agenda de l’actuelle politique « de réformes » du Ministre de l’Éducation, Xavier Darcos.
Dans le sillage de la campagne présidentielle, en 2007, l’ALEPS et d’autres se fendaient d’une initiative pour le moins audacieuse : l’édition d’un «Guide du Candidat 2007/2008 », véritable feuille de route énonçant un catéchisme auquel devrait se conformer le candidat favori, dans une logique purement libérale. Et le gagnant fut … Nicolas SARKOZY, arrivé en tête des notes attribuées aux divers candidats.
En matière d’éducation, un « agenda des réformes », assorti d’un authentique planning d’exécution, annonce « dès 2007 », entre autres mesures-phares :
« Suppression de la carte scolaire et sélection à l’entrée des établissements scolaires et universitaires »
« Liberté totale de l’ouverture de classes, d’établissements, et du recrutement d’enseignants et de personnel administratif par contrat privé »...
Puis, à plus long terme, rien de moins que la « suppression progressive du budget de l’Éducation nationale et du statut des enseignants fonctionnaires »… ou encore, l’ «autonomie totale des établissements en matière de programmes, de personnels et de contrôle des connaissances… »
Dans son éditorial en ouverture de « la nouvelle lettre » n°928, le 8 septembre 2007, Jacques Garello, responsable de l’ALEPS, encourage le nouveau Président, avec cette mise en garde, qui laisse songeur : « Vous allez vous mettre à dos les syndicats d’enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et de façon plus large encore tous ceux qui sont attachés à l’idée du service public unique et laïque de l’Éducation nationale. Mais vous allez aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l’avenir du pays. »
11 juin 2007, Élysée. Toutes affaires cessantes, sous le feu des caméras et des micros, Nicolas Sarkozy annonce un assouplissement de la carte scolaire, dès la rentrée de septembre 2007. Paris brûle-t-il ? Comment expliquer une telle précipitation, de la part d’un Président de la République à réunir, dans les tous premiers jours de son mandat, les représentants des personnels et des parents d’élèves à l’Élysée pour traiter de la question de la suppression de la carte scolaire, qui réussit l’exploit de s’imposer au rang d’urgence nationale ? Comme si l’immense chantier de l’éducation nationale se limitait à la question de la carte scolaire. Rien n’indique, de surcroît, qu’il s’agisse là d’une demande émanant explicitement des parents, d’ailleurs la principale fédération s’y oppose. En septembre, l'académie de Paris n’a enregistré, en tout et pour tout, que 203 dérogations supplémentaires par rapport à l'année précédente. Une goutte d’eau.
11 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l’Éducation nationale, le Président de la République fixe parmi ses objectifs budgétaires : « S’agissant de l’enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu’ils existent, de tels projets d’installation, dans le respect des grands équilibres nationaux. ».
20 décembre 2007, palais de Saint-Jean de Latran, Vatican. Nicolas Sarkozy, président de la République française, est intronisé « chanoine honoraire ». Il s’en félicite, déclarant que « la laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû ». Défendant le concept de « laïcité positive », il enfonce le clou : « un homme qui croit est un homme qui espère. L’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent (…) ». Espérance que la République, sorte de monstre froid, aux valeurs morales déconnectées de toute transcendance, ne saurait nourrir ... « Depuis le siècle des Lumières, l’Europe a expérimenté tant d’idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l’émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l’amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s’est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives (…) n’a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l’existence(…) Et puis je veux dire également que, s’il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite et surtout parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité."
Concernant l’éducation, Sarkozy se lance dans une vibrante homélie : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ».
Tollé au sein du monde enseignant, qui dénonce, « une véritable provocation vis-à-vis de l’école publique ».
Nicolas Sarkozy s’était déjà illustré, en 2004 dans son livre « Les religions, la République, l’espérance »….Son coauteur : Thibaud Collin, membre de l’association de service politique, « laboratoire d’idées » intégristes, réputé proche de l’Opus dei, et financièrement soutenue par le Vatican. Thibaud Colin est, par ailleurs, l’auteur d’un pamphlet hostile à une quelconque reconnaissance de l’égalité entre homo et hétérosexuels … Thibaud Collin était de la visite au Vatican. Le discours lu par Nicolas Sarkozy, ressemble, par endroits, à un copier-coller de certains passages de leur œuvre commune. « Le besoin spirituel, l’espérance, ne sont pas satisfaits par l’idéal républicain. La République est une façon d’organiser l’univers temporel (…). Elle n’est pas la finalité de l’homme ». Une République qui « ignore le bien et le mal », pouvait-on déjà lire à l’époque, veille du centenaire de la loi de 1905.
Ce 20 décembre, Henri Guaino, plume officielle du Président de la République, n’était, de toute évidence, pas de la partie.
17 janvier 2008, Ryad. Nicolas Sarkozy, en visite en Arabie Saoudite, persiste et signe devant les 150 membres du Conseil consultatif du Royaume, fief du wahhabisme, peu réputé pour son esprit d’« ouverture ». Le président de la République exalte ce qu’il nomme « l’héritage civilisateur des religions » … L’islam, qu’il prend la précaution oratoire de distinguer de l’intégrisme, « négation de l’islam », est appelé à prendre toute sa place dans sa vaste « politique de civilisation » …
Pour paraphraser Thiers qui, lors du vote de la loi Falloux, justifiait : « un curé c’est 50 gendarmes », dans l’esprit de l’ancien Ministre de l’Intérieur, un imam c’est 50 keufs ?
La rupture est désormais consommée avec la pratique laïque des Présidents de la Vème République. Nicolas Sarkozy est le premier Président qui emploie le nom de Dieu, en visite officielle… Les religions, désormais intégrées au pacte républicain. Ou instrumentalisées ?
Élysée, Ministère de l’Éducation ... Qui est aux commandes ?
Flash-back : 1992. Nous sommes à la veille d‘un important scrutin, les élections législatives de mars 1993. 150 personnes d’horizons divers, dont une grande partie de hauts fonctionnaires du service public de l’Éducation nationale et de responsables d’établissements privés, fondent une éphémère association : « Créateurs d’écoles ».
Un organisme destiné à vendre de la formation ? Pas vraiment. Le bulletin n°1 de Créateurs met en exergue un objectif, qui en dit long : « l’identification des verrous et les moyens de les faire sauter » (…) « problèmes juridiques et financiers, rôle des collectivités locales », « gestion des personnels », « outils pédagogiques », « élèves, affectation, aide sociale », « programmes d’enseignement », « personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ».
Afin de « faire sauter » ces verrous, l’association préconise, non pas une révolution, mais une réforme de velours. « Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (….) La solution réside sans doute dans la mise en œuvre de dispositifs dérogatoires, qui n’obligent pas à la remise en cause systématique de tout l’existant, mais qui permettent d’importantes innovations au niveau des établissements d’enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Éducation. Un véritable projet de gouvernement.
Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et … Xavier Darcos !
Soit, dans l’ordre, l’actuel Recteur de Paris, le Conseiller Éducation du nouveau Président de la République, et l’actuel Ministre de l’Éducation nationale.
Carte scolaire, service minimum, modification du statut des personnels, soutien à l’essor de l’enseignement privé, diminution de la place de l’État dans les missions de l’Éducation … Connexions, actions, déclarations, projets et programmes communs attestent de ce complot ourdi, dans l’ombre, depuis un peu plus de quinze années, en toute discrétion, par ceux-là mêmes qui, aujourd’hui, sont aux commandes de l’Éducation nationale.
C’est sur l’histoire de ce complot, et l’identité de ses protagonistes que nous nous proposons, dans ce présent ouvrage, de faire toute la lumière. Et donner ainsi à comprendre, sous un jour nouveau, la politique éducative de l’actuel gouvernement…
Les défenseurs des « racines chrétiennes » de la France réussiront-ils à déraciner l’héritage républicain d’une école laïque, gratuite et obligatoire ?
L’Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d’entretenir le « chaos pédagogique », l’insécurité et le chômage. En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en œuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d’enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l’État du développement des établissements privés dans les banlieues… Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.
Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l’Opus Dei sont à l’origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l’Éducation. La réforme de l’école est au cœur du projet de Nicolas Sarkozy. L’école institution de la République laïque est décriée, attaquée pour lui substituer une logique libérale dans laquelle l'école privée est instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public.
