Commentaires
francette le 10/07/2009 à 15:13:01
C'est une position difficile à tenir en ces temps noirs pour l'enseignement entre autres, mais vous n'êtes pas seul à résister aux attaques des sauterelles du libéralisme. Dites vous que dans peu de temps, vous serez l'honneur de la démocratie française, vous qui avez su, contre vents mauvais et marées d'eau boueuse, vous mettre en travers. Vous l'êtes déjà. La Boétie disait que le tyran commence par avachir le peuple afin de mieux le contrôler (pas mots pour mots).Votre détermination d'enseignant à sauver ce qui peut l'être encore dans l'école de la République vous honore.
P.E.S. d\\\'Algérie le 02/07/2009 à 11:03:50
Je vous salue d'Algérie...je suis professeur de l'enseignement secondaire dans un lycée d'Algérie et membre du conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (cnapest).
Votre combat vous honore et est une alternative à mon avis au désengagement de vos collègues des actions syndicales et de mouvements...En effet ce qui m'étonne c'est qu'une action pareille devrait être le fait de syndicats avec toute la logistique qu'ils pourraient posséder...Donc l'Etat a réussi en France à affaiblir les syndicats peut être médiatiquement ou parce qu'ils vieillissent...Excusez mon manque d'éloquence je ne maitrise pas assez cette si belle langue...vous savez pourquoi je pense que vous me paraissez être une alternative aux syndicats vieillissants et qui se sont détournés de leurs objectifs? c'est parce que je le remarque dans mon pays : à un certain moment les grèves ne sont plus suivies avec un grand pourcentage parce que le fonctionnaire s'individualise et ne veut plus de ponction sur salaire la vie est si dure et le salaire assez conséquent...je m'explique : quand les professeurs du secondaire en Algérie avaient un salaire qui ne dépassait pas 190 euros/mois ils ont suivis le mot d'ordre d'une grève de 03 mois en 2003 et pendant 3 ans ils ont construits l’un des syndicat le plus fort de l’histoire de l’Algérie (le CNAPEST). Aujourd'hui les professeurs touchent 400 euros/mois environ, eh bien la mobilisation a chuté de 50 %...
Votre combat est un combat d'idées, ce sera difficile de mobiliser des collègues qui se sont construits un monde individualiste...
Vous comprenez, j’espère, pourquoi je nous vois à travers vous et je me dis que votre combat est une "logique" historique ?...à très bientôt donc collègues.
jcrefalo le 01/07/2009 à 19:55:53
J'approuve entièrement qu'un homme, des hommes puissent aller contre la décision politique "suprême",si cela se justifie pour le bien d'un pays, d'une nation,de l'éducation de ses enfants.C'est une tendance désastreuse que celle qui sévit,à la fois au sein de l'éducation,mais d'une façon générale,au sein de toute entreprise,privée/publique.La rationalisation à tout prix,selon moi à pure perte,ne fait que lobotomiser les consciences collectives.N'est-ce pas le but ultime...?Attention à la "norme",c'est dangereux....
Ester Lindo le 06/05/2009 à 12:59:58
Finalement j'ai pu trouver votre blogue et l'envoyer à tous les collègues possibles pour qu'ils me croient quand depuis quelques annés je leur parle de votre lutte, sur le moment et sans peur. Ça leur donnera plus de courage. Ici on a commencé trop tard. Merci.Moi, qui ai toujours lutté, pendant et après le fascisme, je me révoltais avec le lâchisme depuis 1985 de mes collègues. Merci encore. Ester.(Portugal)
P.S. Merci aussi de m'enseigner pourquoi on me dit souvent de recopier un nombre.
Ferdinand le 27/04/2009 à 19:18:56
Quand on mène un combat, c'est pour gagner ! Vous n'ignorez pas, si vous lisez attentivement les articles du blog, que nous cherchons à sauver l'école publique, à empêcher les réformes néfastes qui la mettent à mal. Ce combat ne peut être perdu car l'école de la République est le bien de tous. S'y attaquer, c'est attaquer la République et la démocratie. Désobéir est un devoir pour ne pas perdre son âme et empécher l'irréparable. Libre à vous de ne pas être d'accord...
Sylvette le 27/04/2009 à 19:13:46
Je lis la dernière phrase de votre propos:La victoire est possible si nous le voulons !
La victoire de quoi et sur quoi ?
François le 18/02/2009 à 15:27:01
Vous ne cherchez pas à vous mettre en scène, et pourtant vous le faites. Sans vous en rendre compte? Ce serait triste.
Sur 25 articles que compte ce blog, presque une vingtaine sont des textes directement afférents au concepts de désobéissance civile ou de résistance. Tout cela relève de la plus pure posture, de la construction d'une image de soi par le discours. Les médias (tv / presse / internet / publicité / etc...) n'autorisent d'ailleurs rien d'autre.
Ceci étant dit, si mon discours a pu vous paraître confus, c'est de ma faute : je conçois qu'il puisse l'être puisque les mots me manquent souvent.
Pour finir, je vous rassure : nous avons bien compris que les loups sont aux portes du village ; encore faut-il savoir les reconnaître.
Cordialement.
Alain Refalo le 15/02/2009 à 21:12:13
Cher monsieur
je regrette tant d'incompréhensions entre nous. Nous ne cherchons pas à nous "mettre en scène" comme vous dites. Nous agissons, nous informons notre hiérarchie de notre action de désobéissance, nous espérons que ce mouvement collectif suscitera des prises de conscience et sera une force de pression sur le ministère. C'est clair, c'est limpide, c'est transparent. Pour le reste, j'ai un peu de mal à vous suivre...
François le 13/02/2009 à 19:02:23
Triste méprise.
1) Je ne juge en aucun cas le contenu de ces réformes : je n'ai pas la connaissance suffisante pour le faire.
2) Je ne donne de leçons à personne. Je ne condamne en aucun cas le désaccord de qui que ce soit avec le contenu desdites réformes. Je me refuse à donner des leçons de morale à qui que ce soit, je vous laisse cette prérogative.
3) Mr Darcos est un ministre de la République Française, il doit rendre compte devant le parlement des projets de lois qu'il compte mettre en application. Parlement démocratiquement élu par le peuple français souverain.
4) Vous allez me rétorquer que même dans des états démocratiques certaines lois ont de par le passé été votées quand bien même elles constituaient une atteinte certaine aux droits des individus (et non pas des citoyens - la distinction est importante). Les comparaisons que vous avez effectuées dans votre texte ne sont selon moi pas pertinentes, justement parce que l'histoire est passée par là.
3 Bis) Vous nous parlez d'un Etat de droit. Qu'est ce donc pour vous qu'un Etat de droit? De quel droit parlez-vous?
4) Je n'ai aucun fait de résistance à vous opposer car nous ne sommes pas dans un concours du plus brave. Je revendique la possibilité de ne pas résister JUSTEMENT parce que je ne crée pas d'échelle de valeurs morales entre le courageux résistant et le lâche inactif. Je ne donne de leçon à personne. Je vous demande simplement de comprendre qu'on puisse ne pas adhérer à vos idées et à vos méthodes. Cela fait-il de moi un donneur de leçons devant l'Eternel?
5) Pourquoi prends-je la peine de venir poster mes commentaires contradictoires et inconsistants sur ce blog dans ce cas? Et bien précisément parce que c'est un blog, et que la spectacularisation de votre mouvement, QUE JE NE CONDAMNE PAS en-soi, offre la possibilité de le faire.
Pour finir, ce qui me frappe, c'est la mise en scène de ce mouvement de désobéissance, où le désobéisseur ne donne PLUS SEULEMENT ses revendications, ses propositions, n'explique plus rationnellement, point par point le contenu des réformes et en quoi celles-ci constituent une atteinte, mais AU MOINS AUTANT se donne à voir comme désobéisseur et résistant, démontant dans la réalité (mais l'augmentant dans le super-monde médiatique), en grande partie la force de son argumentation (car je veux bien croire qu'elle existe), de par la distanciation créée par cette mise en exergue de la posture plus que du combat idéologique (sans connotation péjorative).
Je me permettrai, pour finir, de conseiller à tous ceux qui m'auront lu jusqu'ici un assez vieux livre, dans lequel on peut lire ces deux phrases : "Les vedettes existent pour figurer des types variés de styles de vie et de styles de compréhension de la société, libres de s'exercer globalement. Elles incarnent le résultat inaccessible du travail social, en mimant des sous-produits de ce travail qui sont magiquement tranférés au-dessus de lui comme son but". C'est La Société du Spectacle de Guy Debord, dont nous faisons dorénavant tous partie. Vedettes du pouvoir, comme vedettes de la désobéissance.
L'ironie suprême étant que ce livre lui-même devienne une pierre de l'édifice qu'il dénonce.
Cordialement.
Alain Refalo le 12/02/2009 à 11:35:32
Les "réformes" de Mr Darcos que nous contestons ont d'autant moins de légitimité qu'elles n'ont jamais été votées par l'Assemblée Nationale. C'est le fait du prince.
Je vous laisse la responsabilité de vos appréciations sur les désobéisseurs. Pour ma part, je perds 2 jours de salaire par semaine. Certes je ne risque pas ma vie dans ce combat, mais mon travail oui.
Je suppose que vous avez de hauts fait de résistance à nous opposer pour venir prétendre nous donner des leçons sur ce blog qui est d'abord un blog d'enseignants en résistance.
La désobéissance civile a une histoire et même une histoire dans les systèmes démocratiques. De nombreux penseurs ont même précisé qu'elle avait toute sa place dans le fonctionnement d'une démocratie.
J'ai le regret de vous dire que malheureusement nous sommes de plus en plus dans un Etat qui est de moins en moins un Etat de droit. Vous faut-il des exemples ?
Ce qui légitime plus que jamais l'insoumission collective.
François le 12/02/2009 à 03:40:43
Mélange inepte d'Obamania - surfant sur ce gentil raz-de-marée provoqué par les millions de vestes retournées au même moment à propos de l'Amérique (ça fait du vent) - de sentimentalisme mièvre et de références historico-littéraires taillées à l'emporte-pièce.
C'est assez amusant. Amusant de vous voir comparer les réformettes gouvernementales menées par des dirigeants légitimes (qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ces réformes) au colonialisme anglais, à la ségrégation raciale, ou au totalitarisme soviétique.
Quant à Thoreau, notre bon ami qui s'illustra par ses écrits prônant l'individualisme, il fut emprisonné pour avoir refusé de payer 6 ans d'impôts et passa en prison... 1 jour, car sa tante paya ses arriérés pour lui. Comme quoi quand on a de l'argent (il vivait peu ou prou aux crochets de son grand ami Emerson et de sa famille) on peut se permettre plus facilement d'avoir de grandes idées "humanistes".
Le désobéisseur est un personnage pseudo-héroïque d'une société occidentale en manque de héros. Quels critères vous permettent de définir la limite entre légitimité et illégitimité? Je suppose qu'ils sont éminemment subjectifs. Ne m'en voulez donc pas de n'y pas adhérer.
Cordialement
Frédérique Bedouin le 31/01/2009 à 19:11:37
Je soutiens vos prises de position courageuses en tant que citoyenne et parent d'élèves. Je voudrais également pouvoir agir concrètement, notamment participer à une caisse de soutien pour tous les enseignants qui, comme vous, subissent des sanctions financières parfois énormes et en tous cas disproportionnées. Mais je ne trouve pas d'information à ce sujet. Pouvez-vous m'éclairer ? Y a-t-il un comité de soutien auquel je pourrais m'adresser ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Imatoumi le 23/01/2009 à 00:09:14
Juste une idée, comme ça:
Quand on voit le terme d' "acheter la paix sociale" utilisé quand un des arrosoirs pour éléments méritants, l'Union des Industries Métallurgiques, groupe appartenant au MEDEF (ex-CNPF) quand on imagine ce que 700 millions de pétra-golmons peuvent acheter comme consciences et autres choix d'acteurs de la vie politique telle que nous la connaissons...
Ne faut-il pas se poser la question de quel est la "baguette magique" qui permet à la fée Carabosse aux commandes à ce moment-là de faire passer ses pommes pourries dans nos œsophages ?
La réponse est l'institut de sondage !
Opinion Way repris en coeur par tous les médias asservis au titre de la sacro-sainte communication sort sur vérité vrai à partir d'un échantillon d'internautes tous bons français payants des impôts (au moins la TVA sur la nourriture, espère-t-on) le chiffre magique de largement plus de 50 (60 à 75) pour cent de "OUI"'s.
Il faudrait remplacer ce genre de levier par des système informatiques "Open Source" dignes de confiance.
On y verrait plus clair.
Et pourquoi pas monter le débat à un autre niveau.
Bicoz, là, NO FUTURE.
rod le 21/01/2009 à 15:30:32
"Ce qui fait la force des injustices, ce n'est pas la loi injuste, mais l'obéissance à la loi injuste. Rappelons-nous les mots prophétiques d' Etienne de La Boétie ..." Eh bien je suis au regret de vous dire qu'Etienne de La Boétie a aussi dit des conneries et votre citation vous rapproche un peu plus de lui, au moins sur ce propos.
Bien que sensible à l'idéal anarchiste, je trouve votre réflexion Stalinienne, partielle et partiale.
Quelle est votre légitimité pour prétendre ce qui est bon ou mauvais pour l'école ?
Vous êtes fonctionnaire au service d'un intéret public que l'état détermine.
Même si je ne suis pas en accord avec la politique du gouvernement, je ne suis pas prêt à vous faire confiance pour me dicter une conduite pédagogique.
La démocratie est le meilleur chemin vers la liberté et vous n'êtes pas un démocrate.
J'ai signé une pétition en votre faveur et je le regrette.
Peut-être êtes-vous courageux pour affronter notre hierarchie, cependant, votre "courage" ne légitimise pas votre action.
Au lieu de foncer tête baissée, sûr de votre action, prenez donc le temps de vous demander si vous êtes le légitime détenteur de l'intéret public.
Un collègue.
pascale le 24/12/2008 à 12:40:48
Je ne me sens pas agressée. je suis loin de votre niveau de réflexion, mais ce que je voulais dire, c'est qu'individuellement certains vrais humanistes tentent à leur échelle de considérer les élèves comme des individus dans leur globalité. Je suis en plus totalement d'accord avec vous (si j'ai bien compris, je le redis, je suis moins "fine" que vous ne semblez l'être, moins intellectuelle.)
Je crois que ce mouvement est une réaction urgente face à des mises en danger brutales et successives de ce que nous défendons. Ce qui ne nous empêche pas de considérer le fond, qui est bien l'instauration (sa poursuite, ce n'est certes pas nouveau) d'un monde totalement déshumanisé.
Claude 56 le 24/12/2008 à 10:54:53
"ça se fait déjà" dites-vous Pascale, mais où? Dans des écoles ou dans le système scolaire qui commence à l'école maternelle mais qui inclut aussi l'ENA? Comment vous situez-vous dans votre analyse? Par rapport à votre niveau d'intervention et de prise en charge des jeunes ou bien par rapport à votre conception du système scolaire dans son ensemble? La production de jeunes en échec, et ce à tous les niveaux du système scolaire ne procède-t-elle pas entre autres et justement de son caractère et de ses objectifs élitistes? La prise de conscience vient surtout, il me semble, de ce que le pouvoir serre la vis un peu trop fort, un peu trop vite, suivant les méthodes comptables et donc humaines chères au libéralisme. Mais ce n'est pas nouveau ça! Monsieur Chirac parlait déjà de la nécessité d'adapter les jeunes à la mondialisation, aux évolutions en cours! Quelles réactions alors? Les évolutions n'étaient-elles pas prévisibles?
Ne vous sentez pas agressée par mes propos Pascale, je me place au niveau du débat d'idées. Je ne détiens pas la vérité et comme vous je souhaite un changement...de fond!
pascale le 21/12/2008 à 12:29:55
Il me semble que nous ne demandons rien d'autre (ou ai-je mal compris?)
A plusieurs reprises il a été dit sur ce blog que l'école est éminemment perfectible, ô combien! D'autant plus qu'elle a cessé depuis longtemps de jouer son rôle d'ascenseur social. Bien sûr que très souvent elle formate, mais il ne faut pas confondre le formatage (qui,je le redis,est bien souvent la règle par inconscience ou paresse intellectuelle) et l'aptitude à vivre ensemble qui relève des valeurs que vous évoquez.
Alors, oui, il faut revoir nos pratiques, notre "moule" social et cesser de valoriser uniquement la culture des élites.
Ca se fait déjà...
Claude56 le 21/12/2008 à 10:42:43
A lire tous ces commentaires, je finirais par croire que l’école d’avant Xavier Darcos avait de la vertu ! Pourtant il me semble que l’école n’a jamais été en paix avec elle-même comme la société française d’ailleurs et ce même en période de forte croissance économique. Y aurait-il un dénominateur commun à ces assertions ? L’école est en crise comme la société qu’elle produit. L’école est en crise parce que la société n’est pas en paix avec elle-même : chacun constate dans son vécu personnel que « Liberté - Egalité – Fraternité » n’est qu’une devise, un élégant paravent derrière lequel règne la raison du plus fort.
Quelle est donc la mission de l’école ? Quelles relations entre le fond et la forme des enseignements prodigués dans l’école de la république et l’état de la société qui dérive vers de moins en moins d’humanité (on dit de solidarité) ?
Comment se fait-il que la Banque de France ait sa liberté d’action alors que l’école reste sous la tutelle du pouvoir ? N’est-ce pas parce que l’éducation, il faudrait le reconnaître, peut être un levier de libération – il faut réfléchir à ce que cache et induit cette libération partielle- mais aussi et surtout un moyen de conformation ! L’école ne serait-elle pas un peu pour quelque chose dans notre cocardisme qui s’affiche dans tous les domaines quand les augures nous semblent favorables : en politique, en économie, en science, en sport, en culture etc ?
La république française est restée entre les mains des pouvoirs un moyen d’affirmer la « grandeur » de la France quand ce n’est pas sa supériorité. Et nul ne conteste cela et l’école y travaille. Or cette « grandeur » comment se traduit-elle ? Qu’exige-t-elle ? Que produit-elle en France et hors de France ? Globalement le contraire de ce qu’affiche notre devise ! Cette école que nous ne savons s’il faut la défendre ou la démolir n’a-t-elle pas sa part de responsabilité dans l’état de la société française ? N’est-elle pas peut-être au corps défendant de ses personnels un bras du système ? L’antichambre de l’entreprise France et donc du libéralisme ? Le projet de l’élève est, il me semble, complètement orienté vers l’intégration socioprofessionnelle, non ? On prête à l’école le rôle d’ascenseur social. Mais cette fonction reconnue en quoi change-t-elle fondamentalement la société dans sa hiérarchisation ? En quoi réduit-elle vraiment les inégalités, les « fractures » ? A côté des réussites sociales de certains, combien d’échecs qui viennent alimenter les masses laborieuses de la France d’en bas ? Les échecs sont vécus par chacun dans la chair, culpabilisants, réduisant à l’impuissance qui ne peut trouver de terrain d’expression que dans la manifestation violente. C’est l’humain qui est affecté, qui est nié par le système. Le système n’a surtout pas besoin d’individualités conscientes, libres, responsables, mais d’effecteurs consciencieux. Il me semble que la culpabilisation est un outil très utilisé en France, dès la formation des maîtres d’ailleurs. Ainsi l’éducation tourne rond, tourne en rond. La France de Vichy et la montée du nazisme ont été possibles grâce à des effecteurs consciencieux ! La résistance s’est organisée à partir du réveil d’individualités, d’hommes et de femmes, de jeunes aussi.
L’objectif des pouvoirs, ce n’est pas l’homme, ce n’est pas l’humanisme, ce n’est pas l’universalisme c'est-à-dire l’éveil des consciences pour la recherche d’un bien commun à tous les hommes, ce qu’ils redoutent avant tout, mais l’affirmation de la raison du plus fort ! Il leur est facile de mâter des manifestations voire des émeutes . Ils ne tiennent pas face à l’intelligence lucide responsable et motivée. L’objectif de l’éducation dite nationale est nationaliste. L’humanisme n’y est qu’un enseignement intellectuel, pas une pratique existentielle, un gargarisme ! Notre éducation a essentiellement une vocation hexagonaliste. Il faut voir cela pour comprendre le paradoxe français et remédier à ce porte à faux dans lequel sont coincés les personnels enseignants et la société française qui croit en une école humaniste et universaliste. Par ailleurs, les problèmes de l’école ne sont pas traités comme des problèmes scolaro-scolaires pour rien. Le découplage entre les problèmes de la société et ceux de l’école est un moyen d’endormir les consciences. Certes on établit le lien entre le niveau de « développement » et l’éducation, mais pas celui entre le degré de déshumanisation et l’éducation que l’on ne veut concevoir que sans reproche. Or l’école nous inculque notre représentation de nous-mêmes et celle de l’autre.
