Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école

"En conscience, je refuse d'obéir !" Lettre d'un instituteur de Colomiers (31) à son inspecteur

"En conscience, je refuse d'obéir !"
Lettre d'un instituteur de Colomiers (31) à son inspecteur


Colomiers, le 6 novembre 2008


Monsieur l'Inspecteur,

 

 

Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir.

Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé  qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.


 

Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.


 

Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.

1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.

2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par cœur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.


 

3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.


 

4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.


 

5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.

Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. […] Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.

Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.

Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »

Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en œuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.


 

Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.

Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.

 

Alain REFALO

Professeur des écoles

Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)


Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.


Lettre au format PDF


Les commentaires sur la lettre sont clos.

 

Voir sur le blog L'affaire Alain Refalo


Déclarations et pétition de soutien à l'auteur de la lettre "En conscience, je refuse d'obéir"

Voir également d'autres Lettres de profs "Je refuse d'obéir" sur le blog.




Article ajouté le 2008-11-07 , consulté 58813 fois

Commentaires


Hendatho le 16/11/2008 à 17:56:35
Les commentaires sur la lettre sont clos. Rendez-vous sur le Forum pour la suite... Merci de votre compréhension.
Christiane Audran le 16/11/2008 à 17:33:59
A Laurent Maupin
Je suis toute prête à entrer en dialogue avec vous...
Encore faudrait-il que vous me donniez le début de la moitié d'un argument qui vous amène à penser que ma réflexion sur la démisision est "affligeante"..
Vous m'accusez mais vous ne me réfutez point...
Vous ne devriez pas vous laisser aller à autant de facilité...
Zarma21 le 16/11/2008 à 16:47:45
Pour répondre à Christèle du 75, un commentaire déjà posté pour répondre à la même interrogation:

Les beaux donneurs de leçon qui croient pouvoir conseiller à Alain refalo de quitter l'éducation nationale, de démissionner et d'aller dans le privé, non seulement font preuve d'une malveillance qui déjà les discrédite, mais surtout ils manifestent une inintelligence et une incompréhension totale du positionnement de l'enseignant qui a décidé d'entrer en dissidence, en résistance, en désobéissance... Ils lui conseillent en quelque sorte de quitter le navire, d'abandonner son poste, en définitive de déserter alors que, par son action, Alain Refalo manifeste sa détermination à résister de l'intérieur afin de s'opposer aux dérives ministérielles dont il pense qu'elles nuisent à l'éducation de nos enfants... Et il semble bien que cette appréciation est largement partagée par ses collègues... Par son geste, Alain Refalo entend affirmer que plus que jamais il croit à sa mission d'enseignant de l'école publique... Plus que jamais, il veut poursuivre sa tâche auprès de ses élèves... A lire l'ensemble des réactions des enseignants qui se sont exprimées sur ce blog, il apparaît clairement que son initiative a d'ores et déjà pleinement réussi dans la mesure où elle a redonné à beaucoup le goût de se battre...
Monsieur l'inspecteur d'académie croit certainement être dans son rôle au service du gouvernement en jetant le discrédit sur Monsieur Refalo en déclarant à la presse que ceux qui vont être pénalisés ce sont ses élèves... De tels propos, non seulement manquent singulièrement d'élégance, mais surtout ils manquent de pertinence... Le même inspecteur voudrait nous faire croire que les nouveaux programmes sont "voulus par la Nation"... Mais il ne suffit pas que ces programmes soient nouveaux pour qu'ils soient meilleurs... Non, Monsieur l'inspecteur, il ne suffit pas non plus que les décisions d'un ministre soient légales pour qu'elles soient voulues par la Nation...
Par ailleurs, tout laisse penser que Monsieur l'inspecteur s'appprête à donner des "suites adminsitratives" à l'action de désobéissance de Monsieur Refalo. Celui-ci a sans aucun doute conscience qu'il a pris des risques en devant désobéisseur et il les assume certainement en toute sérénité... Au demeurant, des sanctions ne pourront que donner plus d'audience à son action et élargir la solidarité de ceux, et il semble qu'ils soient très nombreux, qui partagent son analyse et approuvent son geste... Monsieur l'inspecteur serait bien avisé de faire preuve de prudence... Plutôt que de se précipiter à prendre des mesures de répression, il ferait certainement mieux son travail en mettant en oeuvre une réelle concertation avec les enseigants qui, autant que le ministre, représentent la Nation... Pour le bien des élèves, précisément...
Je ne crois pas, Monsieur Refalo, qu'il soit nécessaire de vous souhaiter bon courage... Vous avez déjà fait la preuve que vous n'en manquez pas...
"Il faut beaucoup d'indisplinés, disait le merveileux Georges Bernanos, pour faire un peuple libre"... Décidément, vous êtes à bonne école, Monsieur Refalo...
Je vous souhaite une bonne continuation...
bea 31 le 16/11/2008 à 16:45:43
je suis heureuse de lire cette lettre. merci alain pour votre courage. En retraite depuis quelques annees je suis bien triste de voir le démantellement de notre école et du service publique en général . et en lisant tous ces messages je me rends compte que nous sommes tres nombreux à partager ce chagrin et parfois ce découragement qui nous empeche de nous battre. quand soudain un certain Alain écrit cette lettre: des gens repondent , soutiennent, debatent et tout semble à nouveau possible. Ensemble on se sent plus fort! oui je le crois tres fort la RESISTANCE est nécessaire indispensable pour sauver notre société à la dérive .Nous le devons à nos enfants.
Courage Alain car résistance va avec difficultés et j'espere que nous serons nombreux à vous soutenir...
Et soyons nombreux dans les rues ce 20 novembre
Christèle du 75 le 16/11/2008 à 16:43:58
Bravo à Alain Réfalo et à tous les collègues qui ont eu le courage d'envoyer cette lettre à leur inspecteur en prenant le risque d'être révoqué!
Mais il me semble qu'une autre démarche serait plus indiquée: en tant que fonctionnaires nous nous devons d'appliquer les directives de notre ministère; si ces directives ne sont plus en accord avec nos valeurs, il me semble qu'il est de notre devoir de les refuser en démissionnant. C'est un acte fort qui, s'il est effectué en masse, alertera l'opinion qui arrêtera de nous prendre pour des rigolos grévistes pour un oui ou pour un non, et inquiètera nos dirigeants.
J'aimerais savoir ce que chacun en pense.
Courage à tous ceux qui veulent se battre!
Christèle.

TARRINI alain site : alaintarrini.blogsperso.orange.fr | le 16/11/2008 à 16:28:59
Même si je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est écrit dans votre "cri de colère et d'indignation",comme c'est reconfortant de voir que des gens comme vous existent et se battent.Je vous soutient à 100% et,moi aussi,dans mon coin,j'essaie de faire bouger les chosesd'une autre manière(plus politique),car je crois que ces cris de révolte n'auront de chance d'aboutir que grâce à une traduction politique.Merci pour votre courage et votre lucidité.
laurent MAUPIN le 16/11/2008 à 16:00:39
Réfléchir,informer ,bousculer, voilà une démarche qui interpelle.Madame ou Mademoiselle Audran votre réflexion sur la démission est proprement affligeante!!!! .
pasc 21 le 16/11/2008 à 15:42:22
A Julien E
Que voulez-vous dire exactement? Ce n'est pas clair du tout.
quel est ce combat pour le maintien du cadre national. En quoi consiste-t-il? Et ça vous coûte de l'argent!

ab510133 site : autremondemagny.unblog.fr/ | le 16/11/2008 à 14:40:24
Soutien total de la démarche, on trouvera toujours des esprits chagrins qui resteront paralysés par l'action, (n'est ce pas Julien Esquié) surtout en France où l'école nous a un peu apporté d'esprit critique.

Etienne le 16/11/2008 à 14:01:22
réponse à Julien Esquié

Votre mauvaise foi est évidente et ne vous fait pas honneur. Tout a été dit sur ces nouveaux programmes. Ils ont été majoritairement refusés par la profession, le Conseil Supérieur de l'Education n'a pas donné son aval. C'est une imposture et tout le monde le sait. Vous continuez à dénigrer la démarche de cet enseignant parce que vous ne voulez pas la comprendre, et surtout parce qu'elle remet en cause bien de vos certitudes. Et bien vos certitudes, il n'y a pas grand monde pour les défendre. Ne faites pas dire à l'auteur de cette lettre porteuse d'avenir ce qu'il n'a pas voulu dire. Un peu de décence !
Julien Esquié le 16/11/2008 à 13:56:20
A vrai dire, on aimerait surtout comprendre EN QUOI c’est « insensé ». Parce que, somme toute, à la lecture du message, la chose n’est pas très claire.
Je ne commencerai pas par le commencement, mais par cette phrase, hallucinantes : « Et on ne résiste pas en désertant son poste… » Passons sur la dimension militaire (la notion de poste déserté), on pourrait se contenter de ceci :
fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_des_121.
Ce qui me gêne sans doutec’est qu’il s’agit, très précisément (et ce, malgré la deuxième phrase, qui montre un début de prise de conscience) du discours des collaborateurs, sous l’occupation.

J’en viens à ce qui me concerne. Je consacre une partie non négligeable de mon temps, de mon énergie (et même un peu, beaucoup d’argent), au combat pour le maintien d’un cadre national. Je vois mal comment, dans ces conditions, je pourrais emboîter le pas à quelqu’un qui a décidé de ne pas appliquer les programmes nationaux. C’est une question de cohérence élémentaire. On peut par contre contester ces programmes, c’est légitime. Mais tirer un trait dessus, je ne doute pas que cela convienne à ceux qui – comme, justement, les auteurs de ces nouveaux programmes – travaillent à l’éclatement du cadre national. Que dans l’école A, on se donne les programmes de 2002, tandis que, dans l’école B, on se donnera ceux de 2008, et dans l’école C, ceux des années 1930, cela ne peut qu’enchanter le ministère.

Le plus désolant, dans tout cela, c’est bien qu’une organisation dite syndicale, qui a théoriquement en charge les intérêts des salariés, puisse encourager un salarié dans cette démarche, à rebours de ses intérêts manifestes :
www.sudeduccreteil.org/spip.php?article522.

Un autre débat serait celui des raisons données.

JE

J-Luc le 16/11/2008 à 13:37:47
Un électro-choc, cette lettre. Toute mon estime à M.Refalo. On peut discuter indéfiniment sur tel ou tel point des mesures Darcos, mais les professionnels et de plus en plus les parents savent désormais qu'elles ne s'inscrivent que dans une logique d'école à deux vitesses: démolition de l'école populaire (trop couteuse...), création de l'école d'excellence, réservée à ceux qui le "méritent". M.Refalo, on se souviendra de vous, le premier à vous opposer en conscience, si l'aveuglement et la soumission nous y conduisent.
J-Luc, directeur et formateur
Christiane Audran le 16/11/2008 à 12:17:10
Réponse à Julien Esquié
Comment peut-il se faire que d'aucuns s'entêtent à tenir un raisonnement aussi insensé, aussi absurde, aussi extravant, aussi incohérent, aussi incongru, aussi stupide : Si Alain refalo, n'est pas content, qu'il démissionne !

Et non seulement ils tiennent un raisonnement qui n'a aucun sens, mais il semble qu'ils affichent un réel contentement d'eux-mêmes pour avoir exprimer pareille sottise...
Relisez la lettre d'Alain Refalo : ce qu'il veut c'est résister...
Et on ne résiste pas en désertant son poste... On résiste en refusant de collaborer...
Tout cela devrait être clair comme de l'eau de roche pour les esprits clairs...
N'est-il pas ?

Julien Esquié le 16/11/2008 à 11:47:30
Salut,

Le courage d'un individu n'est aucunement la démonstration de la pertinence de ses actes. Les exemples sont très nombreux de sombres personnages qui, courageusement, ont commis des horreurs.

Les décorations et décharges - crapuleuses - d'un LE BRIS ne sauraient constituer une démonstration de la pertinence de certaines pédagogies. Elle disent quelque chose sur l'individu LE BRIS, point.

L'auteur du texte en question entend s'opposer aux nouveaux programmes de l'école primaire. C'est son droit. Je me suis moi-même opposé aux programmes précédents, avec une certaine publicité. Il entend, aussi, ne pas appliquer ces programmes. C'est son droit.

Pour ce qui me concerne, je me bats, quotidiennement, pour la défense du cadre national (statuts, programmes, diplômes, horaires), qui est très mal en point. Question de cohérence, on ne saurait se battre pour l'existence de programmes nationaux, et soutenir quelqu'un qui a décidé, en conscience, de ne pas les appliquer.

Par ailleurs, je suis en total désaccord avec les positions d'Alain R. Ce qui ne veut absolument pas dire que je serais un inconditionnel des programmes DARCOS.

Absolument pas.

Mais ce désaccord n'entre pas en ligne de compte.

Alain R. est fonctionnaire de l'Etat. Il a pour mission d'appliquer des programmes. Il a décidé de ne pas les appliquer, qu'il assume les conséquences de cette décision. Et la position la plus logique serait la démission. Je connais pas mal de gens qui ont démissionné, précisément parce qu'ils s'opposaient à certains programmes, et dont la vie a basculé - parfois dans la misère. Ils ont été cohérents, ils ont tout mon respect.

Alain R., lui, même s'il a du courage, veut le beurre et l'argent du beurre.

J. E.
Cosdar le 16/11/2008 à 10:26:44
Monsieur le Ministre désire savoir ce que pensent ses troupes? Voilà un indice, particulièrement explicite, pour sa gouverne.
L'un de nous est maître E, l'autre agrégé de math (couple de 45 et 48 ans, très bien notés par leur hiérarchie et non marqués politiquement).
Réponses à nos enfants (autour de la table familiale)sur leur avenir professionnel dans l'Education Nationale:
En 1990-"encouragements teinté d'espoir et de fierté"
En 2000-"pourquoi pas, mais attention aux incertitudes"
Aujourd'hui-"Allez voir ailleurs...ici les plaisirs et le respect sont rares, la liberté menacée et la frustration quasi quotidienne" !
Pourtant nos étions motivés pour l'enseignement et avons choisi ce métier en toute conscience (Madame est aussi docteur en pharmacie!).
Alors qui se chargera ce noble boulot lorsque vous aurez dégouté l'ensemble de vos agents et rendu le métier aussi peu attractif ??
Irène le 16/11/2008 à 07:05:45
Réponse à Adrien

Une lecture attentive de la lettre montre qu'Alain Refalo ne peut être incriminé pour les faits que vous relevez.

Le service est accompli, les missions sont remplies, c'est une objection de conscience sur le plan pédagogique car certaines réformes touchent aux valeurs et aux convictions profondes du métier d'enseignant.

L'hypocrisie est de penser que la majorité des enseignants respectent stricto sensu les lois et règlements qui régissent le métier. Car c'est tout simplement impossible.

La démarche de non obéissance sur certains points ciblés d'Alain Refalo ne concerne pas son confort personnel ou l'envie de faire ce que bon lui plait.

Ce qui est véritablement nouveau, c'est qu'il l'écrive à son inspecteur et qu'il le fasse connaitre. Cela suscite des prises de conscience, un débat et de nouvelles mobilisations.

A la lecture de sa lettre, on comprend que c'est bien d'abord pour résister, à son niveau, au démantèlement de l'Education Nationale (en avez-vous conscience, vous n'en parlez pas...)qu'il a fait cette démarche.

Si des milliers d'enseignants, demain, osent simplement dire et écrire qu'ils résistent eux aussi en n'appliquant pas tous les règlements et en mettant en place des alternatives pédagogiques, nous serions en présence d'un mouvement, d'une force qu'il sera bien difficile de réprimer. Cette force est susceptible de changer la donne dans le rapport de force avec le Ministère pour qu'enfin on arrête cette casse du système éducatif de notre pays.
adrien site : http://www.maif.fr/gear/generic/SelectPageContent?itemDesc=contenu&pcontentid=69700066 | le 16/11/2008 à 02:38:12
Pour répondre à ceux qui pensent qu'être enseignant équivaut à être un travailleur "free lance", je vous invite à relire (ou à découvrir) les droits et obligations des fonctionnaires.

Je cite un extrait : "Le fait, pour un professeur, de ne pas accomplir l’intégralité de son service d’enseignement ou de ne pas satisfaire à
l’ensemble des obligations complémentaires qui s’y rattachent, est constitutif d’un manquement à l’exigence du service fait, qui justifie un abattement proportionnel de la rémunération de l’intéressé".

Quand je vois combien il nous est parfois difficile de faire comprendre et respecter nos droits auprès de certains qui nous insultent, nous menacent, nous narguent... je crains qu'en se mettant "hors cadre" nous invitions ces mêmes personnes à agir de manière similaire envers nous.

Après tout si un enseignant refuse de mettre en oeuvre ce que son employeur a fixé de manière légale, pourquoi certains interlocuteurs ne refuseraient-ils pas d'agir envers nous en ne respectant pas le règlement intérieur de nos écoles ? etc.

Bref, si chacun décide d'appliquer ce qui lui semble bon, en son âme et conscience, il reste à espérer que les différentes subjectivités se rencontrent un jour (ce dont je doute)... Nous sommes encore dans un état de droit et cela nous protège de beaucoup de dérives.
La France est une République dans laquelle tout n'est pas rose mais, si l'on voyage un peu, où tout n'est pas noir non plus.

À lire certaines réactions, j'ai l'impression d'être entouré de tortionnaires ou de psychopathes qui consacreraient leur temps et leur énergie à détruire les enseignants.

Pour ma part, je n'ai pas ce sentiment : la mairie de ma commune fait son possible pour mettre des ressources à disposition des enseignants et des élèves, je ne vois pas mon inspecteur tous les jours mais quand je le croise (depuis plusieurs années)... il est courtois et respectueux, j'ai une aide pour la direction d'école, j'ai un intervenant en langues vivantes mis à la disposition de l'école (j'en aurais voulu 2...), etc.
Mon école n'est pas un cas isolé.
j'ai travaillé dans le secteur rural où les ressources étaient parfois plus difficiles à réunir mais la qualité des rapports humains était également très présente.

Nos écoles ne sont pas des mouroirs ni des prisons. La participation des parents et des enfants à la kermesse, la pièce de théâtre présentée au spectacle de fin d'année... sont des moments de vie importants qui témoignent que le cadre de travail dans lequel nous exerçons ne nous contraint pas à nous détester (la hiérarchie était même présente à la pièce de théâtre... signe de considération ou affichage stratégique ? Je ne vois pas le mal partout et j'opte pour la première option).

La seule action possible me semble de militer au sein d'un parti politique et d'accéder au pouvoir pour faire évoluer la cadre réglementaire.