Quelle part prennent l'actuel gouvernement et son ministre de l'Éducation nationale dans cette exacerbation de la concurrence, dans les nouveaux privilèges concédés à l'enseignement catholique ? Quel rôle jouent les officines libérales et intégristes qui prennent pour cible l'école publique ? Quel sens donner à toutes ces premières mesures engagées dans la précipitation : suppression de la carte scolaire, instauration d'un chèque éducation pour le privé, concessions sur la mixité, le service minimum… ? Des faits, des actes, des décisions, des liens, des réseaux montrent les multiples connivences, qui depuis une trentaine d'années s'entendent pour lancer une OPA sur l'École publique."
Merci Alain pour ta clairvoyance et ta LIBERTÉ ABSOLUE DE CONSCIENCE
Ne baissons pas les bras, réveillons nous voilà la réalité :
Main basse sur l’École publique
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pascale la rosa le 16-11-2008 à 22:59:02 |
J'ai donc largement inondé les blogs y compris rue 89, je diffuse aux collègues, et regrette infiniment de m'être bêtement déclarée gréviste jusqu'à présent, ainsi que d'avoir mis en place une aide individualisée qui me met en transe (insupportable simulacre).
Je vais donc réorganiser ces heures afin de mettre en place un conte musical pour la classe ENTIERE.
Je vous tiens au courant .
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Dominique Bord le 16-11-2008 à 21:55:22 |
Tout d'abord merci pour le contenu de cette lettre.
Tout à fait d'accord.elle est tombée au bon moment ..un moment de découragement face à ces conneries d'animation pédagogique le mercredi ou le samedi et pourquoi pas le dimanche, de déclaration d'intention de grève, d'aide individualisée ou tu trouves en train de faire seul dans te classe un truc qui ne te convient .
J'ai diffusé la lettre .(merci de ne pas d'exiger de droits d'auteurs.
J'ai imprimé également des exemplaires pour les collègues de mon école. Partageront-ils ta détermination? En tout cas ce sera l'occasion peut-être d'échanger et d'exprimer ce ras le bol que nous avons tous en travers de la gorge.
Allez plus loin maintenant: une pétition reprenant tes idées? des communiqués à la presse? (Politis, rue89 ,..aux parents?, aux mairies?
A suivre..
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Sylvie42 le 16-11-2008 à 21:48:42 |
Formidable courage qui résume si bien ce que nous pensons à une très large majorité!!! De tous côtés , ça saigne, ça pleure, ça déprime, mais nous n'osons pas!!
Merci de nous faire réagir!
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sandra le 16-11-2008 à 19:14:55 |
je salue votre courage, celui que je n'ai pas parce que prise dans les crédits, la famille,....
Le moins que je puisse faire est de vous soutenir, de continuer à faire grève, de garder ce peu d'espoir de poursuivre un métier que j'ai choisi par passion, mais qui me mine de plus en plus, notamment pour les raisons que vous évoquez.
Vous âvez votre conscience pour vous et c'est mieux que l'obéissance et la soumission. Courage !
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Garcia serge le 16-11-2008 à 18:35:59 |
Je trouve que le contenu de la lettre d'Alain Refalo fait preuve d'un très grand courage car aujourd'hui les enseignants ne sont plus à l'abri de rien.Je pense qu'Alain a raison de dire qu'il faut entrer en résistance face à ce ministre et à ce gouvernements qui ont décidé de démanteler l'éducation nationale.
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Claude Chauchoy le 16-11-2008 à 18:29:08 |
Bravo monsieur Refalo. En retraite depuis 8 ans je ne pensais plus devoir me battre pour l'école de la république,pour nos enfants, pour les enseignants. Votre "refus" m'invite à manifester le 20. Je serai avec mes collègues!
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j66 le 16-11-2008 à 17:50:08 |
Bravo, je suis avec vous !! les nombreux coups portés au Mammouth depuis un an ne l'ont pas tué mais l'ont rendu en colère !!! j'espère que sa charge va être héroïque !! tous en grève !!
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Stéphane R. le 16-11-2008 à 17:45:59 |
Bravo de vous exprimer si bien.
Bravo de si bien résister.
Stéphane R.
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stef le 16-11-2008 à 16:52:59 |
bravo... nous sommes nombreux!!
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HEBRARD Marie-France... le 16-11-2008 à 16:38:47 |
Je pense moi aussi que l'une des formes efficaces de soutien à Alain Refalo serait que tous les enseignants envoient cette même lettre à leur inspecteur ; à eux aussi de diffuser auprès des familles le contenu de l'Accord Général sur le Commerce et les Services, qui vise à privatiser, après avoir les avoir discrédités et rendus volontairement inefficaces, tous nos services publics. Je rêve donc que les actions soient enfin communes: l'Education, la Poste, les transports, la santé,la protection sociale les loisirs, l'énergie,l'eau, les forêts... tous les biens communs sont menacés.
La grève est un bon argument pour que les gouvernants discréditent là encore les enseignants : alors manifestez, informez à la sortie de l'école, le samedi, le dimanche, mobilisez les heureux retraités qui ont eu bien de la chance de pouvoir travailler différemment et arrêter à 55 ans.
Je pense souvent à mes plus jeunes collègues quand je mesure le grand bond en arrière.
" Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent "(Lucie Aubrac 15 mars 2007)
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ghsk le 16-11-2008 à 15:53:37 |
Et tant mieux si nous utilisons le net pour communiquer. Affreux ces enseignants qui ont charge de transmettre, et qui se permettent en plus de penser eux! Non mais...
Tout mon soutien à ceux qui comme cet enseignant prennent encore le temps de penser....
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delon audouit veroni... le 16-11-2008 à 13:35:08 |
J'ai eu chaud au coeur lorsque j'ai lu votre lettre, parce que votre engagement et votre courage nous donne de la force.
Animatrice dans un clae, je serai à la manif du 20 et aux autres.....
" tous ensemble, tous ensemble"
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Alain75 le 16-11-2008 à 12:43:51 |
Bravo à Monsieur Refalo qui a de vraies valeurs et a le courage de les défendre contre les lâches apparatchiks de ce nouveau pouvoir à l’idéologie d’épicier qui veut détruire l’école publique !
L’idéologie de classe du pouvoir actuel, qui fait passer l’intérêt des plus nantis devant celle des plus vulnérables, veut réduire a minima tous les services publics rendus au plus grand nombre. Tandis que les écoles privées cherchent à mettre en place des systèmes de prise en charge de la difficulté scolaire s’inspirant des Rased, l’hyperprésident, via son apparatchik de l’éducation, supprime le bénéfice de ces dispositifs à ceux qui en ont le plus besoin. Ainsi, demain, seuls ceux qui en auront les moyens pourront se payer une réelle prise en charge de la difficulté scolaire, les autres devront se contenter de la simple demi-heure supplémentaire quotidienne que ce pouvoir de classe leur jette comme une pièce jaune à la sortie de la messe.
De plus, ce pouvoir manipule l’opinion à grand renfort de coûteuses campagnes de « communication », c’est-à-dire de propagande, aux frais du contribuable. Ainsi ce dernier, non seulement est dépossédé des services publics dont il bénéficiait jusque là mais en plus doit payer pour qu’on lui dissimule la vérité. Par exemple, le gros tapage médiatique de la rentrée sur la mise en place du soutien scolaire a servi à couvrir 2 mois plus tard l’annonce, que le pouvoir aurait voulu d’une discrétion totale, de la suppression des Rased. De même, darcos ne cesse de répéter qu’il n’y aura pas de suppression de poste et qu’il s’agit juste de réaffecter les enseignants Rased dans les zones où il y en a le plus besoin. C’est archi-faux et pas un député ou sénateur pour lui apporter la contradiction si ce n’est maladroitement et sans une connaissance réelle des dossiers. 3000 enseignants spécialisés dans le traitement de la difficulté scolaire vont être affectés dans des classes banales en zones d’éducation prioritaire en remplacement de 3000 départs à la retraite d’enseignants non spécialisés. Là où il y avait 3000 postes d’enseignants spécialisés + 3000 postes d’enseignants non spécialisés, soit 6000 il n’en restera que 3000. De plus, comment faire de l’aide à la grande difficulté dans des classes de 20 à 30 élèves ? Ce n’est certainement pas en rajoutant une couche d’une demi-heure par jour pour certains pendant que les autres iront jouer. Pourquoi n’a-t-on pas fait une période de transition pendant laquelle certains départements utiliseraient un dispositif tandis que d’autres utiliseraient l’autre et d’autres encore les 2 ? Tout simplement parce que seul l’argent compte, le traitement de la difficulté scolaire passe largement après.
