Lettres individuelles de désobéissance de l'école Pasteur à Vénissieux (69)

11 enseignants de l'école maternelle et élémentaire Pasteur à Vénissieux ont adressé une lettre de désobéissance à leur inspecteur d'académie. En voici quelques-unes.

Madame Corinne Lopez

Enseignante à l'école élémentaire PASTEUR                 Lyon le 20 Janvier 2009

Route de Corbas

69200  VENISSIEUX

 

 

A Monsieur l'Inspecteur d'Académie

s/c de Madame l'Inspectrice de l'Education Nationale de Vénissieux Nord

 

Monsieur l'inspecteur d'Académie,

 

Je suis très alarmée par les différentes mesures prises sans concertation et dans la précipitation pour l'Ecole Publique. Le démantèlement des fondements et des valeurs de l'école de la République est un processus  que je ne peux accepter  et en conscience je ne peux plus me taire. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne serai ni acteur ni complice de ce processus. 

Si, aujourd'hui, je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrai plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de réagir. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance de construire une école du respect, de la coopération, de la solidarité et de la réussite pour tous et toutes.

  

En conséquence, j'ai décidé :

 

De défendre l'école maternelle française, lieu d'apprentissage dès la section de 2 ans (même si je suis consciente des améliorations à apporter) et de prévention au sein duquel le R.A.S.E.D. a toute sa place ;

De ne pas cautionner la mise en place des « jardins d'éveil », mode de garde discriminatoire remplaçant une école de qualité, gratuite pour tous ;

 De suspendre l'aide personnalisée telle qu'elle est organisée aujourd'hui car elle est un prétexte servant à masquer la destruction des RASED ;

De continuer à travailler en conformité avec les programmes de 2002, programmes répondant à bon nombre de nos questionnements, plus équilibrés et ne considérant pas l'enfant comme un réceptacle de savoirs transmis verticalement de l'enseignant aux élèves ;

De ne pas me porter volontaire pour les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires et de ne déclarer aucun élève pour ces stages ;

De soutenir les enseignants qui refusent de faire passer les évaluations nationales selon les modalités et les conditions proposées.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, mes sentiments respectueux et de croire en mon profond attachement à la cause des enfants de l'école publique.

 

 

Madame Corinne Chevriau

Enseignante à l'école élémentaire PASTEUR                Lyon le 20 Janvier 2009

Route de Corbas

69200  VENISSIEUX

 

 

A Monsieur l'Inspecteur d'Académie

s/c de Madame l'Inspectrice de l'Education Nationale de Vénissieux Nord

 

 

Monsieur l'inspecteur d'Académie,

 

Je suis très alarmée par les différentes mesures prises sans concertation et dans la précipitation pour l'Ecole Publique. Le démantèlement des fondements et des valeurs de l'école de la République est un processus  que je ne peux accepter  et en conscience je ne peux plus me taire. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne serai ni acteur ni complice de ce processus. 

Si, aujourd'hui, je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrai plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de réagir. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance de construire une école du respect, de la coopération, de la solidarité et de la réussite pour tous et toutes.

  

En conséquence, j'ai décidé :

 

De défendre l'école maternelle française, lieu d'apprentissage dès la section de 2 ans (même si je suis consciente des améliorations à apporter) et de prévention au sein duquel le R.A.S.E.D. a toute sa place ;

De ne pas cautionner la mise en place des « jardins d'éveil », mode de garde discriminatoire remplaçant une école de qualité, gratuite pour tous ;

 De suspendre l'aide personnalisée telle qu'elle est organisée aujourd'hui car elle est un prétexte servant à masquer la destruction des RASED ;

De continuer à travailler en conformité avec les programmes de 2002, programmes répondant à bon nombre de nos questionnements, plus équilibrés et ne considérant pas l'enfant comme un réceptacle de savoirs transmis verticalement de l'enseignant aux élèves ;

De ne pas me porter volontaire pour les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires et de ne déclarer aucun élève pour ces stages ;

De refuser de faire passer les évaluations selon les modalités et les conditions proposées.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, mes sentiments respectueux et de croire en mon profond attachement à la cause des enfants de l'école publique.

 

Monsieur Maxime Parat

Enseignant à l'école élémentaire PASTEUR                 Lyon le 20 Janvier 2009

Route de Corbas

69200  VENISSIEUX

 

 

A Monsieur l'Inspecteur d'Académie

s/c de Madame l'Inspectrice de l'Education Nationale de Vénissieux Nord

 

Monsieur l'inspecteur d'Académie,

 

Je suis très alarmé par les différentes mesures prises sans concertation et dans la précipitation pour l'Ecole Publique. Le démantèlement des fondements et des valeurs de l'école de la République est un processus  que je ne peux accepter  et en conscience je ne peux plus me taire. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne serai ni acteur ni complice de ce processus. 

Si, aujourd'hui, je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrai plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de réagir. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance de construire une école du respect, de la coopération, de la solidarité et de la réussite pour tous et toutes.

  

En conséquence, j'ai décidé :

 

De défendre l'école maternelle française, lieu d'apprentissage dès la section de 2 ans (même si je suis conscient des améliorations à apporter) et de prévention au sein duquel le R.A.S.E.D. a toute sa place ;

De ne pas cautionner la mise en place des « jardins d'éveil », mode de garde discriminatoire remplaçant une école de qualité, gratuite pour tous ;

 De suspendre l'aide personnalisée telle qu'elle est organisée aujourd'hui car elle est un prétexte servant à masquer la destruction des RASED ;

De continuer à travailler en conformité avec les programmes de 2002, programmes répondant à bon nombre de nos questionnements, plus équilibrés et ne considérant pas l'enfant comme un réceptacle de savoirs transmis verticalement de l'enseignant aux élèves ;

De ne pas me porter volontaire pour les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires et de ne déclarer aucun élève pour ces stages ;

De refuser de faire passer les évaluations selon les modalités et les conditions proposées.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, mes sentiments respectueux et de croire en mon profond attachement à la cause des enfants de l'école publique.



30/01/2009
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