En dehors de cela, dans le cadre de notre mission, et parce que nous percevons tous les mois un traitement financier pour cela, je ne vois pas comment il est possible de refuser les obligations que nous avons contractées en devenant fonctionnaires.

Cher collègue, je vous respecte en tant que personne qui a des convictions politiques mais je ne peux pas suivre votre action dans les conditions actuelles. J'aurais sinon le sentiment de scier la branche sur laquelle je suis assise .... avec les 26 élèves de ma classe.
nadi.4 le 16/11/2008 à 00:54:02
"qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles" mais qui rame à contre courant à besoin du soutien de coéquipiers pour arriver à bon port!
puissiez vous recevoir les signes que vous en comptez déjà de nombreux, je suis totalement solidaire dans ce combat qui nous concerne tous.
boline le 16/11/2008 à 00:29:21
Prof des écoles , moi aussi .Votre lettre m'a fait chaud au coeur . J'admire votre courage . Je vous soutiens dans cette lutte car j'en ai raz le bol de voir notre système s'écrouler , et la société qui va avec .


thierry le 15/11/2008 à 23:38:35
de la part d'un parent d'élève, MERCI ! Merci à vous et à tous les enseignants qui par leurs réactions essaient d'arrêter la démolition de l'enseignement public alors que c'est ce qui devrait être la priorité de tout Etat soucieux de ses citoyens et non de ses actionnaires.
jean Sarkoyon le 15/11/2008 à 19:21:11
Bravo! Je tiens à féliciter un enseignant courageux. Ce type de réaction, dans la période que nous vivons est saine et salutaire. Vive la désobeissance civile, surtout étayée par des idées justes, ou du moins qui demandent à devenir un vrai débat de société. Je vous soutiens dans votre démarche.
Jean-Charles ARER le 15/11/2008 à 19:20:16
Bravo cher collègue pour votre engagement et votre courage!!!
Je crois qu'il est temps que le monde enseignant se lève et fasse la même chose! Car chacun n'en pense pas moins...
Vous avez mon estime et mon soutien!
Agissons nous aussi!!

Constructif le 15/11/2008 à 18:54:43
Un instit , pardon un prof des écoles, qui écrit dans cet ordre " (d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à) éduquer et instruire «ne peut pas être fondamentalement mauvais ». ;-)

Mais il doit pouvoir faire de la pertinente morale et de l’éducation civique sur cette planète qui en manque de plus en plus de façon moderne. Et également chercher des formes de grève non archaïques qui ne pénalisent pas les parents, non ?

Du courage tu n’en manques pas, il ne faut donc pas t'en souhaiter. Alors bonne chance et bonne efficacité dans ton action dénonciatrice salutaire auprès d'autorité qui pour pouvoir juger un prof des écoles devraient y avoir éduquer et enseigner au moins dix ans et être notables par leurs "subordonnées".

Signé : Un instit sexagénaire solidaire qui a traîné quelques mois 1/20 en note d’inspection pour refus de pratiques archaïques (dictées, Histoire de France, lecture à voix haute, etc. ) et a pris quelques années après une retraite anticipée de l’éducastration nationale.

Un dinosaure, vieux de la vieille le 15/11/2008 à 17:44:37
Bravo et merci pour cette lettre qui doit être diffusée le plus possible !

Rappelons-nous que nous avons à la tête de notre ministère un gestionnaire, un ancien maire et un ancien inspecteur général de l'Education Nationale, plus tourné vers la provocation que vers la pédagogie.

Souvenons-nous:

- en 2003, pendant que nous défilions dans les rues pour essayer de sauver nos retraites, un certain Ministre Délégué à l'enseignement scolaire a cosigné l'arrêté du 13 mars 2003 fixant le montant de la prime d'activité au chef du service et aux membres du corps de l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche : 18 294 euros pour un IG de 2°classe, 23 782 euros pour un IG de 1° classe et 38 112 euros pour le doyen de l'Inspection Générale ! Provocation !!

- en 2008, élections municipales de PERIGUEUX : notre Ministre y est battu et conteste le résultat de l'élection : sa requête en annulation est rejetée ! Peu de médias ont diffusé cette décision de justice !

- toujours en 2008, le même personnage trouve les crédits pour lancer l'appel d'offres pour surveiller l'opinion des enseignants sur internet !

Alors, exprimons-nous tant que nous le pouvons encore, malgré Big Brother qui nous guette déjà et nous guettera de plus en plus, et surtout si ça dérange les hautes sphères !!

Il n'y a que la vérité qui dérange...
Daniel Estévez, Toulouse, ENSA Toulouse le 15/11/2008 à 16:01:41
merci infiniment pour cette lettre, pour cet acte éclairé et courageux. Cela inspire respect et émotion... Je partage entièrement et sans réserve toute l'argumentation développée.
Qui que nous soyons, nous ne pouvons rester insensibles aux ravages qu'organisent en toute tranquillité nos gouvernants actuels et temporaires.
Ce que nous montre la détermination non-violente de monsieur Refalo est ceci : il est temps de mettre en conformité nos actes avec notre pensée.
Nous devons agir.
Soutenons cette action admirable !
vianarcheo site : unsa.dep59.62.over-blog.fr/ | le 15/11/2008 à 15:27:45
Bonjour,
c'est avec grand intérêt que je lis cette lettre. De nombreuses problématiques que je partage entièrement.
Par contre, ce qui me gêne c'est la façon dont quelques personnes réagissent en comparant avec le privé.
Enseignant dans des établissements privés depuis plusieurs années, le constat fait ici, est partagé par un certain nombre d'entre nous.
Contrairement aux idées reçues, nous ne sommes pas des moutons et nous n'obéissons pas sans réfléchir.
Nous sommes comme nos collègues de l'enseignement public, nous avons les mêmes responsables, les mêmes inspecteurs et dans certaines villes comme dans la banlieue lilloise les mêmes élèves.
Dans mon établissement, 40% des élèves sont issus d'une famille touchant le RMI et malgré tout ce qui est dit, ils partagent aussi notre point de vue.
Je rappelle qu'un suppléant au 1 degré du privé touche mois de 1000 euros par mois....(chiffre du ministère)
Je souhaite que tu puisses cher collègue, faire entendre ta voix. J'attends ton accord pour publier ta lettre sur notre site:

unsa.dep59.62.over-blog.fr

cordialement
Rassart Vianney
Secrétaire Général de l'UNSA-DEP

Tivette 69 le 15/11/2008 à 15:21:37
Bravo pour cette action courageuse et intelligente.
Je pense aussi que nous n'avons que bien peu de moyens à notre disposition actuellement pour faire entendre nos avis sur les réformes que l'on nous impose sans réelle concertation puisque notre Ministre méprise soigneusement toute action traditionnelle.
Résistance et désobéissance, c'est bien la voie que nous devons suivre pour sauver l'Ecole à laquelle nous croyons.
yaya le 15/11/2008 à 14:58:26
bravo et merci cher collègue!!
Enfin une action qui fait parler, secouer le cocotier et exciter notre hierarchie!
diffusons, diffusons, encore et encore et soyons nombreux à oser !
nous fermons l'école le 20 novembre et nous ne manquerons pas de faire circuler votre lettre à la manif!
Résistons!
yaya
Sylvaindemidipyrénées le 15/11/2008 à 12:11:41
La lettre "Je refuse d'obéir" est très courageuse et pleine de sens. Il me semble aussi que certaines parties des Nouveaux programmes aient été rédigées par des gens de cabinet qui sont à des années lumières des réalités des écoles au quotidien. Que font ces hauts fonctionnaires: ils mettent en place l'aide personnalisée, un principe qui n'est pas à jeter certes, mais ils en oublient que l'école n'est pas indépendante du milieu dans lequel elle se trouve. Comment assumer cette aide après les cours lorsque les enfants repartent par le ramassage scolaire? Le mieux est bien entendu de le faire entre midi et deux, heure à laquelle les enfants sont en pleine forme. Tant pis s'ils loupent un peu de récré: ils sont infatigables! Résultat des courses, en continuant ainsi, les enfants en difficultés feront des journées aussi longues qu'un cadre en entreprise. Mais M le ministre et sa clique le savent bien: il n'y a que les progrès des enfants qui comptent: pas leur état de fatigue.
Ali le 15/11/2008 à 11:53:52
Réponse à Edgar33, le remarquable commentaire de Jacques Antheor

Les beaux donneurs de leçon qui croient pouvoir conseiller à Alain refalo de quitter l'éducation nationale, de démissionner et d'aller dans le privé, non seulement font preuve d'une malveillance qui déjà les discrédite, mais surtout ils manifestent une inintelligence et une incompréhension totale du positionnement de l'enseignant qui a décidé d'entrer en dissidence, en résistance, en désobéissance... Ils lui conseillent en quelque sorte de quitter le navire, d'abandonner son poste, en définitive de déserter alors que, par son action, Alain Refalo manifeste sa détermination à résister de l'intérieur afin de s'opposer aux dérives ministérielles dont il pense qu'elles nuisent à l'éducation de nos enfants... Et il semble bien que cette appréciation est largement partagée par ses collègues... Par son geste, Alain Refalo entend affirmer que plus que jamais il croit à sa mission d'enseignant de l'école publique... Plus que jamais, il veut poursuivre sa tâche auprès de ses élèves... A lire l'ensemble des réactions des enseignants qui se sont exprimées sur ce blog, il apparaît clairement que son initiative a d'ores et déjà pleinement réussi dans la mesure où elle a redonné à beaucoup le goût de se battre...
Monsieur l'inspecteur d'académie croit certainement être dans son rôle au service du gouvernement en jetant le discrédit sur Monsieur Refalo en déclarant à la presse que ceux qui vont être pénalisés ce sont ses élèves... De tels propos, non seulement manquent singulièrement d'élégance, mais surtout ils manquent de pertinence... Le même inspecteur voudrait nous faire croire que les nouveaux programmes sont "voulus par la Nation"... Mais il ne suffit pas que ces programmes soient nouveaux pour qu'ils soient meilleurs... Non, Monsieur l'inspecteur, il ne suffit pas non plus que les décisions d'un ministre soient légales pour qu'elles soient voulues par la Nation...
Par ailleurs, tout laisse penser que Monsieur l'inspecteur s'appprête à donner des "suites adminsitratives" à l'action de désobéissance de Monsieur Refalo. Celui-ci a sans aucun doute conscience qu'il a pris des risques en devant désobéisseur et il les assume certainement en toute sérénité... Au demeurant, des sanctions ne pourront que donner plus d'audience à son action et élargir la solidarité de ceux, et il semble qu'ils soient très nombreux, qui partagent son analyse et approuvent son geste... Monsieur l'inspecteur serait bien avisé de faire preuve de prudence... Plutôt que de se précipiter à prendre des mesures de répression, il ferait certainement mieux son travail en mettant en oeuvre une réelle concertation avec les enseigants qui, autant que le ministre, représentent la Nation... Pour le bien des élèves, précisément...
Je ne crois pas, Monsieur Refalo, qu'il soit nécessaire de vous souhaiter bon courage... Vous avez déjà fait la preuve que vous n'en manquez pas...
"Il faut beaucoup d'indisplinés, disait le merveileux Georges Bernanos, pour faire un peuple libre"... Décidément, vous êtes à bonne école, Monsieur Refalo...
Je vous souhaite une bonne continuation...

Edgar33 le 15/11/2008 à 11:25:16
Cher Collègue,

C'est avec attention que j'ai pris connaissance de votre lettre.
Il ne s'agit pas de discuter du fond mais plutôt de la forme.
Vous êtes, tout comme moi, fonctionnaire d'état. Les réformes mises en place sont décidées par le pouvoir politique que le peuple français a démocratiquement élu.
Je comprends que l'on puisse s'exprimer et faire part de ses états d'âme afin d'infléchir ces réformes, mais en aucune manière de ne pas appliquer ce qui a été décidé par notre ministère de tutelle.
Il nous importe désormais d'alerter l'opposition politique ou de changer de métier...

Très cordialement
Peintralo le 15/11/2008 à 09:25:27
Hé bien moi je vais t'annoncer cher collègue que j'ai décidé que tout ce qui n'apporterait rien à mes élèves je ne le ferai pas! En conséqunce je n'appliquerai pas les nouveaux programmes: ceux de 2002 sont très bien, je ne remplirai pas non plus les tableaux à la noix qu'on nous assène depuis des lustres à remplir , je continuerai à laisser entrer la vie dans ma classe et à permettre à mes élèves de s'émerveiller devant des champignons, devant une maquette qu'un des leurs a construit, à s'émouvoir avec la lettre de son correspondant, à débattre de questions philosophiques bref à vivre, à penser, à être un citoyen et pas un servile consommateur formaté ce que certains collègues visiblement tentent de construire, hé oui je suis un affreux gaucho et même tiens anarchiste sur les bords!! Et chtoc!
Paco le 14/11/2008 à 23:40:34
REPONSE A GENEVIEVE

Le gouvernement le dit et le redit, le fait et le refait : il veut supprimer des postes ! Et pas pour les beaux yeux des élèves, des parents ou des enseignants !

Alors que "l'esprit du projet en discussion soit aux antipodes de celui imposé en primaire" (ce qui reste à prouver !) n'est plus qu'une question de forme - si on veut être plus concret : une question de pommade !

Les "contre-tout- changement" ne gagnent pas, Geneviève, au contraire. Ouvrez les yeux. Le mot d'ordre de ces gouvernements demeure encore et toujours : "en avant pour le Moyen-Âge" ! Une politique contre l'enseignement public qui ne date pas d'hier, vous savez...

Certes nous ne sommes pas actuellement dans un rapport de force favorable à des avancées (pourquoi ?) mais songez, chère collègue, qu'à ces moments terribles de recul (mais pourquoi ?) la meilleure tactique est de défendre les positions chèrement acquises et non de les abandonner à l'ennemi. Il n'attend que ça !
Paco le 14/11/2008 à 23:26:15
DECLARATION D'INDEPENDANCE DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE DU 4 Juillet 1776

"A chaque époque d'oppression, nous avons demandé justice, dans les termes les plus humbles ; nos pétitions réitérées n'ont reçu pour réponse que des insultes et des injustices répétées (...) "


geneviève le 14/11/2008 à 23:23:03
Je ne vois pas ce que même le ministre peut répondre à cette déclaration parfaitement bien motivée . Bravo.
Mon seul regret: je suis dans le second degré (enseignante). Il y avait ,il y a quelques semaines encore, des espoirs de voir se mettre en place une réforme NECESSAIRE du lycée ... l'esprit du projet en discussion était d'ailleurs aux antipodes de celui imposé en primaire, ... mais là, notre ministre s'est montré beaucoup moins autoritaire. Au lycée, ce sont les "contre-tout- changement" qui gagnent!
Je ne savais pas comment manifester jeudi 20,... pourquoi pas distribuer cette lettre en manifestant?

Bon courage

josy le 14/11/2008 à 23:15:08
Bravo pour cette leçon de courage!!! je tiens à vous féliciter;j'ai quiité cette grande maison cette année sinon je serai rentrée en résistance; Vous avez osé exprimer ce que beaucoup pensent tout bas. je diffuse à mes amis cet exemple; et donnez-nous des nouvelles de la suite car s'il faut vous soutenir vous pourrez compter sur le soutien des anciens!!!
Francis DELEMER site : npa-tregorargoat.blogspot.com/ | le 14/11/2008 à 23:06:31

l'Article 35 la Déclaration des Droits de l'Homme de 1793 stipule :
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour lepeuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus
indispensable des devoirs.
bib7800 le 14/11/2008 à 22:59:30
Les membres du rased de l'école du quartier "tournent" sur plusieurs écoles. Ils reviennent soit le matin, soit le midi, soit le soir pour les réunions avec les parents. Ce qu'elles font à l'école de mon petit voisin ,elles le font dans les trois autres écoles où elles vont.Je trouve scandaleux les propos des deux personnes qui se sont exprimées avec mépris au sujet du rased. Moi j'ai signé la pétition pour sauver le rased car des enfants dont je m'occupe ont été aidés par ce rased.
Duhaut des Gradins le 14/11/2008 à 22:38:49
Merci Alain pour ce bel éclairage.

Dommage que certaines personnes profitent de ces belle paroles pour décharger en vrac toute leur haine et leur agressivité !


Quelques exemples :

CORINNE (enseignant du type « Rottweiler »)

« Les membres du RASED qui arrivent après nous, partent avant nous, montent des dossiers spectaculaires sur les élèves, sont payés pendant leurs réunions du soir auxquelles nous assistons gratos etc ...
Basta ! Tous les enseignants devant les élèves, cela fera moins d'élèves par classe et moins de tire au flanc dans les bureaux.
Stop à l'inflation des conseillers péda et autres développeurs d'idées bidons, tous devant les enfants,on peut réussir ensemble.
Suppression du RASED, aide G et E, pour moi, pas de problème. Leurs résultats ne justifient pas leur maintien. »

Mon commentaire

C’est sympa pour les membres du Rased qui travaillent ! A mon avis, elle en pinçait pour un membre de cette « secte de fumistes », et comme elle s’est faite gentiment remballée, depuis elle leur en veut à mort !


NATALOUP (enseignant du type « anti gaucho compulsif »)

« Cette lettre et ces commentaires ne sont qu'un ramassis d'inepties de gens de gauche à l'esprit étriqué. […]
J'oubliais, si je me permets d'écrire cela c'est que je suis enseignante depuis 20 ans, oui je fais de l'aide personnalisée, oui je fais de l'instruction morale et civique ( les élèves adorent et en tirent profit), non je ne fais pas grève, oui j'applique les nouveaux programmes d'un gouvernement qui prône le retour aux valeurs profondes, oui je suis parents d'élèves et je demande aux parents de se joindre non pas aux profs rétrogrades et gaucho mais à ceux qui feront vraiment de leurs enfants des gens importants de la France de demain.
Alors je vais diffuser cette lettre afin que l'on puisse se rentre compte de la mauvaise foi des enseignants dont je ne suis pas toujours fière de faire partie.
Ne pensez pas que je suis une prof privilégiée qui enseigne dans un petit quartier bourgeois, non je travaille en ZEP, et c'est pour ça que je sais d'autant plus à quel point le retour aux valeurs morales et les aides personnalisées sont importantes.
Parents réagissez! »

Mon commentaire

Attention, cette dame n’aime pas son prochain et en veut à la terre entière, enfin, elle en veut surtout à cette vermine de gauche qui pullule comme des rats dans les édifices de la République !


CRICRI (enseignant du type « Ah, pauvre France ! »)

« Quelle honte !!!!!!!!!!!!
Vous vous prenez pour qui ?
Il ne faut pas toucher "à l'éducation nationale"
Si la fonction publique ne vous plait pas, alors il faut aller dans le "privé"
Pauvre France !!!!!!!!!!!!!! »

Mon commentaire

Difficile de lui en vouloir. Elle n’aime pas le scandale et les gens qui font des vagues !


