Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école

Ecole en chantier... de démolition ! par Sylvain Grandserre

Sylvain Grandserre, Maître d'école (76)


Attention : ceux qui délivrent le permis de démolir sont de mèche avec les artificiers !

On nous avait prévenu : l'école est en « chantier » et le port du casque
obligatoire, vu ce qui nous tombe sur la tête. Mais il s'agit d'un chantier de démontageau prétexte d'une prétendue rénovation du quartier scolaire, déconstruction guidée en réalité par un esprit de restauration : de l'ordre moral, de la rigidité, de l'instruction.

Victoire dans cette nouvelle architecture du béton armé, de la concentration, du contrôleet de l'alignement. Avec beaucoup de « judas » sur les portes et de vestes retournées dans les placards !
Forcément, les morceaux du vieux bâtiment volent bas et malheur aux têtes qui
dépassent ou à ceux qui ne rasent pas les murs ! Avec des dynamites qui s'appellent populisme scolaire, dénigrement, mensonges, mise en concurrence et suppression de moyens on s'attaque d'abord aux fondations : l'égalité, la justice, la solidarité, le souci des plus faibles, l'ambition, la crédibilité des acteurs (1).

Ne rêvons pas : la bâtisse éducative ne sera ni réhabilitée ni reconstruite. A la
place on prépare certes de softs lofts et autres studios studieux mais qui ne sont que niches à riches. Car pour les expulsés du prochain système, il n'y aura que les bidonvilles de l'éducation publique... privée de moyens mais pas de moyennes et de pourcentages ! C'est que la misère aussi ça se gère !

Alors, nouveaux « vieux » programmes, suppression imposée du samedi matin,
de la carte scolaire, des RASED, d'enseignants mis à disposition (MAD) et des IUFM, mise en concurrence des établissements et des formations, loi sur le service minimum d'accueil (SMA), diminution du nombre de postes malgré un nombre d'élèves au primaire en hausse, chèque éducation dans les esprits, projet d'EPEP ou de salaires au mérite, stages de remise à niveau et aide personnalisée dans une logique de soutien et non plus d'aide spécialisée, évaluations intempestives, formation continue en peau de chagrin, favoritisme de l'enseignement privé, retour du religieux... Ces pièces du puzzle qui s'assemblent jour après jour sous nos yeux ont été découpées par une main de fer qui ne tremble pas (2). Quant aux républicains anti-démocrates, ultra religieux, extrémistes nationalistes et autres horribles libéraux, les voici, affamés et revanchards tueurs du « mammouth », qui ne craignent aucune compromission pour parvenir à leurs fins : c'est l'union sacrée pour une école qui devra l'être avec la bénédiction présidentielle (pour le chef de l'état, un citoyen qui croit étant plus utile qu'un citoyen qui ne croit pas).

Donc, si l'école est devenue une priorité politique… c'est pour son dépeçage et
l'organisation de son dysfonctionnement. Aux yeux de « l'état-étal » qui s'attaque au pachyderme sans même l'avoir réellement décongelé, l'éducation n'est plus un investissement mais une charge (3). Pour d'autres en revanche, il s'agit d'un marché où il serait bon d'investir. Douze millions d'élèves c'est autant de cerveaux disponibles !

Alors disons tout haut ce que l'on pourrait regretter plus tard d'avoir seulement
pensé tout bas…

- Si le gouvernement actuel veut montrer qu'il a le souci de l'école, qu'il ne
supprime pas 5.500 postes dans le premier degré en réponse à l'arrivée de
16.000 élèves supplémentaires ni même les 7.500 postes dans le second degré.
- S'il veut donner la preuve qu'il a le souci des enfants les plus faibles, qu'il ne
laisse pas 150.000 d'entre eux à la marge en mettant 3000 maîtres E sur le
carreau.

- Si le gouvernement veut montrer qu'il a le souci des élèves handicapés, qu'il
n'accepte plus ces contrats bancals de six mois, renouvelés ou pas, sans
formation pour les gens chargés d'accompagner les enfants concernés.
- S'il veut nous montrer qu'il a le souci des structures à taille humaine, qu'il
abandonne le projet d'EPEP unanimement rejeté par le Conseil Supérieur de
l'Education (moins la voix du MEDEF, tout un symbole).