Bref, autant de cynisme, de manipulation de l’opinion, c’est écœurant ! Le nouveau pouvoir veut mettre en place une société à l’anglo-saxonne avec on le sait un service d’éducation à plusieurs vitesses selon la fortune de chacun. Un système qui va générer davantage d’exclusion, davantage de délinquance, une dégradation générale du vivre ensemble. Le monde de la Justice s’est indigné à juste raison face à cette caporalisation du fonctionnement de la sphère publique au profit d’un modèle de société aux inégalités croissantes. Bref, une politique de classe, quoi qu’en disent les petits blancs du FN. Le 20 novembre tous dans la rue pour dire NON aux apparatchiks de ce pouvoir et à leur idéologie de l’argent. Le candidat Sarkozy préconisait la dépénalisation du droit des affaires, on voit actuellement ce que ça donne quand on donne libre cours à la délinquance en col blanc. On ne veut pas de leur modèle de société dans lequel on monte tout le monde contre tout le monde. Il faut le dire haut et fort le 20 novembre !
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Mélusine le 16-11-2008 à 12:13:50 |
En tant que francaise vivant à l´étranger je ne peux que constater que la France des VALEURS s´en va à la dérive, et cela à tous les plans - un excellent travail de sabotage - !!
Alors bravo à tous ceux et celles qui se rebiffent et font preuve de courage civique en organisant la résistance.
C´est une consolation et l´espoir que les jeux ne sont pas encore faits!!!
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anny paule le 16-11-2008 à 12:11:02 |
Professeur de lettres modernes retraitée depuis cinq ans mais en contact avec des amis enseignants encore en fonction, tant dans le "primaire" que dans "le secondaire", je peux mesurer la casse chaque jour plus diabolique de notre système public d'éducation. Je comprends et soutiens totalement la Résistance de ce collègue et invite tous ceux qui ont pris connaissance de cet événement grave à entrer, eux aussi, en résistance.
Une lecture édifiante permet de prendre la mesure de ce qui se trame dans les coulisses ministérielles. Je la conseille à tous. Cela permettra d'étayer le débat à partir d'arguments inédits jusqu'ici, mais, hélas fondés.
Main basse sur l'école publique, Muriel Fitoussi, Eddy Khaldi, publié chez Demopolis.
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Favre Pierre le 16-11-2008 à 11:35:45 |
Je vous remercie pour votre courage. Je pense que votre démarche est la seule qui puisse faire changer les choses. Elle est un exemple à suivre....
Pierre Favre Professeur retraité
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JB le 16-11-2008 à 11:35:15 |
Je serai avec vous le 20 novembre. Bravo pour cet engagement.
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jaconet le 16-11-2008 à 11:12:37 |
Osca (Bravo pour votre courage).
A titre d'information plusieurs chefs d'établissementIEN, Inspecteur d'Académie et recteurs refusant d'appliquer les textes et instructions concernant les langues régionales n'ont jamais été sanctionnés
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marieo le 16-11-2008 à 11:05:48 |
Merci Alain.
J'ai été inspectée il y a deux jours et mon inspectrice qui n'avait pas encore lu ton courrier m'a exprimé son désarroi face à la situation actuelle, elle m'a souhaité un sincère "Bon courage". Je lui ai alors parlé de ta lettre, elle a accueilli cette démarche avec un grand sourire encourageant.
- " Mesdsames, messieurs les IEN vous n'êtes pas tous des "petits soldats", vous aussi, vous avez des valeurs, n'hésitez pas à nous rejoindre pour défendre les enseignants engagés dans leur métier avec passion, sincérité et sérieux"!
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Stéphanie PUTZ le 16-11-2008 à 10:47:17 |
bravo,
belle écriture, synthétique qui résume bien le tout.
enseignante, je partage totalement cet avis et aurait aimé être autant inspirée.
merci
Stef
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sofy le 16-11-2008 à 10:30:34 |
Bravo, quel courage! la résistance , un mot que je croyais oublié, ressurgit enfin . Vous avez tout mon soutien et serais en grève jeudi 20 novembre pour défendre nos convictions!!
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ph le 16-11-2008 à 09:22:50 |
bravo Alain, tu ouvres tout grand la porte de l'expression de notre mécontentement, pourvu que tout le monde arrive à la prendre ... il faut entrer en résistance ou révolte ... rendez-vous dans la rue le 20 ...c'est le minimum
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Evelyne44 le 16-11-2008 à 08:07:42 |
BRAVO ALAIN pour ton courage
J'ai moins même reçu une lettre d'avertissement de mon IA pour refus de mettre en place l'aide individualisée hors temps scolaire.
BRAVO . et soyons nombreux jeudi pour te soutenir
Les enfants ont de la chance de t'avoir comme enseignant.
"Resister est un verbe qui se conjugue au présent"Lucie AUBRAC
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naya le 16-11-2008 à 04:44:01 |
bravo pour cet engagement fort, qui me donne envie de m'y associer, mais en aurais je le courage! peut-être après la manif du 20 où nous serons pour une fois tous ensemble, 1er et second degré,parents et enseignants et organisations syndicales.
nous devons nous soutenir et résister, c'est notre seule force je crois.
cher collègue, j'essaie de te soutenir
naya, enseignante en clis
arretons d'être responsables, nous devons crier plus fort, à la mesure des attaques que nous subissons! et proposer clairement nos engagements pour l'école que nous voulons pour nos élèves et nos enfants.
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michel le 15-11-2008 à 21:57:20 |
maitre spécialisé en RASED,je trouve la démarche d'Alain exemplaire,pour le soutenir il faudrait que les conseils d'école votent des motions similaires à son engagement et refusent d'appliquer l'aide personnalisée qui sert de prétexte au démantèlement des RASED.
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Michèle 26 le 15-11-2008 à 21:36:11 |
J'espère que cette lettre aura tout le retentissement qu'elle mérite et qu'elle servira de déclencheur! Il est grand temps de réagir.. Merci pour ton courage et pour ce grand coup de pied dans la fourmillière de la morosité.
Résistons tous ensemble et vite!
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chti32 le 15-11-2008 à 20:41:14 |
Merci pour cette prise de position. J'avoue ne pas avoir ton courage mais dans la pratique, je fais comme toi. J'ai perdu confiance dans mes instututions mais j'ai toujours la foi dans mon travail et dans le rôle que je peux jouer pour faire de mes élèves des citoyens responsables et instruits et non des moutons formatés incapables de se révolter. Merci et surtout informe nous des conséquences. Nous te soutiendrons.
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Jean-Marc42
site/blog
15-11-2008 à 19:00:25
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Pour ma part, j'ai franchi le pas. Je viens d'envoyer une lettre similaire à mon inspectrice de circonscription, mais au contraire d'Alain Refalo, je n'ai pas sur Saint-Etienne sa notoriété et je pense que les sanctions vont vite tomber. Certains collègues sont prêts et hésitent encore (la peur de sanctions, ce qui est légitime), mais sachez que plus nous serons nombreux à envoyer ce type de lettre, individuellement ou collectivement, moins nous aurons de risques d'être sanctionnés… enfin je l'espère. Alors, allons-y tous, ne démissionnons pas.
Jean-Marc
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frimousse le 15-11-2008 à 17:57:51 |
Je ne suis pas dans l'enseignement et suis grand-mère
c'est donc pour mes petits enfants (3 et 1 an et demi)
que je me manifeste . Pour suivre l'actualité, l'enseignement en prend un coup en ce moment, l'enseignement public bien sur, OUI je suis pour la désobéissance quand elle est utilisée au nom de la justice, de l'équité, du respect de nos enfants, et
de mettre enplace tout ce qui peut venir en aide aux
plus défavorisés, cela fait partie de la lutte contre
contre la délincance, pour éviter de les traiter ensuite de "racailles". Que veut notre gouvernement
plus de jeunes errant dans les rues et plus de policiers ? Monsieur veut MORALISER le CAPITALISME,
il faudrait aussi moraliser notre Président et une bonne partie de ses ministres à commencer par M.DARCOS
car on ne fait pas n'importe quoi avec l'enseignement
c'est-à-dire notre jeunesse, toute notre jeunesse.
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magda site/blog le 15-11-2008 à 17:22:34 |
je reprends votre combat sur mon blog. les petites gouttes formes les grands océans. A quand la grande marée ?
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parent d'éléve le 15-11-2008 à 17:07:18 |
Parents d'éléves, nous sommes aussi inquiets et soutenons votre position fort courageuse.Merci
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Jean-Luc- Rouen le 15-11-2008 à 16:55:23 |
Merci , colègue , pour cette lettre courageuse qui exprimr de manière claire ce que beaucoup d'entre nous ressentent depuis un certain temps . Entré dans l'Education Nationale il y a 30 ans , ces attaques permanentes vont à l'encontre de toutes mes valeurs , bien sûr je me bats mais cette fois je ne comprends plus quelle est ma place . çà redonne la pêche pour poursuivre la lutte mais quelle énergie au détriment du positif .