ADRIEN (enseignant du type « Je sais de quoi je parle »)

C’est vrai, tout n’est pas a jeté dans ce qu’il dit. Mais pourquoi finir par un :

« Vous pouvez toujours démissionner ou créer une école "hors contrat" afin d'être plus en accord avec vous-même.
Pourquoi rester dans une prison quand vous détenez la clef pour en sortir ? »

Mon commentaire

Mais pourquoi je n’y avais pas pensé avant ?! J’ai 48 ans, deux enfants, une femme au chômage, beaucoup de mal a finir les fins de mois,…, mais c’est pas grave, je démissionne, je crée une école privée pour l’élite de gauche (c'est-à-dire que les parents d’élèves seront toujours d’accord avec mes idées) et je m’en mets plein les fouilles ! Simplissime !


PAT ( Non enseignant du type « Ras le bol des gens payés à rien foutre ! »)

« Je suis maman de 3 enfants scolarisés, et j'en ai plus que ras le bol de voir les enseignants se plaindre tout le temps. Voir des enfants de 2 ans de 7h30 à 18h30 à l'école m'insupporte. L’école n'est pas une garderie. L’école que propose le gouvernement me convient très bien, cela va faire évoluer un bon nombre d'enseignants et de parents Il faudrait changer un peu votre mentalité, vous n'êtes pas le centre de monde... et pas à plaindre non plus. »

Mon commentaire

Cette dame s’est faite monté le bourrichon par quelqu’un (des noms, on veut des noms !)et ne parvient plus à contrôler le flux et le reflux de sa rancœur.


ADRIEN (Enseignant du type « Négationniste »)

« Les programmes 2008 ont été très favorablement accueillis par les familles et également par les enseignants (voir les enquêtes d'opinion).
Seuls quelques uns, qui pensent avoir le monopole de la pensée enseignante, continuent de laisser croire que l'ensemble des enseignants rejettent et vomissent ces textes.
C'est faux et archifaux ! »

Mon commentaire

Il a chiffres, des statistiques ! Qu’il nous les communique !


BRAVO ENCORE ALAIN !

Ta lettre a au moins eu le mérite de secouer le cocotier !

Duronquarré le 14/11/2008 à 22:16:05
BRAVO !
La décision n'a pas dû être facile à prendre mais pourtant tellement évidente en regard à ce qui se passe dans l'Education Nationale.
Merci de nous tenir au courant de la suite... Un dérapage de l'administration ne pourrait que mobiliser encore plus la profession.
L'IA qui prétend devant les caméras que les premiers sanctionnés sont les élèves d'Alain Refalo ne pouvait pas être plus pitoyable.
Lubin site : journaldecole.canalblog.com | le 14/11/2008 à 22:12:38
@ Adrien
1 - Les programmes seraient favorablement accueillis par les familles et les sondages ? Si l'on s'appuie sur les sondages pour décider d'une politique, il n'y a plus effectivement qu'à s'incliner...et attendre le prochain sondage qui viendra contredire le précédent. Les programmes de 2008 ont été bâclés, rédigés à la sauvette, en cachette, par quelques copains du ministre. Quoiqu'il en soit des problèmes de l'école, on ne comprend pas pourquoi il faudrait se tourner vers le passé pour les résoudre, un passé où seuls un petit nombre d'élèves accédait aux études secondaires.

2 - Je ne vois pas ce que votre allusion aux syndicats vient faire ici. Il n'est pas nécessaire d'être syndiqué pour critiquer Darcos ; je trouve même les syndicats bien timorés en la matière.
Bruno le 14/11/2008 à 22:04:13
Merci et courage pour la suite. J'ai l'impession que ceux qui te reprochent ton acte sous prétexte que l'on est fonctionnaire de l'état n'ont pas compris la notion de désobéissance civique.
C'est toi qui vas en prendre plein la tête, on est moins courageux et on n'envoie pas la lettre, mais dis-toi bien qu'on ne las applique pas non plus les nouveaux programmes. Tant pis j'aurai pas mon demi point à la prochaine inspection, mais j'aurai ma conscience pour moi.
Chers collègues, entre risquer la sanction administrative et se prostituer pour grimper d'un échelon je pense qu'il y a largement la place pour une résistance efficace.
Hasta siempre
V.A. le 14/11/2008 à 20:59:47
Cette lettre est courageuse ...
car meme si nous pensons la meme chose, nous ne faisons , helas, pas grand chose.(en dehors d'informer les parents) Il faut dire qu'il y a, à l'heure actuelle, un grand sentiment d'impuissance ! Les grèves sont tellement mises à mal, qu'il faudrait vraiment que les syndicats trouvent un autre moyen de montrer nos mecontentements ....
Fachobuster le 14/11/2008 à 20:55:49
Courage... la propagande du parti au pouvoir est bien entrée dans nos chaumières. Nos cerveaux embrumés approuvent sans soubressaut la politique désastreuse menée par le pouvoir en place. Nous n'avons jamais autant été manipulés et aussi divisés. Nous haïssons tous notre voisin, ce fumiste, privilègié, assisté, profiteur, étranger, clandé... Courage, encore quelques temps, et nous pourrons à nouveau balancer des juifs...
bib7800 le 14/11/2008 à 20:46:13
chère Pat
Votre façon de comprendre les enseignants prouve à quel point le monde scolaire vous est soit inconnu, soit indifférent. De quoi les enseignants se plaignent-ils? d'après vous. Voilà une dizaine d'années que toutes les manifestations et grève tentent de sauver l'école de vos enfants, pour vos enfants. L'école proposée vous convient dites vous. Vos enfants vont être moins instruits, du fait de la combinaison de deux facteurs "antagonistes": réduction du nombre d'heures d'enseignement contre alourdissement des programmes.
Vos enfants ont-ils la chance d'être scolarisés en ayant pour camarade de classe un autiste avec son AVS + un malvoyant + deux enfants en très grande difficulté dont l'un fait ses besoins sur lui tout au long de la journée ? Ces situations se multiplientsavez-vous. Non l'école n'est pas une garderie mais les nouvelles mesures y mènent.
Alors vous y repenserez lorsque vos chers petits ne pourront pas faire les études qu'ils aimeraient car leur niveau scolaire sera au-dessous de celui des parents qui auront pu payer des écoles privés, probablement hors contrat ! Ce qui se passe dans tous les pays sur lesquels ON est en train de nous modeler.
Adrien le 14/11/2008 à 20:06:24
Enseignant, ayant la reconnaissance du ventre ou le sens du devoir !, je répète que vous ne pouvez pas proposer d'appliquer vos programmes (ceux de 2002, ceux de 1973 ou ceux de 1995) sans nous tirer à tous une balle dans le pied !
Imaginez que chaque école, chaque enseignant enseignent ce que bon lui semble... ce serait un système libéral pur jus. Certains espèrent peut-être cela mais pas moi.
Réveillez-vous ! Arrêtez de rêver et ne me parlez pas de cinéma (le cercle des poètes disparus...) mais de la réalité. Pour garantir un minimum d'égalité il est indispensable que nous conservions des programmes nationaux. Pour éviter le démantèlement de l'école, il est indispensable que nos programmes soient lisibles et compréhensibles par les familles.
Les programmes 2008 ont été très favorablement accueillis par les familles et également par les enseignants (voir les enquêtes d'opinion).

Seuls quelques uns, qui pensent avoir le monopole de la pensée enseignante, continuent de laisser croire que l'ensemble des enseignants rejettent et vomissent ces textes.

C'est faux et archifaux !

Les syndicats d'enseignants ne représentent pas grand nombre (en quantité, en tout cas pas 50 % de l'ensemble des enseignants) et ils se croient autorisés à parler au nom de tous.
Les prochaines élections professionnelles permettront de mieux évaluer leurs poids respectifs...



Lubin site : journaldecole.canalbog.com | le 14/11/2008 à 20:00:47
Heureux de voir des initiatives comme celles d'Alain Refalo. Et puisque les autorités s'étonnent de voir un prof désobéir, on peut leur rappeler que depuis des années, elles ne trouvent rien à redire aux ultra-conservateurs de l'école, Marc Le Bris et consorts très en cour à l'UMP), qui n'ont cessé d'affirmer (sur toutes les radios, les télés, les journaux, toutes sortes de pamphlets qui se sont largement vendus)qu'ils n'appliquaient pas les consignes officielles et préféraient en revenir aux "bonnes vieilles méthodes". Ce même Le Bris qui, dernièrement, a été décoré de l'Ordre national du mérite par Darcos en personne...En remerciement de sa désobéissance ?
pat le 14/11/2008 à 19:30:40
je suis maman de 3 enfants scolarisés, et j'en ai plus que ras le bol de voir les enseignants se plaindre tout le temps. Voir des enfants de 2 ans de 7h30 à 18h30 à l'école m'insupporte.L'école n'est pas une garderie. l'école que propose le gouvernement me convient très bien, cela va faire évoluer un bon nombre d'enseignants et de parents Il faudrait changer un peu votre mentalité, vous n'êtes pas le centre de monde... et pas à plaindre non plus
pierre p(futur ex maître E!) le 14/11/2008 à 19:14:17
Félicitations pour votre courage.Bien résumé!
Où va-t-on?Je commence à avoir honte d'être français et à envier les américains! Ca devient grave!
33 ans de métier... le 14/11/2008 à 17:48:12
Un seul mot : BRAVO !!!
Quant à ceux qui dénoncent ton attitude et ne font pas partie de la "Maison", qu'ils prennent notre place, ils n'y tiendront pas une heure !
david godot le 14/11/2008 à 14:29:16
eh, là tous...
vous êtes enseignants, comme moi?
vous en avez ras le bol de ces réformes comme moi?
jeudi 20 novembre: grève nationale: il faut proposer cette lettre type en motion aux AG départementales, il faut que les syndicats suivent!
il faut faire signer un maximum d'enseignants sur cette lettre

plus on sera de fous, moins Darcos rira
qu'en pensez vous?
Françoise B le 14/11/2008 à 14:11:01
Merci Alain,
Je te vois à l'oeuvre par ailleurs. Tu es un grand homme et je n'en attendais pas moins de toi.
A nous de te suivre maintenant (message à ceux qui lise ce message) et en première action, je diffuse ta lettre à mes soeurs enseignantes et aux instituteurs et professeur de mes enfants.
Surtout fait nous signe au moindre problème.
Amitiés
Françoise B(tu sais où me trouver)
Didier le 14/11/2008 à 13:43:24
Merci M. Refalo. Votre courage fait plaisir et vous honore.

Au-delà de ce que subit l'école, c'est toute une idéologie qui est en marche, dans tous les domaines, depuis des années, dans un semblant d'indifférence.

Nos gouvernants agissent dans l'urgence, se demandant quand la fenêtre pour leurs réformes (?) se refermera.

Cessons d'avoir peur et retrouvons notre ambition citoyenne.
Laïque le 14/11/2008 à 13:06:51
Encore merci à Alain. Je suis heureuse de voir que grâce à lui, bon nombre de collègues retrouvent le goût de se battre et expriment leur désaccord avec cette réforme dont le seul but est la destruction programmée de l'école publique.
Apportons massivement notre soutien à ce collègue courageux et soyons prêts à l'accompagner en nombre lors des convocations "disciplinaires" si nécessaire.
Jacques Anthéor le 14/11/2008 à 10:15:01
Les beaux donneurs de leçon qui croient pouvoir conseiller à Alain refalo de quitter l'éducation nationale, de démissionner et d'aller dans le privé, non seulement font preuve d'une malveillance qui déjà les discrédite, mais surtout ils manifestent une inintelligence et une incompréhension totale du positionnement de l'enseignant qui a décidé d'entrer en dissidence, en résistance, en désobéissance... Ils lui conseillent en quelque sorte de quitter le navire, d'abandonner son poste, en définitive de déserter alors que, par son action, Alain Refalo manifeste sa détermination à résister de l'intérieur afin de s'opposer aux dérives ministérielles dont il pense qu'elles nuisent à l'éducation de nos enfants... Et il semble bien que cette appréciation est largement partagée par ses collègues... Par son geste, Alain Refalo entend affirmer que plus que jamais il croit à sa mission d'enseignant de l'école publique... Plus que jamais, il veut poursuivre sa tâche auprès de ses élèves... A lire l'ensemble des réactions des enseignants qui se sont exprimées sur ce blog, il apparaît clairement que son initiative a d'ores et déjà pleinement réussi dans la mesure où elle a redonné à beaucoup le goût de se battre...
Monsieur l'inspecteur d'académie croit certainement être dans son rôle au service du gouvernement en jetant le discrédit sur Monsieur Refalo en déclarant à la presse que ceux qui vont être pénalisés ce sont ses élèves... De tels propos, non seulement manquent singulièrement d'élégance, mais surtout ils manquent de pertinence... Le même inspecteur voudrait nous faire croire que les nouveaux programmes sont "voulus par la Nation"... Mais il ne suffit pas que ces programmes soient nouveaux pour qu'ils soient meilleurs... Non, Monsieur l'inspecteur, il ne suffit pas non plus que les décisions d'un ministre soient légales pour qu'elles soient voulues par la Nation...
Par ailleurs, tout laisse penser que Monsieur l'inspecteur s'appprête à donner des "suites adminsitratives" à l'action de désobéissance de Monsieur Refalo. Celui-ci a sans aucun doute conscience qu'il a pris des risques en devant désobéisseur et il les assume certainement en toute sérénité... Au demeurant, des sanctions ne pourront que donner plus d'audience à son action et élargir la solidarité de ceux, et il semble qu'ils soient très nombreux, qui partagent son analyse et approuvent son geste... Monsieur l'inspecteur serait bien avisé de faire preuve de prudence... Plutôt que de se précipiter à prendre des mesures de répression, il ferait certainement mieux son travail en mettant en oeuvre une réelle concertation avec les enseigants qui, autant que le ministre, représentent la Nation... Pour le bien des élèves, précisément...
Je ne crois pas, Monsieur Refalo, qu'il soit nécessaire de vous souhaiter bon courage... Vous avez déjà fait la preuve que vous n'en manquez pas...
"Il faut beaucoup d'indisplinés, disait le merveileux Georges Bernanos, pour faire un peuple libre"... Décidément, vous êtes à bonne école, Monsieur Refalo...
Je vous souhaite une bonne continuation...