- S'il a encore le souci des apprentissages réels, qu'il ne limite pas les jours
d'école à 140 par an au primaire et qu'il revienne à des programmes faits pour les élèves, les enseignants et les savoirs et non pas pour séduire un électorat qui croit s'y connaître parce qu'il s'y reconnaît.

- S'il a le souci de la professionnalisation des métiers de l'enseignement, qu'il
tienne compte des propositions qui lui sont faites pour qu'existe une réelle
formation qui repose sur autre chose que l'empilement de connaissances. Même
les clowns ont le droit à une école du cirque (certes, il y a beaucoup
d'autodidactes actuellement en politique) !

- S'il a toujours le souci de la maternelle et s'il ne veut pas être surnommé « le
ministre de la sieste et des couches culottes », Xavier Darcos, qui semble avoir
oublié de s'excuser, peut distribuer aux parents des enfants qui y sont scolarisés
le 'guide pratique' qu'il a réservé aux seules familles d'enfants de l'élémentaire.
Qu'il mette le paquet sur la maternelle au lieu de mettre les maternelles en
paquet de 30 (rapport du HCE 2007) !

- S'il a le souci des parents et des élus, le ministre ne doit plus leur dire
« débrouillez vous ! » (28/08/2008), mais ouvrir un débat démocratique pour
réfléchir à la liaison la plus pertinente entre école, communes, familles et
associations au lieu de supprimer la classe du samedi sans en mesurer toutes les conséquences.

- Si le ministère veut la paix scolaire, qu'il cesse d'organiser la concurrence entre
établissements publics et privés (en proportion, le privé est bien moins touché par les suppressions de postes) et qu'il sorte des querelles idéologiques alimentées notamment par l'emploi du terme « pédagogisme ».

Quand on veut alerter l'opinion sur tous ces sujets, on nous répond souvent que
tout cela n'est encore qu'officieux ou basé sur des rumeurs. Mais une fois que la
décision est officielle, on nous dit qu'il n'y a plus rien à faire, qu'il fallait agir avant, surtout pour des « fonctionnaires qui fonctionnent » ! Il faut pourtant avoir en tête que certains sur le retour n'ont jamais accepté que l'école soit laïque et gratuite. Il leur est insupportable que l'Etat s'occupe d'école et d'éducation. Devons-nous laisser sous leur influence malsaine l'état organiser, encourager, financer l'entre soi, le renfermement, la ségrégation ?

La vie démocratique et l'engagement politique ne peuvent se limiter au dépôt
d'un bulletin dans l'urne sur un rythme imposé par des élections où l'irrationnel prend parfois le pas sur la réflexion. Nombreux sont ceux qui doivent d'urgence mesurer sur quelles conquêtes et combats repose le confort dans lequel on espère qu'ils s'assoupissent. Conquêtes et combats qu'il nous faut d'urgence reprendre en nombre tant l'éducation pourrait être tout autre chose (4) qu'un espace de tension et de conflits : un « plaisir d'Ecole » qui s'éloignera un peu plus chaque jour si l'on ne fait rien.

(1) Excellentes réponses argumentées dans divers ouvrages de qualité :
Philippe MEIRIEU : PEDAGOGIE : LE DEVOIR DE RESISTER (ESF éditeur)
Pierre MADIOT : L'ECOLE EXPLIQUEE AUX PARENTS ET AUX AUTRES (Stock)
Gérard DE VECCHI : ECOLE : SENS COMMUN OU BON SENS (Delagrave)
Franck RIMBERT : LA FABRIQUE DU GENIE (Editions du temps)

(2) Indispensable enquête de Muriel FITOUSSI et Eddy KHALDI : MAIN BASSE SUR L'ECOLE PUBLIQUE (Démopolis)

(3) Lire le livre revigorant de Philippe MEIRIEU et Pierre FRACKOWIAK : "L'éducation peut-elle être encore au coeur d'un projet de société ?" (Editions de l'Aube)

