Commentaires
Robin le 09/08/2009 à 17:21:48
Vieux fonctionnaire de l'éducation nationale, aujourd'hui à la retraite, j'ai longtemps observé les âneries venues du ministère sans discernement, sans expérimentation préalable, sans longue et constructive concertation avec les hommes de l'art. Je peux citer la méthode globale pour l'apprentissage de la langue et de l'orthographe, qui a donné une catastrophe linguistique en France, les mathématiques modernes que l'on a mis 20 années à mettre au placard, la formation des maîtres du 1er degré au sein d'IUFM dans les mains d'universitaires qui n'avaient pas la moindre idée de ce que pouvaient être les besoins pédagogiques essentiels des enfants de 2 à 11 ans alors que les écoles normales d'instituteurs ont formé des cohortes de maîtres de grande valeur. Bref, pour protéger mes élèves, pour les former au meilleur de leurs possibilités, pour leur donner la meilleure orthographe, le goût de la lecture, des mathématiques réfléchies, utiles et amusantes, j'a toujours superbement ignoré les oukases venus de l'énarchie ministérielle en attendant le contre-ordre, en suivant le petit bonhomme de chemin le plus rentable pour les enfants et personne, je dis bien personne, n'est venu me dire, dans ma classe ce que j'avais à faire. Tout ceci pour dire à monsieur Alain Refalo dont j'admire le courage incontestable, que, devant l'imbecillité notoire du niveau politique qui veut faire de vous un exemple, comme les fusillés de 1917, il faut attendre sagement 2012 qui sera l'année de la défaite des fossoyeurs de notre école publique
Sebaneau le 10/07/2009 à 21:14:46
Je veux résister aux flics qui me volent mon argent pour donner le butin de ce vol à des profs esclavagistes et absurdistes.
A ces esclavagistes qui trouvent normal de vivre de mon argent, que les flics me prennent par la force ;
à ces absurdistes qui prétendent que les flics auraient le Droit de me le voler, sous prétexte que j'aurais le "droit de vote".
Je leur dis :
gardez-le , votre prétendu "droit de vote", moi je veux garder mon argent.
J'ai le Droit de le réserver aux profs qui sont honnêtes :
-qui ne vivent pas d'argent volé aux autres,
-qui ne trouvent pas normal que l'on vole l'argent des autres, et
-qui sont victimes de la concurrence déloyale des Esclavagistes Officiels d'Etat, puisque pour les embaucher leurs clients doivent PAYER L'ECOLE UNE DEUXIEME FOIS.
J'invoque Thomas Jefferson qui disait qu'il était
"“coupable et tyrannique de forcer un homme à payer des contributions destinées à répandre des opinions qui ne sont pas les siennes"
(www.mediapart.fr/club/edition/prendre-le-droit-au-serieux/article/240808/la-laicite-dans-tous-ses-etats)
Comment faire, ô maîtres de la "désobéissance civile" qui tous vivez de l'argent volé au peuple par les flics ?
mekivala le 08/07/2009 à 10:30:55
Bonjour,
Tout cela est très intéressant. Il est même franchement utile pour tous que vous puissiez analyser avec tant de justesse les tenants et aboutissants des idéologies qui nous gouvernent. l'éducation en étant le centre vital, probablement.
Toutefois, ce droit de parole inestimable n'emporte pas raison de votre refus. Je ne pense pas bon que les fonctionnaires d'un pays s'estiment au dessus des ordres d'un gouvernement légalement élu dans des circonstances d'élection normale. Nous ne sommes ni sous Pinochet, ni sous Pétain encore moins en Allemagne de l'est, pour faire bref. Vous ne pouvez pas affirmer être dans le vrai, de votre propre fait. Vos idées, c'est à dire en fait vos croyances, n'emportent pas de droit compétences dans votre spécialité.
Pourtant, vous êtes fort courageux à n'en point douter et il est très clair que vous aimez votre métier mais je ne peux pas soutenir votre position. Je me dis que celle-ci est déraisonnable. Vous avez fait le choix de la fonction publique d'abord avant celui de l'éducation des enfants, contrairement à ce qui semble tomber sous le sens. Cela a donc des conséquences.
En revanche, je crois qu'il ne faut pas réformer en matière d'éducation en si peu de temps mais au long de plusieurs années de concertation de professionnels. Ce qui n'est probablement pas le cas. Je regrette votre position mais je ne suis pas favorable à des sanctions dans un tel cas pour autant. Sanctionner des idées est une blague, voire imbécile et à tous les coups contre-productif. Un goutte de plus de haine sociale comme nous aimons en distiller.
Est-il possible dans ce pays d'exprimer ses opinions fermentent et sans détestation de l'autre et prise position insoluble. Absolument pas ! Nous nous sommes construits comme ça.