lulas le 14/11/2008 à 09:37:58
Enseignant retraité depuis 18 ans, le sort de l'Ecole Publique me préoccupe toujours. Dernier rempart contre bien des dangers qui menacent notre société, celle-ci vient de trouver en la personne d'Alain un champion dont il faut saluer l'admirable courage. Mais pas seulement : l'urgence est de multiplier son exemple pour qu'il ne reste pas vain et que notre courageux collègue ne subissent pas les représailles de la hiérarchie.
Enfin quelqu'un qui refuse d'accepter tout et n'importe quoi au prétexte de l'obligation de réserve !
laslu le 14/11/2008 à 09:27:19
Enseignant retraité depuis 18 ans, l'avenir de l'Ecole Publique me préoccupe toujours. Dernier rempart contre bien des dangers qui menacent notre société, celle-ci vient de trouver en la personne d'Alain un champion dont il faut saluer l'admirable révolte. Mais pas seulement : l'urgence est de multiplier son exemple afin qu'il ne reste pas vain et pour que notre courageux collègue ne soit pas victime des représailles de la hiérarchie.
Gt le 14/11/2008 à 07:27:54
Toulousain, je vous ai vu et écouté à la télévision (reportage de France 3, actualités régionales). J'ai eu peur pour vous. Vous aurez des ennuis(l'ex-enseignant que je suis en est convaincu). Surtout faites-les connaître, qu'au moins nous puissions nous mobiliser pour votre défense à défaut de pouvoir vous suivre dans votre action.
poison-social site : http://marre-et-remarre.blogspot.com/ | le 14/11/2008 à 02:49:15
Dsl d'intervenir une 3e fois, et dsl aussi de certains de mes propos (je suis un passionné, on ne se refait pas...); j'imagine que le métier (pardon, la mission, c'est plus fort dit comme ça) d'enseignant doit être très difficile au quotidien, et devant cette pression d'Etat, il doit être difficile de résister, mais IL LE FAUT, on ne regarde pas la maison brûler sans attraper un seau d'eau; notre éducation est une des choses les plus sacrées, car elle s'adresse à une des populations les plus sacrées, avec les anciens : les enfants, celles et ceux qui feront le monde de demain. Les parents et les enseignants (qui sont souvent parents eux aussi, donc tout le monde peut se comprendre à condition de travailler main dans la main); je ne suis pas parent ni enseignant, mais comme tout le monde, j'ai été un enfant; et je ne me souviens pas d'avoir connu cette école publique là; j'en garde un souvenir plutôt agréable; et quand je vois certains dire "on ne doit pas toucher à l'education nationale" (dans le sens, ne nous révoltons pas), je dis que C'EST L'ETAT actuellement qui y touche et la met en pièce, en divisant pour mieux régner, en jetant les uns contre les autres avec rage les parents, les enseignants, et même les enfants; est-il normal qu'un enseignant n'ait pas le droit de botter le derrière d'un élève, mais qu'un élève batte un enseignant, ou soit violent avec ses parents ? est-ce la faute de ces enfants ? bien sûr que non, ils sont nés dans un système de consommation et de compétition inhumain, comment s'étonner qu'ils soient capables d'un tel manque de valeurs, ce serait hypocrite et mesquin; nous sommes tous responsables, alors changeons tout cela, résistons (et surtout à nous même).
poison-social site : http://marre-et-remarre.blogspot.com/ | le 14/11/2008 à 01:37:59
Quant à ceetains médiocres qui répondent "Eh coco, si t'es pas content, t'as qu'à démissionner et fonder une école privée" HONTE A VOUS, vous mériteriez d'être jetés de l'éducation nationale vous même à grands coups de pieds dans le train ! ça me rappelle un prof au collège qui a osé nous dire un jour : "de toute façon, si vous ne voulez pas apprendre, moi je m'en fous, j'ai ma paye à la fin du mois". Et si on vous écoute, il faut tout accepter sans jamais rien dire, ou se barrer; belle mentalité, tiens, vous devriez revoir "le cercle des poètes disparus". je reprends l'exemple de Freinet qui a quitté l'école publique en créant la sienne, mais n'avait pas renoncé à son idéal et espérait qu'un jour l'école publique s'inspire de sa façon de voir. On en est loin aujourd'hui...
poison-social site : http://marre-et-remarre.blogspot.com/ | le 14/11/2008 à 01:28:15
Bonjour, félicitation pour cette courageuse prise de position, je recommence à croire en les enseignants, en tout cas certains et certaines; je ne suis pas père, mais j'ai une amie qui est mère de 3 enfants, et l'attitude de certains enseignants et directeurs est révoltante de soumission, et même de défense bec et ongles du gouvernement impie qui règne actuellement !
En ce qui concerne le RASED, je ne m'avancerai pas, parce que justement mon amie a des enfants "difficiles" dont un a affaire au RASED, et par l'attitude de certains, ça ressemble parfois plus à la Gestapo qu'à autre chose; donc, je pense que le RASED est à la base animé de bonnes intentions, mais trop souvent détourné de sa fonction par certains; en tout cas, cette lettre suscite énormément de réactions différentes, donc le débat est ouvert, et ça c'est bien, mieux en tout cas que ce silence assourdissant qu'on constatait dans l'education nationale; il est temps que ça bouge beaucoup plus, car il y a encore des enseignants FORMIDABLES ET ENGAGES, dont la voix a été trop couvertes par les bêlements des collabos...
adrien le 13/11/2008 à 23:33:41
Je crains que l'utopie et l'idéalisme ne vous entraînent sur une mauvaise route :
- les programmes 2002 étaient certes beaux et ambitieux mais impraticables par des enseignants polyvalents (ils l'auraient été avec des enseignants experts en didactique du français, en didactique des mathématiques, en didactique de l'EPS, en didactique des sciences, ....);
- les remonteés du terrain, lors de la consultation sur les programmes 2002, avaient signalé cela au ministre de l'époque... qui n'en a pas tenu compte et qui était.. de gauche !
- les programmes 2008 sont bien plus simples à lire et mieux outillés. Les progressions indicatives fournies à la fin des programmes disent clairement ce qui est attendu à l'issue de chaque année scolaire. Cela nous fait gagner un temps précieux lors de l'élaboration de nos programmations de cycle;
- les programmes 2008 s'inscrivent toujours dans la logique du socle commun de connaissances et de compétences. Cette logique a été élaborée au niveau Européen et est mise en oeuvre dans beaucoup de pays environnants;
-Le socle commun de connaissances et de compétences exige qu'on dépasse les automatismes et les apprentissages "par coeur". Faire construire des compétences aux élèves est une entreprise qui nécessite de travailler par projets, avec des situations d'apprentissages ouvertes et complexes. Les programmes 2008 n'interdisent en rien les "projets" comme vous semblez le croire. Avec ma classe, nous irons en classe de neige, nous avons un projet de correspondance (autour du thème des jardins) avec des écoles d'Amérique du Sud, etc. Pourquoi devrai-je mettre un terme à cela ? Personne, ni aucun texte n'exige cela des enseignants;
- toutes les études sérieuses (IREDU et DEPP pour la France mais regardez également ce que les anglo-saxons disent ainsi que les Canadiens) montrent que pour permettre aux élèves d'être à l'aise en sciences, en histoire, etc. il est nécessaire qu'ils sachent d'abord manier correctement leur langue maternelle. C'est donc une mesure salutaire que de mettre l'accent sur l'étude et le maniement de la langue si l'on souhaite réellement "aider" ceux qui en ont le plus besoin (les enfants d'enseignants et ceux des cadres sont ceux qui réussissent le mieux mais que fait-on pour les autres ? ceux qui ne parlent pas à la maison la même langue que celle qui est employée par le maître à l'école ?);
- la liberté pédagogique est clairement affirmée dans les programmes 2008 alors que dans les précédents certaines démarches étaient fortement préconisées et d'autres pratiquement "imposées" ;
- comme enseignant, il me semble qu'on a enfin remis les pieds sur Terre en simplifiant de nombreux contenus: quels élèves de cycle 3 étaient capables de faire des lectures en réseaux avec la complexité qui était exigée dans les programmes 2002 ? Aujourd'hui, le cadre institutionnel est moins ambitieux mais certainement plus réaliste;
- les 2 heures d'aide personnalisée me permettent de me regarder d'un autre oeil le matin devant ma glace : avant, je culpabilisais de ne pas avoir le temps de me consacrer aux élèves "en difficultés". Désormais, même si je sais que je ne résoudrai pas tous leurs problèmes d'un coup de baguette magique, j'ai enfin le sentiment d'avoir du temps pour eux et rien que pour eux. Les réactions des élèves sont d'ailleurs positives et même si cela ne se traduit pas encore "en résultat", ces élèves se sentent quand même mieux à l'école car ils savent et ils ont la preuve que nous sommes là pour les aider. C'est leur rapport à l'école et leur rapport à l'enseignant qui évolue : ils comprennent que nous souhaitons les aider à apprendre et à grandir. Avant, je n'avais matériellement pas le temps et certainement pas non plus les compétences pour mettre en oeuvre la fameuse "pédagogie différenciée" dont Meirieu a tant parlé mais que mes collègues et moi avions tant de mal à concevoir et à organiser;
- le RASED n'arrivait pas jusque dans mon école... la sédentarisation de quelques uns de ces enseignants ne changera rien à mes contraintes quotidiennes.
- Les RASED devraient avoir des périmètres d'action limités (1 ou 2 écoles en éducation prioritaire) pour que leur action puisse porter ses fruits et qu'elle puisse être évaluée;
- comme fonctionnaire, j'ai du mal à comprendre comment on peut "entrer en résistance" avec celui qui vous paye à la fin du mois. Si je ne suis pas capable d'appliquer ce que la Nation a fixé, je peux toujours aller travailler dans le secteur privé. Personnellement, j'ai fait le trajet inverse (du privé vers le public) et je ne le regrette pas.

Votre démarche me semble donc fondée sur une mauvaise analyse ou sur une position idéologique arrêtée.

Vous pouvez toujours démissionner ou créer une école "hors contrat" afin d'être plus en accord avec vous-même.

Pourquoi rester dans une prison quand vous détenez la clef pour en sortir ?

ravel le 13/11/2008 à 23:13:57
Merci Alain ; merci aussi au collègue de Colmar ...
merci à tous ceux qui osent dire NON .
Je pense à ceux qui ont su dire NON ,il y a 66 ans ...
En espérant , que de nombreux franc-tireurs de la démocratie vont bientôt se lever.

sapru le 13/11/2008 à 23:05:31
Dîtes bien tout ce que vous avez sur le coeur car notre ministre nous surveille !
Ils veulent privatiser l'école alors pourquoi ne pas créer notre école avec les valeurs que nous semblons partager ?
andré le 13/11/2008 à 21:55:08
Merci d'avoir crié tout ce que tant d'entre nous on sur le coeur depuis trop longtemps.Et quel soulagement de voir le flot de réactions que succite ton initiative.A n'en pas douter nous serons nombreux à hurler avec toi...
bba le 13/11/2008 à 21:43:35
Bravo pour votre courage, celui de dire non, de dénoncer des praiques, des réformes absudes voire nocives. Bravo, et merci pour nos enfants et, en ce qui me concerne, mes petits-enfants.
guillaume le 13/11/2008 à 21:33:24
Merci pour cette prise de position qui tente de décapiter l'arbre qui cache cette forêt d'hypocrisie... mais les commentaires des uns et des autres prouvent une fois de plus à quel point nous sommes infantilisés et divisés devant ces décisions politiques irresponsables !
seb62 le 13/11/2008 à 21:32:32
à nataloup et corinne.

je pense au contraire que cela traduit enfin ce que de nombreux collègues pensent tout bas.
Corinne sachez que nous ne sommes nullement payés pour nos heures de réunion. Nous percevons une indemnité de 68 euros qui correspond à notre diplôme d'enseignant spécialisé.
Sachez que si les RASED dysfonctionnent c'est surtout par manque de personnels sur le terrain.
Le fait d'être (trop) itinérant n'est nullement plaisant, croyez le.
De plus si vous croyez que le fait de nous remettre dans les classes fera moins d'élèves par classe c'est que vous n'avez rien compris (mais le pouvez vous?)
Nataloup, pensez à changer de métier puisque vous n'êtes pas fière de faire partie du corps enseignant, ou alors puisque vous semblez avoir les solutions devenez conseillère péda ou inspectrice voire ministre... ce n'est pas avec des gens comme vous que l'école va aller mieux.
Je ne vous salue pas
tania le 13/11/2008 à 20:58:21
Justement non, chère Monique!

Bravo Alain pour parler et pour oser!


gersois104 le 13/11/2008 à 20:43:38
Merci. Ils ne passeront pas !
nikita06 le 13/11/2008 à 20:43:11
bravo pour votre courage. J'aimerais bien en avoir autant. Je vais essayer de marcher dans votre voie.
Bon courage pour continuer car la tâche sera rude.
amitiés
Monique le 13/11/2008 à 20:42:33
Pour aller jusqu'au bout de ton raisonnement, si tu n'acceptes plus la mission qui t'est imposée, il faut démissionner ! Et oui mon grand !
Idée le 13/11/2008 à 20:35:36
Et si cette lettre était diffusée massivement lors de la prochaine grève du 20 novembre pour des signatures et des envois collectifs ?

Denis le 13/11/2008 à 20:34:33
"Celui qui a déplacé les montagnes, est celui qui a déplacé les premières petites pierres...". Proverbe arabe.

Edith le 13/11/2008 à 20:20:07
BRAVO de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Cela va sûrement déclencher des changements d'attitudes chez certains collègues qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Et cela en encouragera d'autres à continuer de dire non à tout ce que le ministre "propose" ou impose sans savoir...
Metsby le 13/11/2008 à 20:17:29
Vous n'êtes pas seul. Même si un pas aussi franc que le vôtre est difficile à franchir, nous sommes plusieurs, nous sommes nombreux à réaliser que nous pouvons, de l'intérieur, empêcher l'application de mesures qui de toute évidence sont de nature à nuire aux enfants que l'on nous confie. Un mouvement s'amorce. Des actions sont menées, petitement, mais, je veux le croire, efficacement. Vous avez notre soutien. N'hésitez pas à faire appel à nous si votre franchise n'était pas comprise par votre hiérarchie. Merci à vous.
alexe31 le 13/11/2008 à 20:14:03
bravo !!! enfin un instituteur responsable
fanyco le 13/11/2008 à 19:54:45
MERCI ....quel courage et quel exemple pour tous ceux qui commencent à ne plus croire en cette profession, que dis-je en cette vocation.
Directrice et prof des écoles, j'ai décidé moi aussi de ne pas appliquer les programmes : en fait, j'ai changé les termes mais le fond est identique. Apprendre par une démarche personnelle dans un projet adapté, avec du personnel qualifié pour aider les enfants en difficulté : voilà une politique simple à mettre n place à condition de le vouloir et de débloquer les fonds nécessaire plutôt que de les donner aux banques (qui va faire l'économie de demain, ce sont bien nos enfants)
Je perds parfois foi en mon métier (j'ai 34 ans) et grâce à des gens comme vous, je me dis que cela vaut le coup de continuer, au moins pour vous, au moins pour eux
MERCI

lyzzett le 13/11/2008 à 19:37:01
Bravo, on ne vous le dira jamais assez. Bravo, et merci d'avoir osé. Vous me redonnez du courage et de l'espoir en l'homme. Je n'en avais plus beaucoup. Vous êtes un modèle. Tenez bon.
Framboise le 13/11/2008 à 19:28:40
et vous, Cricri, qui êtes-vous pour porter ce jugement ? Quel courage de la part de Alain Refalo.
Je réfléchis et j'hésite à me lancer
cricri le 13/11/2008 à 19:11:15
Quelle honte !!!!!!!!!!!!
vous ,vous prenez pour qui ?
il ne faut pas toucher "à l'éducation nationale"
Si la fonction publique ne vous plait pas ,alors il faut aller dans le "privé"
Pauvre France !!!!!!!!!!!!!!
Chan le 13/11/2008 à 19:09:30
votre lettre m'a fait un bien fou à un moment où je pensais que le bateau était en train de sombrer et que nous étions incapables de réagir ...effectivement ,avec ou sans lettre ,à nous de reprendre le flambeau: soit en action directe pour les plus courageux soit en inertie totale pour ceux qui préfèrent la guerre d'usure...mais lutter pour montrer qu'on a combattu...si on devait perdre cette bataille...s'en sortir la tête haute...
nad31390 le 13/11/2008 à 19:09:20
JUSTE UN MOT

BRAVO
Pierre F. le 13/11/2008 à 18:35:30
Bravo, merci... J'encourage, je diffuse et je fais grève jeudi prochain - C'est nous qui savons ce qui est bon pour nous élèves!
Véronique Juveneton le 13/11/2008 à 17:05:21
Admiration totale pour le courage et la vérité criante du discours... qui nous fait sentir bien lâches, mais qui nous donnera certainement un peu plus de courage pour résister,refuser ou nous opposer à tout ce qui nous plonge dans le désespoir le plus total... Merci à vous
GEFFROY Raymond le 13/11/2008 à 15:44:42
Voilà enfin un instit' qui se rebelle. Moi-même instit à la retraite depuis 10 ans, je me reconnais dans ton écrit. Courage! En espèrant que de nombreux collègues te rejoignent, et qu ' enfin les syndicats se réveillent, j' ai assez milité pour savoir qu'il faut se battre pour espérer.Je fais suivre...
Frédéric le 13/11/2008 à 15:39:33
Bravo pour votre courage de dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas.
Vous avez mon total soutien
philippe le 13/11/2008 à 15:19:39
Parent d'élèves à colomiers (comme la france est petite !). bravo et merci pour cette lettre électrisante. bravo et merci de nous sortir de cette apathie chronique....je diffuse cette lettre !!! mais ensuite !



ROVE le 13/11/2008 à 14:29:48
Aïe où va le monde de notre époque
Alexia le 13/11/2008 à 14:14:44
Pour résister, il faut être ensemble et nombreux, justement le jour de la grève ( 20 novembre), il y aura des assemblées générales de grévistes un peu partout.
Il faut s'y rendre très nombreux pour décider collectivement des suites de la grève et de leurs formes.
A Toulouse, rendez-vous à 10h30 le 20/11 à la fac du Mirail.
Ewa Latuszynska le 13/11/2008 à 13:38:31
Cher Alain,
Malheureusement, vous avez raison.
1. L'aide spécialisée proposée est inefficace, peut-on demander à un enfant qui a déjà une journée de 6h derrière lui de travailler encore? Je rappelle que c'est celui qui est déjà en difficulté, pour lequel ces 6h sont un poids. Le RASED n'alourdit pas la journée d'un enfant, de plus les enseignants qui interviennent auprès de ces enfants sont spécialisés (= plus qualifiés). Mais le RASED coûte cher!
2. On n'a plus le sou non plus pour payer des intervenants pour enseigner des langues étrangères. Mais franchement, qui mieux qu'une VRAIE ANGLAISE peut donner le bon accent, le bain de culture, cette pointe d'exotisme, bref, fournir un premier VRAI contact avec cette langue?
Eh oui, c'est une évidence, on brade l'école publique... Ce trésor, ce rempart contre l'ignorance, ce garant de démocratie.
Les deniers publics s'envolent vers les banques en déroute, mais il en manque pour l'école. C'est bête, hein?
Hector Ledir le 13/11/2008 à 12:58:41
Est-ce que tu pourrais nous tenir au courant de la réponse de ton IEN quand tu l'auras. Et de ta réaction nouvelle...

Merci
Olivier FERRY le 13/11/2008 à 12:42:24
Je suis professeur d'IUFM et anciennement professeur d'école normale et j'ai donc pu assister à la destruction progressive et continuelle de la formation des enseignants, chaque fois en avançant des raisons d'amélioration de la qualité et des rémunérations! Nous sommes tous bien placés pour savoir que le recrutement y a perdu son caractère démocratique, que les salaires ont baissé continuellement par rapport à l'inflation et que la qualité ne peut évidemment pas s'améliorer quand on prend pour modèle le système pédagogique universitaire dont on pouvait pourtant mesurer les bienfaits au niveau de la formation des professeurs de collèges qui sont bien forcés d'apprendre tant bien que mal leur métier sur le tas !
L'université n'a jamais formé que des étudiants (éventuellement savants) mais pas des professionnels de l'enseignement. Le conflit idéologique entre niveau de connaissance et "pédagogisme" est une ânerie surdéterminée par l'éternel conflit gauche/droite...Il faut des deux pour enseigner : l'université permet sans doute (à certains) d'acquérir des connaissances mais cela ne suffit pas pour enseigner. Nous avons tous rencontré des professeurs savants et incompétents. C'est donc une idée catastrophique que d'aligner maintenant la formation des professeurs d'école sur ce qui a toujours marché le plus mal sous le prétexte de les recruter à Bac+5 alors qu'ils ont déjà au minimum Bac+4 et presque tous Bac+5 (puisque, recrutés au niveau licence ils font une ou deux année de formation à l'IUFM)...On peut se demander si la vraie raison n'est pas, comme d'habitude, une raison économique car le résultat est qu'on n'aura plus à rémunérer les professeurs stagiaires de l'IUFM. Je précise que je n'ai rien contre l'économie si elle consiste à faire plus ou autant avec moins de moyens. Mais en l'occurrence il s'agit de faire plus mal avec moins de moyens, ce qui n'est pas une performance!
Je ne parlerai pas des nouveaux programmes qui sont une terrible régression par rapport à ceux de 2002 dont la plupart des enseignants s'accordent à reconnaître le réalisme et la qualité. Ni de l'absence de concertation quant aux réformes, ni des autres thèmes que mon collègue à si bien évoqués. Je souhaitais seulement ajouter un éclairage sur le domaine qui est le mien où tout est loin d'être parfait, sans aucun doute, mais où il y a cependant quelque chose de fait et d'améliorable, ce qui est mieux que rien. Il est toujours difficile de faire mieux car cela demande beaucoup de réflexion et d'échanges, surtout dans un domaine qui évolue sans cesse. En revanche, il est facile de faire pire : il suffit de confier l'Education Nationale à des gestionnaires.
david godot le 13/11/2008 à 11:30:53
félicitations pour votre courage!
en maine et loire, nous sommes quelques uns mobilisés à refuser de mettre en place les mesures Darcos.
Personnellement, je n'ai pas encore commencé le soutien. Deux écoles de la circonscription non plus et quelques collègues par-ci par là.
mais nous allons devoir rentrer dans le rang tels des moutons se jetant dans la gueule du loup.
Vous savez de quoi vous parlez, vous êtes certainement un très bon orateur et très au point sur la question de la désobéissance civique, mais je ne le suis pas et je n'ose prendre votre lettre et la renvoyer à mon inspection.
Dans tout combat, il faut des meneurs, vous en êtes déjà un mais il faut que la presse s'empare du sujet, il faudrait que vous soyez (avec d'autres) un interlocuteur médiatisé pour faire peur à notre ministre. Je suis proche d'envoyer la lettre si un ou quelques autres de mes collègues me suivaient, mais je crains la suite des évènements...