Nous devrons reconsidérer certaines évidences pour aller de l’avant si nous avons vraiment pour souci le devenir des jeunes, celui de l’humanité, les deux sont indissociables. La situation mondiale actuelle est l’aboutissement de l’ère des nations et des nationalismes. L’Europe restera un échec tant que ce sont les nationalismes qui en seront la cheville ouvrière. La mondialisation est débordée par ses effets « collatéraux », la dérégulation de l’humanité et de la planète sont les conséquences de l’idéologie enseignée implicitement à l’école. Les nationalismes et les intérêts particuliers qui se cachent derrière et qui manipulent des consciences indifférenciées de citoyens godillots s’opposent à l’émergence d’un humanisme vrai, d’un existentialisme existentiel qui porte à l’amélioration de la qualité du fond humain. Nous nous disons civilisés. Regardons ce que notre développement produit. A l’échelle de la planète notre développement est de type bactérien : seules les limites du milieu nourricier semble en mesure d’arrêter l’homme. Où sont donc l’intelligence, la réflexion, l’amour de l’autre ? L’école ne pourra changer que si les enseignants sortent de l’éternelle confrontation avec les pouvoirs, toujours aussi stérile pour devenir force de proposition. Ils doivent ouvrir un vrai débat avec la société sur le fond et remettre eux aussi en cause la fonction d’effecteur du système qu’est la fonction enseignante. C’est notre devoir de citoyen au sens condorcéen du terme. C’est l’intelligence recouvrée qui fera vaciller et tomber Golliath. Les évolutions actuelles montrent qu’il y a urgence à changer, à sortir de l’impasse libérale qui n’est pas la liberté pour l’homme mais son enfermement.
Je sais que je vais heurter des susceptibilités, mais il n'y aura pas d'avenir sans remise en cause profonde.
andré Bruyère le 19/12/2008 à 09:42:15
Je viens de prendre ma retraite (depuis septembre). J'étais prof d'Anglais dans un Lycée.
Je suis très conscient du travail immense qu'il faudrait faire pour véritablement sortir des couches entières de la société de l'ignorance et des préjugés.
Actuellement, je m'occupe d'un jeune maghrébin volontaire. Un seul élève m'occupe beaucoup étant donné tous les problèmes qu'il rencontre. Non seulement des lacune scolaires, de grosses dificultés familiales, de très gros préjugés culturels, des problèmes relationnels personnels etc.
Et des comme lui, il y en a des dizaines de milliers dans nos classe, sans doute même des centaines de milliers. Et Rien n'est fait!Que de souffrance!
La seule préoccupation du gouvrnement, c'est de faire baisser les Impôts!
Pour moi, on mange des patates mais on donne une éducation aux jeunes qui en ont besoin. C'est leur droit et c'est notre devoir.
Mais que faire pour lutter contre l'indéfférence qui semble générale ?
Je suis prêt à vous aider quoi que ce soit que vous voulez que je fasse.
Je suis même prêt à faire un jeüne illimité si cette action peut être utile.
Dites moi, je suis à votre service. Je peux vous aider pour n'importe quoi, aussi longtemps qu'il le faudra.
Annick MAURE le 15/12/2008 à 13:14:42
Alain, je salue ton courage pour cette initiative en toute conscience ...tu es fidèle à tes engagements par cette désobéissance nécessaire ...ton action ne m'étonne pas, ayant participé à des sessions du centre de la non-violence, je retrouve bien ici la clarté de ton langage et ta détermination !
Jérôme le 15/12/2008 à 09:54:29
Je crois moi aussi que l'on entre dans une période où la résistance devient impérieuse si l'on souhaite que l'éducation reste au cœur de notre projet de société. Par contre, je crois que seul un mouvement de l'éducation nationale prolongé par les parents d'élèves et les associations a une chance de réussir. Car sinon, gouvernants et médias feront en sorte de monter les uns contre les autres, parleront des intérêts des uns, des avantages des autres... et le sujet sur la place, l'importance et les objectifs de notre système éducatif seront relayés au second plan. Je suis salarié d'une fédération d'éducation populaire et parent. A ces deux titres, les réformes de l'école me concernent... Il faut, sans fatalisme, que nous soyons en capacité de désobéir quand il le faut mais aussi de proposer, voir d'imposer, une ambition pour notre école. Ensemble, nous le pouvons.
Rejane le 11/12/2008 à 21:37:25
65% des jeunes americains sont incapables de placer la France ou la Grande Bretagne sur une carte du monde et cela est du a leur defaillant systeme d'education. Je supporte tous les enseignants qui refusent de laisser notre jeune generation (pauvre ou riche)devenir aussi ignorants.
De l'education des jeunes d'Aujourd'hui depend la France de Demain
Bouquet de Soleil le 10/12/2008 à 21:32:16
Cher Alain,
YES WE CAN!! Oui nous le pouvons.
Très beau slogan qui est un symbole très fort sur un autre continent. Je t'encourage et te soutiens dans ta démarche de désobéissance civile.
Je te souhaite bonne route sur ce chemin que tu as choisi.
"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons." MARTIN LUTHER KING
Je t'embrasse.
canut le 10/12/2008 à 18:07:39
"D'autre part les bases scientifiques que tu réclames existent, de nombreuses études validant la pédagogie du projet existent. D'ailleurs c'est ce que l'on enseignait encore aux futurs enseignants à l'IUFM récemment. Renseigne toi. "
Donnez-les moi !
samy le 10/12/2008 à 01:55:17
Félicitations pour votre courage
Continuez à vous battre pour que l'école reste ce lieu d'ouverture et pour que tous les élèves puissent y réussir.
Il est malheureux d'en arriver là, à cause d'hommes politiques qui confondent raisons budgétaires et éducatives, masquant leur besoin d'économies derrière des pseudos réformes pour les élèves.
Il est évident qu'on ne peut pas remplir les objectifs d'aide aux élèves en difficulté en restreignant le personnel, donc le temps qu'on peut leur accorder.
Pour te répondre canut, il me semble qu'il ne s'agit pas de rebellitude... mais bien d'une volonté de sauvegarder notre systeme éducatif car si les réformes mises en oeuvre allaient dans le sens de la réussite des élèves même les moins favorisés, personne n'aurait enclenché ce mouvement.
D'autre part les bases scientifiques que tu réclames existent, de nombreuses études validant la pédagogie du projet existent. D'ailleurs c'est ce que l'on enseignait encore aux futurs enseignants à l'IUFM récemment. Renseigne toi.
En dernier lieu, les enfants sont loin d'être pris en otage, car il s'agit au contraire de leur intérêt et cela m'attriste que des gens comme toi ne s'en rendent pas compte.
Samy,
parent d'un futur élève qui espère bien aller à l'école maternelle et bénéficier d'un enseignement adapté dans la future école publique
canut le 09/12/2008 à 23:26:52
Qu'est-ce qui vous permet de pendre les enfants en otage ? Quelle est la caution scientifique de vos présupposés pédagogiques ? Un minimum de courage au lieu de la rebellitude vous ferait prendre le risque de créer votre propre école où vous pourriez démontrer le bien-fondé de vos théories.
Joëlle Sevestre le 08/12/2008 à 11:45:37
Il s'agit bien d'un choix de société.
Pas pour demain, dès aujourd'hui par une sélection de plus en plus précoce.
Pour faire face à une éducation de masse, donc hétérogène : 2 politiques diamétralement opposées sont possibles :
1) Une formation des maîtres adaptée.
Qu'ils apprennent à transformer l'hétérogénéité en richesse.
grâce par exemple aux outils de la Pédagogie Institutionnelle...
2)Sélectionner.
Tenter de rétablir une soi-disant homogénéité dans les classes. Exclure ceux auxquels on n'aura pas su donner des responsabilités, donner des repères,du sens, reconnaître leur part de pouvoir, pas su éveiller le désir d'apprendre, de grandir...
La premiére solution permet de tendre vers une société où chacun a conscience de porter la responsabilité de la survie de son couple, de son entreprise, de la planète... Elle passe par l'apprentissage de l'articulation de la liberté individuelle et de l'intérêt commun.
La deuxième, choisie par le pouvoir en place, s'appuie sur un autre postulat : la nécessité de former une élite apte à diriger le monde à tous les niveaux. Le reste de la population doit être formaté pour produire, consommer, se distraire et... se soumettre. Une autorité forte et non partagée s'y emploie déjà activement.
Mesdames, messieurs les enseignants, faites vos choix.
Ne sous-estimez pas votre pouvoir.
Un immense MERCI à vous qui malgré tout permettez à chacun de trouver sa place quelles que soient ses origines, sa culture, son histoire singulière.
Je lance un appel aux anciens élèves qui ont bénéficié d'un parcours scolaire qui leur a permis de se construire,de me contacter. Je souhaiterais que leurs témoignages puissent déciller les yeux des politiques de bonne volonté. D'avance merci.
Ma messagerie : jesevestre@wanadoo.fr
pascale le 02/12/2008 à 20:51:26
Agnès, c'est exactement ce que je pense et que j'essaie de mettre en place depuis plusieurs semaines: j'ai moi-même employé exactement le terme d'action individuelle-collective (à croire que je suis schizo et que l"Autre" s'appelle Agnès!), je crois me relire.
Nous sommes un certain nombre à vouloir écrire à notre tour, mais je trouve les délais un peu longs.
J'inonde toutes les écoles de ma circonscription, j'ai écrit aux parents de mes élèves, je les ai réunis, j'attends beaucoup du Conseil d'Ecole.
Je ne manque pas d'informer toutes mes connaissances des enjeux réels de ces prétendues réformes.
Nous sommes dans un état fascisant; allez voir sur le blog ami "sauvons l'école" les interventions brutales des forces de l'ordre(!) dans des établissements scolaires, ça fait froid dans le dos. la rafle dans une école de sans-papiers, parqués puis reconduits avec diligence...
Agnès le 29/11/2008 à 01:41:54
il y a quelques heures j'étais avec un certain nombre de personnes devant l'inspection académique de St-Etienne (42) pour soutenir Jean-Marc Hostachy qui a été convoqué suite à la lettre qu'il a écrit à son inspectrice, dans la même veine qu'Alain Refalo. Nous n'étions pas très nombreux, et nous avons appris à l'issue de l'entretien qu'à moins qu'il ne revienne sur sa "décision de désobéissance ouverte" (il a une semaine pour cela), il sera sanctionné.... Alain l'a-t-il déjà été, ainsi que les quelques autres qui ont suivi le mouvement ?
Il y aurait peut-être une autre solution pour qu'ils ne le soient pas.... l'action "individuelle collective".
L'action collective seule donne ça :
Une (ou beaucoup, d'ailleurs) pétition de soutien ou pour attirer l'attention, pour sonner l'alarme... etc... sont des actions pacifiques dont nous abreuvons le gouvernement depuis très longtemps et dont il n'a que faire au mieux, ou dont il retire profit au pire : une pétition va passer "à la trappe" au mieux, et permettre de référencer les gens qui sont trop souvent dans les mouvements contestataires, au pire.... une grève va passer inaperçue parce que "remplacée" (vive le SMA :-() au mieux, et permettre de récupérer une bonne quantité d'argent, au pire.... En bref, nos mouvements collectifs trop gentils permettent malgré tout à nous mettre souvent l'opinion publique à dos, étant très bien manipulés par les médias à la solde du gouvernement....
L'action individuelle seule donne ça :
Des cas isolés sanctionnés, des collègues qui se sentent incompris, isolés et qui subissent trop de pression de la part de la hiérarchie ou des parents, des dépressions parfois, un suicide au moins......
L'action "individuelle collective" est tout simplement la somme d'une même action individuelle.... Quand une contestation est exprimée à travers un mouvement collectif institutionnel (le plus souvent par les syndicats), c'est le côté institutionnel qui prend le dessus et la plupart du temps cela reste assez stérile. Quand la contestation est individuelle, c'est plus marquant puisque c'est une opinion directe non déformée par un cadre institutionnel.... De plus si cette action est reprise par des milliers de personnes (si, si il faut y croire :-))au niveau national, il ne pourra y avoir des sanctions.... ou alors la répression sera rendue publique.
MAIS IL FAUT VRAIMENT TOUS AGIR MASSIVEMENT.
Pas se dire j'y vais ou j'y vais pas, je les soutiens ... mais..... le meilleur soutien est de noyer ces contestataires, qui nous ont ouvert les yeux avec des mots précis, dans la masse.... pour que l'institution ne puisse plus pointer le doigt sur eux et eux seuls en les traitant de vilains petits canards....
Et il est évident qu'il faut faire circuler ces informations parmi les parents d'élèves et toutes nos connaissances car toute personne susceptible d'être parent d'élève un jour est concernée.... et nous avons besoin du soutien des premières personnes concernées au delà de nos élèves.
Personnellement, j'étais en grève le 20/11 (comme toutes d'ailleurs), à la manifestation dans ma ville aussi, je vais aussi distribuer à mes parents d'élèves le petit mot qui circule pour expliquer nos motifs et diffuser l'information, je ne me prive pas, chaque fois que c'est nécessaire de placer dans la conversation avec mes parents d'élèves (ou autres personnes étrangères à l'école) les dangers de toutes ces réformes, surtout pour les enfants.... et je vais aussi écrire un courrier, par contre je ne sais pas encore à qui l'adresser : Inspections par voie hiérarchique, ministre, président... tous à la fois ? Je me laisse le temps du WE pour y réfléchir.
J'espère que vous allez être nombreux à suivre le mouvement.... il ne nous faut absolument pas céder, sinon je vais devoir me recycler... à force de changer les couches et dormir avec les enfants, je ne dois plus savoir faire classe !!! :-)
pere de famille le 25/11/2008 à 14:19:17
Je suis père de famille et je refuse que chaque jour se creuse l'ecart entre ecole des riches et l'école des pauvres. L'enseignement est la richesse des pays pour demain. Alors tous doivent avoir le même droit, les mêmes outils aujourd'hui. Demain nos bambins seront les décideurs des orientations de l'école. Montrons que nous en avons conscience
Christophe Bouvet le 24/11/2008 à 20:54:56
Bravo !
Pas enseignant mais désobéissant pour d'autres causes.
Bon courage !
Emilie Colin le 22/11/2008 à 21:54:20
L'un des intervenants dit que nous sommes en république est que la majorité a choisi. C'est le cas.
Après, nous, y compris les gens ayant choisi Sarkozy sont des citoyens : des êtres dotés de raison avec des responsabilités vivant dans une république où au fronton des mairies est écrit "Liberté, Egalité, Fraternité".
Si la majorité des gens est pour éliminer une partie de la population en vertu de telle ou telle raison, nous acceptons le contrat social de ne pas faire de mal à qui que se soit, qu'il appartiennent ou non à une minorité que nous nous n'aimerions pas.
La défense de la société que nous formons ensemble va au-delà de la façon dont elle nous est présentée. C'est d'ailleurs normalement le boulot des politiques d'avoir une vision d'ensemble.
Oui, Sarko n'a pas proprement caché le désengagement de l'état comme souhait, quoiqu'avec les double discours se soit discutable. Oui il a gagné. et même si certains ont voté pour car mieux vaut çà que la gauche, parce que jamais ne voteraient pour une femme, parce que lui il va botter le cul aux immigrés, parce que lui il défend le travail.... Oui il a gagné, mais pas sur son programme. Après, c'est notre démocratie, on ne peut attendre que toute une population vote pour de mêmes raisons pour quelqu'un.
Mais nous, citoyens, citoyennes, (que nous soyions politiques, salariés ou patrons) avons l'intérêt du devenir de nos enfants, de notre pays à défendre. Sinon, autant se coucher aussi, et accepter le non accès à la culture, aux soins pour ceux qui nous suivront. Je suis heureuse d'être aller à l'école, et on nous parle d'échec alors que je suis persuadée que la population est globalement mieux éduquée qu'il y a quarante ans.
Le fait qu'un pays aille bien ne se mesure pas à son taux de privatisation, à sa flexibilité, à son taux de croissance. Il se mesure, se regarde, à la qualité de vie, à la culture, aux respects des droits de ses composantes.
J'ai un peu (si peu) déraillé, disant digressé. Mais j'ai peur pour l'école et pour l'avenir. Je ne suis que salariée du privée.
Mais quand je lis çà :
"La désobéissance civile, affirme-t-il,est le droit imprescriptible de tout citoyen. IL ne saurait y renoncer sans cesser d'être un homme. La désobéissance civile ne donne jamais suite à l'anarchie alors que la désobéissance criminelle peut y conduire. Sous peine de disparaître, chaque Etat met fin à la désobéissance criminelle par la force. Mais ce serait emprisonner la conscience que de faire cesser la désobéissance civile."
Je me dis qu'on peut aller loin, et peut être garder l'espoir d'un monde où on soit autre chose que des pions ou des dissidents, mais des gens qui gèrent ensemble.
Xavier Lainé site : www.atelierdupoete.unblog.fr | le 22/11/2008 à 06:18:04
Etablissons donc les réseaux, non seulement de résistance, mais de construction d'une société qui ne puisse plue exclure, une société dont les différences seraient le phare, l'éducation nationale démembrée, la santé réservée aux plus riches, la solidarité vidée de sa substance, que restera-t-il, dans trois ans, de nos rêves? Devrons nous émigrer pour survivre? Il est temps de nous organiser dans une désobéissance civique pacifique...
Sire D'inchy site : http://mesterressaintes.hautetfort.com/ | le 21/11/2008 à 19:02:46
Pas d'accord avec vous, les précaires comm moi voudrait bien avoir des postes, alors être surveillés (au risque d'une perte du lien sociale qui nous concerne tous) c'est pareil finalement, qu'on soit au PS ou au Modem c'est toujours les plus faibles et les handicapés qui trinquent, finalement.
Faites un tour sur mon blogue de jeune prof de balieue
Mamouth Killer le 21/11/2008 à 13:56:37
Ah l'education nationale... toujours en chantier !
Mais peu importe. Le vrai chantier est la prise de conscience des parents : ce sont a eux de s'eduquer puis d'elever leurs enfants.
Il n'y a presque plus de travail en France : ce ne saurait etre une fatalite si les gens mettaient intelligement leur temps libre a profit pour preparer la nouvelle generation.
Problemes de salaires !? A ce que je sache, s'il est cher d'acheter une tele plasma, la nouvelle PS3, une semaine sur la cote d'azur, les biblitheques et les musees sont gratuits, le phenomene associatif en pleine expansion.
Mais non, on confie les enfants au mamouth ou a la sainte mere tele, et on part manifester... "Bonne conscience" ou perte de bon sens.
Prenez vos responsabilites ! Et n'accusez pas l'Etat de votre couardise, cela ne saurait arranger votre sort.
Songez a l'avenir de vos enfants !
Anthéor le 21/11/2008 à 09:53:15
Dialogue avec Jean-Marc Campaner
Votre questionnement sur la légitimité de la désobéissance civile en "démocratie" me semble tout-à-fait légitime d'autant plus que vous le faites avec la plus grande sérénité...
Pour autant, il me smble que la désobéissance civile, comme l'a bien montré John Rawls CF. l'article de Jean-Marie Muller sur ce blog), est tout-à fait légitime dès lors qu'elle s'enracine dans une attitude non-violente vis à vis des personnes, c'est-à-dire dans le plus grand respect des autres...
Ce qui est le cas de l'action entreprise par Alain Refalo mais ce qui, à l'évidence, n'est pas le cas des commandos IVG qui en effet n'hésitent pas à recourir à la violence... Vous avez raison, cette désobéissance qui n'est pas civile n'est pas tolérable...
La loi de la majorité ne saurait faire taire les consciences des citoyens qui se trouvent en désaccord avec telle ou telle loi dont ils estiment, précisément en conscience, qu'elles sont injustes...
Me prmettrez-vous de citer Gandhi qui est un maître en la matière :
"La désobéissance civile, affirme-t-il,est le droit imprescriptible de tout citoyen. IL ne saurait y renoncer sans cesser d'être un homme. La désobéissance civile ne donne jamais suite à l'anarchie alors que la désobéissance criminelle peut y conduire. Sous peine de disparaître, chaque Etat met fin à la désobéissance criminelle par la force. Mais ce serait emprisonner la conscience que de faire cesser la désobéissance civile."
Comme vous le reconnaissez l'action de désobéissance d'Alain refalo a eu l'immense mérite de créer un déclic pour beaucoup de personnes qui se sont senties interpellées...
Ceci étant, dans toute action de désobéissanvce civile, il importe de garder toute leur place aux moyens légaux de résistance...
J'aime ce cri de révolte d'un anarchiste qui affirmait : Nous ferons la révolution par tous les moyens, même par les moyens légaux !"
C'est pourquoi votre propre positonnement a toute sa valur dansle cadre du mouvement collectif qui s'organise à partir du déclic oé par la désobéissance d'Alain Refalo...
Je vous souhaite un beau week-end...
floty le 20/11/2008 à 21:24:46
merci pour nous redonner confiance à travers votre action face à une école qui est en péril, des mesures qui mettent à mal nos conditions d'enseignement avec et pour nos élèves.
En retour,sachez que nous sommes très nombreux à vous soutenir et à lutter dans notre département des Hautes-Pyrénées.