(J'ai quitté la fonction publique lorsque j'ai compris que j'avais mieux à faire que d'y confire.)
Je vous souhaite le meilleur
Phil le 23/01/2009 à 13:53:49
Longtemps j ai cru que je n avais pas aimé l'école mais, depuis que j ai mes enfants à l'école et surtout depuis que je viens de lire bon nombre de textes sur ce site, je sais enfin que ce n'est pas l'école que je n aime pas mais les profs ! Je soutiens l état non pas que l'état ait raison mais parceque l'état à une légitimité qu'on ne peut pas laisser contester par des gens qui essaient de se justifier de facon pitoyable ! Rarement vu un tel niveau de bétises et dire que c est eux qui vont devoir instruire mes gosses ! La vache !
pascale le 31/12/2008 à 00:44:45
Je n'arrête pas de le lui dire, mais il répète toujours la même chose!!!
Denis le 30/12/2008 à 21:50:59
Merci Claude de vos réflexions stimulantes et qui nous aident à élever notre action. Bien entendu, notre désobéissance ne vise pas à conserver le système ancien, mais à construire un nouveau système à l'opposé des réformes actuelles. Le mérite de Mr Darcos est bien là : Nous avoir poussé à réagir, à ouvrir les yeux et chercher de nouvelles voies pour l'école. Notre désobéissance se veut constructive, mais nous étions déjà dans la résistance pédagogique depuis des années pour oeuvrer à une école autre. Nous n'avons fait qu'exprimer à haute-voix par un moyen radical ce que nous disions à voix basse, entre nous, parfois seul avec nous-mêmes...
Claude 56 le 30/12/2008 à 18:42:33
En devenant « désobéisseurs », vous vous désolidarisez de l’institution et de son fonctionnement aveugle. Vous sortez de votre devoir d’effecteur consciencieux et vous vous mettez à réfléchir, et vous me permettez de réfléchir avec vous. Alors merci M. Darcos ! Il nous est ainsi donné l’occasion de recouvrer partie de ce qui fait la spécificité humaine, ce qu’évacue justement le système avec l’efficacité d’un rouleau compresseur : la réflexion !
Dans ce monde qui utilise le copier-coller et le prêt à penser au quotidien, et qui fustige dans le même temps la pensée unique pour afficher une différence de façade, réfléchir c’est déjà agir !
Mais ne soyez pas « désobéisseurs » pour revenir à la situation antérieure. Soyez des « désobéisseurs » constructeurs de demain. Elevez-vous, comme je m’efforce de le faire, contre l’esprit de système et détricotez-le afin que les rois apparaissent nus, dans leur réalité, dans leur petitesse. Et s’il fallait vous convaincre de cette nécessité, regardez plus loin que ce qui vous pousse à la désobéissance, regardez le monde autour de vous, contemplez l’enjeu et le défi. Il y a urgence à s’humaniser, à devenir des hommes et des femmes debout, des citoyens du monde. Faites en sorte que le changement construit et réfléchi se substitue à la révolte aveugle, inopérante et frustrante. Qui soulage parce qu’on s’est défoulé mais qui nous renvoie à terme à notre impuissance à changer quoique ce soit : l’esprit de système reprend le dessus en l’absence d’alternative parce que nous laissons le dernier mot à nos conditionnements. Mais peut-être justement parce que nous refusons l’alternative et parce que nous n’imaginons point de salut en dehors de la politique, en dehors du système !
En replaçant ce que le système évince au cœur de votre réflexion : l’être humain, sa raison d’être et de devenir, alors le changement tant espéré viendra !
Claude 56 le 29/12/2008 à 23:11:22
Vous vous positionnez dans la désobéissance parce que des postes sont supprimés. Bien ! Vous pensez donc que tout est question de moyens, notamment financiers. Donc, sans la « crise » qui amène le gouvernement à resserrer à la fois les cordons de la bourse et les boulons dans « l’entreprise France » et ce jusque dans l’école de la république qui en est l’antichambre, le centre de formation et de conformation, vous n’auriez pas désobéi ? Le désaccord ne porterait pas sur la finalité de l’éducation « nationale » mais sur les moyens. Est-ce bien cela ?
Votre inquiétude réelle est-elle pour l’école et l’idée que vous vous en faites ou bien pour l’avenir des jeunes qui y entrent ? Pour la pérennisation du fonctionnement de l’école et donc du système dont elle est un pilier ou pour la façon dont on y prépare les jeunes à prendre en charge leur devenir ? Essayez d’éclaircir les raisons profondes de votre désobéissance, celles d’être des « désobéisseurs » pour être mieux compris et mieux suivis.