quand je lis les commentaires, je vois que je ne suis pas seul à penser ça, il suffit d'une étincelle, et ça peut-être vous!

courage
Magali le 13/11/2008 à 11:04:40
Merci pour cette lettre très courageuse!
Je suis d'accord pour l'essentiel de ce que vous dénoncez dans votre lettre. Les réformes mises en oeuvre par ce gouvernement ne sont pas nourrie d'une volonté d'aider les plus défavorisés, de réduire les inégalités, mais de faire des économies. Voilà la seule motivation de ce gouvernement, qui ne regarde d'ailleurs que jusque en 2012, car le cout de ces réformes pour rattraper des dégats sur les enfants en échec à l'école et ne trouvant plus de personnes pour les aider convenablement à ne pas définitivement perdre pied, sera bien supérieur à l'économie réalisée dans une dizaine d'années, lorsqu'ils seront adolescents puis adultes, malheureux et en colère contre la société. Ce qui se passe est une honte pour notre société, car même et surtout en situation économique difficile, l'éducation, le soutien social devraient être des priorités d'action pour l'état.
Je crois qu'il est grand temps de se mobiliser contre toutes ces actions inacceptables du gouvernement et comme dans chaque grand mouvement social, il va falloir attendre un leader et un nombre assez grand de gens révoltés... mais le temps presse
flo47 le 13/11/2008 à 10:41:17
je suis enseignante dans un lycée agricole. je dépends donc du ministère de l'agriculture. mais pour nous les problématiques sont les mêmes!
à court terme, nous allons être "absorbés" par l'EN, ou ce qu'il va en rester!
pour nous aussi, les pseudo-réformes se suivent, sont imposées sans la moindre concertation! dans le mépris le plus total des élèves et de nos spécificités (je ne m'étalerai pas sur les "promessses" du bac pro en 3 ans...)!!
ajoutez à cela le discrédit jeté sur la profession d'enseignant (à tous les niveaux)...
j'ai de plus en plus de mal à comprendre l'indifférence des parents... ne voient-ils pas la logique "comptable" qui est en train de déliter tout le système éducatif? certes, ce système n'est pas parfait mais peut-on vraiment le laisser disparaître?
la privatisation généralisée de l'enseignement semble avoir un bel avenir... et l'égalité dans tout ça? je ne parle même pas de fraternité et de liberté...

vous avez mon soutien et je vais diffuser votre lettre!
corinne le 13/11/2008 à 09:36:47
les membres du RASED qui arrivent après nous, partent avant nous, montent des dossiers spectaculaires sur les élèves, sont payés pendant leurs réunions du soir auxquelles nous assistons gratos etc ...
Basta ! tous les enseignants devant les élèves, cela fera moins d'élèves par classe et moins de tire au flanc dans les bureaux.
Stop à l'inflation des conseillers péda et autres développeurs d'idées bidons, tous devant les enfants,on peut réussir ensemble.
Suppression du RASED, aide G et E, pour moi, pas de problème. Leurs résultats ne justifient pas leur maintien.
Bouven le 13/11/2008 à 09:20:21
Bon courage. Beau combat!

Quand ils auront virer tous les vilains profs comme vous et nous, ils auront à faire face à la colère des parents
- qui espèrent pour leurs enfants autre chose que des "tuyaux" rabougris et teigneux qui transmettent un programme officiel ridicule de bêtise et d'indigence intellectuelle,
- et qui rêvent de véritables enseignants, de femmes et d'hommes qui vivent dans ce monde et non dans un système débile et étriqué de codes hérité de la pensée moisie des petits bourgeois décatis, vindicatifs et bien pensants de la dictature de Naboléon...

Entre "collaborer dans la joie" avec "l'occupant" de l'Elysée et résister, il faut maintenant choisir.
Les puissants ne sont pas plus éternels que nous !
Ils passeront leur tour et les collabos avec eux.
Que ceux qui désespèrent actuellement se le répètent à l'envi : demain, nous aurons à tout reconstruire !
En mieux, en plus humain et avec plein de couleurs et de bonheur dedans !
les radoteurs séniles auront droit à nos respects les plus hilares et à quelques fleurs parce que nous ne sommes ni aigris ni revenchards mais seulement vivants et ironiques !
Qu'ils nous brisent tous, s'ils le peuvent.
Il nous restera la convition d'avoir raison, l'amour des autres, l'humour et bien d'autres trésors à jamais inaccessibles à leurs vilains coeurs tout secs...
Vraiment, je les plains...
"Ils ont la loi de leur côté, nous avons la justice du nôtre."
"Bantu" Steve Biko.
Esimski le 13/11/2008 à 09:01:19
Petit message de soutien...
En ce genre de circonstance, toujours bien et salvateur de pouvoir se compter !
Et pour ne jamais oublier qu'il suffit de la moblisation de quelques % d'une population pour tout changer... Définitivement.
L'ultra-droite "ultra-beauf" qui nous gouverne ne contrôle plus rien... Alors ? 1789... 2009 ????

nataloup le 13/11/2008 à 08:14:41
Cette lettre et ces commentaires ne sont qu'un ramassis d'inepties de gens de gauche à l'esprit étriqué. Sans parler d'un serviteur de la république, pardon en français, un fonctionnaire qui ose écrire noir sur blanc qu'il entre en désobéissance contre son employeur ( n'oublions pas que cette personne est censée s'occuper et transmettre des choses à nos enfants, ça fait peur).
Ce monsieur parle aussi de transformer les heures d'aide individualisée en atelier théâtre, ce avec l'accord des parents! Si des parents lisent ceci, je vous encourage à réagir rapidement: si une heure de théâtre par semaine pouvait remplacer l'aide précieuse que l'on apporte à un enfant en lui apprenant réellement à écrire et lire ça se saurait!
J'oubliais, si je me permets d'écrire cela c'est que je suis enseignante depuis 20 ans, oui je fais de l'aide personnalisée, oui je fais de l'instruction morale et civique ( les élèves adorent et en tirent profit), non je ne fais pas grève, oui j'applique les nouveaux programmes d'un gouvernement qui prône le retour aux valeurs profondes, oui je suis parents d'élèves et je demande aux parents de se joindre non pas aux profs rétrogrades et gaucho mais à ceux qui feront vraiment de leurs enfants des gens importants de la France de demain.
Alors je vais diffuser cette lettre afin que l'on puisse se rentre compte de la mauvaise foi des enseignants dont je ne suis pas toujours fière de faire partie.
Ne pensez pas que je suis une prof privilégiée qui enseigne dans un petit quartier bourgeois, non je travaille en ZEP, et c'est pour ça que je sais d'autant plus à quel point le retour aux valeurs morales et les aides personnalisées sont importantes.
Parents réagissez!
sophie lanceleur le 13/11/2008 à 07:45:37
Enfin quelqu'un qui OSE. Qui donne ESPOIR ds la liberté, tout simplement. C'est ds des actions comme celles-ci, que l'on mesure ce que certains ont comme dignité. Merci à vous , M. Refalo.
christian le 13/11/2008 à 05:28:58
Bravo et merci.

Tout le monde en a marre (Instit, directeurs, IEN, parents) de ces reformes qui n'ont qu'un seul but faire de grosses économies sur le dos de l'école. L'avenir nous donnera raison ...
Juan le 12/11/2008 à 23:41:41
¡Bravo!
Gracias a internet y a mis amigos franceses, tu valiente carta ha llegado también a España. La difundiré para que aquí se conozca tu posición.
Saludos cordiales y ¡animo!. La verdad nos hace fuertes.
clerget le 12/11/2008 à 23:14:47
je viens de prendre connaissance de cette lettre grâce à des collègues qui n'ont pas oublié la retraitée que je suis !Enfin quelqu'un qui prend ses responsabilités , celles que chaque enseignant se doit de prendre vis à vis des enfants qu'on lui confie,ces enfants qui sont notre futur.Courage à tous ceux qui suivront cette démarche!Si je pouvais...
Lubia le 12/11/2008 à 23:14:18
Merci Alain !
Voici enfin exprimé clairement le sentiment diffus de malaise que je ressens (et nous sommes nombreux dans mon école) depuis un certain mois de Juin 2007 et tout ce qui en a découlé ... Je ne me sens pas respectée par mon suprême supérieur hiérarchique. Ces nouveaux programmes sont en contradiction avec ce que j'ai appris à l'IUFM et ma conviction profonde de prof des écoles. Merci de nous rappeler les valeurs de notre métier. Je vais faire suivre, compte sur moi.
Polixène site : http://polixenne.over-blog.net | le 12/11/2008 à 23:10:35
Bravo pour votre lucidité ! et merci pour votre courage !
Il faut maintenant se mettre en colère , tous ensemble!
jean-françois scellier le 12/11/2008 à 23:03:29
Merci monsieur Refalo pour vos travaux et votre capacité à rédiger avec les mots les plus justes ce qui me (nous) touche au plus profond de mon (notre)être.
Merci de ne pas me faire oublier qu'ils ne sont grands que parce-que nous sommes à genoux.
Mes larmes, ce soir, sont celles de l'espoir de croire que je (nous) serais (ont) solidaire(s) dans ce refus déterminé et respectueux d'obéir.

Mamoune le 12/11/2008 à 22:23:43
Voilà un texte qui dit tout. il met noir sur blanc ce que nous PENSONS. Il faut le DIFFUSER, dire notre soutien, communiquer le lien à tous les collègues, ET AUX PARENTS AUSSI, parents, élèves, retraités de l'EN, TOUS AVEC NOS ENSEIGNANTS pour la manif' du 20
Merci Alain ! nous sommes tous avec toi !
Cyril le 12/11/2008 à 21:04:25
Bravo pour votre courage!!! Vous dites tout haut ce que pensent beaucoup d'entre nous tout bas. Il faut réagir collectivement:
-pour vous aider
-pour aller dans le même sens que vous de manière collective et organisée.

Enfin, merci pour la passion que dégage cette lettre et le rappel à l'ordre, à nous tous, de la mission qu'on a réellement en tant qu'enseignant qui est l'un des plus beaux métiers et qui doit le rester pour le bien être de tous, en premier lieu des enfants!!!
Bzh29 le 12/11/2008 à 20:28:44
Belle lettre à diffuser largement au sein de l'E.N. En espèrant une suite heureuse tant pour toi qui a eu le courage de l'écrire, que pour l'Ecole qui n'a vraiment pas besoin de cette gestion catastrophique (type entreprise) de l'humain. Pensons à l'avenir, pensons à nos enfants qui subissent les lubies de ces "responsables" bien pensant.
LM3 le 12/11/2008 à 19:35:12
je pourrais dire la même chose que Hector. je suis assez démoralisée par la non réaction de nos entourages. les enseignants sont encore dans leur bulle où ils se croient à "l'abri" et les parents sont trop accaparés par leur quotidien de plus en plus difficile.
mais même comme ça, j'ai l'espoir de joindre ma voix à ce concert de soutien afin qu'il en découle quelque chose.
de tout coeur avec vous
lila le 12/11/2008 à 19:13:43
bravo!! nous avons appris que les ennuis commencent pour vous convocation Ien ect....
Un mouvement est en place pour suivre votre exemple, faites savoir quels sont les aides possibles à apporter pour vous aider dans vos déboire avec l'IA!!
J'ose encore croire que la résistance va s'organiser massivement, c'est pas facile mais agissons en conscience!!
Merci

Leïla : enseignante et mère de famille en résistance .


JJ78 le 12/11/2008 à 18:21:08
Depuis plusieurs années "en retraite" de l'E.N. (et plus de trente passées dans "l'adaptation et l'intégration", version I.M.E. puis S.E.S et S.E.G.P.A, je suis par l'intermédiaire de nombreux collègues témoin de la progressive et inéluctable dégradation du système: tout ce qui marche et fait ses preuves à un moment donné est quasiment remis en question un jour ou l'autre, pour cause évidemment de restrictions budgétaires, horaires, ou de personnel...
QUID des évaluations concertées? QUID d'une évaluation enfin réaliste des actions de prévention dans tous les domaines?
Nous sommes dans un système d'entreprise, où l'évaluation ne peut se concevoir que d'une manière "comptable". Rendre des comptes, d'accord, c'est la moindre des choses quand on est payé pour faire... Mais le dialogue, la réflexion à tous les niveaux de hiérarchie, la prise en compte des réalités du terrain... Où est-ce aujourd'hui?
J'ai eu la chance dans mon parcours professionnel de rencontrer quelques inspecteurs qui étaient dans cette optique, en osant eux aussi prendre quelques risques. Il doit bien en exister encore ici ou là...
En tout cas, je diffuse largement, et pas qu'aux collègues.
Les syndicats vont-ils enfin entendre les clameurs, si elles s'intensifient?
Le Ministère, c'est moins sûr... Encore que...
On a vu des reculades plus spectaculaires!
Courage!!!!
nathalie 13560 le 12/11/2008 à 18:03:05
bonjour, je suis parent d'éléve, et je reconnais qu il y a de drole de reforme. si mon mess peut vs donnez de un peu plus de porter. c bien. bonne chance nat
Pascal GUERINEAU le 12/11/2008 à 17:46:12
Quelques citations pour illustrer cet exemple:
"Il faut toujours conjuguer le verbe "RESISTER" au présent" Lucie AUBRAC
"Ceux qui vivent sont ceux qui bougent." Victor HUGO
"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes" Rosa LUXEMBOURG
Merci et Bravo : "ENSEMBLE tout devient possible" Chiche ???
catherine le 12/11/2008 à 17:39:22
Assez de coups de pattes aux enseignants, sous couvert de bonnes intentions envers ces chères têtes blondes (cf par exemple ces 2H d'aide personnalisée pour ceux qui sont en difficulté). Foutaises !!! On veut détruire l'égalité des chances et mettre à genoux l'enseignement laïc !
papypl62 le 12/11/2008 à 17:21:21
Chapeau, l'ami!

Le retraité que je suis va diffuser largement!

(J'espère seulement que tu auras le soutien de tes pairs quand les immanquables ennuis vont arriver!!!)
Corinne le 12/11/2008 à 16:15:21
Admirative de ton courage mais effrayée et en colère du mutisme quasi complice des syndicats. Tu as raison, la résistance s'impose mais seule la désobéissance collective aura un effet, surtout sur nous d'ailleurs,si on a encore vraiment TOUS une conscience professionnelle ce dont je doute...
claude le 12/11/2008 à 15:38:25
la seule alternative est le combat groupé donc le syndicalisme doit prendre toute sa place pour aider à l'union dans la lutte

la contestation est bonne si elle porte ses fruits
hors en ce moment un émiettage de toutes ces bonnes volontés fait que nous reculons alors que nous avons raison

il faut arrêter d'être individuel et se regrouper pour porter ces résolutions
ronan 31 le 12/11/2008 à 15:33:15
Merci pour votre courage et votre détermination.
Grâce à votre engagement et peut-être à celui de vos collègues,nous resisterons à la folle marchandisation mise en place dans nos écoles publiques.
merci à vous
catherine le 12/11/2008 à 15:24:46
Cette lettre parfaitement rédigée, ne pouvait pas mieux traduire ma pensée.
Depuis que je suis sortie de l'IUFM, il a fallu chaque année se réadapter, mais cette année la coupe est pleine, trop de choses à revoir, à refaire à réadapter, et trop de choses tout court, à l'aide le RASED, pitié le soutien "médical", "au secours" les nouveaux programmes !
Et nous dans tous ça qui sommes nous? Avons nous droit au respect, ou bien devons nous seulement faire les choses par obligation et nous taire ?
Comme Alain je suis prête à m'engager dans cette démarche. A quoi bon exercer ce métier si l'on n'y crois plus. Cette lettre m'a mise la rage au coeur.
Syndicats REAGISSEZ!

christel le 12/11/2008 à 15:06:29
Bien, en avant, je diffuse aussi.
Mais sommes nous si nombreux à souhaiter résister? Bon courage.Merci.

ginette le 12/11/2008 à 14:30:25
Bravo pour votre courage
Résister est le maître mot Je crois qu'il est grand temps de réagir....
manu le 12/11/2008 à 12:46:56
il a des ennuis, c'est parti
Hier, Sarkozy a defendu les poilus qui ont refusé d' obeir à leur supérieur, va-t-il soutenir M Refalo?
Philippe le 12/11/2008 à 12:30:37
En réponse à Clotilde

Bonjour,
Je crois au contraire que l'initiative d'Alain peut devenir un mouvement collectif. je suis enseignant (instit) et syndicaliste. De plus en plus de collègues entrent dans ce genre de démarche, même si c'est souvent avec une moins grande expérience de ce type d'action (donc parfois plus de maladresse, mais autant de conviction!).
Beaucoup de nos supérieurs hiérarchiques (en particulier les IEN) sont en accord avec ces remarques. Et le système est en train de se fissurer: le nombre de convocations (pour "faits de résistance": Base élèves, service Minimum d'accueil, aide personnalisée) devant les IA est très important, et bientôt ne sera plus gérable par l'institution.
A partir de là, la discussion DEVRA, par la force du mouvement, être ouverte par l'administration.
Certains syndicats commencent à reprendre et à populariser la démarche d'Alain. La démarche individuelle se transforme donc en démarche collective, étape indispensable pour contraindre le ministère à entrer dans un réel dialogue avec les personnels, les parents.

C'est pourquoi je popularise l'action menée, et je m'engage dans une action similaire. Je ne pense pas être le seul (je sais ne pas être le seul!)