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TONIA le 15-11-2008 à 16:52:51 |
Je suis institutrice depuis 1985. Il est vrai que cette année 2008 marque de mon point de vue, une volonté du gouvernement de désorganiser l'Ecole Publique afin de la faire paraître inefficace et responsable des échecs politiques. Il me semble que si nous avions des effectifs de 20 à 22 élèves nous n'aurions guère besoin de "soutien" car faut-il le rappeler: nous exerçons un vrai métier et de surcroît assumons une fonction dont nous avons tous conscience! Je suis très contente de savoir qu'une résistance existe, j'adhère complètement à la lettre D'Alain Refalo et je diffuse de mon côté!
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Regis Merat le 15-11-2008 à 16:20:54 |
Bonjoujr à tous,
Je ne suis pas instituteur, simplement parent d'élève, Je serai parmi les manisfestants, le 20 novembre.
Vous souhaitez soutenir Monsieur REFALO, ne vous semble-t-il pas necessaire dans ce cas, de, vous aussi, Instituteurs de france, reprendre sa lettre, la signer et l'envoyer également à votre hierarchie supérieure. Que pourra-t-elle faire si vous êtes 300, 4000, ou 15000 à signer cette lettre ? Quelles sanctions ?
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lemoine alain le 15-11-2008 à 15:25:01 |
professeur retraité de philosophie - j'ai enseigné à l'IUFM de Toulouse et je vous adresse tout mon soutien et mon accord avec vos actions.Cordialement.
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pascale la rosa le 15-11-2008 à 14:43:11 |
Merci mille fois pour cet acte de courage authentique. Cette lettre traduit à la nuance près ce que je ressentais confusément depuis l'an dernier. J'ai moi-même envie de me lancer dans la bataille, je cherche un peu plus de courage, un peu moins de frilosité(je pensais aussi démission en début d'année scolaire, mais ça sonnait plutôt comme abandon à mes oreilles lasses.Et mes enfants? Quel avenir pour eux si je me "grille"? Mais quel avenir si je ne fais rien?)
Bref, je n'ai pas trouvé d'autre moyen que de systématiquement me mettre en grève, mais ce mode d'action ne me satisfait pas totalement. Alors, je vais peut-être écrire moi aussi à mon inspecteur, en lui citant in extenso cette lettre exemplaire.
Merci d'avoir mis les mots justes sur le marasme intérieur qui nous habite très majoritairement. Je relaie ce courrier et m'en ferai l'écho y compris en conseil d'école le 11 décembre prochain.
Pascale La Rosa, Toulon (83)
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christine senegas le 15-11-2008 à 14:12:37 |
je pensais "démission" face au virage quasi militaire que l'on veut nous faire prendre.Merci Alain d'offrir un autre choix plus constructif!...Avec tout mon soutien!
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chantal le 15-11-2008 à 13:25:20 |
Merci pour cette lettre que nous aurions aimé avoir écrite.Merci de nous redonner l'élan qui nous permettra de refaire face et de nous regarder à nouveau dans la glace.
le havre le 15/11/2008
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labaude31 le 15-11-2008 à 09:57:31 |
Merci à ce collègue courageux qui traduit si bien ce que nous pensons tous, qui nous met en colère ou nous abat. Merci à toi Alain, pour nous, pour nos enfants, pour l'Ecole que nous défendonsencore et malgré tout, avec passion.
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Patrick JImena site/blog le 15-11-2008 à 09:39:18 |
L'ACSE " Cultivons d'autres possibles", service de prévention spécialisée conventionné avec le Conseil Général de la Haute-Garonne et organisatrice du festival Camino " Agir pour la non-violence", apporte son soutien ferme et entier à la démarche de Monsieur Alain Refalo. Par son acte, il induit une démarche calme, résolue et constructive.
L'ensemble des partenaires de l'ACSE seront mobilisés pour venir en aide le cas échéant à ce professeur des écoles.
Le directeur
Patrick Jimena
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dalcef le 15-11-2008 à 09:17:11 |
Bravo à ceux qui s'expriment et qui osent s'opposer... Ils méritent notre soutien.
Je serai donc en grève le 20 nov. pour eux et pour NOTRE école qu'il faut sauver!!
N'oublions pas que "l'avenir appartient à ceux qui luttent". V. Hugo
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Marianne le 15-11-2008 à 00:31:24 |
Simple directrice d'école, je confirme la déclaration intersyndicale selon laquelle la lettre d'Alain Refalo "entre profondément en résonance avec l'état d'esprit actuel de la profession". Les propos de Roland Braun également. Je perçois moi-même ainsi les injonctions répétées de l'administration, je constate autour de moi, chez chaque collègue rencontré, sans exception et quelque soit sa manière de l'exprimer, refus ou fatalisme, la même perte de sens de notre métier.
Alors le refus exprimé clairement m'apparait la meilleure position : les élèves méritent d'avoir auprès d'eux des hommes et des femmes dignes de respect, à commencer par celui qu'ils se portent à eux-mêmes.
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Vanessa Paquion le 14-11-2008 à 23:15:32 |
Bravo, pour ce courage et cette détermination que je soutiens pleinement. Merci pour nous tous, collègues, qui n'avons pas tous le même engagement. Merci pour nos enfants, pour nos élèves, pour notre futur à tous ceux qui oseront dire NON !
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cat77 le 14-11-2008 à 22:59:42 |
Il serait insupportable que cet enseignant qui ose dire tout haut ce que les enseignants pensent tout bas soit sanctionné.Il est temps de lui apporter tout le soutien qu'il mérite!4076
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Commentaires
site/blog
le 25-07-2009 à 10:00:12
le 10-07-2009 à 12:49:40
le 29-06-2009 à 19:26:17
site/blog
le 23-01-2009 à 12:03:26
adrien le 13/11/2008 à 23:33:41
voir le lien
le 03-12-2008 à 10:52:30
le 29-11-2008 à 16:30:51
Le SNUIPP a organisé une pétition de soutien à Alain Refalo. L’idée est généreuse, mais est-elle adaptée à la situation ? Car il faut bien analyser la situation : l’UMP, formation politique dont est majoritairement issue le gouvernement est pratiquement en position de parti unique, et détient, par des voies diverses, la majorité des mass medias. Le mouvement contre le décret Darcos ne dispose donc d’aucun relais politique. Il ne peut compter que sur la démocratie directe. Nous ne pouvons donc compter que sur nous-mêmes : les enseignants, les parents d’élèves et tous les citoyens, quel que soit leur bord politique, attachés à l’école publique, gratuite, laïque et républicaine. Car c’est bien de cela dont il s’agit dans le fond : défendre l’égal accès au savoir de tous les enfants, quelles que soient leurs origines, ce qui est gravement menacé aujourd’hui. Le décret Darcos n’est le premier palier, en attendant les EPEP, vers l’abandon de l’enseignement aux intérêts privés.
Alain Refalo a eu une idée géniale : si personne n’applique la réforme de façon notoire, la réforme devient caduque. Un syndicat doit se charger de centraliser toutes les lettres des enseignants qui refusent d’appliquer la réforme et de les porter aux autorités compétentes quand leur nombre est devenu significatif. Une pétition de soutien se justifierait si l’on estimait qu’A. Refalo est injustement poursuivi. Ce n’est pas le cas : A. Refalo est justement poursuivi par rapport à une loi injuste. C’est donc la loi qu’il faut abattre afin de rendre ces poursuites caduques. Une pétition de soutien signifie : « épargnez notre camarade et gardez votre réforme ». Cela est inacceptable. Etymologiquement « syndicat » signifie : la même justice pour tous. La même justice pour tous, ce n’est pas envoyer un champion dans l’arène et de l’encourager confortablement assis dans les gradins. La même justice pour tous, c’est de tous descendre dans l’arène. SNUIPP, encore un effort pour être un syndicat.
Jean-Louis
le 21-11-2008 à 19:40:09
le 21-11-2008 à 13:16:36
Qu'elle va être l'éducation de nos enfants si nous engageons cette réforme demandée?
C'est de pire en pire, les parents n'éduquent plus leurs enfants et ce sont les profs qui trinquent, et qui devraient se tairent!!!