(4) Luc CEDELLE : UN PLAISIR DE COLLEGE (Seuil)
Paul ROBERT : LA FINLANDE : UN MODELE EDUCATIF POUR LA FRANCE ? (ESF)
Yves REUTER : ECOLE FREINET : FONCTIONNEMENT ET EFFETS D'UNE PEDAGOGIE
(L'Harmattan)

Source : http://www.meirieu.com/FORUM/forumsommaire.htm


Article ajouté le 2008-10-17 , consulté 5023 fois

Commentaires


Jean-Pierre LEROY site : jpm.leroy.free.fr/dotclear/ | le 18/01/2009 à 08:23:33
L'heure est à la mobilisation générale !

Tout est menacé de privatisation !

Et quand les profits ne sont pas suffisant on s'en va !

Bravo à tous ces actifs! Il faut aussi que les retraité se bougent.
JPL
Principal de collège horaire
Ancien Conseille général du Nord
Président d ela Fédé 02 de la LDH
Claude 56 le 26/12/2008 à 17:27:10

Qu’est-ce que l’école sinon un outil, un moyen d’éducation ? Quel est son véritable objectif ? L’homme en devenir ou la pérennisation du système, y compris scolaire ? Education oui, mais éducation à quoi ?
Faut-il continuer d’adapter » les jeunes à ce machin indifférencié appelé « mondialisation » ? À cette nébuleuse virtuelle orchestrée par l’idéologie libérale qui permet à tout un chacun de se défausser de ses responsabilités quant à ses effets humains et environnementaux très concrets, pour qu’une minorité continue de s’enrichir de façon éhontée ? Qui permet de justifier l’injustifiable ? Ce n’est pas moi c’est l’autre ! Ou bien voulons-nous permettre enfin aux jeunes d’avoir prise sur les évènements et les évolutions ? Leur donner une raison d’espérer et de s’investir ?
Que doit produire l’école ? Des jeunes estampillés « NF », normes françaises, par notre nationalisme cocardier, opposées aux normes chinoises, aux normes anglo-saxonnes, aux normes musulmanes, aux flux migratoires des déshérités de la planète dans la compétition économique, idéologique et culturelle à laquelle se livre ce monde ? Ou enfin des citoyens du monde, d’un monde à visage humain, d’ardents ouvriers et vecteurs d’un existentialisme axé sur la recherche individuelle et collective du bien commun à tous les hommes, du bien universel ? Des femmes et des hommes debout, des expressions vivantes de cette devise jusqu’à présent figée dans la pierre : « liberté, égalité, fraternité » ?
Voulons-nous donner aux jeunes les moyens de relever les défis du temps présent et de celui qui vient et qui résultent de notre incurie, de notre… éducation ? Ou préférons-nous qu’ils restent des effecteurs consciencieux de ce système dont procède l’état de l’humanité et celui de la planète ?
Ne faudrait-il pas répondre à ces questions et être clairs dans notre choix avant de parler pédagogie ? Poser la question du sens alors que tous les indicateurs invalident celui que s’efforce de maintenir le système ? Quelles sont les raisons effectives de notre « vivre ensemble », raisons explicitées, clarifiées et non raisons implicites, nulle part énoncées et qui laissent à chacun le choix de les imaginer ou de les interpréter ? N’est-ce pas à ces questions que devrait répondre clairement tout éducateur, tout enseignant pour remplir sa mission, quel que soit son niveau d’intervention, et lui donner sens ? Je n’attends rien à ce propos des politiques.
Les pouvoirs restent maîtres du sens et veulent le rester. Ils laissent seulement aux enseignants, convaincus de servir un idéal humaniste, plus ou moins de latitude pour le choix de la pédagogie. N’est-ce pas à ce qu’il produit que l’on voit si un arbre est bon ou mauvais ? Et peut-on faire du neuf avec du vieux ?