Philippe Cherpentier, instit dans l'Hérault
Clotilde le 12/11/2008 à 11:53:36
Le courage (ou sa représentation) est toujours beau à voir, même s'il est suicidaire. Pourquoi suicidaire? parce que si des dizaines de bravos suivent votre lettre, je ne vois pas un auteur qui prenne son stylo ou son clavier pour signer immédiatement la même chose. Or ce serait le seul moyen de se faire prendre au sérieux (première étape d'une éventuelle réussite).
Pour réussir une action, ne jamais oublier que l'on est entouré de simples êtres humains prêts à applaudir mais ayant trop de choses à préserver (prioritaires ici et mainteanant) pour aller au combat. Des actions d'êtres humains et non de héro sont donc plus à même d'être suivies. Même Merieu que vous citez comme un dieu, ne vous soutiendra guère et s'il écrit des phrases qui vous enflamment il se garde bien de se mettre endanger autant que vous.(En fait, ses écrits non seulement ne le mettent pas en danger, mais participent à son aura.)
Moi même je ne vous suivrai pas dans un tel combat, non parce qu'il est faux mais parce qu'il me semble décalé et inefficace.
Je suis bien plus inquiète du fait que nos groupements et associations n'arrivent plus à se faire entendre, et inquiète de ne pas comprendre par quel mécanismes ils sont réduits à l'impuissance: plus de crédibilité? plus de voix? plus de pensée? Seule une action collective (réfléchie collectivement) peut avoir du poids. Suivre en ordre dispersé un héro aussi charismatique soit-il, c'est inutile (dans l'histoire cela c'est même révélé désastreux : qui peut se targuer de posséder la seule et unique vérité?). c'est pourquoi je ne difuserai pas cette lettre de peur d'entrainer des amis dans un marasme inutile.
LN le 12/11/2008 à 11:48:14
bravo d'avoir osé!
Jérémy le 12/11/2008 à 11:19:14
Expliquer aux autres ce qu'on craint est assez difficile car on se perd tellement il y a de choses aberrantes imposées. Ce n'est pas non plus facile de faire comprendre qu'on n'est pas contre des changements, au contraire, mais qu'on a peut-être bien notre mot à dire en tant que professionnel.

Avec cettelettre, tout est limpide. Bravo.
Phil le 12/11/2008 à 10:52:29
Courageux....et téméraire ?
Je confirme que tout est vrai et meritait d'être porté sur la place publique. Est-ce là, le rôle (administrativement risqué) d'un instit de base ? Il me semble que nos représentants syndicaux et que la corporation (collectivement) pourraient se bouger un peu, non ?
malo le 12/11/2008 à 10:35:53
Chapeau bas Monsieur Refalo.
Pantigny Sylviane le 12/11/2008 à 09:59:55
votre lettre est très belle pour ce qu'elle révèle de la force de votre engagement dans ce métier passionnant! je suis comme qques uns de vos lecteurs... vous devriez communiquer votre lettre aux médias et pourquoi ne pas rester sur le net en l'envoyant à Médiapart?
S.P
Myriam le 12/11/2008 à 09:35:43
Merci pour cette lettre criante de vérité!
Il serait intéressant d'alerter les médias pour que votre lettre soit diffusée dans les journaux...
un petit paragraphe sur la prime de 400 euros serait à rajouter..."Diviser pour mieux régner"...Voilà la devise de Darcos!
Merci encore!
sylvia le 12/11/2008 à 08:37:49
Bravo et à diffuser largement, enfin dire tout haut ce que beaucoup pense, cela redonne un peu d'espoir....
jonathan le 12/11/2008 à 06:56:51
Ne nous laissons pas faire ou c'est l'avenir de nos enfants et celle de la prochaine société qui va se détériorer DAVANTAGE. Agissons ensemble.
Paco le 11/11/2008 à 23:39:31

? QUEL COMBAT ?

Il y a quelques années encore, jamais on n'aurait vu ce phénomène des désobéissances individuelles. Certes, c'est courageux mais c'est en même temps un aveu de faiblesse. Le gouvernement doit savourer sa victoire : enfin le syndicalisme enseignant est hors de combat. Les enseignants en sont réduits à des actes individuels isolés. Ils n'en sont plus à s'organiser collectivement avec succès pour combattre les contre-réformes contre l'enseignement public.
Il nous faut donc retrouver ce combat collectif : réapproprions-nous nos syndicats, organisons-nous aussi indépendamment... Que la défense et le courage deviennent non des exemples intimidants mais une défense et un courage collectif.
Paco
steph le 11/11/2008 à 23:38:59
INFORMONS LES PARENTS, ENCORE et ENCORE !
SOYONS TRES NOMBREUX à la manif du 20/11 MAIS AUSSI A L'AG APRES pour que les syndicats (c'est à dire nous !) se rendent compte de notre mobilisation et détermination, pour construire ensemble une suite à ce mouvement !

pour ta lettre à l'IEN, bravo et merci de lancer (peut-être) un mouvement ! Pas facile de se lever matin par les temps qui courent. Heureusement qu'il y a les élèves, il me reste au moins le temps de classe où j'exerce mon métier comme bon me semble (pg 2002, "pas encore" mis en place l'aide perso, éducation citoyenne, ...)! Mais la résistance passive ne me satisfait pas ... je n'ai pas encore eu le courage de faire comme toi mais ça va p't'être bien venir !

je me demandais si tu avais sollicité la presse pour diffuser ton courrier ? tiens nous au courant des suites ... et bon courage !


Delphine le 11/11/2008 à 21:52:04
Bravo pour votre courage ! Enfin quelqu'un qui ose dire tt haut ce q tt le monde pense tt bas. Notre métier se trouve de + en + discrédité par ce type de réformes successives ..... mais là, c'est le must ! Quand nous fera t-on confiance et nous laissera-t-on exercer notre métier ? Nous permettons nous en permanence de remmettre en cause les pratiques professionnelles d'autres corps de métiers ? Quand comprendra-t-on que l'enseignement n'est pas quantifiable ni une science exacte ?! Que chaque enfant a le droit de ne pas être aussi performant que son voisin et que ce ne sont pas 2h de soutien sup. qui vont changer les choses, mais plutôt les approches pédagogiques que nous mettons en place dans nos classes!!! Je fais suivre.
Karine le 11/11/2008 à 21:00:35
Merci, continuez, continuons, il le faut !
nathalie le 11/11/2008 à 19:45:06
Enfin, nfin quelqu'un qui dit touthaut ce que tout le monde (ou plutôt tout le corps enseignant) pense tout bas. Combien de collègues parlent de ces réformes nuisibles durant les récréations, les réunions....???Alors un grand bravo pour cette lettre, où je me retrouve à toutes les phrases! Je ne dis pas mieux si ce n'est : "unissons nous pour redonner à notre école, le sens pour lequel je suis devenue enseignante: une école laïque de qualité où tous les enfants auront les mêmes chances de réussite" et non pas une école du rendement comme on veut nous le faire faire actuellement: réussite en enseignement frontal, isolation des faibles....enfin arrêtons cette politique du "diviser pour mieux reignier" mais battons nous ensemble car nous nous reconnaissons tous dans cette lettre.
jeannine 06 le 11/11/2008 à 19:14:54
Merci de nous faire savoir que le monde enseignant n'est pas mort, que le devoir de refus d'obeissance existe encore, faudra-t-il attendre 50 ans,comme pour la guerre de 39-40, pour que les fonctionnaires dissidents soient reconnus comme défenseurs du bon sens et de l'humain? 35 ans que j'enseigne, je fais parti des enfants qui ont bénéficié des lois de la république, j'en arrive à idéaliser De Gaulle!!!!
Jules Ferry réveille-toi, ils sont devenus fous.
Juliette le 11/11/2008 à 18:07:22
A mon tour de transmettre cette lettre, et avec joie, car elle reprend l'ensemble des problèmes de l'école.

Certains se posent la question "Que faire?", étant donné que le gouvernement reste insensible aux manifestations et grèves des enseignants.Alors posons-nous la question de savoir pourquoi ce gouvernement reste sourd? Quel est le poids du monde enseignant face à un gouvernement de droite, quand on sait que la majorité des enseignants sont de gauche? Sans doute léger!
Qu'est-ce qui pourrait gêner un gouvernement de droite? Que ses électeurs ne votent plus pour lui. Pour cela, ce ne sont pas les grèves qui changeront grand-chose, mais de mobiliser en INFORMANT les parents de nos élèves. Pensez que pour un enseignant, il y a potentiellement 50 bulletins de vote à glisser dans l'urne....Combien de parents d'élèves en France? quelques millions. C'est eux qu'il faut sensibiliser, et je ne comprends toujours pas pourquoi les syndicats ne s'en rendent même pas compte. A part appeler à des journées d'"action" ou on se borne à se mettre en grève et à défiler avec les mêmes slogans depuis des années. Je pense que ce gouvernement à de quoi (sou)rire en nous voyant. Regardons-nous, à part faire faire des économies à l'état en se mettant en grève, mettre les parents de mauvaise humeur (car on prévient au dernier moment la plupart du temps)...A t'on simplement expliqué aux parents ce qui se passe? C'est pourtant le nerf de notre taf : expliquer!

Alors plutôt que d'envoyer cette fabuleuse lettre de notre collègue de Colomiers, uniquement à d'autres collègues, envoyons-là aussi à nos proches (famille, amis, connaisssances, voisins....) et assumons nos difficultés auprès de tout le monde et pas seulement auprès de notre hiérarchie!
marinette le 11/11/2008 à 18:03:30
Et dire qu'il existe une faculté des sciences de l'éducation! Nos décideurs feraient bien d'y faire un tour et revoir l'histoire des premiers initiateurs d'une pédagogie tournée vers l'enfant! Certains y ont laissé leur peau... fusillés,exilés,enfermés. Depuis toujours les combattants d'une certaine liberté de pensée à l'école ont été des pariats et ont été très mal vu dans notre vieille France. Y reviendrait-on? Cela fait peur. Bon courage à tous les enseignants...
Marie-Line
Marie le 11/11/2008 à 17:15:19
Merci d'avoir exprimé si clairement le ressenti de beaucoup de collègues. Quand les syndicats seront-ils capables de synchroniser de manière efficace ce ras le bol général ? En attendant, j'informe les collègues de ton action et je mets ton blog dans mes favoris.
thomine le 11/11/2008 à 15:27:45
moi je suis dans l'enseignement privé catholique mais j'ai une rage de militante républicaine quand je vois et j'entends toutes les absurdités du ministre et de ses réformes. Ras le bol de cette succession de programmes qui me fait avoir une indigestion, ras le bol de ce ministre qui pêche par son excès de certitude, ras le bol de notre pouvoir d'achat en baisse alors que notre charge administrative et notre responsabilité augmentent. Je suis d'accord pour un mouvement national efficace qui fasse reculer ce gouvernement.Collègues du public, je vous suis.
bruno salmon le 11/11/2008 à 15:02:07
Salut Alain,
Je me permets de te tutoyer tellement j'ai le sentiment de te connaitre depuis longtemps et d'avoir suivi le même chemin que toi pour penser, finalement, que contester, résister, manifester, dialoguer ne suffisent plus et qu'il faut aujourd'hui passer à l'acte de désobéissance civile et s'organiser à grande échelle pour mener de front le combat qui s'impose!
Ils avancent à couvert mais nous les débusquons, ils passent par la fenêtre quand nous fermons les portes, ils nous envoient leurs valets formatés que nous nous empressons de renvoyer à la niche mais ils insistent, ils insistent!!!
Alors oui à ton initiative, bravo pour ta lettre et non, non, non à la soumission devant ces gestionnaires financiers qui considèrent les enfants en général et les élèves en particulier comme de simples dossiers à traîter!
Bruno (pas de pseudo, adresse mail exacte, même pas peur du fichage!!!)

Louis-Marie site : leguetteur.canalblog.com/ | le 11/11/2008 à 15:01:03
Courageux, très courageux,

La désobéissance civile est un véritable engagement personnel et se paye souvent très cher ! Dominique Piveteau, instit à la Goutte d'or, plus ou moins mis à pied par l'administration, en avait fait les frais en juillet dernier et parlait déjà de délit d'opinion.

J'ai bien peur qu'avec la montée de l'autoritarisme, les collègues qui montent seuls au front se fassent très vite renvoyer dans les cordes par leurs supérieurs hiérarchiques. Quand Darcos s'agace, les petits chefs se lâchent !

Dans tous les cas, les arguments que vous avancez et les refus que vous soumettez sont également les nôtres. Je diffuse votre lettre et l'adresse de ce blog le plus largement autour de moi.

Pour finir une petit mot de Bernard Collot qui parlait de la disparition des classes uniques, propos qui font écho à ce qui nous préoccupent tous actuellement, c'est à dire le démantèlement de l'Ecole publique.

"Qu'est-ce qu'on peut faire ? une mobilisation générale. Encore faudrait-il que les premiers intéressés y croient. Encore faudrait-il qu'ils soient soutenus par tous ceux à qui il reste un peu de pouvoir, de notoriété, de moyens, d'astuce, d'audience, de courage… Ce sont les petites choses, les choses simples, les graines, qui sont à sauvegarder en priorité absolue. Mais on n'en est pas encore à creuser le Groenland pour y conserver les graines de classes uniques ou à mobiliser les écolos pour placer quelques oursons de CU dans les Pyrénées !"

A lire sur Coordination pour la défense des écoles rurales de la Vienne
Nadine 51 le 11/11/2008 à 14:35:22
Merci merci merci pour cette fantastique courageuse et indispensable lettre.



Bob le 11/11/2008 à 14:34:17
Bonjour.
Retraité "de frais", j'ai parfois un peu honte d'avoir laissé le navire en tel péril. Ce texte, (et l'action qui en découle), me parait tout à fait important, et je pense qu'il est souhaitable qu'il devienne fondateur (au sens originel du mot) de cette résistance nécessaire;à voir sous quelle forme?
Respect pour Alain, et soutien à tous.
Merci.


mum le 11/11/2008 à 13:46:21
Un grand merci à vous d'avoir exprimé ce que je pense. Maman de 3 enfants, âgés de 10 à 17 ans, je vois l'école décliner. J'ai tiré la sonnette d'alarme un bon nombre de fois pour ma fille de 10 ans, ai demandé de l'aide, soutien des instits, du RASED, etc... aucune réponse. A ce jour en CM2, on m'annonce qu'elle est en échec scolaire, alors que cela fait 3 ans que je demande qui peut m'aider à la soutenir, comment procéder pour l'aider.
Où est cette école que nous avons connue nous même?
Merci mille fois pour cette lettre. Je soutiens cette démarche ouverte, et qui parlent au nom de tant d'entre nous.
Anouk le 11/11/2008 à 13:20:48
Merci pour cette lettre qui exprime si bien ce que nous sommes nombreux à penser.
Il est temps de passer à une action collective. Il faut être nombreux le 20 non seulement dans les rues mais également à l'AG pour décider, ensemble, d'actions à suivre plus nombreuses et plus efficaces.
Il faut dire NON haut et fort !
Merci Alain.
Pat le 11/11/2008 à 13:10:02
Voilà un texte qui dit tout ce qui est important; il met noir sur blanc ce que nous sommes nombreux à penser. Il faut le porter, dire notre soutien, communiquer le lien à tous les collègues, pas seulement ceux dont on suppose qu'ils partagent ces pensées. Je vais imprimer cette lettre et la diffuser.
leondauph le 11/11/2008 à 11:54:14
Bravo à toi, Alain. Quelle belle argumentation. Tu me redonnes le moral. Isolé dans un groupe scolaire consensucel envers tous les textes gouvernementaux, je collabore au sens propre et sale depuis juin dernier.
Je vais diffuser et discuter de réactions possibles avec mes collègues et le syndicat, qui ne propose que la grève, en guise d'actes de résistance.
D'accord avec Minovia, faisons comme les routiers, même sans camions !
Nicolas le 11/11/2008 à 11:54:01
Je suis d'accord avec cette lettre, son esprit, l'engagement professionnel, humaniste et politique qu'elle montre. En lisant vos réponses à toutes et à tous, je vois que la résistance a commencé... ensuite, c'est une question de nombre. Je suis maître formateur et je trouve insupportable le mode dictatorial de Darcos. Je suis avec vous, je diffuse cette lettre dès aujourd'hui. A propos du 20 nov., s'il y a beaucoup de moutons noirs en grève et surtout dans les rues, cela peut faire une action forte.
LaurenceB38 le 11/11/2008 à 11:15:53
Ouf ! Tout le monde n'a pas baissé les bras ! Je ne suis que parent d'élèves (et fille de profs !) mais je suis sidérée de voir la façon dont tout est accepté dans certains groupes scolaires. Battez vous ! Regroupez vous ! Dites non à ce qui est intolérable. Les parents d'élèves sont prêts à se battre AVEC vous mais pas uniquement POUR vous !
Merci à MR REFALO de dire tout haut ce que finalement tout le monde pense dans son coin !
mag site : www.francine-magrou.com | le 11/11/2008 à 11:14:32
Enfin une action qui me fait considérer les enseignants comme des passionnés et non comme des fonctionnaires frileux terrorisés par la perte de leurs avantages. Continuez ! groupez vous ! et ne faites pas des grêves par syndicats. Si votre refus des réforme est franc et massif beaucoup de parents vous suivrons. J'ai un enfant en CE1 et suis impressionnée du rythme imposé aux enfants. Cerise sur le gateau ! Le soutien scolaire !
LaurenceB38 le 11/11/2008 à 11:10:53

Philippe Sertillanges le 11/11/2008 à 11:08:58
Chouette
A rimage découvert
Je tenais ma page
Depuis ma classe en marge
Plus seul dans l'univers.