Nous refusons et nous battrons, pour le maintien de l'école comme elle l'était avant!!!
le 19-11-2008 à 23:50:59
TOUS avec A.REFALO OSONS DESOBEIR
le 19-11-2008 à 22:57:12
Malheureusement, vous êtes le seul à avoir osé envoyer ce courrier!
La seule façon de vaincre, serait que chacun d'entre nous envoie le même type de courrier; mais nous sommes bien dans une société individualiste de lèches-bottes et ce ne sont pas tous ces messages de félicitations qui feront changer les choses.Dès vendredi, ensemble, dans chacune de nos écoles, prenons notre courage à deux mains et envoyons tous ce type de courrier! C'est une nécessité si l'on veut vaincre!
le 19-11-2008 à 20:49:32
le 19-11-2008 à 16:51:00
Je travaille an lycée Déodat à toulouse et j'éspère que nous allons enfin nous réveiller et secouer ce joug qui nous asservi.
Il serait temps que dans notre lycée aussi quelque chose se passe , mais pour l'intant peu d'éspoir !
le 19-11-2008 à 16:50:26
le 19-11-2008 à 15:47:32
C'EST POUR LES ENFANTS,LES PARENTS, LES CITOYENS,LA REPUBLIQUE.
QUEL SOULAGEMENT DE VOIR SI NOMBREUX DES ADULTES, ENFIN!
QUI NE SE RESIGNENT PAS À COLLABORER AU SABORDAGE
DU SERVICE PUBLIQUE DE L'EDUCATION
ET D'UN MODÈLE SOCIAL ESPERANT L'ÉGALITÉ ET LA FRATERNITÉ.
COURAGE ET MERCI ENCORE POUR L'INITIATIVE
le 19-11-2008 à 15:36:24
j'espère que les nombreux soutiens qui affluent pourront créer un nouveau mouvement de résistance , tout en m'interrogeant sur notre incapacité à une quelconque fédération dans le cadre syndical !
Je diffuserai donc votre lettre et la pétition de soutien demain dans les rues de Tarbes .
Merci à vous.
le 19-11-2008 à 14:32:33
le 19-11-2008 à 10:46:06
Enseignante de zep, en résistance depuis le mois de septembre également,je répète mon attachement à l'école publique de la coopération, de l'esprit critique et de la culture.
le 19-11-2008 à 10:41:19
Il faut vraiment sensibiliser l'opinion à toutes ces réformes qui conduisent au démontage de l'école....
le 19-11-2008 à 10:31:42
le 19-11-2008 à 10:05:56
le 19-11-2008 à 02:51:00
le 18-11-2008 à 23:39:27
le 18-11-2008 à 23:39:27
le 18-11-2008 à 23:38:24
le 18-11-2008 à 21:42:17
Merci pour cette bouffée d'oxygène face aux fossoyeurs de notre école publique
le 18-11-2008 à 14:34:51
Mon seul regret être à la retraite et ne pas pouvoir faire la même chose.
Mais on s'occupe de la diffusion...
le 18-11-2008 à 12:54:01
Unissons nous pour avoir tous ce courage pour Alain ne soit plus seul à décrier le malaise du monde enseignants.
Je suis solidaire avec les propos de mon collègue et je lui apporte tout mon soutien.
Delphine
professeur des écoles
le 18-11-2008 à 10:51:43
Cette lettre rentre tellement en résonnance avec ce que je ressens et avec mes combats de petit militant de base qu'elle redonne espoir !
Je sais déjà que tu vas avoir le soutien de toute notre équipe.
Courage et chapeau bas MONSIEUR !
le 17-11-2008 à 22:19:13
Le réveil va être douloureux si nous ne réagissons pas très vite.
Chacun à son niveau peut influer sur une décision qui va à l’encontre de la raison.
N’oublions pas que « Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée sont en train de sauver le monde, sans le savoir. » (C’est pas de moi, mais j’adhère)
Alain, la parcelle que tu défends est juste.
Je te soutiens pleinement dans ta démarche.
le 17-11-2008 à 22:15:15
le 17-11-2008 à 21:48:33
Merci à vous d'avoir réveillé notre conscience corporatiste d'instituteurs en léthargie.
En supprimant aujourd'hui les RASED, demain la maternelle, après-demain la notion de laïcité, que restera-t-il des valeurs de l'ECOLE dite "PUBLIQUE" ?
A qui profite le crime?.....Veulent-ils encore de ce type d'école ?
J'imagine que notre hiérarchie "sait" à quel point les mesures qu'elle est chargée de faire appliquer sont en inadéquation avec la lutte contre l'échec scolaire, avec les notions d'égalité et de fraternité, ainsi qu'avec une conscience de justice sociale.
Je me pose la question de savoir jusqu'à quel point on peut s'en accomoder ?
Mais il est vrai que l'on nous rappelle que nous sommes de fonctionnaires et qu'à ce titre, nous nous devons d'adopter les principes de la Grande Muette.
Si nous n'avons pas pris conscience d'avoir à faire preuve de solidarité face à des mesures qui nous atteignent tous en dénigrant notre savoir faire (enseignement moral, enseignement en maternelle, enseignement spécialisé), sous couvert du fallacieux argument de coût, l'école va rendre des enfants encore moins égaux que d'autres...Rendez-vous dans quatre cinq ans pour "chiffrer" les dégâts.
Décidément, il ne fait pas bon être en difficulté dans notre société, à moins d'être banquier.
le 17-11-2008 à 20:14:46
Doit on se prêter à n’avoir qu’une seule et unique vision des choses, celles des anglo-saxons : l’économie de marché, néolibérale, pourquoi nos médias ne nous parle t il pas des modifications de la vie politique, économique, sociale des pays d’Amérique latine (Venezuela, brésil, argentine, Chili…).
Je suis formateur en économie, je suis en résistance tous les jours j’essaie a mon petit niveau de faire de la veille citoyenne auprès de mes jeunes adultes et adultes en leurs donnant des lectures d’actualités et des sites informationnels (le grand soir, rue 89, la télé libre….) différents des médias traditionnels. Je leur montre qu’il y a d’autres choix possible ; contrairement à la sur médiatisation de la peur (séries télévises policières essentiellement américaines) ; informations télé radio avec sur médiatisation de tueries, de catastrophe, de meurtre ; du tout police (il ni a plus de discutions il ni a que de la sanction…), le matraquage d’idées reçu et de faux adages.
Il faut dire non à la voix unique que l’on nous propose, par la voix de la pédagogie citoyenne. Montrons a ces gens d’en haut qu’il y a des milliers et des milliers de petites voix qui peuvent faire passer un autre message, le votre Alain Refalo et tant d’autres. FAITES DE LA RESISTANCE
Article de la déclaration des droits de l’homme.
Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
Article 12 - La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Article 13 - Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
A bon entendeur salut
le 17-11-2008 à 14:23:34
le 17-11-2008 à 13:53:33
c'est ce vers quoi nous devons tendre: trouver des moyens d'enfreindre des regles comme l'instruction civile et morale tout en expliquant pourquoi et sans risquer de sanction comme notre courageux collègue.
hasta siempre camarades
le 17-11-2008 à 10:39:09
le 17-11-2008 à 09:59:40
réagissons tous ensemble pour l'avenir de nos enfants
courage à tous les enseignants!!
le 17-11-2008 à 08:26:51
Je vous salue.
site/blog
le 17-11-2008 à 08:09:30
le 17-11-2008 à 06:01:09
Enseignante, je crois qu'aucun programme institutionnel ne remplacera le bon sens et ce qui fonctionne...
le 17-11-2008 à 00:06:39
site/blog
16-11-2008 à 23:13:14
Merci Alain pour ta LIBERTÉ ABSOLUE DE CONSCIENCE et le courage de l'exprimer.
voici quelques informations qui doivent faire réfléchir :
Main basse sur l’École publique
Résumé
L’Éducation nationale, née de l’idéal de l’école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd’hui en danger de mort. Sous la menace d’une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra-libéraux, s’invite désormais au cœur de la réforme économique menée par l’actuel gouvernement.
Hallucination, fantasme ?
Hélas, ce scénario catastrophe n’est pas une lubie surgie de l’imagination fantasque d’un auteur de science-fiction. A l’heure où l’opinion prend la mesure des récentes et violentes remises en question du principe de laïcité en France, il est grand temps de s’interroger, sur ce que peut cacher le discours de Nicolas Sarkozy au Latran, en direction de nos chères têtes blondes. La mission éducative qu’entend mener Monsieur le chanoine d’honneur du Vatican, signerait-elle la fin de l’école publique ?
Ceux qui veulent en finir avec l'éducation nationale :
Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d’une même nébuleuse clérico libérale, s’agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l’Éducation nationale et l’ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable.