Il est enfin temps que nous prenions tous conscience de l'avenir incertain et du devenir de l'école.
pascale le 20/11/2008 à 16:45:50
Je me suis aussi posé la question de la démocratie et de la légitimité d'actions allant contre ces lois; or, la réponse est dans l'analyse de Rawls, bien sûr,(voir ici article très clair de JM Muller sur le désobéisseur): la désobéissance civile se justifie dans une démocratie qui manifestement commet une infraction grave au principe de la juste égalité de chances pour tous! Et que se profile-t-il à l'horizon? justice, santé, éducation à plusieurs vitesses...
Jean-Marc Campaner le 19/11/2008 à 13:52:00
J'admire le courage d'Alain Refalo et je le soutiendrai contre les menaces d'intimidation de sa hierarchie. Cependant, sans vouloir jouer les trouble-fêtes, un appel à la désobéissance me semble inopportun dans la mesure où la France est (encore ?) une République. En effet :
- le gouvernement actuel a été plébiscité à l'issue d'un vote démocratique. Les électeurs étaient prévenus que l'Etat souhaitait se désengager progressivement de ses missions pour ne conserver à terme que son devoir régalien de maintien de l'ordre et son droit de soutien à l'économie.
- une minorité ne peut pas se permettre d'imposer ses idées, alors qu'elles lui semblent éminemment justes, sans mettre en péril la démocratie si celle-ci a la faiblesse de ne pas faire appliquer la loi. Je prendrai un seul exemple pour que ce soit plus parlant mais on pourrait en trouver des dizaines : bien que l'IVG soit autorisée, certaines personnes considèrent que c'est un crime et en ressentent une telle souffrance qu'elles mènent des actions parfois violentes contre les médecins ou les établissements qui la pratiquent. Cela est-il tolérable ?
Comme la plupart des collègues, j'ai senti monter le mécontentement pendant des mois, impuissant devant l'entreprise de démolition dont est victime l'Ecole qui se trouvera privée des moyens de faire progresser ses élèves les plus fragiles. La position de M. Refalo, même si elle me semble contestable a eu, en ce qui me concerne, l'immense mérite de créer un déclic. Aussi ai-je décidé maintenant de réagir modestement dans mon coin en résistant également, mais avec les moyens légaux à ma disposition :
- après des années d'absence, je viens de me (re)syndiquer hier soir (par internet). Les syndicats n'ont plus la puissance suffisante pour constituer un contre-pouvoir efficace. Ils sont aussi beaucoup critiqués mais ils deviendront ce que nous en ferons si nous les investissons massivement et s'ils se sentent forts ;
- en parlant autour de moi, en expliquant, convainquant peut être. Je perçois d'ailleurs l'appel d'offre lancé par le ministère pour une veille de l'opinion sur Internet comme une tentative de contrôler un des derniers espaces d'expression libre. C'est donc aussi pour dénoncer "Big Brother" que je commence par m'exprimer sur votre site ;
- et puis, jeudi, je fermerai mon site web, je participerai à la grève et à la manifestation dans ma petite ville, en espérant que nous serons plus nombreux que la dernière fois et bien moins que la prochaine car le chemin sera long.
Darkosy le 18/11/2008 à 22:46:33
Résistons!
Ce n'est plus l'enfant qui est au centre de l'enseignement ni les savoirs ni les enseignants c'est l'argent! La seule chose qui intéresse les IA c'est désormais le nombres de postes qu'ils vont économiser et peu importe l'intérêt de gamins de 4 ans qui se retrouvent à 35 par classe ou de gamins qui ne pourront plus être aidés par le rased face à leurs problèmes de comportement ou d'apprentissage.
Et quand ils auront réussi à fermer les clis, que ferons nous dans nos classes des enfants déficients ou de ceux aux comportements inadaptés à la scolarité? Soit on consacrera la moitié de notre temps pour 2 élèves au détriment des 25 autres soit l'un végétera au fond de la classe et l'autre se calmera dans le couloir de longues demi-heures. Ça coûte tellement cher d'ouvrir des places dans les IME, les ITEP ou autres instituts spécialisés alors que vous pouvez les caser dans les écoles au frais des collectivités locales sous couvert de la sainte intégration.
Alors oui désobéissons. Moi, cela fait dix ans que je fais ce qui me paraît logique et cohérent dans ma classe sans m'occuper des programmes qui changent tous les 3 ans pour graisser la patte des éditeurs de manuels se frottant les mains à chaque changement de gouvernement. Qu'on ne me casse pas les pieds avec les PPRE, les brevets de sécurité routière, les B2i, projet d'école et autres livrets d'évaluation. On nous en demande de plus en plus et on nous augmente royalement de O.8 % par an. On me prend pour un imbécile alors je m'amuse et je fais ce qui me plaît en classe.
Désobéissez. Les ministres passent et les enseignants restent. J'ai confiance en les enseignants et je me moque des technocrates ministériels d'un autre âge et d'un autre monde que le mien qui n'ont jamais mis un pied en ZEP.
Dans ma ZEP de province je désobéis et .... ça gaze!
renani le 18/11/2008 à 20:52:11
Ce que je découvre là ce soir me fait infiniment plaisir. Depuis des semaines et même des mois, je me disais " Mais quand est-ce qu'ils vont réagir avec tout ce qu'on leur fait avaler ?"
Merci à ceux qui ont entamé cette lutte elle redonne l'espoir que l'école a encore un avenir d'éducation digne de ce nom!
J'ai fait passer l'adresse du site à toutes mes adresses EN ( les jeunes et les... moins jeunes)
Une retraitée qui vous soutient à fond!
Luc-Laurent Salvador site : l.salvador.free.fr/educapsy/blog/educapsyblog.htm | le 18/11/2008 à 17:53:12
Claire4435 s'étonne que je dise que les membres des RASED ne peuvent s'inscrire dans une semblable action de refus et propose en somme de faire du refus pour le principe, par solidarité.
Je trouve que ça ne fait pas sens. Je ne suis pas en position de faire dans le refus de mes missions pour la bonne raison que les missions des RASED sont, il faut le dire, bien pensées, et c'est pourquoi, précisément, on pourra regretter leur disparition. Je ne vais pas faire dans le "refus d'obéissance" juste pour dire mon désaccord avec la politique actuelle.
L'idée de Frédéric59 d'envoyer copie de la lettre de Refalo à son inspecteur en indiquant son accord est sympathique puisqu'elle n'oblige pas à une désobéissance qui n'a pas de raison d'être pour les RASED.
Toutefois je ne vois pas l'intérêt d'interpeller mon supérieur hiérarchique pour lui faire savoir mon soutien à Alain Refalo dès lors qu'il n'est pas en position de relayer ledit soutien et que, selon toute probabilité, le ministère ne tiendra pas registre du nombre de soutien affirmés ici et là.
C'est toute la différence entre une action en nombre et une action collective. Dans collectif, il y a collecte, c'est-à-dire rassemblement, ré-union des forces. Le soutien que nous voulons apporter à Alain Refalo n'aura de poids que s'il est visible du grand public. Les inspecteurs ne mettront pas les lettres reçues sur la place publique. Une pétition de soutien où chacun s'identifierait clairement (plutôt que derrière des pseudos) me paraîtrait autrement plus efficace sans exposer à des sanctions de nature administrative ou disciplinaire.
Voilà, c'est juste un ce que je crois "raisonnable", sachant que, je le répète, les courageux comme Alain Refalo ou Jean-Marc42 ne vont probablement pas se bousculer au portillon.
Sous ce rapport, l'idée de Céline de constituer un collectif avant de passer à l'acte me paraît une solution intermédiaire très intéressante.
Enfin, je tiens à dire que je suis 100% d'accord avec Stéphanie sur la responsabilité que nous avons tous dans l'état actuel des choses et dans la possibilité d'en changer.
C'est pourquoi, bien sûr, je ferai grève et je serai à la manif, même si je dois y aller en fauteuil roulant.
Cathy Aubert le 17/11/2008 à 19:30:13
MERCI! mille fois merci! parce que tout à coup, je me sens moins seule dans mon désir de résistance, d'insoumission,de désobéissance... parce que je finissais par me sentir moins citoyenne, moins courageuse que mes élèves (de maternelle) auxquels j'apprends le droit de dire non. je reviendrai.
colonel fabio (31) le 16/11/2008 à 20:43:41
Un grand merci pour nous avoir redonné du courage à un moment où le moral était au plus bas. N'oublions pas nos collègues qui ont été déjà amochés par la machine "éducation nationale" : Dominique Pivetot à Paris et le collègue de Marseille. Une pensée pour eux qui en bavent. Que vivent plus que jamais les pédagogies émancipatrices : GFEN, OCCE, Freinet, Pédagogie Institutionnelle, PMEV, les courants que j'oublie et les créations personnelles qui font que chaque enseignant est un pédagogue, un passeur qui accompagne les êtres en devenir.
scorpion34 le 16/11/2008 à 19:51:49
Enfin une idée novatrice qui peut faire bouger les libéraux , anti-républicains , anti-laïques...enfin les démolisseurs de l'école républicaine quoi ! Reprenez ce blog et diffusez le plus possible , mais surtout prônez l'unité de tous les collègues et essayons de bien nous mobiliser ...même si pour certains ce jeudi 20/11 sera une grève de plus...Le ministère n'aime pas , il faut aussi expliquer autour de nous le pourquoi de nos actions.
ben le 16/11/2008 à 19:17:31
tout cela est parfait!! je suis un jeune enseignant spécialisé segpa, j'arbore depuis quelques années dans les différents établissements que j'ai "occupé" des dread locks que tous les chefs d'établissement mon demandé de couper... donc la résistance passive c'est mon domaine. sauf que depuis quelques temps je suis passer à l'offensive: résister c'est bien mais contre attaquer c'est encore mieux. donc avec un ami prof d'eps on a créer une marque de vêtements au style contestaire pour porter haut les couloeurs de révolte et ammasser des fonds pour créer une école privée... totalement gratuite!!
si nous sommes nombreux à dire non c'est bien mais le mieux dans ce système fait de cinémas permanent c'est d'arriver à squatter l'audimat, trouver des antennes de communications et se faire entendre. l'affaire des lettres aux inspecteurs pour les mesures de rentrées 2008, personne n'en parle sinon on entendrait des enseignants dire qu'il n'y a que des nouvelles appélations, que personnes n'a fait de la globale pure et dure, que des dictées, de la grammaire etc...on a pas attendu ces guignols pour en faire dans nos classes...que des projets c'est pas des sorties... brefs, que ce n'est COMME D HABITUDE que de l'annonce.
enfin je poserai une dernière question; pourquoi pas la derision massive? l'exagération générale?levée de drapeau tricolore et marseillaise tous les matins, poster de sarko et appologie du monde ultralibéraliste, des guerres de l'esclavage...
je vous laisse à vos prep' chers collègues, avec j'espère, l'adresse du site qui changera les choses...
www.check-republic.com
Guy 94 le 16/11/2008 à 19:01:14
résister se conjugue au présent. mais plus on est nombreux plus la Cause sera entendue. La Cause, la sauvegarde d'un système éducatif que l'idéologie des forces obscures veut anéantir. salut et fraternité.
pemf73 le 16/11/2008 à 01:41:49
CQFD:
1°/ dérégulation du fonctionnement des classes par des dispositifs aberrants et inadaptés à la réalité des classes.
2°/ démantèlement de la formation initiale pour détruire dans l'oeuf "l'esprit républicain" des futurs enseignants et leur donner aucune ou si peu de formation professionnelle.
3°/ Constat d'échec dans 5 ans de l'efficacité de l'enseignement public...
Conclusion : privatisation de l'enseignement.
Je suis enseignant, mais avant tout citoyen. La démocratie = le peuple élit des représentants qui vont diriger le pays selon les volontés du peuple. Tout élu politique est un représentant du peuple, élu par le peuple, POUR le peuple.
En tant que citoyen, il m'apparaît, comme en 1940 que les représentants du peuple n'agissent pas en mon nom mais en fonction de leurs intérêts propres.
C'est pourquoi, il est de mon devoir de citoyen français, d'agir pour la défense des valeurs républicaines dont beaucoup de mes aïeux sont morts sur le champ de bataille (dans la rue et à Verdun).
Jeudi 20 novembre, je suis en grève; j'ai posé aussi un préavis pour le 21, 24, 25...
Nous, les enseignants, sommes dénigrés, rayés, rejetés par une partie de la population qui nous croit nantis.
Nous ne pouvons attendre aucun soutien sinon celui de nos pairs...Si il nous reste une once d'HONNEUR, alors nous devons entrer en lutte; non pas, parce que nos idées sont différentes de celles du pouvoir en place mais parce que les valeurs républicaines " liberté(convocation à l'IA de monsieur Alain REFALO), égalité(privatisation de l'école= écoles de riches et écoles de pauvres), fraternité(on monte les différentes catégories professionnelles, sociales, culturelles les unes contre les autres : privé contre public par exemple) sont bafouées.
J'attends beaucoup de cette journée du 20 novembre : j'ose espérer encore croire en une conscience collective qui sait qu'il y a des règles à respecter pour qu'une société fonctionne harmonieusement.Si moi, je laisse les réformes gouvernementales passer sans agir, alors honte à moi, jusqu'à ma mort car j'aurais contribué par mon silence, à la dégradation des conditions de vie mes propres enfants ! Quel parent responsable peut contribuer sciemment à l'asservissement de ses enfants ?
Je ne citerai pas mon nom car le fichier EDVIGE semble réapparaître malgré son annulation...
florence le 15/11/2008 à 23:23:43
a mon tour de te dire merci Alain ...!! sache qu'en Aveyron les collegues sont émus de la clarte de ton discours . Depuis la rentree et toutes les exigences absurdes dans le systeme beaucoup de reactions etaient en ebullition dans les murs des ecoles ...sans savoir comment agir !!..merci d avoir su parler ! .Courage à toi et encore merci de nous donner espoir de revivre une ecole utile !
Ardourel le 15/11/2008 à 22:04:41
Bien sur,
Dire non à ce qui est injuste, oser la parole qui dénonce le mensonge, refuser ce qui est contraire aux valeurs humaines, c'est essentiel pour que vive une société démocratique.
Oui, pouvoir désobeir aux injonctions néfastes, résister aux pressions des puissants, c'est un objectif éducatif de première importance.
L'honneur d'un fonctionnaire de la République c'est de savoir s'opposer aux directives injustes ou trompeuses.
L'honneur est dans la résistance, pas dans la soumission.
Yves Ardourel
Formateur IUFM
Kerlun le 15/11/2008 à 20:04:54
Bravo pour ton action courageuse face à la morgue de ce pouvoir et de ses petits chefs qui le servent .
Jean-Marc42 le 15/11/2008 à 19:10:32
Je viens moi aussi de poster ma lettre de désobéissance à mon inspectrice. Je me suis beaucoup appuyé sur celle de notre collègue Alain en modifiant certains passages. La lettre va bientôt être sur le site. Je suis comme beaucoup ici, j'ai peur de la sanction et des conséquences matérielles qui en découleraient pour moi mais surtout pour mes deux jeunes enfants et ma femme. Toutefois, je ne reculerai pas car je ne pourrai accepter un avenir plus sombre. De plus j'espère que d'autres suivront, c'est la seule manière pour que les sanctions soient plus douces. Alors allons-y tous, les valeurs que nous défendons ont besoin de nous tous.
Jean-Marc
valérie le 15/11/2008 à 15:40:14
Un immense merci à Alain Refalo pour cette initiative courageuse ! Nous en avons parlé ce matin lors d'une réunion des rased dans le 45. Je pense qu'il faut multiplier ces initiatives en écrivant en masse à nos inspecteurs pour soutenir ce devoir de désobéissance. Parlons-en autour de nous, regroupons-nous et osons aussi ! Merci
Valérie , enseignante G en grève le 20 novembre
Gabriel le 15/11/2008 à 15:22:47
Bravo, que dire de plus,
Je signe des deux mains le "Je désobéis" que je vous venez de diffuser...
Vous faites ainsi preuve d'un courage que je n'aurai pas, chapeau... mais je pense aussi que des acteurs essentiels du monde de l'éducation ne jouent plus leur rôle... Nous sommes en période d'élections professionnelles, 10 listes se présentent à la CAPN... Où sont-elles? Qui les entend? A notre époque, tout passe par la médiatisation et même si je veux bien admettre que les médias ne nous sont pas favorables, je me demande ce que font nos représentants syndicaux!!!
Je me prends à rêver... et si nos syndicats se réunissaient pour signer (au-delà des clivages et des différences d'analyses)et soutenir votre texte...
Le situation est trop grave pour en rester à des querelles d'appareil d'un autre temps!
Courage à tous
nathalie le 15/11/2008 à 14:58:46
MERCI
Je ne suis ni enseignante ni parent d'élève mais j'approuve absolument votre démarche. Comme disait Einstein : Ne fais rien contre ta conscience même si l'état te le demande. Il est grand temps que, nous citoyens, cessions d'endosser le rôle de victime et assumions nos responsabilités pour ne pas devenir les collabos d'un système injuste et pervers. Hier ce sont les psychiatres qui appelaient à la désobéissance civile pour refuser de participer à la mise en œuvre de la rétention de sûreté. Si nous ne voulons pas nous réveiller demain dans un monde totalitaire, c'est aujourd'hui qu'il faut résister et dire non, ça ne passera pas par moi. Cessons de remettre notre conscience et notre pouvoir entre les mains de ceux qui trahissent les valeurs fondamentales de liberté, d'égalité et de fraternité et qui ne font aucun cas du bien commun. Les pires horreurs ont été exécutés par des gens qui se sont contentés d'obéir aux ordres sans états d'âme. Sans la complicité et la collaboration de tous, ceux qui détiennent le pouvoir ne peuvent rien. Notre avenir nous appartient à condition d'avoir ce courage de désobéir quand cela est nécessaire.
Il serait bon de faire circuler votre lettre et une pétition hors de l'école, car directement impliqués ou pas, l'éducation des enfants nous concerne tous, c'est de notre avenir dont il s'agit.
MERCI encore.
Nathalie
Marie-Noëlle Antolin le 15/11/2008 à 14:34:26
Quelle joie de trouver enfin quelqu'un de courageux qui ose prendre le risque de la désobéissance! Je n'ai pas de classe, étant animatrice langues vivantes, mais je vais - grâce au fait que je circule dans les écoles de ma circo - diffuser largement votre lettre. Les photocopieuses vont chauffer, c'est promis, et je connais quelques collègues qui pourraient bien vous imiter, je l'espère en tout cas. Merci Alain et bravo;
Caton le 15/11/2008 à 13:53:21
Enseignant en Collège (Français), je ne partage pas toutes vos idées et prises de position.
J'ai appris ce matin (par la presse) des sanctions qui pourraient être prises par l'IA à votre égard.
Je tiens à vous exprimer toute ma solidarité, SURTOUT si je ne suis pas (entièrement) d'accord avec vous : oui, il faut se battre pour que la liberté d'opinion et d'expression existe. Je ne pense pas (totalement) comme vous, mais je me battrai pour que vous puissiez exprimer votre opinion. Ras-le-bol de la pensée d'un chef qui serait parole d'Evangile, devant laquelle tout le monde s'incline, que tout le monde trouve géniale...
Courage !
Jean Dornac site : www.pour-la-non-violence.com | le 15/11/2008 à 10:45:02
Bonjour Alain,
Je salue ton courage et ta détermination. Tu es parfaitement cohérent avec ton combat pour la non-violence. De plus, oui, une école qui ne sert pas avant tout pour apprendre à apprendre, n'est pas une école, elle est inutile aux jeunes, juste utile pour les intérêts de ceux qui comptent exploiter, bientôt, les jeunes dans leurs usines, leurs bureaux comme par leurs propagandes.
Courage et amitiés à toi, merci pour ce que tu fais
Jean
dalcef le 15/11/2008 à 09:10:26
Je suis enseignante en cycle 2 et maman d'un fillette de 2 ans... et je m'inquiète pour son entrée à l'école !! Le système scolaire perd de sa grandeur et "l'école pour tous" n'est plus qu'un rêve : quel cauchemar !!
Je finirai par citer V. Hugo qui écrivait : "l'avenir appartient à ceux qui luttent".
Tout mon soutien à Mr Refalo.
Carole, en grève le 20 Novembre
frederic59 le 14/11/2008 à 23:09:32
Hommage à Mr Refalo et sa fameuse lettre qui est largement diffusée, affichée, approuvée dans les écoles françaises. Je suis enseignant en RASED (maître g dans le Nord) et pour garder une bonne estime de moi ...je la cite intégralement dans un courrier envoyé à mon inspectrice de circonscription tout comme le font d'autres de mes collègues, qu'ils travaillent en RASED ou non. C'est le minimum qu'on puisse faire.
Merci encore Mr Rafelo et tous ceux qui se battent pour l'intelligence et l'éducabilité pour tous.
yanisse le 14/11/2008 à 22:54:25
Bravo pour votre combat...
La lettre d'Alain Refalo est lue avec un intérêt grandissant en outre mer...
Nous serons nombreux à grever le 20 novembre...!!!
Sebastien le 14/11/2008 à 20:34:44
Bravo, et bon courage.