krys 94 le 11/11/2008 à 10:57:51
Beaucoup d'émotions à vous lire. Merci d'avoir mis en mots ce que j'essaye de formuler pour dire ma colère.
Monique le 11/11/2008 à 10:36:42
Un exemple à suivre !!
pasc 21 le 11/11/2008 à 09:29:46
Moi aussi, comme Evelyne MD, je suis surprise qu'autant de collègues aient tout mis en place sans discuter. Je suis aussi désespérée de voir si peu de réactions autour de moi. On sent une espèce de peur et la discussion sur ce sujet en devient presque impossible hors de mon école.
Dans mon école, nous avons réagi très tôt, motion de CE en juin dernier, et aucune réponse de l'inspection.
Je suis déchargée par des PE2 depuis trois ans et je constate la pression et le formatage qu'ils subissent. C'est impressionnant.
Je vais faire grève le 20 parce que ras le bol de tout ça, mais je suis aussi très étonnée du peu de réaction des syndicats.
Comme Minovia, je pense depuis longtemps que bloquer les centre ville tous les samedis seraient une très bonne idée.
Avez vous transmis votre lettre à la presse, à la radio. Il faut la diffuser le plus largement possible.
Il faudrait qu'elle soit diffusée par d'autres personnes que les profs.
Jean-Luc le 11/11/2008 à 07:22:47
Enfin quelqu'un qui ose"l'ouvrir"!
C'est bien,il en faudrait beaucoup,des gens comme vous!
Personnellement,un inspecteur,c'est une personne qui n'est là que pour vous"noter",c'est à dire rien du tout.Nous sommes assez grands ettout à fait capables de faire nos réformes nous mêmes,et c'est ce que nous faisons dans notre enseignement de tous les jours...
Anne le 11/11/2008 à 00:27:29
Bravo.
Evelyne MD le 10/11/2008 à 23:36:19
Ma directrice vient de m'envoyer ta lettre!
Quelle jubilation pour moi de lire de façon clairement formulée ce que je pense depuis la rentrée!!!!Moi aussi, je suis entrée en résistance passive, je ne pratique par les heures de soutien imposées ( vaste fumisterie...) ni les heures sup du soir ( y a assez de gens au chômage)..;Quand j'ai annoncé ma décision lors d'une réunion de rentrée, naïve, je pensais que la majorité des collègues allait me suivre....Nous sommes un groupe scolaire de 15 classes, à ce jour je suis toujours la seule. Certains me disent" je suis entièrement d'accord avec toi, mais je ne le ferai pas, j'ai peur....D'autres croient fermement qu'ils vont réussir à résoudre en une demi_heure par jour, toutes les difficultés qu'ils n'arrivent pas à résoudre en 6 h de classe.... Je suis anéantie, désespérée...mais aussi désespérée par la passivité des syndicats qui ne savent que proposer des journées de grève...faire grève un jour, pour dire "non" et le lendemain, retournez au boulot et appliquer ce qu'on vient de contester je ne peux plus....Je ne comprends pas pourquoi tant d'enseignants sont anesthésiés....On est en train de détruire devant eux l'Education Nationale et rien ne se passe...Ta lettre m'a fait un bien fou et a devancé mon intention qui était d'écrire à mon IEN pour lui faire part également du fait que je ne faisais pas le soutien. Je ne sais plus au jour d'aujourd'hui, si un grand mouvement va se mettre en place, je dois dire que j'ai du mal à y croire, mais je suis comme toi, je ne peux pas agir en désaccord avec ma conscience...L'Histoire est remplie d'exemples de gens qui sous couvert d' "appliquer les lois" en ont envoyé d'autres à l'abattoir...Je fais désormais ce qui est en accord avec ma conscience dans l'exercice de mon métier!! Mon réconfort : mes élèves sont heureux de venir à l'école, ont plaisir à apprendre, et progressent tous les jours!!!! C'est pour moi l'essentiel!
ngl le 10/11/2008 à 20:46:53
J'ai pris connaissance avec intérêt de votre lettre. je fais partie d'une association qui est très sensible aux conséquences des nouveaux "traitements" de l'échec scolaire. Nous sommes nombreux à éprouver combien les enseignants, accablés de nouvelles directives, sont eux-mêmes en difficulté. Et ce n'est pas la nouvelle vigilance de l'éducation nationale, plutôt inquiétante, qui les aidera à retrouver la joie qui fait leur travail. Bien cordialement,
ngl
pasc 21 le 10/11/2008 à 20:18:23
Je suis d'accord avec vous sur tous les points.Bravo!
Bravo pour votre courage.
Je vais essayer de diffuser cette lettre le plus largement possible.
Nous faisons un métier que l'on ne peut pas faire sans plaisir. On est entrain de condamner toute pratique intelligente.
Non à la fabrique de petits moutons.
Je ne me déclarerai pas non plus gréviste à l'administration pour le 20 novembre.
Nous utilisons les 60h en réunions d'équipe et en rencontres avec les partenaires petite enfance (RASED, CAMSP, PMI, Assistantes sociales etc...)et nous refusons de rallonger la journée des enfants.
Je ne remplacerai jamais le "vivre ensemble" par "devenir élève".

NadineMeneauRASLECOLE le 10/11/2008 à 19:56:08
Entrons en résistance, IL le FAUT, tant qu'il en est encore temps!!!! Mon RAS LE BOL est autant pédagogique qu'administratif!!!!Au secours c'est le grand n'importe quoi, c'est le grand débrouillez vous.....on saupoudre, on nous fait brasser de l'air pour plaire à quelques uns (mais à qui au fait?) au détriment de tous les autres....et puis QUOI?.... on en a tout simplement marre au point de ne même plus pouvoir parler de son boulot à ses propres amis puisque parai-il nous sommes des privilégiés."tu as la chance d'avoir un job et quel job!!!!alors tais-toi et obéis"
Comment? tu fais 50H voir 60H (direction oblige)mais t'es vachement mal organisée enfin!!!!!!
ça doit être ça j'y avais pas pensé bon allez j'y retourne!!!!et je résiste et j'envoie l'équivalant à mon ien et et et.......Haut les coeurs!!!

Berfaz site : www.fabienbertry.com | le 10/11/2008 à 16:48:16
La désobéissance civile est un acte citoyen, il est un vrai moyen de communication, bien plus sensé que n'importe quelle grève dirigée par des partis à l'impact dérisoire. Cet acte devrait être suivi par vous tous professeur, car c'est par le nombre que cet acte isolé sera à même de devenir un élément déclencheur capable de faire changer les choses. Et il sera a mon sens alors point de repère pour tout autre corps de métier.

C'est votre désobéissance dans le nombre, votre conscience, votre passion, qui feront acte de foi.


minovia le 10/11/2008 à 16:28:16
bravo! mais que fait-on? des foyers de résistance isolés, disséminés? une grève le 20 novembre, pour ceux qui le peuvent? et les salariés du privé? c'est pour quand l'action concertée? nous savons qu'il n'est qu'une méthode: la pression économique. la manif du 20/11, aussi importante soit elle, ne sera évoquée qu'en filigramme,coincée entre la nouvelle coupe à Ségo et la conférence-monopoly mondiale...nous rentrons dans la période des fêtes: il suffirait
de bloquer les centre-ville en manifestant tous les samedis de novembre, décembre, janvier...jusqu'à ouverture de discussions,concertations, négociations dans le public et le privé... les commerçants deviendraient nos entremetteurs!!
leur méthode consiste à isoler les mécontentements,rassemblons nous et en dabant!!
TIR le 10/11/2008 à 16:08:49
"L'essentiel de l'éducation n'est pas de nourrir mais de donner de l'appétit" (Albert Jacquart).
autourdelavoix le 10/11/2008 à 14:50:00
Je suis de près tout ce qui se passe car mon compagnon est engagé dans cette lutte contre la suppression des Rased et je suis vraiment heureuse de voir que quelqu'un a osé et de belle manière se mettre en marge et dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas mais ont peur... J'espère qu'il n'y aura pas de conséquence personnelle pour cela et s'il devait y en avoir, nous nous mobiliserions tous pour te défendre! j'espère aussi que tu as lancé le mouvement et qu'il sera suivi largement... Il y en a marre de se laisser faire sans rien dire et que ce soient toujours les mêmes qui prennent pendant que les autres se remplissent les poches. Je n'aime pas cette surveillance mise en place, on se croirait dans une dictature!
Encore bravo!!
pascalounet le 10/11/2008 à 14:23:58
Je soutiens car je respecte le courage.

Le courage politique est de plus en plus rare.
Il en va de même que le courage citoyen !

Finalement arrêtez de revenir sur le passé et projetons nous plutôt sur l'avenir :
- nous avons eu l'élection que nous méritons ( certains ont la mémoire courte sur l'action de l'autre candidate )
- nous avons donc le gouvernement que nous méritons : ils ne sont pas tombés du ciel !

Signé : un pleutre comme tant d'autres ...
ritaline le 10/11/2008 à 12:28:55
Monsieur Refalo
bravo !
Je vous assure mon soutien (parce que je suis moins courageuse que vous) et suis persuadéee que vos élèves (dont ma fille Azadée ), ont dèjà fait de gros progrès pour mieux vivre ensemble, apprendre à se parler et partager.
A bientôt
Ritaline


tao-to king le 10/11/2008 à 10:57:28
M REFALO, j'ai lu attentivement votre lettre; je l'ai trouvée très bien construite et très argumentée, vos élèves ont de la chance de vous avoir comme enseignant; ne changez pas de cap, sachez que nous sommes nombreux derrière vous, et bon courage.
Gascon le 10/11/2008 à 09:11:10
N'étant pas dans l'Education Nationale mais suivant de prés tout ce qui se passe dans ce qui était notre beau pays avant l'avénement du tsar Nicolas Bruni , je dis "chapeau" !
Effectivement , quand-nous levons nous tous n enseignants ou pas ???
Je suivrai attentivement les suites de cet acte militant qui mérite un profond respect .Bon courage !
monica le 10/11/2008 à 00:54:05
magnifique lettre ; bravo pour votre courage et votre entrée en résistance !
je souhaite que de plus en plus de collègues vous suivent dans cette démarche !
unis, on est plus forts .... et les représailles plus difficiles à appliquer !!
tenez-nous au courant,
merci pour nos enfants et petits-enfants.
vincent landry le 09/11/2008 à 23:29:31
Certes...c'est courageux ..mais
l'éducation nationale sera détruite ....
il fallait aussi convaincre avant 2007...
et là nous n'avons pas été assez bons en arguments....
alors résistez...mais cela ne changera en rien..
ils sont si abrutis ou secoués qu'ils ne vous entendront qu'à moitié ou feront comme....
bon courage !
S. Bristow le 09/11/2008 à 23:15:26
Merci pour cette lettre. J'admire votre courage. Modestement, je diffuse autour de moi. Petit caillou deviendra boule de neige.
Micard Mathilde site : rhizome@over-blog.com | le 09/11/2008 à 21:55:27
Bonjour, moi aussi j'essaie de pousser à la résistance en faisant admettre que ce temps d'aide individualisée , qui ne doit pas être du soutien nous a clairement annoncé notre inspecteur, doit être l'occasion pour mettre en place des projets créatifs, remplacer ainsi les activités du samedi matin... (musée de classe, théâtre, jeux de sociétés etc) c'est une façon d'enrichir nos élèves et de les garder en dehors du champ de la nounou-télé pendant encore quelques heures...et pour le reste, manif le 20 novembre!
Mok le 09/11/2008 à 21:44:27
Bonsoir,
Cet enseignant fait preuve d'un courage extraordinaire. Certes quelques passages de son texte mériteraient un véritable débat contradictoire, mais là n'est pas la question. Cet enseignant de Colomiers offre l'image d'une icône héroïque bravant sa hiérarchie sans agressivité ni peur. Il incarne avec beaucoup de courage le caractère ombrageux mais réfléchi de tous ceux qui malgré les pressions gardent encore en eux suffisamment d'esprit de liberté pour continuer à défendre leur conception de l' Education Natioanale. Mokrane Rahab.
Lan le 09/11/2008 à 21:42:50
R ésistons
A u
S accage
E ngagé par
D arcos

Marieimmac le 09/11/2008 à 21:40:01
Pas forcément d'accord avec toutes les idées présentées, je trouve tout de même cette lettre très adulte et responsable. Il est de notre devoir de tenir informés nos ministres; sinon, ça ne sert à rien de s'opposer.
Bravo, c'est comme ça qu'on avance!
Jean le 09/11/2008 à 20:58:35
A lire de toute urgence:
"Main basse sur l'école publique"
Eddy Khaldi - Muriel Fitoussi
Demopolis
margot le 09/11/2008 à 20:53:24
je ne suis pas dans "l'education nationale" mais je suis maman de 4 enfants et mon dernier qui est au CP subit une telle pression de "savoir vite et bien en un minimum de temps" que je le fais suivre par un psy (angoisse++++) je trouve lamentable d'en ètre arrivé là et suis soulagée que certains se bougent!! bravo ,ensemble on est plus fort
Denis29 le 09/11/2008 à 20:32:44
Que de réactions ! Il faut concrétiser et passer à l'action. La première étape consiste à diffuser largement, enseignants, proches, amis... La seconde étape doit être une mobilisation forte le 20 novembre. Nous devons réagir et montrer au gouvernement que nous ne sommes bien là et prêts à défendre nos droits.

Mariesg site : www.mariesg-becker.org/blog | le 09/11/2008 à 20:27:02
Félicitations pour cette belle initiative !
En ce qui me concerne, quand toutes ces réformes sont passées, j'ai commencé par me sentir submergée de désespoir et par me dire qu'il était temps que je tire ma révérence à l'Education Nationale qui ne correspondait plus du tout à mon idéal.
Et puis j'ai réfléchi et je pense qu'il faut rester pour résister de l'intérieur ! Il faut que nous continuions à enseigner avec nos idéaux, à apporter à nos élèves ce qui leur est nécessaire pour devenir des citoyens responsables et autonomes plutôt que de les remplir de préceptes inutiles...
Alors, pour cela, toutes les initiatives sont bonnes. Il faut juste que nous les fassions connaître au maximum de gens, afin que nous sachions que nous ne sommes pas seuls à lutter !
Courage à tous ceux qui sont prêts à entrer en résistance !
Frédéric Boso le 09/11/2008 à 20:00:40
Il semblerait que Sarko ait eu vent de votre courrier : voir ici : www.rue89.com/2008/11/09/surveiller-et-punir-leducation-nationale-discipline-ses-rangs

Malheureusement, le pire est encore à venir !

Mais concrètement, comment appliquez-vous cette désobéissance ? Continuez-vous à appliquer les programmes de 2002 ?
mimidu RASED en perdition le 09/11/2008 à 19:44:14
merci à tout ceux qui résistent, pour tous nos enfants et leur avenir,
bon courage
( a propos qui peut parler de gouvenement et présidence élue par un vote démocratique? oui par sa législation mais pas un vote représentatif des français en quantité de votes réels aux élections, à ne pas oublier, ils y a eu tous les abstentions et indécis, les dégoutés malheureusement l'effet de cela nous le payons tous donc peu de français ont voté pour une majorité de minoritaires)
el afrite le 09/11/2008 à 19:15:36
bonsoir
juste une question : avez vous reçu une réponse de votre inspecteur ?

Tinechris le 09/11/2008 à 18:11:49
Félicitations,

Nous avons dans notre école fait une lettre un peu dans le même style, mais moins engagée malheureusement à notre inspectrice et attendons encore sa réponse. Je diffuse la tienne aussi largement que possible, espérons que les effets suivront. Bravo pour ton courage!!!
epsilon61 le 09/11/2008 à 17:56:17
Au secours !
Les thuriféraires de Philippe Meirieu reviennent !

MICHEL le 09/11/2008 à 17:47:27
Devenir responsable... Prendre ses responsabilités... Merci de rappeler à l'ordre ceux qui regardent la caravane de réformes passer. Merci de nous dire d'être attentif et vigilant.
L'éducation nationale est en voie d'être bradée...Pour faire croire qu'on met en place des aides et faire plaisir aux parents, on met en place le soutien...qui existe de fait dans les classes. MAIS on développe aussi le système privé en lui donnant pignon sur rue. Une école payante ? Est-ce cela que le libéralisme veut? Détruire les RASED c'est détruire la parole qui se met en place autour de l'enfant, de l'élève en difficulté, c'est détruire le lien entre l'enfant, le maître, les parents, les professionnels. Nous assistons à un sabordage volontaire sous couvert d'économie de postes. Les raisons intimes ne sont pas dévoilées publiquement... Créer des chefs d'établissement, mettre en concurrence les écoles, donner les primes au mérite en fonction des résultats, rentabiliser la matière grise ! On nous amène vers un système poussé vers l'élitisme. Va-t-on remettre en place l'examen d'entrée en 6ème, avec le choix aux meilleurs de choisir les meilleurs collèges ou lycées ? On comprend que la recherche de l'égalité est d'abord une recherche d'un certain pouvoir à établir une hiérarchie scolaire et donc sociale.
OUI il faut résister, oui, il faut se battre, combattre.
DRESSER la tête quand le coup part permet de ne pas se laisser abattre.
Les enseignants doivent lire votre texte que je vais diffuser largement.

muriel le 09/11/2008 à 17:35:29
Que de courage! En aurai je autant? brigade stage formation continue j'arrive dans les ecoles pour des remplacements courts et il m'est difficile de refuser de participer aux aides individualisees Que faire?
eliho le 09/11/2008 à 17:12:27
merci pour votre courage

Ali le 09/11/2008 à 17:05:25
Pour répondre à Txomi.

Respecter le choix des Français ne signifie pas accepter passivement des lois qui vont à l'encontre de l'intérêt général. La majorité des enseignants s'oppose à ces réformes. De quel droit ce gouvernement réforme-t-il sans consulter les principaux intéressés. Il est là le véritable déni de démocratie.

Bien sûr que nous n'étions pas d'accord avec ceux qui contestaient les programmes de 2002 (une ultra minorité non représentative).

Le parallèle avec le percepteur est totalement malhonnête. Il s'agit d'une désobéissance assumée, responsable, qui prend le risque de la sanction. Tout le reste n'est que paroles.
Txomi le 09/11/2008 à 16:45:49
Quelques questions suite à la lecture de ce texte :
Vous prônez la désobéissance civile autour de projets d'un gouvernement élu par les Français. Que faites vous du respect des choix démocratiques ?
Etiez vous d'accord avec Mr Lebris, son association Sauver les Lettres et ses amis rétrorades, quand ils appelaient à ne pas appliquer les programmes de 2002 ?
Comment concilier une position de fonctionnaire d'état et un choix de ne pas aplliquer les textes réglementaires (accepteriez vous que votre percepteur en fasse de même et considère que vous ne payez pas assez d'impôts) ?
Ces questions sont posées sans aucune animosité mais avec de réelles interrogations personnelles.

Marie-Anne le 09/11/2008 à 16:32:16
Tout d'abord : BRAVO
Bravo d'oser dire
Bravo de démanteler de façon concise, intelligente et lucide toutes ces nouvelles mesures.
Je diffuse au maximum .....

Martine le 09/11/2008 à 14:54:13
Ouf ! Enfin quelqu'un qui se rebelle !
A la retraite depuis 2 ans ,ex rééducatrice en Rased ,je me disais que j'avais bien fait de partir pour ne pas vivre çà concrètement dans les écoles :autour de moi ,chacun cherchait comment faire pour fonctionner avec ces réformes .Fallait-il mettre le soutien le matin avant la classe , ou à midi ...etc
Mais bien sur la réponse est NON !1000 fois non !!!
Arrêtons de brader l'Education Nationale , de malmener les enfants-élèves ,leurs enseignants et leurs parents!
Je soutiens à fond ce collègue ( je me suis moi-même rebellée contre ma hiérarchie qui voulait ficher les élèves en difficulté à la fin des années 80 )et je vais diffuser ce message le plus largement possible pour que d'autres se joignent à ce mouvement .
Encore bravo et bon courage à tous : il faut tenir bon!
Verdurette le 09/11/2008 à 14:33:39
Ça gronde dans les salles des maîtres! Ça tempête dans les couloirs d'école... il n'y a qu'au ministère de la déséducation nationale que notre supérieur hiérarchique reste imperturbable! Puisse-t-il entendre notre colère et lire le texte ci dessus !Puisse-t-il également se rendre sur le terrain et faire connaissance avec ce pour quoi il est censé travailler.
Quant à nous...résistons!
christal le 09/11/2008 à 14:12:55
Bravo, et bien sur je diffuse à parents, collègues étudiants lycéens...
Une initiative que je souhaite soutenir, mais un bemol tout de meme : je ne suis pas prete, etant donnee la precarite de ma situation actuelle, a encourir des sanctions dont je ne peux prevoir la gravite. il faudrait se rassembler en TRES GRAND NOMBRE autour de ce texte pour qu'aucun d'entre nous ne se "saborde" !
Thibault le 09/11/2008 à 13:46:34
Bravo et merci.
Stéphane le 09/11/2008 à 13:34:37
Merci. Du fond du coeur, merci.
kally60 le 09/11/2008 à 12:51:40
entierement d'accord, les rased sont indispensables et nous les remplaçons par les AP qui surchargent les élèves après déjà une longue journée d'attention.Il faudrait déjà refuser de les mettre en place mais seule c'est pas évident, et la semaine de 4 jours c'est juste pour arranger les parents mais les enfants dans tout cela? et 25 petits de 3 ans dans une même classe avec toutes les difficultés que représentent cette première année pour eux, avec toute la gestion inhérente aux conflits de partage, d'attendre son tour ,alors trouver des moments pour mettre en place des échanges dans une situation duelle avec chaque enfant est très compliqué alors que dès qu'ils sont moins nombreux , tout est diminué et on a le temps pour échanger avec chaque enfant. Pourquoi n'ont ils toujours pas compris , là-haut, qu'il fallait déjà alléger les effectifs pour permettre des conditions d'apprentissages optimales. Bref! je diffuse volontiers cette lettre courageuse et en parle à mes collègues car il faut être cohérent .
et vos collègues, vous suivent-ils?