agathe112 le 23/12/2008 à 11:55:08
Naissance de l'école publique laîque communale et gratuite en 1881-1882 avec Jules Ferry . Décès de cette même école en 2009 avec X Darcos .
L'école primaire française va faire un retour en arrière de plus de 150 ans .Il va y avoir 3 catégories d'enfants :
ceux dont les parents peuvent payer une école "onéreuse"
ceux dont les parents obligeront leurs enfants à aller à l'école "des pauvres"
ceux qui n'enverront plus leurs enfants à l'école car ils ne pourront même pas payer l'école des pauvres .
L'école ne pourra plus être obligatoire!
Lors des élections professionnelles plus de 77% des suffrages sont allés aux syndicats qui ont signé quelque chose avec Darcos :
soit le protocole de discussion en 2007
soit le relevé de conclusion en février 2008
soit les deux .
Darcos doit penser qu'il a une certaine légitimité des professeurs de base !
Le problème n'est pas une question de désobéissance mais de RETRAIT de tous les décrets Darcos pour la casse de l'éducation nationale qui doit devenir une marchandise .
Ce sont ces décrets qui créent ce "besoin" de désobéissance et met les collègues en situation d'illégalité !
La seule chose que je trouve valable dans les décrets Darcos est le fait de travailler par petit groupe de 5-6 élèves qui ont les mêmes difficultés. Si c'est si bien que ça que TOUTES les classes n'aient que 5-6 élèves à la fois .