En tant que parent d'élève et conjoint d'instit, je vous soutiens à fond. Je me range également à certains avis émis ici: ce mouvement nouveau doit se faire avec le maximum de soutien des parents. Donc il faut expliquer les positions prises, et qu'aucune n'affecte directement les enfants. Si les parents sentent et constatent que ce mouvement n'est fait que pour eux, beaucoup seront des soutiens. Le ministère cherchera forcément à les retourner contre vous.
Belle leçon de courage, qu'il faut saluer, et amplifier.
ANDREO le 14/11/2008 à 20:13:50
Je ne suis pas enseignant, mais juste vous dire de garder le contact avec les parents (donc expliquer), pour qu'ils comprennent. Car les politiques vont les utiliser pour montrer du doigt ces enseignants qui ont un travail, des vacances et qui trouvent à redire.
courage
Jean-Marc42 le 14/11/2008 à 19:35:31
Bonsoir à tous.
Je suis en enseignant et maître formateur sur Saint-Etienne et nous avons essayé avec d'autres, en vain, de s'opposer aux nouveaux programmes l'année dernière. Depuis le début de l'année, je suis, comme beaucoup de collègues, fatigué de constater la "casse organisée" de l'école publique. J'essaye de résister en n'appliquant pas les programmes de 2008, autant avec mes élèves que lors de mes interventions auprès des PE2 et des T1. J'ai bien conscience que cet acte un peu isolé est certainement stérile, mais je n'ai pas pu me résigner à ne rien faire. J'ai pris connaissance il y a quelques jours de la lettre d'Alain Refalo et j'y ai trouvé une réponse à mon isolement et à mes incertitudes. J'ai appelé notre collègue aujourd'hui pour connaître les conséquences de son acte, aussi bien pour lui même que l'effet produit en cascade chez les autres. Même si je sais pertinemment qu'un acte individuel et isolé n'est peut-être pas forcément productif (je crois sincèrement que l'action collective doit être première), je vais moi aussi rédiger une lettre pour mon inspectrice dans la même veine que celle d'Alain Refalo. Je ne pense pas être au même niveau dans la démarche intellectuelle que notre collègue mais devant l'inaction collective, j'espère comme lui, produire une petite démarche éléctrique, créer cet effet boule de neige indispensable pour ne pas tuer l'école publique. N'ayant pas envie d'endosser l'habit du martyr, j'éspère que d'autres, dans ma ville, dans mon département, suivront. J'ai bien conscience que mon acte futur peut avoir des conséquences personnelles, mais utopiquement peut-être, je préfère les subir moi même plutôt que d'exposer plus tard mes enfants, mes futurs élèves aux conséquences néfastes qui découleraient de toutes ces réformes. Malgré les contradictions internes à chaque individu, j'essaye de mettre mes actes en conformité avec ma conscience, alors moi aussi, je refuse d'obéir !
Bon courage à tous.
Jean-Marc Hostachy
Ecole maternelle Gounod (ZEP)
Saint Etienne
Denis29 le 14/11/2008 à 16:23:09
Tous en grève et aux manifs le 20 novembre. Il faut montrer notre présence et notre solidarité. Louis XVI n'a qu'à bien se tenir ! Le peuple gronde
Denis
yann le 14/11/2008 à 14:24:04
Lamentable !!
david godot le 14/11/2008 à 13:19:20
eh, là tous...
vous êtes enseignants, comme moi?
vous en avez ras le bol de ces réformes comme moi?
jeudi 20 novembre: grève nationale: il faut proposer cette lettre type en motion aux AG départementales, il faut que les syndicats suivent!
il faut faire signer un maximum d'enseignants sur cette lettre
plus on sera de fous, moins Darcos rira
qu'en pensez vous?
Pierre-Yves SARAT le 14/11/2008 à 08:51:23
D'accord à 100 %... Ou presque !
En effet, le principe de désobéissance civile dans l'EN est excellent à condition de ne pas prendre les enfants en otage. Je ne donnerai qu'un exemple : les enseignants de près d'une soixantaine d'établissements agricoles ont choisi le gel des notes comme forme d'action. Résultat : les élèves vont être dans l'impossibilité de préparer leurs dossiers de candidature dans les écoles d'ingénieur agricole qui s'appuient sur les notes du 1er trimestre jusqu'à janvier.
Par ailleurs, l'administration peut se passer un bon moment des notes sans que cela ne lui fasse très mal. Mais les parents et SURTOUT les enfants ne vont pas le vivre de la même façon. Dans un système où tout est basé sur l'évaluation, le fait d'enlever la notation de l'évaluation est extrèmement anxiogène. Et, dans un système où les lendemains sont on ne peut plus incertains et donc inquiétants, rajouter une surdose de stress sur les élèves n'est pas une très bonne idée. En clair, transférer le "bébé" des acteurs aux "usagers" (parents et élèves) serait une erreur. Le combat est à mener en frontal, Pas en envoyant les parents en colère en première ligne car les parents sont des citoyens comme les autres c'est-à-dire de plus en plus consuméristes. Et s'il y a colère, ce sera contre les "fauteurs de troubles" c'est-à-dire les enseignants.
Pour que les parents soutiennent le mouvement, il faut leur expliquer les enjeux et les risques et ne pas leur surajouter des difficultés en espérant que la grogne montera jusqu'au pouvoir. Non, la grogne se retournera contre les responsables de premier niveau, ceux qui ne donnent pas les notes, sans réfléchir davantage. Et le mouvement, au lieu d'être rassembleur sera diviseur et se retournera contre les enseignants courageux qui se seront lancés dans la désobéissance civique.
C'est pourquoi la FCPE est contre cette action (Gel des notes).
Par contre, il y a des tas de piste actives et intéressantes dans la désobéissance passive : non participation aux réunion, aux stages, non renvoi des dossiers de suivi, non envoi des divers rapports, etc... Bref, des actions purement administratives. Et là, vous aurez le soutien des parents. A 110%.
Oui aux objectifs.
Oui à la stratégie.
Attention à la tactique.
gingo81 le 13/11/2008 à 23:03:27
Quelle leçon de courage ! Vous dites tout haut ce qu'une multitude d'enseignants pensent tout bas...
Votre détermination devrait nous motiver le cas échéant pour que ce jour du 20 octobre soit le début d'un vrai combat pour que nos enfants puissent travailler dans de bonnes conditions. Je suis directrice d'une petite école et maman de deux enfants et je serai en grève jeudi. Je soutiens votre action. Merci pour votre liberté d'expression. Une collègue laïque et solidaire.
mijo le 13/11/2008 à 22:40:56
Bravo Alain. Je suis heureuse de voir que tu es toujours aussi engagé ! Notre première reflexion entre collègues me conduit à te remercier pour avoir mis par écrit ce que nous avons du mal à exprimer oralement à des non profs (voire des profs parfois).Merci aussi pour ton courage. Tu peux compter aussi sur la solidarité de tes collègues...
Céline le 13/11/2008 à 22:07:28
Hé !hé!
Je pense que je vais diffuser largement...
Mais qui est prêt à signer cette lettre à son propre nom et à l'envoyer à son IEN ?
Il faudrait regrouper les intentions et dès que nous serions assez nombreux, l'envoyer en masse.
Non?
Laïque le 13/11/2008 à 21:45:48
Merci à vous, cher collègue, qui avez eu le courage, dans un contexte professionnel très répressif, de dire tout haut ce que bon nombre de collègues pensent tout bas.
Contrairement à ce qu'à dit notre Inspecteur d'académie sur nos antennes, vos élèves ne seront pas lésés par votre prise de position : ils apprendront au contraire les valeurs de la vertu et du courage, qui deviennent rares en ces temps... Ils comprendront ce que représente la défense d'un idéal, tant sur le plan pédagogique que du point de vue de la démocratie et des libertés individuelles. Et quel plus bel exemple pour former les citoyens de demain ! Totalement solidaire de votre courrier, je suis à votre disposition pour toute action de soutien dont vous auriez besoin.
Une collègue "laïque" et solidaire de votre action.
Françoise le 13/11/2008 à 20:09:32
Entrer en résistance et le faire connaître est salutaire.Argumenter point par point sa résistance est encore plus concret et respectueux à la fois de nos élèves et des parents qui attendent, à juste titre, le meilleur de l'école laïque.Je vois deux champs de réflexion qui pourraient s'articuler autour des programmes et la manière d'aborder les apprentissages mais également et surtout sur l'aide aportée aux élèves en difficulté. Comment peut-on enseigner dans un RASED et accepter qu'un fonctionnement remarquable puisse être mis à mal par des suppressions massives de postes? "Omicron" pourquoi ne te sens-tu pas concernée, tu seras bientôt en première ligne... A qui le tour ensuite? Cette résistance t'honore,comme t'honore cette libre expression. Quel courage !
Flore le 13/11/2008 à 20:09:28
BRAVO et MERCI!!!
J'espere que tous ensemble nous montrerons et porterons notre idéal d'education et de société, ce pour quoi nous travaillons chaque jour.
djamel le 13/11/2008 à 19:48:04
Salut quand je lisait la dépêche il y a votre tête (Alain Refalo) qui me disait que je l'avais déjà vu et j'ai trouvé vous étiez mon maitre de cm2 a Sylvain Dauriac , vous étiez le remplacent de madame Kristoforsqui je sais je suis hors sujet mais vous étiez déjà pas d'accord avec les réformes et sérieux vous avez eu du courage de prendre une classe de malade qui tapé la prof
j'espère que vous m'avez reconnue et que vous m'enverrai un message
MONTEILLET le 13/11/2008 à 17:47:39
L'étau se resserre!!!!!
La grenouille commence à trouver l'eau chaude!!!
rabal le 13/11/2008 à 11:28:21
bravo!continuons ensemble
Stéphanie le 13/11/2008 à 10:22:02
Monsieur,
Enfin des gens qui arrêtent de se dire qu'on ne peut rien puisque c'est décidé. On peut toujours tout, il suffit de le vouloir.
Je suis maman d'un petit bonhomme d'un an et je me demande si je vais le mettre à l'école, pour qu'il apprenne quoi? A être le meilleur à tout prix et par n'importe quel moyen ou alors à se décourager car il n'y arrive pas? Non je n'ai pas envie de ça pour mon bonhomme. J'ai juste la trentaine, mais l'école, "de mon temps" avec des instituteurs proche de la retraite, nous apprenait l'effort et la valeur du travail qui permet de progresser.
Nous parents, nous avons le rôle principal à jouer auprès de nos enfants. Nous sommes là pour les éduquer et vous pour les enseigner. Ne mélangeons pas tout. Reprenons chacun notre place et que ces parents qui ne veulent que le beau rôle réfléchissent à deux fois avant de se lancer. La Société n'y est pour rien dans les malheurs de chacun car la société c'est nous. Arrêtons de nous lamenter et agissons. Nous ne récoltons que ce que nous semons.
MERCI Monsieur de cette prise de conscience.
Jean-Marc Dubois le 12/11/2008 à 22:27:33
S'il est nécessaire de faire connaitre notre opposition, c'est le moyen de le faire qui nous manque. En effet, chacun dans sa classe, dans son école peut disposer d'une certaine marge de manoeuvre et interpréter, adapter, ignorer les "officielles instructions" dont chacun sait qu'elles n'ont qu'une brève existence ! Beaucoup, dont je suis, se sont depuis longtemps affranchis des modes aussi versatiles qu'illusoires, des enquêtes et autres évaluations sans jamais de lendemains.
Nous n'avons qu'une mission, celle de faire ce que nous pensons être le mieux pour nos élèves. Les convictions qui nous animent nous permettent de faire les choix nécessaires. Mais voilà, derrière ses enquêtes, évaluations, constats, divagations de tous ordres, notre administration ne sait rien de ce qui se passe vraiment dans les écoles. Les IEN, bras armés du ministère sur le terrain font remonter de façon sibylline aux IA les quelques informations dont ils peuvent disposer. Au bout du compte, le ministère n'a que l'idée qu'il veut se faire. C'est donc le moyen de faire savoir ce qui se passe vraiment et donc par voie de conséquence ce qui ne se passe pas qui nous fait défaut. Une journée de grève, ici ou là, n'y fait rien, nous dessert plutôt.
Vous venez de trouver la bonne idée, celle qui nous correspond, qui passe par l'écrit, le courrier, l'affiche, la presse. Il faut que ce débat fasse école, qu'il retrouve la place qu'il n'aurait jamais dû quitter: la place publique.
J'encourage chacun à transférer, imprimer, afficher, faire circuler le courrier d'Alain Refalo et ceux d'autres qui suivront. Il faut que la presse s'en fasse l'écho et que ce qui est resté jusqu'alors dans le huis clos de la "grande maison" éclate au grand jour.
On s'y emploie
Merci pour ce bon coup de pied au cul
Jean-Marc Dubois
Ecole de Salles Arbuissonnas
Circonscription de Belleville sur Saône (Rhöne)
Denis29 le 12/11/2008 à 10:59:16
Je propose que nous passions à l'action 1 :
- écrire à notre député de Circonscription d'Election et l'informer de façon simple mais claire sur le Projet d'EPEP.
- lui demander de bien vouloir agir en tant qu'individu et élu responsable et mettre en oeuvre les moyens qu'il jugera utiles pour stopper la destruction de l'Ecole élémentaire.
Il y a fort à parier que le vote de ce texte, prévu en janvier 2009, passe inaperçu et se fasse en présence d'un nombre réduit de députés.
Alertons ! Ecrivons ! Le devoir de citoyen est aussi de rappeler celui des élus de la République.
Nous pouvons, ensemble, si vous le voulez, préparer un modèle de lettre.
Denis
J. Cordesse le 12/11/2008 à 10:33:47
D'accord avec la désobéissance et l'insurrection des consciences, oui à la création pédagogique et à la poursuite et au développement, dans une période de doute collectif et de débat idéologique sur l'école, d'une posture de chercheurs MAIS la première urgence et le premier combat contre les mesures gouvernementales, c'est l'individualisme et l'individualisation des problèmes. Donc, la réaction, la désobéissance et la recherche doivent être collectives, structurées collectivement. Les mouvements pédagogiques sont l'outil de cette lutte collective. Il faut y adhérer massivement et y construire non pas la résistance mais l'utopie en acte, le réseau vivant et relié d'une pensée libre.
Paco le 11/11/2008 à 23:11:33
LE "DIALOGUE SOCIAL" ?
Mais B. Thibault (CGT) est parfaitement clair, il a dit : « Le gouvernement reçoit les organisations syndicales dans le seul but qu'elles accompagnent les réformes dont les arbitrages sont déjà faits. » (Le Monde du 14/5/08).
Le « dialogue social » est donc une méthode de gouvernement.
Une preuve encore : Villepin en 2006 : « un dialogue qui ne s’accompagne pas de décisions n’est pas constructif » (Figaro 21/1/06). Ou encore Sarkozy qui écrit le 21/12/07 aux dirigeants syndicaux (B. Thibault CGT, J-C Mailly CGT-FO,…) : « Je suis convaincu que les changements dont notre pays a besoin ne peuvent réussir que dans un cadre concerté, qui concilie harmonieusement les nécessités et le temps de l’action avec le dialogue social. »
Aucun doute, le "dialogue social" est une méthode de gouvernement.
Il est aussi l'obstacle sur lequel les mouvements des travailleurs, enseignants, étudiants... butent sans cesse et qui explique les défaites.
Carine Ballet le 11/11/2008 à 21:41:58
juste un petit mot pour vous témoigner ma sympathie et vous remercier pour tout ce courage...cette année de congé de formation (sciences de l'éducation) me donne du recul et de la disponibilité pour la réflexion...comme vous avez raison!
carine
loulou le 11/11/2008 à 20:36:57
autre hypothèse de travail: faire varier le degré d'exactitude des évaluations, statistiques...
omicron le 11/11/2008 à 20:31:00
Je ne vous suivrai pas dans cette démarche de désobéissance civile. Je suis enseignant, en RASED, je partage tous les points développés sur votre site par Alain REFALO mais je ne vous suivrai pas.
J'ai beaucoup de mal avec ce qui ressemble peu ou prou à une guerre civile larvée et qui, au-delà de tous les raisonnements élaborés pour soutenir ce mode d'expression, témoigne d'un échec de notre dialogue social.
Résistons ! Oui, mais à la tentation de la crispation.
Cela étant dit, en cas d'atteinte à l'avenir professionnel de ce collègue, je le soutiendrai entièrement.
Roselyne le 11/11/2008 à 20:02:08
Merci
Vous permettez de mettre en réseau toutes formes de désobéissance civile mais au delà une réflexion sur l'école de demain.
Le fameux livre de Florence Aubenas et Miguel Benasayag'résister c'est créer ' porte un titre évocateur
Rêvons une école de la coopération ,de la réussite pour tous .
Créons cette école ,dès maintenant ,par des actes citoyens
Echangeons sur ce projet .
Dans un premier temps ,je trouve l'idée d'une pétition intéressante .
claire4435 le 11/11/2008 à 19:41:25
(les membres de RASED ne peuvent pas se mettre dans une semblable position de refus, me semble-t-il, car aucune injonction particulière ne leur est faite et leurs missions sont plutôt bien pensées, il faut le dire !).
Qu'entendez-vous par là? Les membres des RASED n'ont effectivement pas les mêmes cibles de "désobéissance", ce qui ne les empêche pas de refuser certaines missions qui leur sont demandées par leurs inspecteurs dans le grand vide institutionnel qui nous entoure actuellement.
J'admire la démarche de Monsieur Refalo, et le courage qu'elle nécessite et je nous souhaite à tous le même courage pour les mois à venir.
Luc-Laurent Salvador site : http://l.salvador.free.fr/educapsy/blog/educapsyblog.htm | le 11/11/2008 à 17:31:28
Bonjour,
Votre référence à la notion de désobéissance civile m'enchante. Elle était tellement en vogue dans les années 70 !
Malheureusement, la crise est passée par là et comme la propension naturelle des enseignants (ex bons élèves) est de se soumettre à une hiérarchie dont le fonctionnement top-down est hérité non de la révolution mais de l'Ancien Régime, j'ai peur que vous ayez beaucoup d'expressions de sympathie et de soutien mais peu de suiveurs.
Il me semble bien mesurer le courage qu'il faut pour prendre une décision telle que la vôtre et je doute que beaucoup aient le cran d'une telle démarche personnelle. Sans parler de tous ceux qui ayant d'autres missions, n'ont pas de raison valable de monter maintenant au créneau (les membres de RASED ne peuvent pas se mettre dans une semblable position de refus, me semble-t-il, car aucune injonction particulière ne leur est faite et leurs missions sont plutôt bien pensées, il faut le dire !).
Quoi qu'il en soit il ne s'agit surtout pas de culpabiliser qui que ce soit, mais plutôt de trouver les moyens de saisir l'opportunité qu'offre votre action pour nous éduquer réciproquement à une attitude citoyenne responsable plutôt que de contribuer à nous enfermer dans cette servitude volontaire que vous avez bien raison de souligner.
C'est pourquoi, sans vouloir décourager les courageux qui voudraient suivre votre modèle, je pense que la meilleure efficacité viendrait problablement d'une action de soutien collectif, par exemple, sous forme de pétition où chacun s'identifierait clairement sans pour autant se mettre en situation d'insubordination et risquer de s'exposer à l'arbitraire de quelques supérieurs éventuellement caractériels.
Fabienne44 le 11/11/2008 à 16:11:32
Je salue votre courage,
les enseignants sont d'anciens bons élèves, ils ont pris l'habitude d'être honnêtes, faisant le pari de l'honnêteté de ceux qui nous gouvernent. Pendant des années ils ont consciencieusement fait passer et corrigé les différentes évaluations nationales (dont ils n'avaient nul besoin pour connaitre leurs élèves), celles là même qu'on utilise contre eux pour dire qu'il reste 15% d'élèves en difficulté et que telle école est meilleure que telle autre. Refusons d'être mis en concurrence, refusons la division. Je propose de donner raison à l'administration: devenons incompétents et par exemple, corrigeons les futures évaluations très généreusement pour que tous nos élèves aient 92%(par ex) de réussite. Décidons de n'être compétents qu'avec ceux pour qui nous avons choisi ce métier: les enfants et leur famille, pour le reste soyons mauvais élèves!
voilesbleues le 11/11/2008 à 14:31:32
J'ai lu votre lettre avec beaucoup d'attention et je suis heureuse de voir qu'enfin des enseignants ne se laissent pas faire... Je vais transmettre cette adresse.. merci. Vous me redonnez espoir.
roselyne le 10/11/2008 à 23:44:31
salut Alain, contente de te retrouver dans ces dispositions! je suis retraitée maintenant, mais j'ai signé les pétitions!C'est l'école de demain que nous construisons chaque jour....que diront nos enfants?
Maguy Sanchez le 10/11/2008 à 11:02:09
Je suis retraitée de l'E.N depuis 9 ans et un peu lâchement,je me disais qu'il était temps que je quitte ce métier dont j'avais toujours rêvé et qui m'a autant passionnée. J'ai vécu cette période de grand espoir en 1968 où les conditions de travail et les ouvertures ont fait un bond formidable.