Au cœur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d’associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d’écoles », l’« OIDEL », « SOS Éducation », « FSP- Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE- Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM – Institut libre de formation des maîtres», « Fondation pour l’école », « Famille et libertés », « Mission pour l’école catholique »…ou encore, l’ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra-libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l’UIMM.
Leurs « penseurs », leurs activistes, s’inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l’extrême droite, au sein du Front National, du Club de l’Horloge. Voire, pour certains…de l’Opus Dei.
Toutes réclament, à corps et à cris, l’avènement de la « liberté de l’enseignement » en France. Qu’entendent-elles par « liberté » ? Il s’agit en fait, d’organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l’école.
Celle-ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d’ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux-ci n’espèrent rien d’autre que le retour à l’école d’antan. Celle d’avant la République, aux mains de l’Église.
L’école publique laïque, voilà l’ennemie
A en croire plusieurs des associations précédemment citées, au premier rang desquelles, l’hyperactive et bien nommée « SOS éducation », nous serions à la veille d’un cataclysme insoupçonné. L’œuvre de Jules Ferry serait devenue un véritable bourbier, une sorte d’antre du Diable porteur de tous les signes de décadence de notre époque, coupable d’une entreprise criminelle de corruption des mœurs de la jeunesse. Cette école serait aux mains des syndicalistes de l’Éducation nationale, omnipotents héritiers du bolchevisme, décidés, couteau entre les dents, à faire de nos chères têtes blondes de la graine de révolutionnaires nihilistes. Les programmes scolaires sont stigmatisés, accusés d’intelligence avec l’ennemi, par la diffusion d’une vision marxiste et culpabilisante de l’histoire mondiale… Des profs incompétents et démissionnaires, impuissants à endiguer la violence et l’échec scolaire montrés du doigt à toute occasion. Au final, tous les maux de notre société, seraient imputables à ce Monstre froid, mammouth ingérable, fossile « comparable à l’ex-armée rouge ».
Ces associations ne se contentent pas de stigmatiser les errances du système éducatif, de la méthode globale rendue responsable d’un illettrisme galopant, du contenu des programmes ou de la baisse alarmante du niveau depuis plusieurs décennies.
Elles vont bien plus loin. « Dans le concert des «déclinistes», rapporte un article de Libération le 6 novembre 2006, « SOS Éducation est à part. Elle ne compte pas de personnalités dans ses rangs et cherche désespérément des alliés (…) Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l'école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Éducation de «groupuscule malfaisant». Car, au-delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement. Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Éducation vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Éducation, NDLR) annonçait la couleur : il n'y a d'espoir que «si l'Éducation nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d'un grand secteur éducatif libre». Et de citer les États-Unis en exemple. »
Le but ultime ne serait-il pas, au prétexte de libérer l’école, de faire disparaître l’école publique ?
A l’ombre de l’Opus dei
Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu’elles le conçoivent. C’est que l’avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques-unes de leurs préoccupations essentielles.
Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l’adresse même du siège de l’Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l’un des conseillers économiques de Jean-Marie Le Pen.
Ou encore, l’OIDEL. Une ONG très influente pour le “Droit à l'éducation” et la “liberté d'enseignement”, reconnue par l’ensemble des institutions européennes, mais dont l’appartenance à l’Opus dei est révélée dans force sites, documents officiels du gouvernement fédéral genevois, et par l’engagement reconnu « à l’œuvre » de plusieurs de ses membres éminents.
Un document extrait d’un rapport comparatif de l’OIDEL sur 85 pays non encore publié est diffusé opportunément, en avant première, le 22 avril 2007, à l’issue du premier tour de la présidentielle, pour développer la « liberté d’enseignement en France ». Pourtant, il n’y a pas péril en la demeure de France nous sommes en 5ème position. Que signifient cette pression et la publication de ce programme d’action à ce moment de la campagne ? Que d’attention de la part de cette ONG européenne pour notre pays, en particulier à l’occasion de son Symposium de Lisbonne des 7 et 8 septembre 2007. L’OIDEL se penchait sur notre carte scolaire avec le concours des parents d’élèves des écoles privées françaises de l’UNAPEL pourtant non concernées par cette question. Cette entreprise pour développer l’enseignement privé est également conduite, aujourd’hui, par les mêmes avec une rare violence en Espagne.
«Guide du candidat 2007/2008»
Tout cela ne porterait pas à conséquence, si l’écho auprès des politiques et des pouvoirs publics, ne se faisait aussi fidèle. Jusqu’à inspirer, avec une étrange concordance, l’agenda de l’actuelle politique « de réformes » du Ministre de l’Éducation, Xavier Darcos.
Dans le sillage de la campagne présidentielle, en 2007, l’ALEPS et d’autres se fendaient d’une initiative pour le moins audacieuse : l’édition d’un «Guide du Candidat 2007/2008 », véritable feuille de route énonçant un catéchisme auquel devrait se conformer le candidat favori, dans une logique purement libérale. Et le gagnant fut … Nicolas SARKOZY, arrivé en tête des notes attribuées aux divers candidats.
En matière d’éducation, un « agenda des réformes », assorti d’un authentique planning d’exécution, annonce « dès 2007 », entre autres mesures-phares :
« Suppression de la carte scolaire et sélection à l’entrée des établissements scolaires et universitaires »
« Liberté totale de l’ouverture de classes, d’établissements, et du recrutement d’enseignants et de personnel administratif par contrat privé »...
Puis, à plus long terme, rien de moins que la « suppression progressive du budget de l’Éducation nationale et du statut des enseignants fonctionnaires »… ou encore, l’ «autonomie totale des établissements en matière de programmes, de personnels et de contrôle des connaissances… »
Dans son éditorial en ouverture de « la nouvelle lettre » n°928, le 8 septembre 2007, Jacques Garello, responsable de l’ALEPS, encourage le nouveau Président, avec cette mise en garde, qui laisse songeur : « Vous allez vous mettre à dos les syndicats d’enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et de façon plus large encore tous ceux qui sont attachés à l’idée du service public unique et laïque de l’Éducation nationale. Mais vous allez aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l’avenir du pays. »
11 juin 2007, Élysée. Toutes affaires cessantes, sous le feu des caméras et des micros, Nicolas Sarkozy annonce un assouplissement de la carte scolaire, dès la rentrée de septembre 2007. Paris brûle-t-il ? Comment expliquer une telle précipitation, de la part d’un Président de la République à réunir, dans les tous premiers jours de son mandat, les représentants des personnels et des parents d’élèves à l’Élysée pour traiter de la question de la suppression de la carte scolaire, qui réussit l’exploit de s’imposer au rang d’urgence nationale ? Comme si l’immense chantier de l’éducation nationale se limitait à la question de la carte scolaire. Rien n’indique, de surcroît, qu’il s’agisse là d’une demande émanant explicitement des parents, d’ailleurs la principale fédération s’y oppose. En septembre, l'académie de Paris n’a enregistré, en tout et pour tout, que 203 dérogations supplémentaires par rapport à l'année précédente. Une goutte d’eau.
11 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l’Éducation nationale, le Président de la République fixe parmi ses objectifs budgétaires : « S’agissant de l’enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu’ils existent, de tels projets d’installation, dans le respect des grands équilibres nationaux. ».
20 décembre 2007, palais de Saint-Jean de Latran, Vatican. Nicolas Sarkozy, président de la République française, est intronisé « chanoine honoraire ». Il s’en félicite, déclarant que « la laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû ». Défendant le concept de « laïcité positive », il enfonce le clou : « un homme qui croit est un homme qui espère. L’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent (…) ». Espérance que la République, sorte de monstre froid, aux valeurs morales déconnectées de toute transcendance, ne saurait nourrir ... « Depuis le siècle des Lumières, l’Europe a expérimenté tant d’idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l’émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l’amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s’est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives (…) n’a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l’existence(…) Et puis je veux dire également que, s’il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite et surtout parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité."
Concernant l’éducation, Sarkozy se lance dans une vibrante homélie : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ».
Tollé au sein du monde enseignant, qui dénonce, « une véritable provocation vis-à-vis de l’école publique ».