Yillô le 08/12/2008 à 14:41:11
On parle de l'échec scolaire des français et on cite toujours la réussite scolaire des pays du nord ; les gouvernements successifs ont tenté de mettre en oeuvre des mesures pour éviter l'échec scolaire mais ils oublièrent de regarder les modèles des pays du nord en détail : notamment, dans ces pays, l'apprentissage est fondé sur des modules à acquérir progressivement en respectant le rythme des élèves. Certains auront acquis plus rapidement le programme dans certaines matières que dans d'autres matières mais l'enfant sera toujours dans une logique de progression même s'il sera plus lent ici que là. L'enfant est donc toujours dans une structure positive qui le valorise. A l'école primaire, en France, le programme est donné en fonction de classe d'âge : un élève qui aura besoin de plus de temps pour acquérir certaines notions qui sembleront simples pour son voisin sera défavorisé et maintenu dans une logique négative qui finira par atteindre son estime de soi, sa confiance en soi.
Je constate que les nouveaux programmes reviennent à des notions chères pour certains : le cours magistral et le par coeur qui ne conviennent pas à tous les enfants. Je constate que les RASED qui font un travail formidable avec notamment les enfants de langue étrangère disparaissent, ces moments de soulagement où l'élève en difficulté est valorisé. Je constate que des informations circulent sur la suppression à long terme de l'école maternelle, que les communications de M. DArcos ne sont pas claires à ce sujet. Je constate que M. Darcos ne sait pas qui est un enseignant de maternelle et ce qu'il fait. Cela me peine profondément de l'entendre au sénat étaler ses chiffres comme un chef d'entreprise explorant tous les recours possibles pour faire des économies, de le voir se réjouir de coller au budget qui lui a été donné. Je constate que des postes seront supprimés, mais qu'il prévoit un budget spécial pour installer une veille pour savoir qui dit quoi sur l'enseignement français.
C'est pathétique, cela m'attriste de voir que l'éducation de nos enfants se détériore de plus en plus, que les enseignants sont pris à partie par les parents d'élèves travaillant dans le privé et énervés car obligés de prendre des jours de congé pour garder leurs enfants. Pourquoi les enseigants ne font-ils pas grève autrement : actes de désobéissance face aux programmes irréfléchis, port de brassards, occupation des écoles et dialogue avec les parents ? Quoi qu'il en soit il faut nous tenir les coudes! Soutenons nos enseignants!
pascale le 22/11/2008 à 20:20:33
"Des élèves qui ne parlent même pas français sont acceptés dans les classes"; quel français parlaient les élèves "patoisant" de l'école de grand-papa? De quel laxisme parle-t-on? Et enfin qui était donc au pouvoir ces 20 dernières années? Que de haine!!!!
pascale le 21/11/2008 à 23:46:04
A cocobeloeil: bien au contraire, les changements sont attendus avec impatience, mais nous travaillons avec des êtres humains en devenir, pas dans l'industrie, et le minimum serait un peu de concertation avec les gens "du terrain".
Au très hargneux Eric B.: Un antisocialisme primaire obscurcit à coup sûr votre jugement... Quant au privé, peut-être a-t-il été lui aussi contaminé puisqu'un préavis de grève le concernait également.
Mais au fait, tout va-t-il si bien dans le privé? Les "chèques- éducation" vont prochainement arranger tout ça.
cocobeloeil le 21/11/2008 à 14:52:05
Je crois que nous sommes dans des excès où chacun est sur de son fait, de sa vérité et n'écoute plus les autres. C'est peut-être vrai que l'on veuille dynamiter l'éducation nationale mais faire réfèrence à des résistances de période de guerre...c'est hallucinant un peu plus de retenue avec les mots.
Grand parent qu'est-ce que j'ai constaté ? Dérive du savoir en particulier de notre langue. Est-ce vrai ou pas ? Alors ceux qui crient haro sur le baudet devrait s'interroger un peu sur l'échec scolaire.
Résister vous avez bien de la chance de pouvoir ne pas exécuter ce que vous demande de faire votre employeur.
Peut-être êtes-vous investi d'une mission laïque, vous êtes les nouveaux chevaliers de l'école.
Mais changer ne trouble t-il pas vos habitudes.
Dans l'industrie il m'a fallu constamment m'adapter, changer de comportement. Ceci n'est évidemment pas pour vous car vous êtes détenteurs de la vérité, de votre vérité.
Si on ne vous dit rien pourquoi pas entrez en résistance, prenez les armes à blanc ou à poutre, soyez les défenseurs des vertus de l'école.
En avant...
EricB le 21/11/2008 à 14:15:25
Il faudrait cesser de faire croire que le processus de "démolition" de l'Education Nationale date de l'arrivée de Sarkozy et de son équipe. Cette équipe fait face à une situation engendrée par 20 années de politique socialiste, avec un refus de la discipline, uns baisse générale des niveaux dus au laxisme et au refus de reconnaitre la médiocrité; engendrée aussi par une politique migratoire abérrente, où les élèves qui ne parlent même pas le français doivent être acceptés dans les classes du public coûte que coûte, contribuant ainsi à baisser le niveau pour TOUS.
Bref, si la situation dans le privé est loin d'être aussi catastrophique que dans le public, posez-vous des questions sur ce qui ne va pas depuis 20 ans, pas depuis hier. Peut-être que l'auteur de ce blog ferait mieux de mettre ses actions en cohérence avec ses idées, en démissionnant de l'E.N. et en allant expérimenter ses idées dans le privé. Mais monsieur préfère sans doute le beurre ET l'argent du beurre. Comment voulez-vous que les français aient un quelconque respect pour les "fonctionnaires" de l'E.N. avec cette attitude ?
Mamouth Killer le 21/11/2008 à 13:50:29
Ah l'education nationale... toujours en chantier !
Mais peu importe. Le vrai chantier est la prise de conscience des parents : ce sont a eux de s'eduquer puis d'elever leurs enfants.
Il n'y a presque plus de travail en France : ce ne saurait etre une fatalite si les gens mettaient intelligement leur temps libre a profit pour preparer la nouvelle generation.
Problemes de salaires !? A ce que je sache, s'il est cher d'acheter une tele plasma, la nouvelle PS3, une semaine sur la cote d'azur, les biblitheques et les musees sont gratuits, le phenomene associatif en pleine expansion.
Mais non, on confie les enfants au mamouth ou a la sainte mere tele, et on part manifester... "Bonne conscience" ou perte de bon sens.
Prenez vos responsabilites ! Et n'accusez pas l'Etat de votre couardise, cela ne saurait arranger votre sort.
Songez a l'avenir de vos enfants !
utopix site : citoyen-expert.blogspot.com | le 21/11/2008 à 12:11:00
"Ce gouvernement ultra liberal est l ennemi des fonctionnaires il pratique la langue de bois le mensonge et la mauvaise foi
Que peut on faire ?"
Faire grève! ça, vous savez faire! Les parents apprécient, oh combien!
Comme ils apprécient les grèves de tous les services publics, la poste, la SNCF, le Métro. Si vous saviez come ils aiment! Quand il n'y a pas de grève, les Français s'ennuient.