On voit ce qu'il en est maintenant!Je vous encourage et vous félicite pour votre détermination. M.Sanchez
Commentaires
francette le 10/07/2009 à 15:13:01C'est une position difficile à tenir en ces temps noirs pour l'enseignement entre autres, mais vous n'êtes pas seul à résister aux attaques des sauterelles du libéralisme. Dites vous que dans peu de temps, vous serez l'honneur de la démocratie française, vous qui avez su, contre vents mauvais et marées d'eau boueuse, vous mettre en travers. Vous l'êtes déjà. La Boétie disait que le tyran commence par avachir le peuple afin de mieux le contrôler (pas mots pour mots).Votre détermination d'enseignant à sauver ce qui peut l'être encore dans l'école de la République vous honore.
P.E.S. d\\\'Algérie le 02/07/2009 à 11:03:50
Je vous salue d'Algérie...je suis professeur de l'enseignement secondaire dans un lycée d'Algérie et membre du conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (cnapest).
Votre combat vous honore et est une alternative à mon avis au désengagement de vos collègues des actions syndicales et de mouvements...En effet ce qui m'étonne c'est qu'une action pareille devrait être le fait de syndicats avec toute la logistique qu'ils pourraient posséder...Donc l'Etat a réussi en France à affaiblir les syndicats peut être médiatiquement ou parce qu'ils vieillissent...Excusez mon manque d'éloquence je ne maitrise pas assez cette si belle langue...vous savez pourquoi je pense que vous me paraissez être une alternative aux syndicats vieillissants et qui se sont détournés de leurs objectifs? c'est parce que je le remarque dans mon pays : à un certain moment les grèves ne sont plus suivies avec un grand pourcentage parce que le fonctionnaire s'individualise et ne veut plus de ponction sur salaire la vie est si dure et le salaire assez conséquent...je m'explique : quand les professeurs du secondaire en Algérie avaient un salaire qui ne dépassait pas 190 euros/mois ils ont suivis le mot d'ordre d'une grève de 03 mois en 2003 et pendant 3 ans ils ont construits l’un des syndicat le plus fort de l’histoire de l’Algérie (le CNAPEST). Aujourd'hui les professeurs touchent 400 euros/mois environ, eh bien la mobilisation a chuté de 50 %...
Votre combat est un combat d'idées, ce sera difficile de mobiliser des collègues qui se sont construits un monde individualiste...
Vous comprenez, j’espère, pourquoi je nous vois à travers vous et je me dis que votre combat est une "logique" historique ?...à très bientôt donc collègues.
jcrefalo le 01/07/2009 à 19:55:53
J'approuve entièrement qu'un homme, des hommes puissent aller contre la décision politique "suprême",si cela se justifie pour le bien d'un pays, d'une nation,de l'éducation de ses enfants.C'est une tendance désastreuse que celle qui sévit,à la fois au sein de l'éducation,mais d'une façon générale,au sein de toute entreprise,privée/publique.La rationalisation à tout prix,selon moi à pure perte,ne fait que lobotomiser les consciences collectives.N'est-ce pas le but ultime...?Attention à la "norme",c'est dangereux....
Ester Lindo le 06/05/2009 à 12:59:58
Finalement j'ai pu trouver votre blogue et l'envoyer à tous les collègues possibles pour qu'ils me croient quand depuis quelques annés je leur parle de votre lutte, sur le moment et sans peur. Ça leur donnera plus de courage. Ici on a commencé trop tard. Merci.Moi, qui ai toujours lutté, pendant et après le fascisme, je me révoltais avec le lâchisme depuis 1985 de mes collègues. Merci encore. Ester.(Portugal)
P.S. Merci aussi de m'enseigner pourquoi on me dit souvent de recopier un nombre.
Ferdinand le 27/04/2009 à 19:18:56
Quand on mène un combat, c'est pour gagner ! Vous n'ignorez pas, si vous lisez attentivement les articles du blog, que nous cherchons à sauver l'école publique, à empêcher les réformes néfastes qui la mettent à mal. Ce combat ne peut être perdu car l'école de la République est le bien de tous. S'y attaquer, c'est attaquer la République et la démocratie. Désobéir est un devoir pour ne pas perdre son âme et empécher l'irréparable. Libre à vous de ne pas être d'accord...
Sylvette le 27/04/2009 à 19:13:46
Je lis la dernière phrase de votre propos:La victoire est possible si nous le voulons !
La victoire de quoi et sur quoi ?
François le 18/02/2009 à 15:27:01
Vous ne cherchez pas à vous mettre en scène, et pourtant vous le faites. Sans vous en rendre compte? Ce serait triste.
Sur 25 articles que compte ce blog, presque une vingtaine sont des textes directement afférents au concepts de désobéissance civile ou de résistance. Tout cela relève de la plus pure posture, de la construction d'une image de soi par le discours. Les médias (tv / presse / internet / publicité / etc...) n'autorisent d'ailleurs rien d'autre.
Ceci étant dit, si mon discours a pu vous paraître confus, c'est de ma faute : je conçois qu'il puisse l'être puisque les mots me manquent souvent.
Pour finir, je vous rassure : nous avons bien compris que les loups sont aux portes du village ; encore faut-il savoir les reconnaître.
Cordialement.
Alain Refalo le 15/02/2009 à 21:12:13
Cher monsieur
je regrette tant d'incompréhensions entre nous. Nous ne cherchons pas à nous "mettre en scène" comme vous dites. Nous agissons, nous informons notre hiérarchie de notre action de désobéissance, nous espérons que ce mouvement collectif suscitera des prises de conscience et sera une force de pression sur le ministère. C'est clair, c'est limpide, c'est transparent. Pour le reste, j'ai un peu de mal à vous suivre...
François le 13/02/2009 à 19:02:23
Triste méprise.
1) Je ne juge en aucun cas le contenu de ces réformes : je n'ai pas la connaissance suffisante pour le faire.
2) Je ne donne de leçons à personne. Je ne condamne en aucun cas le désaccord de qui que ce soit avec le contenu desdites réformes. Je me refuse à donner des leçons de morale à qui que ce soit, je vous laisse cette prérogative.
3) Mr Darcos est un ministre de la République Française, il doit rendre compte devant le parlement des projets de lois qu'il compte mettre en application. Parlement démocratiquement élu par le peuple français souverain.
4) Vous allez me rétorquer que même dans des états démocratiques certaines lois ont de par le passé été votées quand bien même elles constituaient une atteinte certaine aux droits des individus (et non pas des citoyens - la distinction est importante). Les comparaisons que vous avez effectuées dans votre texte ne sont selon moi pas pertinentes, justement parce que l'histoire est passée par là.
3 Bis) Vous nous parlez d'un Etat de droit. Qu'est ce donc pour vous qu'un Etat de droit? De quel droit parlez-vous?
4) Je n'ai aucun fait de résistance à vous opposer car nous ne sommes pas dans un concours du plus brave. Je revendique la possibilité de ne pas résister JUSTEMENT parce que je ne crée pas d'échelle de valeurs morales entre le courageux résistant et le lâche inactif. Je ne donne de leçon à personne. Je vous demande simplement de comprendre qu'on puisse ne pas adhérer à vos idées et à vos méthodes. Cela fait-il de moi un donneur de leçons devant l'Eternel?
5) Pourquoi prends-je la peine de venir poster mes commentaires contradictoires et inconsistants sur ce blog dans ce cas? Et bien précisément parce que c'est un blog, et que la spectacularisation de votre mouvement, QUE JE NE CONDAMNE PAS en-soi, offre la possibilité de le faire.
Pour finir, ce qui me frappe, c'est la mise en scène de ce mouvement de désobéissance, où le désobéisseur ne donne PLUS SEULEMENT ses revendications, ses propositions, n'explique plus rationnellement, point par point le contenu des réformes et en quoi celles-ci constituent une atteinte, mais AU MOINS AUTANT se donne à voir comme désobéisseur et résistant, démontant dans la réalité (mais l'augmentant dans le super-monde médiatique), en grande partie la force de son argumentation (car je veux bien croire qu'elle existe), de par la distanciation créée par cette mise en exergue de la posture plus que du combat idéologique (sans connotation péjorative).
Je me permettrai, pour finir, de conseiller à tous ceux qui m'auront lu jusqu'ici un assez vieux livre, dans lequel on peut lire ces deux phrases : "Les vedettes existent pour figurer des types variés de styles de vie et de styles de compréhension de la société, libres de s'exercer globalement. Elles incarnent le résultat inaccessible du travail social, en mimant des sous-produits de ce travail qui sont magiquement tranférés au-dessus de lui comme son but". C'est La Société du Spectacle de Guy Debord, dont nous faisons dorénavant tous partie. Vedettes du pouvoir, comme vedettes de la désobéissance.
L'ironie suprême étant que ce livre lui-même devienne une pierre de l'édifice qu'il dénonce.
Cordialement.
Alain Refalo le 12/02/2009 à 11:35:32
Les "réformes" de Mr Darcos que nous contestons ont d'autant moins de légitimité qu'elles n'ont jamais été votées par l'Assemblée Nationale. C'est le fait du prince.
Je vous laisse la responsabilité de vos appréciations sur les désobéisseurs. Pour ma part, je perds 2 jours de salaire par semaine. Certes je ne risque pas ma vie dans ce combat, mais mon travail oui.
Je suppose que vous avez de hauts fait de résistance à nous opposer pour venir prétendre nous donner des leçons sur ce blog qui est d'abord un blog d'enseignants en résistance.
La désobéissance civile a une histoire et même une histoire dans les systèmes démocratiques. De nombreux penseurs ont même précisé qu'elle avait toute sa place dans le fonctionnement d'une démocratie.
J'ai le regret de vous dire que malheureusement nous sommes de plus en plus dans un Etat qui est de moins en moins un Etat de droit. Vous faut-il des exemples ?
Ce qui légitime plus que jamais l'insoumission collective.
François le 12/02/2009 à 03:40:43
Mélange inepte d'Obamania - surfant sur ce gentil raz-de-marée provoqué par les millions de vestes retournées au même moment à propos de l'Amérique (ça fait du vent) - de sentimentalisme mièvre et de références historico-littéraires taillées à l'emporte-pièce.
C'est assez amusant. Amusant de vous voir comparer les réformettes gouvernementales menées par des dirigeants légitimes (qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ces réformes) au colonialisme anglais, à la ségrégation raciale, ou au totalitarisme soviétique.
Quant à Thoreau, notre bon ami qui s'illustra par ses écrits prônant l'individualisme, il fut emprisonné pour avoir refusé de payer 6 ans d'impôts et passa en prison... 1 jour, car sa tante paya ses arriérés pour lui. Comme quoi quand on a de l'argent (il vivait peu ou prou aux crochets de son grand ami Emerson et de sa famille) on peut se permettre plus facilement d'avoir de grandes idées "humanistes".
Le désobéisseur est un personnage pseudo-héroïque d'une société occidentale en manque de héros. Quels critères vous permettent de définir la limite entre légitimité et illégitimité? Je suppose qu'ils sont éminemment subjectifs. Ne m'en voulez donc pas de n'y pas adhérer.
Cordialement
Frédérique Bedouin le 31/01/2009 à 19:11:37
Je soutiens vos prises de position courageuses en tant que citoyenne et parent d'élèves. Je voudrais également pouvoir agir concrètement, notamment participer à une caisse de soutien pour tous les enseignants qui, comme vous, subissent des sanctions financières parfois énormes et en tous cas disproportionnées. Mais je ne trouve pas d'information à ce sujet. Pouvez-vous m'éclairer ? Y a-t-il un comité de soutien auquel je pourrais m'adresser ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Imatoumi le 23/01/2009 à 00:09:14
Juste une idée, comme ça:
Quand on voit le terme d' "acheter la paix sociale" utilisé quand un des arrosoirs pour éléments méritants, l'Union des Industries Métallurgiques, groupe appartenant au MEDEF (ex-CNPF) quand on imagine ce que 700 millions de pétra-golmons peuvent acheter comme consciences et autres choix d'acteurs de la vie politique telle que nous la connaissons...
Ne faut-il pas se poser la question de quel est la "baguette magique" qui permet à la fée Carabosse aux commandes à ce moment-là de faire passer ses pommes pourries dans nos œsophages ?
La réponse est l'institut de sondage !
Opinion Way repris en coeur par tous les médias asservis au titre de la sacro-sainte communication sort sur vérité vrai à partir d'un échantillon d'internautes tous bons français payants des impôts (au moins la TVA sur la nourriture, espère-t-on) le chiffre magique de largement plus de 50 (60 à 75) pour cent de "OUI"'s.
Il faudrait remplacer ce genre de levier par des système informatiques "Open Source" dignes de confiance.
On y verrait plus clair.
Et pourquoi pas monter le débat à un autre niveau.
Bicoz, là, NO FUTURE.
rod le 21/01/2009 à 15:30:32
"Ce qui fait la force des injustices, ce n'est pas la loi injuste, mais l'obéissance à la loi injuste. Rappelons-nous les mots prophétiques d' Etienne de La Boétie ..." Eh bien je suis au regret de vous dire qu'Etienne de La Boétie a aussi dit des conneries et votre citation vous rapproche un peu plus de lui, au moins sur ce propos.
Bien que sensible à l'idéal anarchiste, je trouve votre réflexion Stalinienne, partielle et partiale.
Quelle est votre légitimité pour prétendre ce qui est bon ou mauvais pour l'école ?
Vous êtes fonctionnaire au service d'un intéret public que l'état détermine.
Même si je ne suis pas en accord avec la politique du gouvernement, je ne suis pas prêt à vous faire confiance pour me dicter une conduite pédagogique.
La démocratie est le meilleur chemin vers la liberté et vous n'êtes pas un démocrate.
J'ai signé une pétition en votre faveur et je le regrette.
Peut-être êtes-vous courageux pour affronter notre hierarchie, cependant, votre "courage" ne légitimise pas votre action.
Au lieu de foncer tête baissée, sûr de votre action, prenez donc le temps de vous demander si vous êtes le légitime détenteur de l'intéret public.
Un collègue.
pascale le 24/12/2008 à 12:40:48
Je ne me sens pas agressée. je suis loin de votre niveau de réflexion, mais ce que je voulais dire, c'est qu'individuellement certains vrais humanistes tentent à leur échelle de considérer les élèves comme des individus dans leur globalité. Je suis en plus totalement d'accord avec vous (si j'ai bien compris, je le redis, je suis moins "fine" que vous ne semblez l'être, moins intellectuelle.)
Je crois que ce mouvement est une réaction urgente face à des mises en danger brutales et successives de ce que nous défendons. Ce qui ne nous empêche pas de considérer le fond, qui est bien l'instauration (sa poursuite, ce n'est certes pas nouveau) d'un monde totalement déshumanisé.
Claude 56 le 24/12/2008 à 10:54:53
"ça se fait déjà" dites-vous Pascale, mais où? Dans des écoles ou dans le système scolaire qui commence à l'école maternelle mais qui inclut aussi l'ENA? Comment vous situez-vous dans votre analyse? Par rapport à votre niveau d'intervention et de prise en charge des jeunes ou bien par rapport à votre conception du système scolaire dans son ensemble? La production de jeunes en échec, et ce à tous les niveaux du système scolaire ne procède-t-elle pas entre autres et justement de son caractère et de ses objectifs élitistes? La prise de conscience vient surtout, il me semble, de ce que le pouvoir serre la vis un peu trop fort, un peu trop vite, suivant les méthodes comptables et donc humaines chères au libéralisme. Mais ce n'est pas nouveau ça! Monsieur Chirac parlait déjà de la nécessité d'adapter les jeunes à la mondialisation, aux évolutions en cours! Quelles réactions alors? Les évolutions n'étaient-elles pas prévisibles?
Ne vous sentez pas agressée par mes propos Pascale, je me place au niveau du débat d'idées. Je ne détiens pas la vérité et comme vous je souhaite un changement...de fond!
pascale le 21/12/2008 à 12:29:55
Il me semble que nous ne demandons rien d'autre (ou ai-je mal compris?)
A plusieurs reprises il a été dit sur ce blog que l'école est éminemment perfectible, ô combien! D'autant plus qu'elle a cessé depuis longtemps de jouer son rôle d'ascenseur social. Bien sûr que très souvent elle formate, mais il ne faut pas confondre le formatage (qui,je le redis,est bien souvent la règle par inconscience ou paresse intellectuelle) et l'aptitude à vivre ensemble qui relève des valeurs que vous évoquez.
Alors, oui, il faut revoir nos pratiques, notre "moule" social et cesser de valoriser uniquement la culture des élites.
Ca se fait déjà...
Claude56 le 21/12/2008 à 10:42:43
A lire tous ces commentaires, je finirais par croire que l’école d’avant Xavier Darcos avait de la vertu ! Pourtant il me semble que l’école n’a jamais été en paix avec elle-même comme la société française d’ailleurs et ce même en période de forte croissance économique. Y aurait-il un dénominateur commun à ces assertions ? L’école est en crise comme la société qu’elle produit. L’école est en crise parce que la société n’est pas en paix avec elle-même : chacun constate dans son vécu personnel que « Liberté - Egalité – Fraternité » n’est qu’une devise, un élégant paravent derrière lequel règne la raison du plus fort.
Quelle est donc la mission de l’école ? Quelles relations entre le fond et la forme des enseignements prodigués dans l’école de la république et l’état de la société qui dérive vers de moins en moins d’humanité (on dit de solidarité) ?
Comment se fait-il que la Banque de France ait sa liberté d’action alors que l’école reste sous la tutelle du pouvoir ? N’est-ce pas parce que l’éducation, il faudrait le reconnaître, peut être un levier de libération – il faut réfléchir à ce que cache et induit cette libération partielle- mais aussi et surtout un moyen de conformation ! L’école ne serait-elle pas un peu pour quelque chose dans notre cocardisme qui s’affiche dans tous les domaines quand les augures nous semblent favorables : en politique, en économie, en science, en sport, en culture etc ?
La république française est restée entre les mains des pouvoirs un moyen d’affirmer la « grandeur » de la France quand ce n’est pas sa supériorité. Et nul ne conteste cela et l’école y travaille. Or cette « grandeur » comment se traduit-elle ? Qu’exige-t-elle ? Que produit-elle en France et hors de France ? Globalement le contraire de ce qu’affiche notre devise ! Cette école que nous ne savons s’il faut la défendre ou la démolir n’a-t-elle pas sa part de responsabilité dans l’état de la société française ? N’est-elle pas peut-être au corps défendant de ses personnels un bras du système ? L’antichambre de l’entreprise France et donc du libéralisme ? Le projet de l’élève est, il me semble, complètement orienté vers l’intégration socioprofessionnelle, non ? On prête à l’école le rôle d’ascenseur social. Mais cette fonction reconnue en quoi change-t-elle fondamentalement la société dans sa hiérarchisation ? En quoi réduit-elle vraiment les inégalités, les « fractures » ? A côté des réussites sociales de certains, combien d’échecs qui viennent alimenter les masses laborieuses de la France d’en bas ? Les échecs sont vécus par chacun dans la chair, culpabilisants, réduisant à l’impuissance qui ne peut trouver de terrain d’expression que dans la manifestation violente. C’est l’humain qui est affecté, qui est nié par le système. Le système n’a surtout pas besoin d’individualités conscientes, libres, responsables, mais d’effecteurs consciencieux. Il me semble que la culpabilisation est un outil très utilisé en France, dès la formation des maîtres d’ailleurs. Ainsi l’éducation tourne rond, tourne en rond. La France de Vichy et la montée du nazisme ont été possibles grâce à des effecteurs consciencieux ! La résistance s’est organisée à partir du réveil d’individualités, d’hommes et de femmes, de jeunes aussi.
L’objectif des pouvoirs, ce n’est pas l’homme, ce n’est pas l’humanisme, ce n’est pas l’universalisme c'est-à-dire l’éveil des consciences pour la recherche d’un bien commun à tous les hommes, ce qu’ils redoutent avant tout, mais l’affirmation de la raison du plus fort ! Il leur est facile de mâter des manifestations voire des émeutes . Ils ne tiennent pas face à l’intelligence lucide responsable et motivée. L’objectif de l’éducation dite nationale est nationaliste. L’humanisme n’y est qu’un enseignement intellectuel, pas une pratique existentielle, un gargarisme ! Notre éducation a essentiellement une vocation hexagonaliste. Il faut voir cela pour comprendre le paradoxe français et remédier à ce porte à faux dans lequel sont coincés les personnels enseignants et la société française qui croit en une école humaniste et universaliste. Par ailleurs, les problèmes de l’école ne sont pas traités comme des problèmes scolaro-scolaires pour rien. Le découplage entre les problèmes de la société et ceux de l’école est un moyen d’endormir les consciences. Certes on établit le lien entre le niveau de « développement » et l’éducation, mais pas celui entre le degré de déshumanisation et l’éducation que l’on ne veut concevoir que sans reproche. Or l’école nous inculque notre représentation de nous-mêmes et celle de l’autre.
