Stage Faire face aux nouvelles évaluations nationales

Stage Faire face aux nouvelles évaluations nationales !

Paris - 12 / 13 janvier 2009

Bientôt vont arriver dans les écoles primaires, d'abord pour les CM2 fin janvier puis en mai pour les CE1, la nouvelle formule des évaluations nationales conformes aux vœux ministériels :

« la maitrise des apprentissages fondamentaux doit être l'objectif prioritaire recherché. C'est la raison pour laquelle l'évaluation des résultats des élèves doit devenir un véritable instrument de pilotage de l'école » (29/08/07). Avec la refonte imposée par les « nouveaux programmes 2008 »,

on a vu ce qu'il en est des « fondamentaux » ! Avant tout, une « formidable régression pédagogique, disciplinaire et didactique » comme l'ont proclamé aussitôt tous les acteurs de l'éducation, un projet totalement infondé, erroné, incohérent, indigent, ultra réductionniste et normalisateur, mais justement pour cette raison, nécessaire à une politique autoritaire qui n'a jamais caché ses fins dernières d'assignation et de consentement à l'adaptation à la structure de la division sociale du travail, comme le disait C.Thélot.

Ces programmes réduits à une logique générale de production de résultats quantifiables, classables, cumulables, comparables, ont pour but annoncé de « faciliter l'évaluation », car l'évaluation serait l' »outil de mesure incontestable des résultats de l'école » (Préambule du projet de programme 2008).

Depuis quelques années, on assiste à la montée en puissance et à la prolifération galopante des dispositifs et de la culture de l'évaluation, non plus comme modalité d'aide à une dynamique d'apprentissage singulière, mais comme politique générale normative et régulatrice de contrôle et d'assujettissement.

On retrouve bien sûr ici tout le sens du travail fait par la DEPP (depuis la DEP de Thélot en 89) pour promouvoir une grille de lecture normative de l'évaluation comme bilan quantitatif à fin de comparaison, pensée et conduite à la fois selon un modèle statistique par uniformisation, homogénéisation, unification des données et selon un modèle productif (« calculer la valeur ajoutée », rapport Claude Pair) : les résultats des élèves seraient le produit d'un processus d'accroissement des compétences individuelles, le résultat de l'enseignement serait un produit susceptible d'être mesuré. Le « produit éducatif » serait un domaine de réalité homogène, continu, réduit à une série de compétences désocialisées, décontextualisées, fragmentées, rendues ainsi quantifiables,  assignables à des critères généraux préexistants qui occultent la diversité des actes.

Les évaluations 2009 n'ont plus aucune visée pédagogique avérée ! Il ne s'agit plus, comme on peut le lire dans les objectifs qu'elles se donnent, que de « mesurer des acquis », « disposer d'un indice d'efficacité, « disposer d'un instrument de pilotage ».

Pour organiser la résistance au massacre programmé, SUD, la CNT, l'ICEM et le CAH invitent principalement les enseignants du 1er degré à participer à deux journées de débats les 12 et 13 janvier 2009.

Pour tout renseignement complémentaire et inscriptions, consulter le site :

www.abasleschefs.org



07/12/2008
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