Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école

17 janvier : Journée de manifestations pour l'éducation

Samedi 17 janvier : Journée de manifestations pour l'éducation

L'ensemble des organisations à l'origine de l'appel « L'éducation est notre avenir » appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 et à faire du samedi 17 janvier dans tous les départements une journée de manifestations pour défendre le service public d'éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.

L'ensemble des organisations dénonce une politique éducative qui méprise la jeunesse, les lycéens, les étudiants, les parents d'élèves, les collectivités territoriales, le monde associatif et les personnels de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche, de la jeunesse et des sports. »

Education: appel à une journée de manifestations le 17 janvier

AFP - Jeudi 18 décembre 2008

Un collectif réunissant les principales fédérations de l'Education, les organisations lycéennes et des parents d'élèves ont appelé jeudi à une journée de manifestations le samedi 17 janvier dans tous les départements, a-t-on appris auprès de la FSU.

"On appelle à une journée de manifestations dans les départements le samedi 17 janvier", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la FSU, première fédération de l'Education.

Il s'agit de "protester contre les suppressions de postes inscrites au budget 2009 (13.500, ndlr) et contre les mesures éducatives du gouvernement", a-t-il ajouté.

Cet appel a été décidé lors d'une réunion d'un collectif regroupant les principales fédérations de l'Education --FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT--, les lycéens de l'UNL et de la Fidl, les étudiants de l'Unef, les parents de la FCPE, ou encore des mouvements pédagogiques.

Cette journée succèdera notamment à la journée de grève dans l'Education du 20 novembre, ou encore aux journées de manifestations du 19 octobre et du 10 décembre.



Article ajouté le 2008-12-27 , consulté 1692 fois

Commentaires


D.C le 17/01/2009 à 00:46:22
La suppression des postes RASED est vraiment pleine d'indécence : parler de "sédentarisation" pour dire que l'on supprime un poste spécialisé, parler de personnel "surnuméraire" pour désigner les postes spécialisés supprimés, mais maintenus dans les écoles !!! On croit rêver, mais ces discours insensés sont prononcés doctement par les "autorités", comme si de sortir de la bouche d'un ministre, d'un inspecteur, ou autre ponte, faisait qu'une "connerie" prononcée par l'un d'entre eux, allait lui faire perdre son statut de "connerie" à la dite connerie. Mais non, rien à faire une connerie reste une connerie, quelque soit celui ou celle qui l'énonce. La projet "darkosien" ou "sarcosiste" est une "connerie", alors c'est pas parce 3% d'électeurs ont votés sans réfléchir, que toutes les sottises sont permises ! Allons, monsieur Darcos, vous ne connaissez pas le sujet ! Reconnaissez-le, rangez vos affaires et allez faire un séjour de méditation ou un stage de reconversion. Et pourquoi pas un stage d'anglais pendant les vacances ? Hein, c'est pas une bonne idée ça ?
alex le 08/01/2009 à 12:33:03

Courrier des lecteurs Politis 1029
jeudi 4 décembre 2008

Témoignage

Zoé, 13 ans, élève de 4e au collège de Marciac (Gers)

Il nous l’avait dit, le CPE [conseiller principal d’éducation], que des gendarmes allaient venir faire une prévention pour les classes de 4e et de 3e. Mercredi, toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs. À peine dix minutes plus tard – nous étions assis –, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof les regardait en nous disant : « Ils font leur ronde. » Elle n’était a priori au courant de rien, bien sûr. Soudain, la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement. Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire (le maître-chien) et un gendarme très gros. Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droits, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! » Il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau, bouche bée.

Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à côté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors, m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe. Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. […] Le gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures. […] La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regard des deux autres gendarmes. Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle chercha dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash, mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais… » Ils ont souri, et la fouilleuse chercha de plus belle ! Dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee-shirt sans, bien sûr, rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Je dis : « C’est bon, arrêtez, je n’ai rien ! » La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat, et mon fouilleur de sac m’a dit : « Tu peux ranger ! » […]

Propos recueillis par Claude-Marie Vadrot



pascaline le 08/01/2009 à 07:24:05
Il faut penser aux manif unitaires le dimanche !
La manifestation qui a été faite un dimanche a été un franc succès, soulignée même par les journalistes ( ce qui n'est pas rien ...). Il faut absolument refaire des manifestations ce jour-là, le dimanche, parce que c'est le seul jour où les parents, et citoyens travaillant ailleurs qu'à l'école, peuvent venir. Et ils viennent !

roland le 06/01/2009 à 22:34:53
Le ministre du budget, dans une déclaration récente, a confirmé la politique de suppressions des postes, le mouvement devant s'amplifier, au cours des prochains exercices budgétaires. Plus de 30 000 emplois en moins, en 2009, pour la fonction publique. Cette dimension s'additionne aux observations présentées sur les choix réalisés pour l'Université, le lycée, l'enseignement élémentaire. Nous devons dire NON à cette funeste politique éducative. Nous sommes devant un choix de société, ne l'oublions pas.

barbouille le 05/01/2009 à 13:42:30
Bonjour;

voici le nombre de poste ouvert en 2009 concours externes : 6 577 à comparer avec le nombre de postes
en 2008 : 9 359 postes
en 2007 : 10 275 postes

troisieme concours :

2009 : 290
2008 : 396
2007 : 485

Où sont les postes ?

Mag

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