Nous devrons reconsidérer certaines évidences pour aller de l’avant si nous avons vraiment pour souci le devenir des jeunes, celui de l’humanité, les deux sont indissociables. La situation mondiale actuelle est l’aboutissement de l’ère des nations et des nationalismes. L’Europe restera un échec tant que ce sont les nationalismes qui en seront la cheville ouvrière. La mondialisation est débordée par ses effets « collatéraux », la dérégulation de l’humanité et de la planète sont les conséquences de l’idéologie enseignée implicitement à l’école. Les nationalismes et les intérêts particuliers qui se cachent derrière et qui manipulent des consciences indifférenciées de citoyens godillots s’opposent à l’émergence d’un humanisme vrai, d’un existentialisme existentiel qui porte à l’amélioration de la qualité du fond humain. Nous nous disons civilisés. Regardons ce que notre développement produit. A l’échelle de la planète notre développement est de type bactérien : seules les limites du milieu nourricier semble en mesure d’arrêter l’homme. Où sont donc l’intelligence, la réflexion, l’amour de l’autre ? L’école ne pourra changer que si les enseignants sortent de l’éternelle confrontation avec les pouvoirs, toujours aussi stérile pour devenir force de proposition. Ils doivent ouvrir un vrai débat avec la société sur le fond et remettre eux aussi en cause la fonction d’effecteur du système qu’est la fonction enseignante. C’est notre devoir de citoyen au sens condorcéen du terme. C’est l’intelligence recouvrée qui fera vaciller et tomber Golliath. Les évolutions actuelles montrent qu’il y a urgence à changer, à sortir de l’impasse libérale qui n’est pas la liberté pour l’homme mais son enfermement.
Je sais que je vais heurter des susceptibilités, mais il n'y aura pas d'avenir sans remise en cause profonde.
andré Bruyère le 19/12/2008 à 09:42:15
Je viens de prendre ma retraite (depuis septembre). J'étais prof d'Anglais dans un Lycée.
Je suis très conscient du travail immense qu'il faudrait faire pour véritablement sortir des couches entières de la société de l'ignorance et des préjugés.
Actuellement, je m'occupe d'un jeune maghrébin volontaire. Un seul élève m'occupe beaucoup étant donné tous les problèmes qu'il rencontre. Non seulement des lacune scolaires, de grosses dificultés familiales, de très gros préjugés culturels, des problèmes relationnels personnels etc.
Et des comme lui, il y en a des dizaines de milliers dans nos classe, sans doute même des centaines de milliers. Et Rien n'est fait!Que de souffrance!
La seule préoccupation du gouvrnement, c'est de faire baisser les Impôts!
Pour moi, on mange des patates mais on donne une éducation aux jeunes qui en ont besoin. C'est leur droit et c'est notre devoir.
Mais que faire pour lutter contre l'indéfférence qui semble générale ?
Je suis prêt à vous aider quoi que ce soit que vous voulez que je fasse.
Je suis même prêt à faire un jeüne illimité si cette action peut être utile.
Dites moi, je suis à votre service. Je peux vous aider pour n'importe quoi, aussi longtemps qu'il le faudra.
Annick MAURE le 15/12/2008 à 13:14:42
Alain, je salue ton courage pour cette initiative en toute conscience ...tu es fidèle à tes engagements par cette désobéissance nécessaire ...ton action ne m'étonne pas, ayant participé à des sessions du centre de la non-violence, je retrouve bien ici la clarté de ton langage et ta détermination !
Jérôme le 15/12/2008 à 09:54:29
Je crois moi aussi que l'on entre dans une période où la résistance devient impérieuse si l'on souhaite que l'éducation reste au cœur de notre projet de société. Par contre, je crois que seul un mouvement de l'éducation nationale prolongé par les parents d'élèves et les associations a une chance de réussir. Car sinon, gouvernants et médias feront en sorte de monter les uns contre les autres, parleront des intérêts des uns, des avantages des autres... et le sujet sur la place, l'importance et les objectifs de notre système éducatif seront relayés au second plan. Je suis salarié d'une fédération d'éducation populaire et parent. A ces deux titres, les réformes de l'école me concernent... Il faut, sans fatalisme, que nous soyons en capacité de désobéir quand il le faut mais aussi de proposer, voir d'imposer, une ambition pour notre école. Ensemble, nous le pouvons.
Rejane le 11/12/2008 à 21:37:25
65% des jeunes americains sont incapables de placer la France ou la Grande Bretagne sur une carte du monde et cela est du a leur defaillant systeme d'education. Je supporte tous les enseignants qui refusent de laisser notre jeune generation (pauvre ou riche)devenir aussi ignorants.
De l'education des jeunes d'Aujourd'hui depend la France de Demain
Bouquet de Soleil le 10/12/2008 à 21:32:16
Cher Alain,
YES WE CAN!! Oui nous le pouvons.
Très beau slogan qui est un symbole très fort sur un autre continent. Je t'encourage et te soutiens dans ta démarche de désobéissance civile.
Je te souhaite bonne route sur ce chemin que tu as choisi.
"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons." MARTIN LUTHER KING
Je t'embrasse.
canut le 10/12/2008 à 18:07:39
"D'autre part les bases scientifiques que tu réclames existent, de nombreuses études validant la pédagogie du projet existent. D'ailleurs c'est ce que l'on enseignait encore aux futurs enseignants à l'IUFM récemment. Renseigne toi. "
Donnez-les moi !
samy le 10/12/2008 à 01:55:17
Félicitations pour votre courage
Continuez à vous battre pour que l'école reste ce lieu d'ouverture et pour que tous les élèves puissent y réussir.
Il est malheureux d'en arriver là, à cause d'hommes politiques qui confondent raisons budgétaires et éducatives, masquant leur besoin d'économies derrière des pseudos réformes pour les élèves.
Il est évident qu'on ne peut pas remplir les objectifs d'aide aux élèves en difficulté en restreignant le personnel, donc le temps qu'on peut leur accorder.
Pour te répondre canut, il me semble qu'il ne s'agit pas de rebellitude... mais bien d'une volonté de sauvegarder notre systeme éducatif car si les réformes mises en oeuvre allaient dans le sens de la réussite des élèves même les moins favorisés, personne n'aurait enclenché ce mouvement.
D'autre part les bases scientifiques que tu réclames existent, de nombreuses études validant la pédagogie du projet existent. D'ailleurs c'est ce que l'on enseignait encore aux futurs enseignants à l'IUFM récemment. Renseigne toi.
En dernier lieu, les enfants sont loin d'être pris en otage, car il s'agit au contraire de leur intérêt et cela m'attriste que des gens comme toi ne s'en rendent pas compte.
Samy,
parent d'un futur élève qui espère bien aller à l'école maternelle et bénéficier d'un enseignement adapté dans la future école publique
canut le 09/12/2008 à 23:26:52
Qu'est-ce qui vous permet de pendre les enfants en otage ? Quelle est la caution scientifique de vos présupposés pédagogiques ? Un minimum de courage au lieu de la rebellitude vous ferait prendre le risque de créer votre propre école où vous pourriez démontrer le bien-fondé de vos théories.
Joëlle Sevestre le 08/12/2008 à 11:45:37
Il s'agit bien d'un choix de société.
Pas pour demain, dès aujourd'hui par une sélection de plus en plus précoce.
Pour faire face à une éducation de masse, donc hétérogène : 2 politiques diamétralement opposées sont possibles :
1) Une formation des maîtres adaptée.
Qu'ils apprennent à transformer l'hétérogénéité en richesse.
grâce par exemple aux outils de la Pédagogie Institutionnelle...
2)Sélectionner.
Tenter de rétablir une soi-disant homogénéité dans les classes. Exclure ceux auxquels on n'aura pas su donner des responsabilités, donner des repères,du sens, reconnaître leur part de pouvoir, pas su éveiller le désir d'apprendre, de grandir...
La premiére solution permet de tendre vers une société où chacun a conscience de porter la responsabilité de la survie de son couple, de son entreprise, de la planète... Elle passe par l'apprentissage de l'articulation de la liberté individuelle et de l'intérêt commun.
La deuxième, choisie par le pouvoir en place, s'appuie sur un autre postulat : la nécessité de former une élite apte à diriger le monde à tous les niveaux. Le reste de la population doit être formaté pour produire, consommer, se distraire et... se soumettre. Une autorité forte et non partagée s'y emploie déjà activement.
Mesdames, messieurs les enseignants, faites vos choix.
Ne sous-estimez pas votre pouvoir.
Un immense MERCI à vous qui malgré tout permettez à chacun de trouver sa place quelles que soient ses origines, sa culture, son histoire singulière.
Je lance un appel aux anciens élèves qui ont bénéficié d'un parcours scolaire qui leur a permis de se construire,de me contacter. Je souhaiterais que leurs témoignages puissent déciller les yeux des politiques de bonne volonté. D'avance merci.
Ma messagerie : jesevestre@wanadoo.fr
pascale le 02/12/2008 à 20:51:26
Agnès, c'est exactement ce que je pense et que j'essaie de mettre en place depuis plusieurs semaines: j'ai moi-même employé exactement le terme d'action individuelle-collective (à croire que je suis schizo et que l"Autre" s'appelle Agnès!), je crois me relire.
Nous sommes un certain nombre à vouloir écrire à notre tour, mais je trouve les délais un peu longs.
J'inonde toutes les écoles de ma circonscription, j'ai écrit aux parents de mes élèves, je les ai réunis, j'attends beaucoup du Conseil d'Ecole.
Je ne manque pas d'informer toutes mes connaissances des enjeux réels de ces prétendues réformes.
Nous sommes dans un état fascisant; allez voir sur le blog ami "sauvons l'école" les interventions brutales des forces de l'ordre(!) dans des établissements scolaires, ça fait froid dans le dos. la rafle dans une école de sans-papiers, parqués puis reconduits avec diligence...
Agnès le 29/11/2008 à 01:41:54
il y a quelques heures j'étais avec un certain nombre de personnes devant l'inspection académique de St-Etienne (42) pour soutenir Jean-Marc Hostachy qui a été convoqué suite à la lettre qu'il a écrit à son inspectrice, dans la même veine qu'Alain Refalo. Nous n'étions pas très nombreux, et nous avons appris à l'issue de l'entretien qu'à moins qu'il ne revienne sur sa "décision de désobéissance ouverte" (il a une semaine pour cela), il sera sanctionné.... Alain l'a-t-il déjà été, ainsi que les quelques autres qui ont suivi le mouvement ?
Il y aurait peut-être une autre solution pour qu'ils ne le soient pas.... l'action "individuelle collective".
L'action collective seule donne ça :
Une (ou beaucoup, d'ailleurs) pétition de soutien ou pour attirer l'attention, pour sonner l'alarme... etc... sont des actions pacifiques dont nous abreuvons le gouvernement depuis très longtemps et dont il n'a que faire au mieux, ou dont il retire profit au pire : une pétition va passer "à la trappe" au mieux, et permettre de référencer les gens qui sont trop souvent dans les mouvements contestataires, au pire.... une grève va passer inaperçue parce que "remplacée" (vive le SMA :-() au mieux, et permettre de récupérer une bonne quantité d'argent, au pire.... En bref, nos mouvements collectifs trop gentils permettent malgré tout à nous mettre souvent l'opinion publique à dos, étant très bien manipulés par les médias à la solde du gouvernement....
L'action individuelle seule donne ça :
Des cas isolés sanctionnés, des collègues qui se sentent incompris, isolés et qui subissent trop de pression de la part de la hiérarchie ou des parents, des dépressions parfois, un suicide au moins......
L'action "individuelle collective" est tout simplement la somme d'une même action individuelle.... Quand une contestation est exprimée à travers un mouvement collectif institutionnel (le plus souvent par les syndicats), c'est le côté institutionnel qui prend le dessus et la plupart du temps cela reste assez stérile. Quand la contestation est individuelle, c'est plus marquant puisque c'est une opinion directe non déformée par un cadre institutionnel.... De plus si cette action est reprise par des milliers de personnes (si, si il faut y croire :-))au niveau national, il ne pourra y avoir des sanctions.... ou alors la répression sera rendue publique.
MAIS IL FAUT VRAIMENT TOUS AGIR MASSIVEMENT.
Pas se dire j'y vais ou j'y vais pas, je les soutiens ... mais..... le meilleur soutien est de noyer ces contestataires, qui nous ont ouvert les yeux avec des mots précis, dans la masse.... pour que l'institution ne puisse plus pointer le doigt sur eux et eux seuls en les traitant de vilains petits canards....
Et il est évident qu'il faut faire circuler ces informations parmi les parents d'élèves et toutes nos connaissances car toute personne susceptible d'être parent d'élève un jour est concernée.... et nous avons besoin du soutien des premières personnes concernées au delà de nos élèves.
Personnellement, j'étais en grève le 20/11 (comme toutes d'ailleurs), à la manifestation dans ma ville aussi, je vais aussi distribuer à mes parents d'élèves le petit mot qui circule pour expliquer nos motifs et diffuser l'information, je ne me prive pas, chaque fois que c'est nécessaire de placer dans la conversation avec mes parents d'élèves (ou autres personnes étrangères à l'école) les dangers de toutes ces réformes, surtout pour les enfants.... et je vais aussi écrire un courrier, par contre je ne sais pas encore à qui l'adresser : Inspections par voie hiérarchique, ministre, président... tous à la fois ? Je me laisse le temps du WE pour y réfléchir.
J'espère que vous allez être nombreux à suivre le mouvement.... il ne nous faut absolument pas céder, sinon je vais devoir me recycler... à force de changer les couches et dormir avec les enfants, je ne dois plus savoir faire classe !!! :-)
pere de famille le 25/11/2008 à 14:19:17
Je suis père de famille et je refuse que chaque jour se creuse l'ecart entre ecole des riches et l'école des pauvres. L'enseignement est la richesse des pays pour demain. Alors tous doivent avoir le même droit, les mêmes outils aujourd'hui. Demain nos bambins seront les décideurs des orientations de l'école. Montrons que nous en avons conscience
Christophe Bouvet le 24/11/2008 à 20:54:56
Bravo !
Pas enseignant mais désobéissant pour d'autres causes.
Bon courage !
Emilie Colin le 22/11/2008 à 21:54:20
L'un des intervenants dit que nous sommes en république est que la majorité a choisi. C'est le cas.
Après, nous, y compris les gens ayant choisi Sarkozy sont des citoyens : des êtres dotés de raison avec des responsabilités vivant dans une république où au fronton des mairies est écrit "Liberté, Egalité, Fraternité".
Si la majorité des gens est pour éliminer une partie de la population en vertu de telle ou telle raison, nous acceptons le contrat social de ne pas faire de mal à qui que se soit, qu'il appartiennent ou non à une minorité que nous nous n'aimerions pas.
La défense de la société que nous formons ensemble va au-delà de la façon dont elle nous est présentée. C'est d'ailleurs normalement le boulot des politiques d'avoir une vision d'ensemble.
Oui, Sarko n'a pas proprement caché le désengagement de l'état comme souhait, quoiqu'avec les double discours se soit discutable. Oui il a gagné. et même si certains ont voté pour car mieux vaut çà que la gauche, parce que jamais ne voteraient pour une femme, parce que lui il va botter le cul aux immigrés, parce que lui il défend le travail.... Oui il a gagné, mais pas sur son programme. Après, c'est notre démocratie, on ne peut attendre que toute une population vote pour de mêmes raisons pour quelqu'un.
Mais nous, citoyens, citoyennes, (que nous soyions politiques, salariés ou patrons) avons l'intérêt du devenir de nos enfants, de notre pays à défendre. Sinon, autant se coucher aussi, et accepter le non accès à la culture, aux soins pour ceux qui nous suivront. Je suis heureuse d'être aller à l'école, et on nous parle d'échec alors que je suis persuadée que la population est globalement mieux éduquée qu'il y a quarante ans.
Le fait qu'un pays aille bien ne se mesure pas à son taux de privatisation, à sa flexibilité, à son taux de croissance. Il se mesure, se regarde, à la qualité de vie, à la culture, aux respects des droits de ses composantes.
J'ai un peu (si peu) déraillé, disant digressé. Mais j'ai peur pour l'école et pour l'avenir. Je ne suis que salariée du privée.
Mais quand je lis çà :
"La désobéissance civile, affirme-t-il,est le droit imprescriptible de tout citoyen. IL ne saurait y renoncer sans cesser d'être un homme. La désobéissance civile ne donne jamais suite à l'anarchie alors que la désobéissance criminelle peut y conduire. Sous peine de disparaître, chaque Etat met fin à la désobéissance criminelle par la force. Mais ce serait emprisonner la conscience que de faire cesser la désobéissance civile."
Je me dis qu'on peut aller loin, et peut être garder l'espoir d'un monde où on soit autre chose que des pions ou des dissidents, mais des gens qui gèrent ensemble.
Xavier Lainé site : www.atelierdupoete.unblog.fr | le 22/11/2008 à 06:18:04
Etablissons donc les réseaux, non seulement de résistance, mais de construction d'une société qui ne puisse plue exclure, une société dont les différences seraient le phare, l'éducation nationale démembrée, la santé réservée aux plus riches, la solidarité vidée de sa substance, que restera-t-il, dans trois ans, de nos rêves? Devrons nous émigrer pour survivre? Il est temps de nous organiser dans une désobéissance civique pacifique...
Sire D'inchy site : http://mesterressaintes.hautetfort.com/ | le 21/11/2008 à 19:02:46
Pas d'accord avec vous, les précaires comm moi voudrait bien avoir des postes, alors être surveillés (au risque d'une perte du lien sociale qui nous concerne tous) c'est pareil finalement, qu'on soit au PS ou au Modem c'est toujours les plus faibles et les handicapés qui trinquent, finalement.
Faites un tour sur mon blogue de jeune prof de balieue
Mamouth Killer le 21/11/2008 à 13:56:37
Ah l'education nationale... toujours en chantier !
Mais peu importe. Le vrai chantier est la prise de conscience des parents : ce sont a eux de s'eduquer puis d'elever leurs enfants.
Il n'y a presque plus de travail en France : ce ne saurait etre une fatalite si les gens mettaient intelligement leur temps libre a profit pour preparer la nouvelle generation.
Problemes de salaires !? A ce que je sache, s'il est cher d'acheter une tele plasma, la nouvelle PS3, une semaine sur la cote d'azur, les biblitheques et les musees sont gratuits, le phenomene associatif en pleine expansion.
Mais non, on confie les enfants au mamouth ou a la sainte mere tele, et on part manifester... "Bonne conscience" ou perte de bon sens.
Prenez vos responsabilites ! Et n'accusez pas l'Etat de votre couardise, cela ne saurait arranger votre sort.
Songez a l'avenir de vos enfants !
Anthéor le 21/11/2008 à 09:53:15
Dialogue avec Jean-Marc Campaner
Votre questionnement sur la légitimité de la désobéissance civile en "démocratie" me semble tout-à-fait légitime d'autant plus que vous le faites avec la plus grande sérénité...
Pour autant, il me smble que la désobéissance civile, comme l'a bien montré John Rawls CF. l'article de Jean-Marie Muller sur ce blog), est tout-à fait légitime dès lors qu'elle s'enracine dans une attitude non-violente vis à vis des personnes, c'est-à-dire dans le plus grand respect des autres...
Ce qui est le cas de l'action entreprise par Alain Refalo mais ce qui, à l'évidence, n'est pas le cas des commandos IVG qui en effet n'hésitent pas à recourir à la violence... Vous avez raison, cette désobéissance qui n'est pas civile n'est pas tolérable...
La loi de la majorité ne saurait faire taire les consciences des citoyens qui se trouvent en désaccord avec telle ou telle loi dont ils estiment, précisément en conscience, qu'elles sont injustes...
Me prmettrez-vous de citer Gandhi qui est un maître en la matière :
"La désobéissance civile, affirme-t-il,est le droit imprescriptible de tout citoyen. IL ne saurait y renoncer sans cesser d'être un homme. La désobéissance civile ne donne jamais suite à l'anarchie alors que la désobéissance criminelle peut y conduire. Sous peine de disparaître, chaque Etat met fin à la désobéissance criminelle par la force. Mais ce serait emprisonner la conscience que de faire cesser la désobéissance civile."
Comme vous le reconnaissez l'action de désobéissance d'Alain refalo a eu l'immense mérite de créer un déclic pour beaucoup de personnes qui se sont senties interpellées...
Ceci étant, dans toute action de désobéissanvce civile, il importe de garder toute leur place aux moyens légaux de résistance...
J'aime ce cri de révolte d'un anarchiste qui affirmait : Nous ferons la révolution par tous les moyens, même par les moyens légaux !"
C'est pourquoi votre propre positonnement a toute sa valur dansle cadre du mouvement collectif qui s'organise à partir du déclic oé par la désobéissance d'Alain Refalo...
Je vous souhaite un beau week-end...
floty le 20/11/2008 à 21:24:46
merci pour nous redonner confiance à travers votre action face à une école qui est en péril, des mesures qui mettent à mal nos conditions d'enseignement avec et pour nos élèves.
En retour,sachez que nous sommes très nombreux à vous soutenir et à lutter dans notre département des Hautes-Pyrénées.