Isabelle le 09/11/2008 à 12:35:51
Bravo ! Les faits sont rapportés clairement et précisémment et la "résistance" est motivée et raisonnée ! Félicitations, je suis d'accord à 100 % et je vais diffuser cette lettre le + largement possible et essayer de convaincre autour de moi d'autres collègues à "entrer en résistance" ....Solidairement, bon courage,
stephane martot site : http://agglorouenecolo.zeblog.com/ | le 09/11/2008 à 12:27:47
bonjour,
trés intéressant ce courrier!
bon courage,
cdl
sm
Dominique le 09/11/2008 à 11:58:43
Merci pour cette prise de position qui réchauffe.
Je suis à la retraite depuis le 3 septembre.
Enseignante spécialisée, rééducatrice, depuis 18 ans dans une cité de la région parisienne, j'ai vu mon poste fermé dès mon départ et ce malgré nos démarches auprès du maire et de l'IA. Sur un groupe scolaire de 11OO élèves le réseau se résume à 2 personnes...Bon courage.
jp le 09/11/2008 à 11:37:55
Bravo ! Voilà un acte de courage dont peu d'entre nous (et moi le premier) sont capables. Et pourtant : le ministre n'a que le pouvoir qu'on lui donne, et si une fronde nationale se dessinait, il faudrait bien qu'il arrête ses soi-disant réformes débiles.
Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage, telle pourrait être la devise du gouvernement. Empêcher l'Education Nationale de fonctionner, que ce soit par la suppression de moyens humains ou par la mise en place de programmes intenables (chargeons la barque et enlevons deux heures par semaine) semble être l'objectif réel. Une fois le constat étébli que décidément, l'EN n'arrive toujours pas à atteindre les objectifs qu'on lui assigne (comme supprimer les 15% d'enfants en échec scolaire), il sera alors temps d'en appeler à l'opinion publique, toujours si avisée, pour demander la suppression de l'Education Nationale et son remplacement par des structures privées (le projet des Epep en est l'avant-goût). Transfert des charges sur les communes et les utilisateurs, démolition d'un des derniers bastions des empêcheurs de libéraliser en paix. Vous croyez que j'exagère ? Regardez les modèles anglo-saxons ! JP.
Maurice jean-pierre le 09/11/2008 à 11:26:09
effectivement la morale ça se vit et ne s'apprend par coeur ! je suis en retraite depuis 5 ans et votre réaction fait "chaud au coeur" ... vous avez raison et n'attendez surtout pas qu'un pouvoir politique quelconque adhère à vos propos :le danger est évident : les futurs citoyens se mettraient à réfléchir ! LE DANGER EST EVIDENT !!!!!!!!!
ARLAUD le 09/11/2008 à 10:56:59
J'ai tout à coup "chaud au coeur" à la lecture de ce pamphlet. Retraité depuis 13 ans, j'assiste désabusé au sabotage du service public dans lequel j'avais puisé une grande part de mes motivations.Il faut des moteurs à la Révolution ; cette lettre en est un. Prenez garde fossoyeurs, le temps de la révolte approche !
cvrine le 09/11/2008 à 09:44:34
Bravo! Quel courage ... nous en manquons tellement! Votre lettre (re)donne envie de se battre pour ses convictions profondes. MERCI Alain!
lucie le 09/11/2008 à 09:38:03
A la retraite depuis 7 ans, je désespérais de voir mes collègues muets devant la destruction programmée de l'école.Bravo et merci de dire aussi justement les choses. Je diffuserai le plus largement possible la lettre.
françoise Vidal le 09/11/2008 à 09:34:54
D'accord, c'est courageux; d'accord cela conforte la bonne conscience de tous, qui moutons noirs isolés, se voient justifiés par la grâce d'un écrit libre.D'accord avec l'attaque du service public, les menaces sur le droit de grève, la bêtise du ministre, la semaine de 4 jours. Mais dans cet écrit, des grands mots, des citations.Que l'on m'explique comment "la marge tient la page?". Inventivité? alors que de jeunes et moins jeunes collègues ont été moulés par l'iufm, cette grande entreprise de la "méthode" et de la "réflexion", qui empêche le maître d'être lui-même, et d'imaginer aussi dans la spontanéité et le plaisir. Emission à écouter : France culture, samedi 8 novembre, 9h Répliques SANS Finkelkraut hier. Voilà
chichi le 09/11/2008 à 08:28:44
je ne suis pas enseignante juste AVS et PARENT, j'adhere complètement et diffuse largement votre courrier, bravo à vous !
sabine site : fringante.unblog.fr | le 09/11/2008 à 07:55:47
Cette lettre doit être diffusée dans toutes les écoles, il faut arrêter d'avoir peur et BOUGER avant qu'il ne soit trop tard
ELIANE le 09/11/2008 à 01:19:53
MERCI POUR CE COURAGE. LES CHOSES SONT DITES AVEC FORCE ET CONVICTION.
marion le 09/11/2008 à 00:49:57
Je pense que cet appel à résister est valable pour chaque fonctionnaire du service public. Je ne suis pas enseignant mais l'attaque sur le service public est globale. Ce gouvernement veut abattre le service public, c'est à nous d'agir et d'unir nos luttes pour le contrer, n'est-ce pas messieurs les dirigeants des "grands syndicats" ?
Henri LE GAL le 09/11/2008 à 00:47:42
Cette résistance est d'autant plus justifiée que pour le ministre Xavier Darcos : "La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de poste." Ce qu'il souhaite c'est bien faire disparaitre l'école pour tous. Oui résistons parce que les règles du libéralisme, par ailleurs en faillite, ne peuvent s'appliquer à l'école qui n'est pas un produit marchand.
AKA le 09/11/2008 à 00:36:50
Notre ministre est comme les enfants dont nous avons la charge : il essaie chaque jour de repousser les limites, pour voir jusqu'où il peut aller (dans la manipulation). Soyons fermes, comme avec les enfants, et ne le laissons pas aller plus loin.Il a déjà dépassé les bornes du supportable.Bravo à Alain, Roland, et tous les autres qui réagissent. Et que ça fait du bien de voir qu'on n'est pas seul à se rebiffer!
Denis29 le 08/11/2008 à 23:56:39
Tout est dit ! Une leçon de courage et un appel criant à la mobilisation de tous. Nous pouvons et devons faire plier les colonels dans leurs bureaux aux parquets trop bien cirés. Diffusons nos témoignages et alertons le maximum de collègues. Il nous faut sauver l'école. Bientôt, il sera sans doute trop tard.

BM le 08/11/2008 à 23:46:07

Je viens d'avoir connaissance de votre document par l'instit. de l'école du petit village de la Loire où j'habite. Je suis une vieille militante de l'école publique et je vous dit bravo pour cet écrit. J'espère qu'il fera bouger beaucoup de vos collègues.
Bon courage


Danièle le 08/11/2008 à 22:00:33
jhh1 a raison. Ce texte est à reprendre (avec l'acord de son auteur, bien évidemmnt), sous forme de pétition à adresser au ministre.
jhh1 le 08/11/2008 à 21:39:41
Excellent!!! C'est presque une pétition!!!
j'adhère...et je diffuse....
cedrick le 08/11/2008 à 20:38:49
Comme on ne peut être plus clair que le ministre lui-même, voici une phrase citée dans le Canard Enchaîné du 22 octobre:
"La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de poste."
Voilà, le gouvernement a décidé de supprimer des postes, et puis c'est tout. Les mesures du ministère servent d'écran de fumée.
brunoe le 08/11/2008 à 19:15:53
Merci merci merci ! Que ça fait du bien ! Je diffuse aussi !
Susumé le 08/11/2008 à 18:05:41
Je reviens d'un congrès de prof de math.
On ne mesure pas le découragement ressenti par la "base" au vu des réformes qui s'empilent sans rimes ni raison et qui semblent avoir pour unique but de nous priver de temps avec nos élèves tout en faisant semblant de s'intéresser aux élèves en difficulté. Exemples : les heures d'aide au collège sont prévues de 4 à 6, ce qui n'est pas possible dans un collège rural: cours jusqu'à 5 h puis retour en bus. Pense-t-on possible que des parents fassent 20 km pour venir leur enfant à 6 h ?
carole coudereau le 08/11/2008 à 18:03:05
Tout cela est tellement vrai. Il faut refuser les régressions. Nous ne bougeons pas assez. Dans le collège ou je travaille, on ne parle jamais des réformes qui sont imposées. On ne signe jamais les pétitions. J' en ai affiché une sur le démantellement des services médicaux dans les établissements scolaires. au bout de 15 jours, seule ma signature y apparaissait. Ce n'était pas une si grosse rébellion ! Alors merci de me montrer qu'ailleurs, on s'implique vraiment. ça motive
Philippe Edmond le 08/11/2008 à 16:19:56
Tout ceci est bien sympathique, mais si Meirieu et tous les partisans de ses méthodes reconnaissaient à ceux qui voient l'enseignement d'une autre manière la liberté qu'il s'attribuent cela se saurait.
Annie le 08/11/2008 à 15:29:37
Cher collègue et camarade, mille fois BRAVO !!!

Enseignante, directrice d'école d'application et formatrice d'enseignants, à la retraite depuis peu mais toujours militante pédagogique (et pas "pédagogiste" !!)ayant gardé le feu sacré malgré tout,si je ne désespère pas, c'est grâce à des gens comme vous. Je ne détaille pas les arguments : tous les lecteurs comprennent.
Je m'adresse à tous nos collègues (pas à Darcos et Cie ; c'est inutile):
- Ne vous laissez pas acheter par des horreurs telles "vous serez moins nombreux mais vous serez mieux payés".
- Ne vous croyez pas compétents parce que vous avez une licence ou un doctorat : réclamez une formation pédagogique initiale et continue de qualité.
- Travaillez main dans la main avec les parents (oui, je sais : long et difficile...mais eux disent la même chose de nous !) : si nous n'avions pas été si timorés dans ce domaine, nous serions forts aujourd'hui pour lutter ensemble.
- Adhérez tous à des syndicats et des mouvements pédagogiques même si vous n'êtes pas d'accord à 100% avec leurs options et militez-y concrètement ; bottez-leur les fesses au besoin. "Pas le temps"? FAUX !Quand il y a le feu à la maison, on trouve le temps. Et, bon sang, que ça fait du bien de travailler avec des camarades qui ont foi en l'enfant, qui ne regardent pas nos ados comme des racailles !
- Posez des actes de résistance sans attendre que les autres commencent et faites savoir.

Je diffuse largement votre lettre dans le 06.
Lorie le 08/11/2008 à 15:02:31
Je me suis engagée comme tous les collègues de mon école dans cette réforme,tout en rouspétant,mais exécutant les ordres.Voilà une lettre qui me donne courage et qui me fait réagir,je vais changer mon fusil d'épaule dès la semaine prochaine avec les enfants que j'ai en charge jusqu'à Noel et faire comme vous dès 2009.Ca nétonnera personne,je suis déjà connu comme mouton noir!Merci pour l'idée!
Danièle le 08/11/2008 à 14:25:06
Alain,
Bravo et merci pour votre courage,
votre lettre est un véritable acte de Résistance.
Je vais la diffuser, l'afficher...
Elle me servira, d'une façon un peu adaptée aux circonstances locales, pour mes interventions en conseil d'école cette semaine.
Un de mes collèges, déjà, a refusé d'obéir aux injonctions de se taire de l'IEN, durant un conseil d'école. Il est bien évident que je suivrai ce chemin, au nom de l'intérêt des élèves, en mon âme et conscience.
Quand je parle de Résistance je me souviens d'avoir rencontré Mme Lucie Aubrac, expliquant à des élèves de CM, que le premier acte de Résistance était de dire non à l'inacceptable. Cette liquidiation des Rased, et plus largement de l'Ecole publique est inacceptable. je dis NON!!!!
bedin le 08/11/2008 à 14:13:53


E N F I N, quelqu'un se réveille !
may le 08/11/2008 à 13:59:09
Merci pour ces mots, s'ils s'écrivent aujourd'hui, c'est qu'il y a urgence.Que tout les enseignants prennent conscience ,leur devoir est d'alerter et d'éclairer le plus de monde possible ,ensembles nous seront plus forts et moins seuls dans l'obscurité que l'on nous prépare.
ganondorf le 08/11/2008 à 13:54:42
Bravo quel courage mais si tout le monde faisait pareil le gouvernement sarkozyste serait deja detruit a ce jour
helas pour 1 courageux combien de laches ? combien de moutons de panurge ? combien de colabos ?
désabusé (un peu) le 08/11/2008 à 13:52:34

en 95 et en 2003 nous avons laissé passer le coche (surtout en 2003)...
l'attaque catégories par catégories fonctionne bien, pour mémoire une première lutte victorieuse des titulaires mobiles (remplaçants) sans grand soutien des collègues puis une seconde (perdante) avec le même désintérêt ( "leurs indemnités sont trop fortes" )
je suius pessimiste pour la suite mais disponible évidemment pour toute lutte réelle au delà de la sempiternelle unique journée d'action..
GPMarcel le 08/11/2008 à 13:25:48
Camarade et compagnon Alain,
Enseignant à la retraite, ex maître E, ex militant de l'ecole Moderne Pédagogie freinet, engagé avec acharnement dans la défense de Notre Ecole, je ne puis qu'être content, heureux, voire fier de ton attitude.
Résistance et désobéissance c'est TOUT ce qui nous reste devant les vautours carnassiers qui guettent les reliefs du repas.
Si on bouge, crie, hurle...il n'y aura pas de reliefs mais des corps sur lesquels il faudra passer.
doudou le 08/11/2008 à 12:50:25
Bonne chance lorsque je lis de tels manifestations de courage je suis rempli d'espoir. Nous devons tous continuez à nous battre, merci pour votre exemple.
abcdetc site : http://abcdetc.wordpress.com | le 08/11/2008 à 12:42:17
631 personnes ont lu cette lettre avant moi…
C'est peu, c'est vrai, mais si on ne croit plus à la force des petits riens, alors on laisse le monde s'écrouler sans plus rien dire.
Merci de parler.
Cordialités.
fregono le 08/11/2008 à 11:56:57
L'attitude de cet enseigant est courageuse mais n'aura aucun impact sur l'évolution de l'Education Nationale. Les gouvernements de droite et de gauche nous ont conduit là où nous en somme aujourd'hui à savoir la fin du système scolaire républicain. L'ascenseur social est aujourd'hui en panne. La réponse n'est ni pédagogique, ni corporatiste, mais bien politique.
helmen le 08/11/2008 à 11:50:58
bravo!
mais j'ai une question: puisque cette conscience existe parmi les instituteurs, pourquoi ne voit-on pas se créer un mouvement de libération des dits instits? pourquoi ne proposent-ils pas aux parents de sortir tous ensemble de l'éducation nationale et de fonder localement toutes sortes de petites initiatives le plus informelles possible, pourquoi pas sous forme de non-scolarisation (légale, rappelons-le)?
Evidemment, il faut alors accepter de vivre dans un monde d'échanges, de trocs et non plus de salaires; mais la liberté, la responsabilité de soi-même n'en vaut-elle pas la peine?
jeff le 08/11/2008 à 11:45:44
Bravo pour cette attitude courageuse qui tranche avec les décisions ministérielles souvent prises tard le soir ( je pense a l âge de retraite à 70 ans); L'école set le ciment indispensable à la réussite future.Mettre à mal ce terreau là est la grantie dune société en friches. Il faut lire Thoreau
marianne le 08/11/2008 à 11:21:47
Cela fait du bien, non, nous ne sommes pas seul mais tout un troupeau de moutons noirs !
pénélope le 08/11/2008 à 11:17:18
je considère que tout enseignement devrait être "personnalisé" et suis contre un enseignement de masse.....
Frédéric site : http://inventerre.canalblog.com/ | le 07/11/2008 à 23:21:24
J'ai repris ta lettre ouverte sur INVEnTerre-Résistance :

inventerre.canalblog.com/archives/2008/11/07/11277267.html

avec un lien vers ton blog

chaleureusement
katy08 le 07/11/2008 à 21:41:31
Merci Alain pour ce premier pas courageux ; il me parait urgent et indispensable de l'emboîter pour que notre métier ait encore du sens dans les années à venir.
A nos plumes !!!
Clau 34 le 07/11/2008 à 14:26:56
Je n'ai pu lire aisément vos propos ,des parties de mots n'étant pas lisibles par l'ordinateur de mon collège.En revanche j'en ai compris l'essentiel qui me montre qu'il y a des collègues qui font de la résistance ce qui n'est malheureusement pas le cas dans toutes les écoles de France. Alors instits, profs d'école levez vous! Et collègues de l'Education Nationale levons nous et rentrons en résistance. Mais n'attendons pas le mois d'Avril ou de mai pour bouger. Ce sera trop tard. Et bravo à vous cher collègue pour votre lettre. Saurons-nous l'impact qu'elle aura eu si elle a été envoyée aux instances supérieures. Bon courage à tous.
hector... le 07/11/2008 à 13:06:07

Courageuse attitude militante.
Quand-est-ce qu'on se lève tous ?
La plupart de nos collègues sont aveuglés et ne voient pas venir le pire !
Il y a encore du travail.
Je vais diffuser, afficher votre lettre édifiante.
Merci.

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