t-m34 le 21/11/2008 à 11:53:25
Mes cousins sont enseignants en collège. Depuis toujours, ils se plaignent de récolter en sixième beaucoup trop d'élèves incultes, ne sachant ni lire,ni écrire, ni compter.
Pourquoi ne pas le reconnaître?
Pourquoi ne pas essayer de changer?
Pourquoi les méthodes utilisées chez nos voisins et qui donnent des résultats meilleurs (programmes allégés, horaires allégés, . . .) seraient inacceptables en France?
Je connais plusieurs jeunes qui sont passés par l'IUFM. Ils ont été déçus : langage abscons, méthodes trop théoriques, prétentions excessives. . . Tout se passe comme si on avait pris comme professeurs d'IUFM des enseignants incapables de travailler dans de vraies classes.
Faites donc grève, messieurs les enseignants, au moins, ça, vous savez faire. Jusqu'à faire sortir votre ministre, comme vous avez fait avec Allègre. Mais ne prétendez pas travailler pour le progrès du service public. Plus vous faites grève, plus vous favorisez le développement des officines privées d'assistance scolaire. Merci pour elles.
grelin le 17/11/2008 à 15:49:34
bravo pour votre désobéissance, face à un projet de régression de plusieurs siècles. Terrible, le puzzle de ce gouvernement dont seuls quelques personnes lucides voient quelques pièces...
A quand la fin de la république laïque et au service de tous, en France? A quand un nouvel ordre moral, où les riches seraient dans l'ordre divin, tandis que les pauvres n'auraient que ce qu'ils méritent?
En souhaitant que cette désobéissance grippe l'assemblage de ce puzzle cynique
bib7800 le 14/11/2008 à 21:38:59
Je remarque que :
- les adultes (parents ? ) ont voulu le samedi libéré
- depuis qu'ils l'ont, l'absentéisme des élèves se perfectionne: désormais on part le vendredi midi en week-end, en vacances et sur cela, on se rajoute un pont pour le 11 novembre bilan pour l'enfant: une semaine de classe de perdue.
- les leçons pas apprises,la lecture à peine faite l'enfant est " autonome " et la fait tout seul.
Je vous parle de mon petit voisin de 7 ans dont la maman pense que le soutien est fait pour compenser l'absence de rigueur des parents.

Mais quand quelque chose ne va pas, haro sur l'enseignant et sur l'école ;
Une copine de SPES probablement
Paco le 13/11/2008 à 23:30:08
REPONSE A MONSIEUR(?) SPES A PROPOS DE SA THERAPIE DE CHOC !

Je ne vois pas de quoi ce monsieur se plaint ! Ce blog-forum "Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école" n'a pas de "réaction disproportionnée", voyons ! "Disproportionnée" avec un "e" à la fin, monsieur SPES ! Vous êtes sans doute une de ces victimes de votre charabiantesque "échec en crise".

Et nulle "emprise idéologique", non plus ! Regardez vous même, ce blog invite par liens interposés les lecteurs-contributeurs à de si bonnes oeuvres dont l'idéologie ne peut que vous agréer. Réfléchissez bien. Voyez :
Service civil - Etudiants, faites le choix de l'engagement, devenez volontaires - www.volontariat-etudiant.fr
Ou encore : Lois Robien Borloo Besson : tous les dispositifs en détail pour vous aider à réduire vos impôts.
Ou encore : "préparer un voyage scolaire au Futuroscope" ou les "Métiers De L'Enfance" en choisissant d'étudier à son rythme. Etc.

Que trouvez-vous là à redire ???