Nicolas Sarkozy s’était déjà illustré, en 2004 dans son livre « Les religions, la République, l’espérance »….Son coauteur : Thibaud Collin, membre de l’association de service politique, « laboratoire d’idées » intégristes, réputé proche de l’Opus dei, et financièrement soutenue par le Vatican. Thibaud Colin est, par ailleurs, l’auteur d’un pamphlet hostile à une quelconque reconnaissance de l’égalité entre homo et hétérosexuels … Thibaud Collin était de la visite au Vatican. Le discours lu par Nicolas Sarkozy, ressemble, par endroits, à un copier-coller de certains passages de leur œuvre commune. « Le besoin spirituel, l’espérance, ne sont pas satisfaits par l’idéal républicain. La République est une façon d’organiser l’univers temporel (…). Elle n’est pas la finalité de l’homme ». Une République qui « ignore le bien et le mal », pouvait-on déjà lire à l’époque, veille du centenaire de la loi de 1905.
Ce 20 décembre, Henri Guaino, plume officielle du Président de la République, n’était, de toute évidence, pas de la partie.
17 janvier 2008, Ryad. Nicolas Sarkozy, en visite en Arabie Saoudite, persiste et signe devant les 150 membres du Conseil consultatif du Royaume, fief du wahhabisme, peu réputé pour son esprit d’« ouverture ». Le président de la République exalte ce qu’il nomme « l’héritage civilisateur des religions » … L’islam, qu’il prend la précaution oratoire de distinguer de l’intégrisme, « négation de l’islam », est appelé à prendre toute sa place dans sa vaste « politique de civilisation » …
Pour paraphraser Thiers qui, lors du vote de la loi Falloux, justifiait : « un curé c’est 50 gendarmes », dans l’esprit de l’ancien Ministre de l’Intérieur, un imam c’est 50 keufs ?
La rupture est désormais consommée avec la pratique laïque des Présidents de la Vème République. Nicolas Sarkozy est le premier Président qui emploie le nom de Dieu, en visite officielle… Les religions, désormais intégrées au pacte républicain. Ou instrumentalisées ?
Élysée, Ministère de l’Éducation ... Qui est aux commandes ?
Flash-back : 1992. Nous sommes à la veille d‘un important scrutin, les élections législatives de mars 1993. 150 personnes d’horizons divers, dont une grande partie de hauts fonctionnaires du service public de l’Éducation nationale et de responsables d’établissements privés, fondent une éphémère association : « Créateurs d’écoles ».
Un organisme destiné à vendre de la formation ? Pas vraiment. Le bulletin n°1 de Créateurs met en exergue un objectif, qui en dit long : « l’identification des verrous et les moyens de les faire sauter » (…) « problèmes juridiques et financiers, rôle des collectivités locales », « gestion des personnels », « outils pédagogiques », « élèves, affectation, aide sociale », « programmes d’enseignement », « personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ».
Afin de « faire sauter » ces verrous, l’association préconise, non pas une révolution, mais une réforme de velours. « Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (….) La solution réside sans doute dans la mise en œuvre de dispositifs dérogatoires, qui n’obligent pas à la remise en cause systématique de tout l’existant, mais qui permettent d’importantes innovations au niveau des établissements d’enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Éducation. Un véritable projet de gouvernement.
Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et … Xavier Darcos !
Soit, dans l’ordre, l’actuel Recteur de Paris, le Conseiller Éducation du nouveau Président de la République, et l’actuel Ministre de l’Éducation nationale.
Carte scolaire, service minimum, modification du statut des personnels, soutien à l’essor de l’enseignement privé, diminution de la place de l’État dans les missions de l’Éducation … Connexions, actions, déclarations, projets et programmes communs attestent de ce complot ourdi, dans l’ombre, depuis un peu plus de quinze années, en toute discrétion, par ceux-là mêmes qui, aujourd’hui, sont aux commandes de l’Éducation nationale.
C’est sur l’histoire de ce complot, et l’identité de ses protagonistes que nous nous proposons, dans ce présent ouvrage, de faire toute la lumière. Et donner ainsi à comprendre, sous un jour nouveau, la politique éducative de l’actuel gouvernement…
Les défenseurs des « racines chrétiennes » de la France réussiront-ils à déraciner l’héritage républicain d’une école laïque, gratuite et obligatoire ?
L’Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d’entretenir le « chaos pédagogique », l’insécurité et le chômage. En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en œuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d’enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l’État du développement des établissements privés dans les banlieues… Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.
Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l’Opus Dei sont à l’origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l’Éducation. La réforme de l’école est au cœur du projet de Nicolas Sarkozy. L’école institution de la République laïque est décriée, attaquée pour lui substituer une logique libérale dans laquelle l'école privée est instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public.
Quelle part prennent l'actuel gouvernement et son ministre de l'Éducation nationale dans cette exacerbation de la concurrence, dans les nouveaux privilèges concédés à l'enseignement catholique ? Quel rôle jouent les officines libérales et intégristes qui prennent pour cible l'école publique ? Quel sens donner à toutes ces premières mesures engagées dans la précipitation : suppression de la carte scolaire, instauration d'un chèque éducation pour le privé, concessions sur la mixité, le service minimum… ? Des faits, des actes, des décisions, des liens, des réseaux montrent les multiples connivences, qui depuis une trentaine d'années s'entendent pour lancer une OPA sur l'École publique."
Merci Alain pour ta clairvoyance et ta LIBERTÉ ABSOLUE DE CONSCIENCE
Ne baissons pas les bras, réveillons nous voilà la réalité :
Main basse sur l’École publique
le 16-11-2008 à 22:59:02
Je vais donc réorganiser ces heures afin de mettre en place un conte musical pour la classe ENTIERE.
Je vous tiens au courant .
le 16-11-2008 à 21:55:22
Tout à fait d'accord.elle est tombée au bon moment ..un moment de découragement face à ces conneries d'animation pédagogique le mercredi ou le samedi et pourquoi pas le dimanche, de déclaration d'intention de grève, d'aide individualisée ou tu trouves en train de faire seul dans te classe un truc qui ne te convient .
J'ai diffusé la lettre .(merci de ne pas d'exiger de droits d'auteurs.
J'ai imprimé également des exemplaires pour les collègues de mon école. Partageront-ils ta détermination? En tout cas ce sera l'occasion peut-être d'échanger et d'exprimer ce ras le bol que nous avons tous en travers de la gorge.
Allez plus loin maintenant: une pétition reprenant tes idées? des communiqués à la presse? (Politis, rue89 ,..aux parents?, aux mairies?
A suivre..
le 16-11-2008 à 21:48:42
Merci de nous faire réagir!
le 16-11-2008 à 19:14:55
Le moins que je puisse faire est de vous soutenir, de continuer à faire grève, de garder ce peu d'espoir de poursuivre un métier que j'ai choisi par passion, mais qui me mine de plus en plus, notamment pour les raisons que vous évoquez.
Vous âvez votre conscience pour vous et c'est mieux que l'obéissance et la soumission. Courage !
le 16-11-2008 à 18:35:59
le 16-11-2008 à 18:29:08
le 16-11-2008 à 17:50:08
le 16-11-2008 à 17:45:59
Bravo de si bien résister.
Stéphane R.
le 16-11-2008 à 16:52:59
le 16-11-2008 à 16:38:47
La grève est un bon argument pour que les gouvernants discréditent là encore les enseignants : alors manifestez, informez à la sortie de l'école, le samedi, le dimanche, mobilisez les heureux retraités qui ont eu bien de la chance de pouvoir travailler différemment et arrêter à 55 ans.
Je pense souvent à mes plus jeunes collègues quand je mesure le grand bond en arrière.
" Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent "(Lucie Aubrac 15 mars 2007)
le 16-11-2008 à 15:53:37
Tout mon soutien à ceux qui comme cet enseignant prennent encore le temps de penser....
le 16-11-2008 à 13:35:08
Animatrice dans un clae, je serai à la manif du 20 et aux autres.....
" tous ensemble, tous ensemble"
le 16-11-2008 à 12:43:51
L’idéologie de classe du pouvoir actuel, qui fait passer l’intérêt des plus nantis devant celle des plus vulnérables, veut réduire a minima tous les services publics rendus au plus grand nombre. Tandis que les écoles privées cherchent à mettre en place des systèmes de prise en charge de la difficulté scolaire s’inspirant des Rased, l’hyperprésident, via son apparatchik de l’éducation, supprime le bénéfice de ces dispositifs à ceux qui en ont le plus besoin. Ainsi, demain, seuls ceux qui en auront les moyens pourront se payer une réelle prise en charge de la difficulté scolaire, les autres devront se contenter de la simple demi-heure supplémentaire quotidienne que ce pouvoir de classe leur jette comme une pièce jaune à la sortie de la messe.