Il est enfin temps que nous prenions tous conscience de l'avenir incertain et du devenir de l'école.
pascale le 20/11/2008 à 16:45:50
Je me suis aussi posé la question de la démocratie et de la légitimité d'actions allant contre ces lois; or, la réponse est dans l'analyse de Rawls, bien sûr,(voir ici article très clair de JM Muller sur le désobéisseur): la désobéissance civile se justifie dans une démocratie qui manifestement commet une infraction grave au principe de la juste égalité de chances pour tous! Et que se profile-t-il à l'horizon? justice, santé, éducation à plusieurs vitesses...
Jean-Marc Campaner le 19/11/2008 à 13:52:00
J'admire le courage d'Alain Refalo et je le soutiendrai contre les menaces d'intimidation de sa hierarchie. Cependant, sans vouloir jouer les trouble-fêtes, un appel à la désobéissance me semble inopportun dans la mesure où la France est (encore ?) une République. En effet :
- le gouvernement actuel a été plébiscité à l'issue d'un vote démocratique. Les électeurs étaient prévenus que l'Etat souhaitait se désengager progressivement de ses missions pour ne conserver à terme que son devoir régalien de maintien de l'ordre et son droit de soutien à l'économie.
- une minorité ne peut pas se permettre d'imposer ses idées, alors qu'elles lui semblent éminemment justes, sans mettre en péril la démocratie si celle-ci a la faiblesse de ne pas faire appliquer la loi. Je prendrai un seul exemple pour que ce soit plus parlant mais on pourrait en trouver des dizaines : bien que l'IVG soit autorisée, certaines personnes considèrent que c'est un crime et en ressentent une telle souffrance qu'elles mènent des actions parfois violentes contre les médecins ou les établissements qui la pratiquent. Cela est-il tolérable ?
Comme la plupart des collègues, j'ai senti monter le mécontentement pendant des mois, impuissant devant l'entreprise de démolition dont est victime l'Ecole qui se trouvera privée des moyens de faire progresser ses élèves les plus fragiles. La position de M. Refalo, même si elle me semble contestable a eu, en ce qui me concerne, l'immense mérite de créer un déclic. Aussi ai-je décidé maintenant de réagir modestement dans mon coin en résistant également, mais avec les moyens légaux à ma disposition :
- après des années d'absence, je viens de me (re)syndiquer hier soir (par internet). Les syndicats n'ont plus la puissance suffisante pour constituer un contre-pouvoir efficace. Ils sont aussi beaucoup critiqués mais ils deviendront ce que nous en ferons si nous les investissons massivement et s'ils se sentent forts ;
- en parlant autour de moi, en expliquant, convainquant peut être. Je perçois d'ailleurs l'appel d'offre lancé par le ministère pour une veille de l'opinion sur Internet comme une tentative de contrôler un des derniers espaces d'expression libre. C'est donc aussi pour dénoncer "Big Brother" que je commence par m'exprimer sur votre site ;
- et puis, jeudi, je fermerai mon site web, je participerai à la grève et à la manifestation dans ma petite ville, en espérant que nous serons plus nombreux que la dernière fois et bien moins que la prochaine car le chemin sera long.
Darkosy le 18/11/2008 à 22:46:33
Résistons!
Ce n'est plus l'enfant qui est au centre de l'enseignement ni les savoirs ni les enseignants c'est l'argent! La seule chose qui intéresse les IA c'est désormais le nombres de postes qu'ils vont économiser et peu importe l'intérêt de gamins de 4 ans qui se retrouvent à 35 par classe ou de gamins qui ne pourront plus être aidés par le rased face à leurs problèmes de comportement ou d'apprentissage.
Et quand ils auront réussi à fermer les clis, que ferons nous dans nos classes des enfants déficients ou de ceux aux comportements inadaptés à la scolarité? Soit on consacrera la moitié de notre temps pour 2 élèves au détriment des 25 autres soit l'un végétera au fond de la classe et l'autre se calmera dans le couloir de longues demi-heures. Ça coûte tellement cher d'ouvrir des places dans les IME, les ITEP ou autres instituts spécialisés alors que vous pouvez les caser dans les écoles au frais des collectivités locales sous couvert de la sainte intégration.
Alors oui désobéissons. Moi, cela fait dix ans que je fais ce qui me paraît logique et cohérent dans ma classe sans m'occuper des programmes qui changent tous les 3 ans pour graisser la patte des éditeurs de manuels se frottant les mains à chaque changement de gouvernement. Qu'on ne me casse pas les pieds avec les PPRE, les brevets de sécurité routière, les B2i, projet d'école et autres livrets d'évaluation. On nous en demande de plus en plus et on nous augmente royalement de O.8 % par an. On me prend pour un imbécile alors je m'amuse et je fais ce qui me plaît en classe.
Désobéissez. Les ministres passent et les enseignants restent. J'ai confiance en les enseignants et je me moque des technocrates ministériels d'un autre âge et d'un autre monde que le mien qui n'ont jamais mis un pied en ZEP.
Dans ma ZEP de province je désobéis et .... ça gaze!
renani le 18/11/2008 à 20:52:11
Ce que je découvre là ce soir me fait infiniment plaisir. Depuis des semaines et même des mois, je me disais " Mais quand est-ce qu'ils vont réagir avec tout ce qu'on leur fait avaler ?"
Merci à ceux qui ont entamé cette lutte elle redonne l'espoir que l'école a encore un avenir d'éducation digne de ce nom!
J'ai fait passer l'adresse du site à toutes mes adresses EN ( les jeunes et les... moins jeunes)
Une retraitée qui vous soutient à fond!
Luc-Laurent Salvador site : l.salvador.free.fr/educapsy/blog/educapsyblog.htm | le 18/11/2008 à 17:53:12
Claire4435 s'étonne que je dise que les membres des RASED ne peuvent s'inscrire dans une semblable action de refus et propose en somme de faire du refus pour le principe, par solidarité.
Je trouve que ça ne fait pas sens. Je ne suis pas en position de faire dans le refus de mes missions pour la bonne raison que les missions des RASED sont, il faut le dire, bien pensées, et c'est pourquoi, précisément, on pourra regretter leur disparition. Je ne vais pas faire dans le "refus d'obéissance" juste pour dire mon désaccord avec la politique actuelle.
L'idée de Frédéric59 d'envoyer copie de la lettre de Refalo à son inspecteur en indiquant son accord est sympathique puisqu'elle n'oblige pas à une désobéissance qui n'a pas de raison d'être pour les RASED.
Toutefois je ne vois pas l'intérêt d'interpeller mon supérieur hiérarchique pour lui faire savoir mon soutien à Alain Refalo dès lors qu'il n'est pas en position de relayer ledit soutien et que, selon toute probabilité, le ministère ne tiendra pas registre du nombre de soutien affirmés ici et là.
C'est toute la différence entre une action en nombre et une action collective. Dans collectif, il y a collecte, c'est-à-dire rassemblement, ré-union des forces. Le soutien que nous voulons apporter à Alain Refalo n'aura de poids que s'il est visible du grand public. Les inspecteurs ne mettront pas les lettres reçues sur la place publique. Une pétition de soutien où chacun s'identifierait clairement (plutôt que derrière des pseudos) me paraîtrait autrement plus efficace sans exposer à des sanctions de nature administrative ou disciplinaire.
Voilà, c'est juste un ce que je crois "raisonnable", sachant que, je le répète, les courageux comme Alain Refalo ou Jean-Marc42 ne vont probablement pas se bousculer au portillon.
Sous ce rapport, l'idée de Céline de constituer un collectif avant de passer à l'acte me paraît une solution intermédiaire très intéressante.
Enfin, je tiens à dire que je suis 100% d'accord avec Stéphanie sur la responsabilité que nous avons tous dans l'état actuel des choses et dans la possibilité d'en changer.
C'est pourquoi, bien sûr, je ferai grève et je serai à la manif, même si je dois y aller en fauteuil roulant.
Cathy Aubert le 17/11/2008 à 19:30:13
MERCI! mille fois merci! parce que tout à coup, je me sens moins seule dans mon désir de résistance, d'insoumission,de désobéissance... parce que je finissais par me sentir moins citoyenne, moins courageuse que mes élèves (de maternelle) auxquels j'apprends le droit de dire non. je reviendrai.
colonel fabio (31) le 16/11/2008 à 20:43:41
Un grand merci pour nous avoir redonné du courage à un moment où le moral était au plus bas. N'oublions pas nos collègues qui ont été déjà amochés par la machine "éducation nationale" : Dominique Pivetot à Paris et le collègue de Marseille. Une pensée pour eux qui en bavent. Que vivent plus que jamais les pédagogies émancipatrices : GFEN, OCCE, Freinet, Pédagogie Institutionnelle, PMEV, les courants que j'oublie et les créations personnelles qui font que chaque enseignant est un pédagogue, un passeur qui accompagne les êtres en devenir.
scorpion34 le 16/11/2008 à 19:51:49
Enfin une idée novatrice qui peut faire bouger les libéraux , anti-républicains , anti-laïques...enfin les démolisseurs de l'école républicaine quoi ! Reprenez ce blog et diffusez le plus possible , mais surtout prônez l'unité de tous les collègues et essayons de bien nous mobiliser ...même si pour certains ce jeudi 20/11 sera une grève de plus...Le ministère n'aime pas , il faut aussi expliquer autour de nous le pourquoi de nos actions.
ben le 16/11/2008 à 19:17:31
tout cela est parfait!! je suis un jeune enseignant spécialisé segpa, j'arbore depuis quelques années dans les différents établissements que j'ai "occupé" des dread locks que tous les chefs d'établissement mon demandé de couper... donc la résistance passive c'est mon domaine. sauf que depuis quelques temps je suis passer à l'offensive: résister c'est bien mais contre attaquer c'est encore mieux. donc avec un ami prof d'eps on a créer une marque de vêtements au style contestaire pour porter haut les couloeurs de révolte et ammasser des fonds pour créer une école privée... totalement gratuite!!
si nous sommes nombreux à dire non c'est bien mais le mieux dans ce système fait de cinémas permanent c'est d'arriver à squatter l'audimat, trouver des antennes de communications et se faire entendre. l'affaire des lettres aux inspecteurs pour les mesures de rentrées 2008, personne n'en parle sinon on entendrait des enseignants dire qu'il n'y a que des nouvelles appélations, que personnes n'a fait de la globale pure et dure, que des dictées, de la grammaire etc...on a pas attendu ces guignols pour en faire dans nos classes...que des projets c'est pas des sorties... brefs, que ce n'est COMME D HABITUDE que de l'annonce.
enfin je poserai une dernière question; pourquoi pas la derision massive? l'exagération générale?levée de drapeau tricolore et marseillaise tous les matins, poster de sarko et appologie du monde ultralibéraliste, des guerres de l'esclavage...
je vous laisse à vos prep' chers collègues, avec j'espère, l'adresse du site qui changera les choses...
www.check-republic.com
Guy 94 le 16/11/2008 à 19:01:14
résister se conjugue au présent. mais plus on est nombreux plus la Cause sera entendue. La Cause, la sauvegarde d'un système éducatif que l'idéologie des forces obscures veut anéantir. salut et fraternité.
pemf73 le 16/11/2008 à 01:41:49
CQFD:
1°/ dérégulation du fonctionnement des classes par des dispositifs aberrants et inadaptés à la réalité des classes.
2°/ démantèlement de la formation initiale pour détruire dans l'oeuf "l'esprit républicain" des futurs enseignants et leur donner aucune ou si peu de formation professionnelle.
3°/ Constat d'échec dans 5 ans de l'efficacité de l'enseignement public...
Conclusion : privatisation de l'enseignement.
Je suis enseignant, mais avant tout citoyen. La démocratie = le peuple élit des représentants qui vont diriger le pays selon les volontés du peuple. Tout élu politique est un représentant du peuple, élu par le peuple, POUR le peuple.
En tant que citoyen, il m'apparaît, comme en 1940 que les représentants du peuple n'agissent pas en mon nom mais en fonction de leurs intérêts propres.
C'est pourquoi, il est de mon devoir de citoyen français, d'agir pour la défense des valeurs républicaines dont beaucoup de mes aïeux sont morts sur le champ de bataille (dans la rue et à Verdun).
Jeudi 20 novembre, je suis en grève; j'ai posé aussi un préavis pour le 21, 24, 25...
Nous, les enseignants, sommes dénigrés, rayés, rejetés par une partie de la population qui nous croit nantis.
Nous ne pouvons attendre aucun soutien sinon celui de nos pairs...Si il nous reste une once d'HONNEUR, alors nous devons entrer en lutte; non pas, parce que nos idées sont différentes de celles du pouvoir en place mais parce que les valeurs républicaines " liberté(convocation à l'IA de monsieur Alain REFALO), égalité(privatisation de l'école= écoles de riches et écoles de pauvres), fraternité(on monte les différentes catégories professionnelles, sociales, culturelles les unes contre les autres : privé contre public par exemple) sont bafouées.
J'attends beaucoup de cette journée du 20 novembre : j'ose espérer encore croire en une conscience collective qui sait qu'il y a des règles à respecter pour qu'une société fonctionne harmonieusement.Si moi, je laisse les réformes gouvernementales passer sans agir, alors honte à moi, jusqu'à ma mort car j'aurais contribué par mon silence, à la dégradation des conditions de vie mes propres enfants ! Quel parent responsable peut contribuer sciemment à l'asservissement de ses enfants ?
Je ne citerai pas mon nom car le fichier EDVIGE semble réapparaître malgré son annulation...
florence le 15/11/2008 à 23:23:43
a mon tour de te dire merci Alain ...!! sache qu'en Aveyron les collegues sont émus de la clarte de ton discours . Depuis la rentree et toutes les exigences absurdes dans le systeme beaucoup de reactions etaient en ebullition dans les murs des ecoles ...sans savoir comment agir !!..merci d avoir su parler ! .Courage à toi et encore merci de nous donner espoir de revivre une ecole utile !
Ardourel le 15/11/2008 à 22:04:41
Bien sur,
Dire non à ce qui est injuste, oser la parole qui dénonce le mensonge, refuser ce qui est contraire aux valeurs humaines, c'est essentiel pour que vive une société démocratique.
Oui, pouvoir désobeir aux injonctions néfastes, résister aux pressions des puissants, c'est un objectif éducatif de première importance.
L'honneur d'un fonctionnaire de la République c'est de savoir s'opposer aux directives injustes ou trompeuses.
L'honneur est dans la résistance, pas dans la soumission.
Yves Ardourel
Formateur IUFM
Kerlun le 15/11/2008 à 20:04:54
Bravo pour ton action courageuse face à la morgue de ce pouvoir et de ses petits chefs qui le servent .
Jean-Marc42 le 15/11/2008 à 19:10:32
Je viens moi aussi de poster ma lettre de désobéissance à mon inspectrice. Je me suis beaucoup appuyé sur celle de notre collègue Alain en modifiant certains passages. La lettre va bientôt être sur le site. Je suis comme beaucoup ici, j'ai peur de la sanction et des conséquences matérielles qui en découleraient pour moi mais surtout pour mes deux jeunes enfants et ma femme. Toutefois, je ne reculerai pas car je ne pourrai accepter un avenir plus sombre. De plus j'espère que d'autres suivront, c'est la seule manière pour que les sanctions soient plus douces. Alors allons-y tous, les valeurs que nous défendons ont besoin de nous tous.
Jean-Marc
valérie le 15/11/2008 à 15:40:14
Un immense merci à Alain Refalo pour cette initiative courageuse ! Nous en avons parlé ce matin lors d'une réunion des rased dans le 45. Je pense qu'il faut multiplier ces initiatives en écrivant en masse à nos inspecteurs pour soutenir ce devoir de désobéissance. Parlons-en autour de nous, regroupons-nous et osons aussi ! Merci
Valérie , enseignante G en grève le 20 novembre
Gabriel le 15/11/2008 à 15:22:47
Bravo, que dire de plus,
Je signe des deux mains le "Je désobéis" que je vous venez de diffuser...
Vous faites ainsi preuve d'un courage que je n'aurai pas, chapeau... mais je pense aussi que des acteurs essentiels du monde de l'éducation ne jouent plus leur rôle... Nous sommes en période d'élections professionnelles, 10 listes se présentent à la CAPN... Où sont-elles? Qui les entend? A notre époque, tout passe par la médiatisation et même si je veux bien admettre que les médias ne nous sont pas favorables, je me demande ce que font nos représentants syndicaux!!!
Je me prends à rêver... et si nos syndicats se réunissaient pour signer (au-delà des clivages et des différences d'analyses)et soutenir votre texte...
Le situation est trop grave pour en rester à des querelles d'appareil d'un autre temps!
Courage à tous
nathalie le 15/11/2008 à 14:58:46
MERCI
Je ne suis ni enseignante ni parent d'élève mais j'approuve absolument votre démarche. Comme disait Einstein : Ne fais rien contre ta conscience même si l'état te le demande. Il est grand temps que, nous citoyens, cessions d'endosser le rôle de victime et assumions nos responsabilités pour ne pas devenir les collabos d'un système injuste et pervers. Hier ce sont les psychiatres qui appelaient à la désobéissance civile pour refuser de participer à la mise en œuvre de la rétention de sûreté. Si nous ne voulons pas nous réveiller demain dans un monde totalitaire, c'est aujourd'hui qu'il faut résister et dire non, ça ne passera pas par moi. Cessons de remettre notre conscience et notre pouvoir entre les mains de ceux qui trahissent les valeurs fondamentales de liberté, d'égalité et de fraternité et qui ne font aucun cas du bien commun. Les pires horreurs ont été exécutés par des gens qui se sont contentés d'obéir aux ordres sans états d'âme. Sans la complicité et la collaboration de tous, ceux qui détiennent le pouvoir ne peuvent rien. Notre avenir nous appartient à condition d'avoir ce courage de désobéir quand cela est nécessaire.
Il serait bon de faire circuler votre lettre et une pétition hors de l'école, car directement impliqués ou pas, l'éducation des enfants nous concerne tous, c'est de notre avenir dont il s'agit.
MERCI encore.
Nathalie
Marie-Noëlle Antolin le 15/11/2008 à 14:34:26
Quelle joie de trouver enfin quelqu'un de courageux qui ose prendre le risque de la désobéissance! Je n'ai pas de classe, étant animatrice langues vivantes, mais je vais - grâce au fait que je circule dans les écoles de ma circo - diffuser largement votre lettre. Les photocopieuses vont chauffer, c'est promis, et je connais quelques collègues qui pourraient bien vous imiter, je l'espère en tout cas. Merci Alain et bravo;
Caton le 15/11/2008 à 13:53:21
Enseignant en Collège (Français), je ne partage pas toutes vos idées et prises de position.
J'ai appris ce matin (par la presse) des sanctions qui pourraient être prises par l'IA à votre égard.
Je tiens à vous exprimer toute ma solidarité, SURTOUT si je ne suis pas (entièrement) d'accord avec vous : oui, il faut se battre pour que la liberté d'opinion et d'expression existe. Je ne pense pas (totalement) comme vous, mais je me battrai pour que vous puissiez exprimer votre opinion. Ras-le-bol de la pensée d'un chef qui serait parole d'Evangile, devant laquelle tout le monde s'incline, que tout le monde trouve géniale...
Courage !
Jean Dornac site : www.pour-la-non-violence.com | le 15/11/2008 à 10:45:02
Bonjour Alain,
Je salue ton courage et ta détermination. Tu es parfaitement cohérent avec ton combat pour la non-violence. De plus, oui, une école qui ne sert pas avant tout pour apprendre à apprendre, n'est pas une école, elle est inutile aux jeunes, juste utile pour les intérêts de ceux qui comptent exploiter, bientôt, les jeunes dans leurs usines, leurs bureaux comme par leurs propagandes.
Courage et amitiés à toi, merci pour ce que tu fais
Jean
dalcef le 15/11/2008 à 09:10:26
Je suis enseignante en cycle 2 et maman d'un fillette de 2 ans... et je m'inquiète pour son entrée à l'école !! Le système scolaire perd de sa grandeur et "l'école pour tous" n'est plus qu'un rêve : quel cauchemar !!
Je finirai par citer V. Hugo qui écrivait : "l'avenir appartient à ceux qui luttent".
Tout mon soutien à Mr Refalo.
Carole, en grève le 20 Novembre
frederic59 le 14/11/2008 à 23:09:32
Hommage à Mr Refalo et sa fameuse lettre qui est largement diffusée, affichée, approuvée dans les écoles françaises. Je suis enseignant en RASED (maître g dans le Nord) et pour garder une bonne estime de moi ...je la cite intégralement dans un courrier envoyé à mon inspectrice de circonscription tout comme le font d'autres de mes collègues, qu'ils travaillent en RASED ou non. C'est le minimum qu'on puisse faire.
Merci encore Mr Rafelo et tous ceux qui se battent pour l'intelligence et l'éducabilité pour tous.
yanisse le 14/11/2008 à 22:54:25
Bravo pour votre combat...
La lettre d'Alain Refalo est lue avec un intérêt grandissant en outre mer...
Nous serons nombreux à grever le 20 novembre...!!!
Sebastien le 14/11/2008 à 20:34:44
Bravo, et bon courage.