Puis notre cher collègue Refalo tout comme Grandserre ne sont pas contre l'idée de "reconstruire sur de nouvelles bases plus saines" comme vous dîtes. Ecoutez-les. Que disent-ils ?

Une trop "grande précipitation" ; "aucune concertation réelle" ; "annonces médiatiques"... Voilà les erreurs qui font que "la méthode est détestable" car "la qualité d'une réforme (sic!) se juge autant par son contenu que par la façon dont elle est préparée, expliquée..." Voilà qui rappelle bien des choses à ceux qui savent concrètement de quoi parle monsieur SPES quand il en appelle à la "thérapie de choc"!

Alors, face (?) à cela, les "petits pouvoirs institués dans l'école", combien de divisions ? La désobéissance individuelle, monsieur SPES... Songez-y bien ! Mais que craint le pouvoir de la désobéissance individuelle ? Vous connaissez bien les méthodes pour en venir à bout au pire et en attendant ça détourne les enseignants en colère ! Non pas "inquiets", "désenchantés" ou "découragés", cher collègue Refalo mais de plus en plus en colère, "surtout" en colère ! Ils ne se font plus aucune illusion et veulent l'organisation d’un véritable combat avec leurs syndicats contre la "thérapie de choc" consistant à mettre à bas l’enseignement public. Des combats tels ceux gagnés contre la loi Bayrou révisant à l'avantage du privé la loi Falloux, contre le projet des maîtres-directeurs, contre Allègre aussi... sans parler des combats plus anciens...

Mais des victoires, nous en avons oublié le goût. Comment se fait-il ?

spes le 13/11/2008 à 17:53:51
La réaction disproportionné de ce site, comme de tant d'autres, montre que de nombreux petits pouvoirs institués dans l'école sont en train de craquer. Libérer les enfants et les parents de l'emprise idéologique que vous représentez est la première étape et malheureusement, elle ne se fera pas sans dégât pour les enfants. Mais, bon, quand un échec est en crise et conduit 300 000 élèves par an à l'échec sur 800 000, il faut une thérapie de choc. Après ce que vous appelez le démantèlement, et qui est en réalité de démantèlement des pouvoirs acquis par ceux qui voulaient changer la société par l'école (relire Meirieu à ce sujet), il faudra reconstruire sur de nouvelles bases plus saines, et cette fois non plus contre les parents mais avec eux.
Paco le 11/11/2008 à 22:56:08
MAIS ce gouvernement n'a pas le souci de l'école ! Il ne peut donc fournir aucune preuve qu'il a le souci des enfants les plus faibles à part des "faux et usage de faux". Pas plus qu'il n'a le souci des élèves handicapés et des contrats bancals. Aucun souci de la taille humaine ou non des établissements, ni de la qualité de l'enseignement, ni de la formation des enseignants, ni de la maternelle...

Comment tiendrait-il compte alors "des propositions qui lui sont faites" ?

Comme disait Brel dans une de ces meilleures chansons... "Chez ces gens-là, monsieur, on compte !"

Quant à la "paix scolaire", c'est ce que veut ce gouvernement ! Que toutes ses mesures, contre-réformes... passent comme une lettre à la poste (mes excuses aux facteurs).

Méconnaître son ennemi, rien de plus suicidaire.
nanou le 09/11/2008 à 15:17:47
c'est plus une réponse à "ganondorf" qu'un commentaire : tu es déjà sur le site..., c'est bon signe, alors clique sur le courrier de Roland Braun ! rejoins les syndicats (l'heure n'est plus à être sympathisant, mais à s'engager), les mouvements pédagogiques... vote et fais voter avec deux sous de discernement - tout ce qu'il fait, il l'avait annoncé, le bougre là haut ! - ... en un mot, résiste ...
ganondorf le 08/11/2008 à 17:57:25
Comme on dit avec des si on mettrait Paris en bouteille
ce gouvernement n a qu un seul objectif : dynamiter la fonction publique dont l education nationale (dont je ne fais pas partie) en particulier
Ce gouvernement ultra liberal est l ennemi des fonctionnaires il pratique la langue de bois le mensonge et la mauvaise foi
Que peut on faire ?

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