De plus, ce pouvoir manipule l’opinion à grand renfort de coûteuses campagnes de « communication », c’est-à-dire de propagande, aux frais du contribuable. Ainsi ce dernier, non seulement est dépossédé des services publics dont il bénéficiait jusque là mais en plus doit payer pour qu’on lui dissimule la vérité. Par exemple, le gros tapage médiatique de la rentrée sur la mise en place du soutien scolaire a servi à couvrir 2 mois plus tard l’annonce, que le pouvoir aurait voulu d’une discrétion totale, de la suppression des Rased. De même, darcos ne cesse de répéter qu’il n’y aura pas de suppression de poste et qu’il s’agit juste de réaffecter les enseignants Rased dans les zones où il y en a le plus besoin. C’est archi-faux et pas un député ou sénateur pour lui apporter la contradiction si ce n’est maladroitement et sans une connaissance réelle des dossiers. 3000 enseignants spécialisés dans le traitement de la difficulté scolaire vont être affectés dans des classes banales en zones d’éducation prioritaire en remplacement de 3000 départs à la retraite d’enseignants non spécialisés. Là où il y avait 3000 postes d’enseignants spécialisés + 3000 postes d’enseignants non spécialisés, soit 6000 il n’en restera que 3000. De plus, comment faire de l’aide à la grande difficulté dans des classes de 20 à 30 élèves ? Ce n’est certainement pas en rajoutant une couche d’une demi-heure par jour pour certains pendant que les autres iront jouer. Pourquoi n’a-t-on pas fait une période de transition pendant laquelle certains départements utiliseraient un dispositif tandis que d’autres utiliseraient l’autre et d’autres encore les 2 ? Tout simplement parce que seul l’argent compte, le traitement de la difficulté scolaire passe largement après.
Bref, autant de cynisme, de manipulation de l’opinion, c’est écœurant ! Le nouveau pouvoir veut mettre en place une société à l’anglo-saxonne avec on le sait un service d’éducation à plusieurs vitesses selon la fortune de chacun. Un système qui va générer davantage d’exclusion, davantage de délinquance, une dégradation générale du vivre ensemble. Le monde de la Justice s’est indigné à juste raison face à cette caporalisation du fonctionnement de la sphère publique au profit d’un modèle de société aux inégalités croissantes. Bref, une politique de classe, quoi qu’en disent les petits blancs du FN. Le 20 novembre tous dans la rue pour dire NON aux apparatchiks de ce pouvoir et à leur idéologie de l’argent. Le candidat Sarkozy préconisait la dépénalisation du droit des affaires, on voit actuellement ce que ça donne quand on donne libre cours à la délinquance en col blanc. On ne veut pas de leur modèle de société dans lequel on monte tout le monde contre tout le monde. Il faut le dire haut et fort le 20 novembre !
le 16-11-2008 à 12:13:50
Alors bravo à tous ceux et celles qui se rebiffent et font preuve de courage civique en organisant la résistance.
C´est une consolation et l´espoir que les jeux ne sont pas encore faits!!!
le 16-11-2008 à 12:11:02
Une lecture édifiante permet de prendre la mesure de ce qui se trame dans les coulisses ministérielles. Je la conseille à tous. Cela permettra d'étayer le débat à partir d'arguments inédits jusqu'ici, mais, hélas fondés.
Main basse sur l'école publique, Muriel Fitoussi, Eddy Khaldi, publié chez Demopolis.
le 16-11-2008 à 11:35:45
Pierre Favre Professeur retraité
le 16-11-2008 à 11:35:15
le 16-11-2008 à 11:12:37
Osca (Bravo pour votre courage).
A titre d'information plusieurs chefs d'établissementIEN, Inspecteur d'Académie et recteurs refusant d'appliquer les textes et instructions concernant les langues régionales n'ont jamais été sanctionnés
le 16-11-2008 à 11:05:48
J'ai été inspectée il y a deux jours et mon inspectrice qui n'avait pas encore lu ton courrier m'a exprimé son désarroi face à la situation actuelle, elle m'a souhaité un sincère "Bon courage". Je lui ai alors parlé de ta lettre, elle a accueilli cette démarche avec un grand sourire encourageant.
- " Mesdsames, messieurs les IEN vous n'êtes pas tous des "petits soldats", vous aussi, vous avez des valeurs, n'hésitez pas à nous rejoindre pour défendre les enseignants engagés dans leur métier avec passion, sincérité et sérieux"!
le 16-11-2008 à 10:47:17
belle écriture, synthétique qui résume bien le tout.
enseignante, je partage totalement cet avis et aurait aimé être autant inspirée.
merci
Stef
le 16-11-2008 à 10:30:34
le 16-11-2008 à 09:22:50
le 16-11-2008 à 08:07:42
J'ai moins même reçu une lettre d'avertissement de mon IA pour refus de mettre en place l'aide individualisée hors temps scolaire.
BRAVO . et soyons nombreux jeudi pour te soutenir
Les enfants ont de la chance de t'avoir comme enseignant.
"Resister est un verbe qui se conjugue au présent"Lucie AUBRAC
le 16-11-2008 à 04:44:01
nous devons nous soutenir et résister, c'est notre seule force je crois.
cher collègue, j'essaie de te soutenir
naya, enseignante en clis
arretons d'être responsables, nous devons crier plus fort, à la mesure des attaques que nous subissons! et proposer clairement nos engagements pour l'école que nous voulons pour nos élèves et nos enfants.
le 15-11-2008 à 21:57:20
le 15-11-2008 à 21:36:11
Résistons tous ensemble et vite!
le 15-11-2008 à 20:41:14
site/blog
15-11-2008 à 19:00:25
Jean-Marc
le 15-11-2008 à 17:57:51
c'est donc pour mes petits enfants (3 et 1 an et demi)
que je me manifeste . Pour suivre l'actualité, l'enseignement en prend un coup en ce moment, l'enseignement public bien sur, OUI je suis pour la désobéissance quand elle est utilisée au nom de la justice, de l'équité, du respect de nos enfants, et
de mettre enplace tout ce qui peut venir en aide aux
plus défavorisés, cela fait partie de la lutte contre
contre la délincance, pour éviter de les traiter ensuite de "racailles". Que veut notre gouvernement
plus de jeunes errant dans les rues et plus de policiers ? Monsieur veut MORALISER le CAPITALISME,
il faudrait aussi moraliser notre Président et une bonne partie de ses ministres à commencer par M.DARCOS
car on ne fait pas n'importe quoi avec l'enseignement
c'est-à-dire notre jeunesse, toute notre jeunesse.
site/blog
le 15-11-2008 à 17:22:34
le 15-11-2008 à 17:07:18
le 15-11-2008 à 16:55:23
le 15-11-2008 à 16:52:51
le 15-11-2008 à 16:20:54
Je ne suis pas instituteur, simplement parent d'élève, Je serai parmi les manisfestants, le 20 novembre.
Vous souhaitez soutenir Monsieur REFALO, ne vous semble-t-il pas necessaire dans ce cas, de, vous aussi, Instituteurs de france, reprendre sa lettre, la signer et l'envoyer également à votre hierarchie supérieure. Que pourra-t-elle faire si vous êtes 300, 4000, ou 15000 à signer cette lettre ? Quelles sanctions ?
le 15-11-2008 à 15:25:01
le 15-11-2008 à 14:43:11
Bref, je n'ai pas trouvé d'autre moyen que de systématiquement me mettre en grève, mais ce mode d'action ne me satisfait pas totalement. Alors, je vais peut-être écrire moi aussi à mon inspecteur, en lui citant in extenso cette lettre exemplaire.
Merci d'avoir mis les mots justes sur le marasme intérieur qui nous habite très majoritairement. Je relaie ce courrier et m'en ferai l'écho y compris en conseil d'école le 11 décembre prochain.
Pascale La Rosa, Toulon (83)
le 15-11-2008 à 14:12:37
le 15-11-2008 à 13:25:20
le havre le 15/11/2008
le 15-11-2008 à 09:57:31
site/blog
le 15-11-2008 à 09:39:18
L'ensemble des partenaires de l'ACSE seront mobilisés pour venir en aide le cas échéant à ce professeur des écoles.
Le directeur
Patrick Jimena
le 15-11-2008 à 09:17:11
Je serai donc en grève le 20 nov. pour eux et pour NOTRE école qu'il faut sauver!!
N'oublions pas que "l'avenir appartient à ceux qui luttent". V. Hugo
le 15-11-2008 à 00:31:24
Alors le refus exprimé clairement m'apparait la meilleure position : les élèves méritent d'avoir auprès d'eux des hommes et des femmes dignes de respect, à commencer par celui qu'ils se portent à eux-mêmes.
le 14-11-2008 à 23:15:32
le 14-11-2008 à 22:59:42