En tant que parent d'élève et conjoint d'instit, je vous soutiens à fond. Je me range également à certains avis émis ici: ce mouvement nouveau doit se faire avec le maximum de soutien des parents. Donc il faut expliquer les positions prises, et qu'aucune n'affecte directement les enfants. Si les parents sentent et constatent que ce mouvement n'est fait que pour eux, beaucoup seront des soutiens. Le ministère cherchera forcément à les retourner contre vous.
Belle leçon de courage, qu'il faut saluer, et amplifier.
ANDREO le 14/11/2008 à 20:13:50
Je ne suis pas enseignant, mais juste vous dire de garder le contact avec les parents (donc expliquer), pour qu'ils comprennent. Car les politiques vont les utiliser pour montrer du doigt ces enseignants qui ont un travail, des vacances et qui trouvent à redire.
courage
Jean-Marc42 le 14/11/2008 à 19:35:31
Bonsoir à tous.
Je suis en enseignant et maître formateur sur Saint-Etienne et nous avons essayé avec d'autres, en vain, de s'opposer aux nouveaux programmes l'année dernière. Depuis le début de l'année, je suis, comme beaucoup de collègues, fatigué de constater la "casse organisée" de l'école publique. J'essaye de résister en n'appliquant pas les programmes de 2008, autant avec mes élèves que lors de mes interventions auprès des PE2 et des T1. J'ai bien conscience que cet acte un peu isolé est certainement stérile, mais je n'ai pas pu me résigner à ne rien faire. J'ai pris connaissance il y a quelques jours de la lettre d'Alain Refalo et j'y ai trouvé une réponse à mon isolement et à mes incertitudes. J'ai appelé notre collègue aujourd'hui pour connaître les conséquences de son acte, aussi bien pour lui même que l'effet produit en cascade chez les autres. Même si je sais pertinemment qu'un acte individuel et isolé n'est peut-être pas forcément productif (je crois sincèrement que l'action collective doit être première), je vais moi aussi rédiger une lettre pour mon inspectrice dans la même veine que celle d'Alain Refalo. Je ne pense pas être au même niveau dans la démarche intellectuelle que notre collègue mais devant l'inaction collective, j'espère comme lui, produire une petite démarche éléctrique, créer cet effet boule de neige indispensable pour ne pas tuer l'école publique. N'ayant pas envie d'endosser l'habit du martyr, j'éspère que d'autres, dans ma ville, dans mon département, suivront. J'ai bien conscience que mon acte futur peut avoir des conséquences personnelles, mais utopiquement peut-être, je préfère les subir moi même plutôt que d'exposer plus tard mes enfants, mes futurs élèves aux conséquences néfastes qui découleraient de toutes ces réformes. Malgré les contradictions internes à chaque individu, j'essaye de mettre mes actes en conformité avec ma conscience, alors moi aussi, je refuse d'obéir !
Bon courage à tous.
Jean-Marc Hostachy
Ecole maternelle Gounod (ZEP)
Saint Etienne
Denis29 le 14/11/2008 à 16:23:09
Tous en grève et aux manifs le 20 novembre. Il faut montrer notre présence et notre solidarité. Louis XVI n'a qu'à bien se tenir ! Le peuple gronde
Denis
yann le 14/11/2008 à 14:24:04
Lamentable !!
david godot le 14/11/2008 à 13:19:20
eh, là tous...
vous êtes enseignants, comme moi?
vous en avez ras le bol de ces réformes comme moi?
jeudi 20 novembre: grève nationale: il faut proposer cette lettre type en motion aux AG départementales, il faut que les syndicats suivent!
il faut faire signer un maximum d'enseignants sur cette lettre
plus on sera de fous, moins Darcos rira
qu'en pensez vous?
Pierre-Yves SARAT le 14/11/2008 à 08:51:23
D'accord à 100 %... Ou presque !
En effet, le principe de désobéissance civile dans l'EN est excellent à condition de ne pas prendre les enfants en otage. Je ne donnerai qu'un exemple : les enseignants de près d'une soixantaine d'établissements agricoles ont choisi le gel des notes comme forme d'action. Résultat : les élèves vont être dans l'impossibilité de préparer leurs dossiers de candidature dans les écoles d'ingénieur agricole qui s'appuient sur les notes du 1er trimestre jusqu'à janvier.
Par ailleurs, l'administration peut se passer un bon moment des notes sans que cela ne lui fasse très mal. Mais les parents et SURTOUT les enfants ne vont pas le vivre de la même façon. Dans un système où tout est basé sur l'évaluation, le fait d'enlever la notation de l'évaluation est extrèmement anxiogène. Et, dans un système où les lendemains sont on ne peut plus incertains et donc inquiétants, rajouter une surdose de stress sur les élèves n'est pas une très bonne idée. En clair, transférer le "bébé" des acteurs aux "usagers" (parents et élèves) serait une erreur. Le combat est à mener en frontal, Pas en envoyant les parents en colère en première ligne car les parents sont des citoyens comme les autres c'est-à-dire de plus en plus consuméristes. Et s'il y a colère, ce sera contre les "fauteurs de troubles" c'est-à-dire les enseignants.
Pour que les parents soutiennent le mouvement, il faut leur expliquer les enjeux et les risques et ne pas leur surajouter des difficultés en espérant que la grogne montera jusqu'au pouvoir. Non, la grogne se retournera contre les responsables de premier niveau, ceux qui ne donnent pas les notes, sans réfléchir davantage. Et le mouvement, au lieu d'être rassembleur sera diviseur et se retournera contre les enseignants courageux qui se seront lancés dans la désobéissance civique.
C'est pourquoi la FCPE est contre cette action (Gel des notes).
Par contre, il y a des tas de piste actives et intéressantes dans la désobéissance passive : non participation aux réunion, aux stages, non renvoi des dossiers de suivi, non envoi des divers rapports, etc... Bref, des actions purement administratives. Et là, vous aurez le soutien des parents. A 110%.
Oui aux objectifs.
Oui à la stratégie.
Attention à la tactique.
gingo81 le 13/11/2008 à 23:03:27
Quelle leçon de courage ! Vous dites tout haut ce qu'une multitude d'enseignants pensent tout bas...
Votre détermination devrait nous motiver le cas échéant pour que ce jour du 20 octobre soit le début d'un vrai combat pour que nos enfants puissent travailler dans de bonnes conditions. Je suis directrice d'une petite école et maman de deux enfants et je serai en grève jeudi. Je soutiens votre action. Merci pour votre liberté d'expression. Une collègue laïque et solidaire.
mijo le 13/11/2008 à 22:40:56
Bravo Alain. Je suis heureuse de voir que tu es toujours aussi engagé ! Notre première reflexion entre collègues me conduit à te remercier pour avoir mis par écrit ce que nous avons du mal à exprimer oralement à des non profs (voire des profs parfois).Merci aussi pour ton courage. Tu peux compter aussi sur la solidarité de tes collègues...
Céline le 13/11/2008 à 22:07:28
Hé !hé!
Je pense que je vais diffuser largement...
Mais qui est prêt à signer cette lettre à son propre nom et à l'envoyer à son IEN ?
Il faudrait regrouper les intentions et dès que nous serions assez nombreux, l'envoyer en masse.
Non?
Laïque le 13/11/2008 à 21:45:48
Merci à vous, cher collègue, qui avez eu le courage, dans un contexte professionnel très répressif, de dire tout haut ce que bon nombre de collègues pensent tout bas.
Contrairement à ce qu'à dit notre Inspecteur d'académie sur nos antennes, vos élèves ne seront pas lésés par votre prise de position : ils apprendront au contraire les valeurs de la vertu et du courage, qui deviennent rares en ces temps... Ils comprendront ce que représente la défense d'un idéal, tant sur le plan pédagogique que du point de vue de la démocratie et des libertés individuelles. Et quel plus bel exemple pour former les citoyens de demain ! Totalement solidaire de votre courrier, je suis à votre disposition pour toute action de soutien dont vous auriez besoin.
Une collègue "laïque" et solidaire de votre action.
Françoise le 13/11/2008 à 20:09:32
Entrer en résistance et le faire connaître est salutaire.Argumenter point par point sa résistance est encore plus concret et respectueux à la fois de nos élèves et des parents qui attendent, à juste titre, le meilleur de l'école laïque.Je vois deux champs de réflexion qui pourraient s'articuler autour des programmes et la manière d'aborder les apprentissages mais également et surtout sur l'aide aportée aux élèves en difficulté. Comment peut-on enseigner dans un RASED et accepter qu'un fonctionnement remarquable puisse être mis à mal par des suppressions massives de postes? "Omicron" pourquoi ne te sens-tu pas concernée, tu seras bientôt en première ligne... A qui le tour ensuite? Cette résistance t'honore,comme t'honore cette libre expression. Quel courage !
Flore le 13/11/2008 à 20:09:28
BRAVO et MERCI!!!
J'espere que tous ensemble nous montrerons et porterons notre idéal d'education et de société, ce pour quoi nous travaillons chaque jour.
djamel le 13/11/2008 à 19:48:04
Salut quand je lisait la dépêche il y a votre tête (Alain Refalo) qui me disait que je l'avais déjà vu et j'ai trouvé vous étiez mon maitre de cm2 a Sylvain Dauriac , vous étiez le remplacent de madame Kristoforsqui je sais je suis hors sujet mais vous étiez déjà pas d'accord avec les réformes et sérieux vous avez eu du courage de prendre une classe de malade qui tapé la prof
j'espère que vous m'avez reconnue et que vous m'enverrai un message
MONTEILLET le 13/11/2008 à 17:47:39
L'étau se resserre!!!!!
La grenouille commence à trouver l'eau chaude!!!
rabal le 13/11/2008 à 11:28:21
bravo!continuons ensemble
Stéphanie le 13/11/2008 à 10:22:02
Monsieur,
Enfin des gens qui arrêtent de se dire qu'on ne peut rien puisque c'est décidé. On peut toujours tout, il suffit de le vouloir.
Je suis maman d'un petit bonhomme d'un an et je me demande si je vais le mettre à l'école, pour qu'il apprenne quoi? A être le meilleur à tout prix et par n'importe quel moyen ou alors à se décourager car il n'y arrive pas? Non je n'ai pas envie de ça pour mon bonhomme. J'ai juste la trentaine, mais l'école, "de mon temps" avec des instituteurs proche de la retraite, nous apprenait l'effort et la valeur du travail qui permet de progresser.
Nous parents, nous avons le rôle principal à jouer auprès de nos enfants. Nous sommes là pour les éduquer et vous pour les enseigner. Ne mélangeons pas tout. Reprenons chacun notre place et que ces parents qui ne veulent que le beau rôle réfléchissent à deux fois avant de se lancer. La Société n'y est pour rien dans les malheurs de chacun car la société c'est nous. Arrêtons de nous lamenter et agissons. Nous ne récoltons que ce que nous semons.
MERCI Monsieur de cette prise de conscience.
Jean-Marc Dubois le 12/11/2008 à 22:27:33
S'il est nécessaire de faire connaitre notre opposition, c'est le moyen de le faire qui nous manque. En effet, chacun dans sa classe, dans son école peut disposer d'une certaine marge de manoeuvre et interpréter, adapter, ignorer les "officielles instructions" dont chacun sait qu'elles n'ont qu'une brève existence ! Beaucoup, dont je suis, se sont depuis longtemps affranchis des modes aussi versatiles qu'illusoires, des enquêtes et autres évaluations sans jamais de lendemains.
Nous n'avons qu'une mission, celle de faire ce que nous pensons être le mieux pour nos élèves. Les convictions qui nous animent nous permettent de faire les choix nécessaires. Mais voilà, derrière ses enquêtes, évaluations, constats, divagations de tous ordres, notre administration ne sait rien de ce qui se passe vraiment dans les écoles. Les IEN, bras armés du ministère sur le terrain font remonter de façon sibylline aux IA les quelques informations dont ils peuvent disposer. Au bout du compte, le ministère n'a que l'idée qu'il veut se faire. C'est donc le moyen de faire savoir ce qui se passe vraiment et donc par voie de conséquence ce qui ne se passe pas qui nous fait défaut. Une journée de grève, ici ou là, n'y fait rien, nous dessert plutôt.
Vous venez de trouver la bonne idée, celle qui nous correspond, qui passe par l'écrit, le courrier, l'affiche, la presse. Il faut que ce débat fasse école, qu'il retrouve la place qu'il n'aurait jamais dû quitter: la place publique.
J'encourage chacun à transférer, imprimer, afficher, faire circuler le courrier d'Alain Refalo et ceux d'autres qui suivront. Il faut que la presse s'en fasse l'écho et que ce qui est resté jusqu'alors dans le huis clos de la "grande maison" éclate au grand jour.
On s'y emploie
Merci pour ce bon coup de pied au cul
Jean-Marc Dubois
Ecole de Salles Arbuissonnas
Circonscription de Belleville sur Saône (Rhöne)
Denis29 le 12/11/2008 à 10:59:16
Je propose que nous passions à l'action 1 :
- écrire à notre député de Circonscription d'Election et l'informer de façon simple mais claire sur le Projet d'EPEP.
- lui demander de bien vouloir agir en tant qu'individu et élu responsable et mettre en oeuvre les moyens qu'il jugera utiles pour stopper la destruction de l'Ecole élémentaire.
Il y a fort à parier que le vote de ce texte, prévu en janvier 2009, passe inaperçu et se fasse en présence d'un nombre réduit de députés.
Alertons ! Ecrivons ! Le devoir de citoyen est aussi de rappeler celui des élus de la République.
Nous pouvons, ensemble, si vous le voulez, préparer un modèle de lettre.
Denis
J. Cordesse le 12/11/2008 à 10:33:47
D'accord avec la désobéissance et l'insurrection des consciences, oui à la création pédagogique et à la poursuite et au développement, dans une période de doute collectif et de débat idéologique sur l'école, d'une posture de chercheurs MAIS la première urgence et le premier combat contre les mesures gouvernementales, c'est l'individualisme et l'individualisation des problèmes. Donc, la réaction, la désobéissance et la recherche doivent être collectives, structurées collectivement. Les mouvements pédagogiques sont l'outil de cette lutte collective. Il faut y adhérer massivement et y construire non pas la résistance mais l'utopie en acte, le réseau vivant et relié d'une pensée libre.
Paco le 11/11/2008 à 23:11:33
LE "DIALOGUE SOCIAL" ?
Mais B. Thibault (CGT) est parfaitement clair, il a dit : « Le gouvernement reçoit les organisations syndicales dans le seul but qu'elles accompagnent les réformes dont les arbitrages sont déjà faits. » (Le Monde du 14/5/08).
Le « dialogue social » est donc une méthode de gouvernement.
Une preuve encore : Villepin en 2006 : « un dialogue qui ne s’accompagne pas de décisions n’est pas constructif » (Figaro 21/1/06). Ou encore Sarkozy qui écrit le 21/12/07 aux dirigeants syndicaux (B. Thibault CGT, J-C Mailly CGT-FO,…) : « Je suis convaincu que les changements dont notre pays a besoin ne peuvent réussir que dans un cadre concerté, qui concilie harmonieusement les nécessités et le temps de l’action avec le dialogue social. »
Aucun doute, le "dialogue social" est une méthode de gouvernement.
Il est aussi l'obstacle sur lequel les mouvements des travailleurs, enseignants, étudiants... butent sans cesse et qui explique les défaites.
Carine Ballet le 11/11/2008 à 21:41:58
juste un petit mot pour vous témoigner ma sympathie et vous remercier pour tout ce courage...cette année de congé de formation (sciences de l'éducation) me donne du recul et de la disponibilité pour la réflexion...comme vous avez raison!
carine
loulou le 11/11/2008 à 20:36:57
autre hypothèse de travail: faire varier le degré d'exactitude des évaluations, statistiques...
omicron le 11/11/2008 à 20:31:00
Je ne vous suivrai pas dans cette démarche de désobéissance civile. Je suis enseignant, en RASED, je partage tous les points développés sur votre site par Alain REFALO mais je ne vous suivrai pas.
J'ai beaucoup de mal avec ce qui ressemble peu ou prou à une guerre civile larvée et qui, au-delà de tous les raisonnements élaborés pour soutenir ce mode d'expression, témoigne d'un échec de notre dialogue social.
Résistons ! Oui, mais à la tentation de la crispation.
Cela étant dit, en cas d'atteinte à l'avenir professionnel de ce collègue, je le soutiendrai entièrement.
Roselyne le 11/11/2008 à 20:02:08
Merci
Vous permettez de mettre en réseau toutes formes de désobéissance civile mais au delà une réflexion sur l'école de demain.
Le fameux livre de Florence Aubenas et Miguel Benasayag'résister c'est créer ' porte un titre évocateur
Rêvons une école de la coopération ,de la réussite pour tous .
Créons cette école ,dès maintenant ,par des actes citoyens
Echangeons sur ce projet .
Dans un premier temps ,je trouve l'idée d'une pétition intéressante .
claire4435 le 11/11/2008 à 19:41:25
(les membres de RASED ne peuvent pas se mettre dans une semblable position de refus, me semble-t-il, car aucune injonction particulière ne leur est faite et leurs missions sont plutôt bien pensées, il faut le dire !).
Qu'entendez-vous par là? Les membres des RASED n'ont effectivement pas les mêmes cibles de "désobéissance", ce qui ne les empêche pas de refuser certaines missions qui leur sont demandées par leurs inspecteurs dans le grand vide institutionnel qui nous entoure actuellement.
J'admire la démarche de Monsieur Refalo, et le courage qu'elle nécessite et je nous souhaite à tous le même courage pour les mois à venir.
Luc-Laurent Salvador site : http://l.salvador.free.fr/educapsy/blog/educapsyblog.htm | le 11/11/2008 à 17:31:28
Bonjour,
Votre référence à la notion de désobéissance civile m'enchante. Elle était tellement en vogue dans les années 70 !
Malheureusement, la crise est passée par là et comme la propension naturelle des enseignants (ex bons élèves) est de se soumettre à une hiérarchie dont le fonctionnement top-down est hérité non de la révolution mais de l'Ancien Régime, j'ai peur que vous ayez beaucoup d'expressions de sympathie et de soutien mais peu de suiveurs.
Il me semble bien mesurer le courage qu'il faut pour prendre une décision telle que la vôtre et je doute que beaucoup aient le cran d'une telle démarche personnelle. Sans parler de tous ceux qui ayant d'autres missions, n'ont pas de raison valable de monter maintenant au créneau (les membres de RASED ne peuvent pas se mettre dans une semblable position de refus, me semble-t-il, car aucune injonction particulière ne leur est faite et leurs missions sont plutôt bien pensées, il faut le dire !).
Quoi qu'il en soit il ne s'agit surtout pas de culpabiliser qui que ce soit, mais plutôt de trouver les moyens de saisir l'opportunité qu'offre votre action pour nous éduquer réciproquement à une attitude citoyenne responsable plutôt que de contribuer à nous enfermer dans cette servitude volontaire que vous avez bien raison de souligner.
C'est pourquoi, sans vouloir décourager les courageux qui voudraient suivre votre modèle, je pense que la meilleure efficacité viendrait problablement d'une action de soutien collectif, par exemple, sous forme de pétition où chacun s'identifierait clairement sans pour autant se mettre en situation d'insubordination et risquer de s'exposer à l'arbitraire de quelques supérieurs éventuellement caractériels.
Fabienne44 le 11/11/2008 à 16:11:32
Je salue votre courage,
les enseignants sont d'anciens bons élèves, ils ont pris l'habitude d'être honnêtes, faisant le pari de l'honnêteté de ceux qui nous gouvernent. Pendant des années ils ont consciencieusement fait passer et corrigé les différentes évaluations nationales (dont ils n'avaient nul besoin pour connaitre leurs élèves), celles là même qu'on utilise contre eux pour dire qu'il reste 15% d'élèves en difficulté et que telle école est meilleure que telle autre. Refusons d'être mis en concurrence, refusons la division. Je propose de donner raison à l'administration: devenons incompétents et par exemple, corrigeons les futures évaluations très généreusement pour que tous nos élèves aient 92%(par ex) de réussite. Décidons de n'être compétents qu'avec ceux pour qui nous avons choisi ce métier: les enfants et leur famille, pour le reste soyons mauvais élèves!
voilesbleues le 11/11/2008 à 14:31:32
J'ai lu votre lettre avec beaucoup d'attention et je suis heureuse de voir qu'enfin des enseignants ne se laissent pas faire... Je vais transmettre cette adresse.. merci. Vous me redonnez espoir.
roselyne le 10/11/2008 à 23:44:31
salut Alain, contente de te retrouver dans ces dispositions! je suis retraitée maintenant, mais j'ai signé les pétitions!C'est l'école de demain que nous construisons chaque jour....que diront nos enfants?
Maguy Sanchez le 10/11/2008 à 11:02:09
Je suis retraitée de l'E.N depuis 9 ans et un peu lâchement,je me disais qu'il était temps que je quitte ce métier dont j'avais toujours rêvé et qui m'a autant passionnée. J'ai vécu cette période de grand espoir en 1968 où les conditions de travail et les ouvertures ont fait un bond formidable.
On voit ce qu'il en est maintenant!Je vous encourage et vous félicite pour votre détermination. M.Sanchez