Aujourd’hui l’école de la république est, à mon sens, simplement rattrapée par sa finalité implicite, par ce à quoi elle œuvre en réalité, par ce qu’elle produit derrière une façade humaniste. On éduque bien pour quelque chose non ?
L’école de la république m’apparaît comme un grand corps segmenté. Et chaque segment fonctionne en ignorant de ce qui se passe dans les autres segments, en ignorant ce que fait ce grand « corps », en ignorant où va ce grand « corps » et quelle est sa raison d’être véritable. Dans chaque segment on a bien une idée de l’école, l’idée officielle, celle qui est enseignée à l’école justement. C’est tellement « évident » que nul ne conteste la « mission » de l’institution scolaire, sa fonction au sein du système. Mais que s’y passe-t-il réellement ? Nul ne le sait. Pourtant le « mammouth » correspond bien à une réalité ! Même le jeune qui lui est confié dès l’âge de trois ans ne saura qu’une fois sorti du tunnel s’il a réussi ou non, sans savoir quoi.
Et le pouvoir dont on pourrait penser qu’il a une vision d’ensemble du « machin », du « mammouth », ne sait pas trop ce qu’il en est. Il a lancé la grande consultation qui a permis à la commission « Thélot » de rendre son rapport sur la mission de l’école pour en reprendre les rênes et la rentabiliser.
L’école de la république est cloisonnée, hyper cloisonnée, communautarisée entre « disciplines » attachées à leurs quotas horaires, entre catégories de grades différents, entre sensibilités syndicales différentes, avec ses conflits internes, ses secrets, ses réseaux etc. Et le grand corps segmenté, aveugle et muet, sauf en cas de crise, fonctionne consciencieusement, persuadé qu’il y a un pilote dans l’avion, sûr de détenir, par tradition, la vérité.
Comment un jeune peut-il sortir humainement indemne du « machin », unifié, humanisé ? Comment peut-il être en phase avec le monde après un tel lavage de cerveau ? Comment peut-il s’orienter et trouver sens ou donner sens au monde qui l’entoure alors qu’il en a été tenu à l’écart durant toute sa scolarité ? Du laminoir scolaire ne peuvent pas sortir des humains libres et responsables, conscients et créatifs, habités par le désir du bien universel, mais seulement des gens soucieux de fonctionner consciencieusement pour bâtir leurs petits univers personnels dans le giron du système. Et notre société est la juxtaposition de ces petits biens égoïstes construits autour des critères de réussite ou d’échec que nous inculque le système car au bout du compte, quelle autre alternative que de rentrer dans le système si déshumanisé, si déshumanisant ? Notre société n’est-elle pas à l’image du monde enseignant ? Au-delà de la désobéissance, il y a lieu de poser les bonnes questions et d’y répondre si nous voulons que les jeunes deviennent des acteurs du changement, conscients et responsables.
Eloise le 28/12/2008 à 15:38:37
Non monsieur, nous ne sommes pas payés seulement pour appliquer des directives, mais pour transmettre des compétences et des savoirs. Nous travaillons au cas où vous l'auriez oublier sur de la matière humaine. Il est bien regrettable que le ministre l'ait oublié, lui qui se fiche complètement de pédagogie. A vous lire, on croirait que rien n'a été essayé avant ces réformes pour lutter contre l'échec scolaire. Avez-vous entendu parler des mouvements pédagogiques. Peut-être pas car le ministère les ignore. Les réponses, les vraies, elles sont là et pas ailleurs. Les réformes actuelles vont accentuer l'échec scolaire. C'est un devoir d'y résister, c'est un devoir d'entrer en désobéissance. Méditez cela à votre tour.
Jean le 28/12/2008 à 15:32:16
Puis-je rappeler que vous êtes FONCTIONNAIRES et donc payés (payés j'insiste) pour appliquer ce que l'Etat a défini ? Nous ne sommes pas recrutés pour la qualité de nos prestations pédagogiques (aucune évaluation de ce type dans le concours..), mais pour nos capacités d'application de procédures et de méthodes créées par d'autres. Les réformes actuelles visent à améliorer la prise en charge des élèves en grande difficulté. Peut-être sont-elles inadaptées ou porteuses d'échec, mais elles ont le mérite d'essayer.. Le système actuel (dont le méritoire RASED) génère 130 000 élèves sans qualification par an. Ces élèves sont en échec dès le primaire, et le restent malgré l'action du RASED. Méditez cela.
Spector le 20/12/2008 à 21:12:35
Vous devriez pourtant être satisfait d'avoir trouvé des personnes patientes qui ont essayé de débattre avec vous. La vérité c'est que vous n'avez pas cherché à débattre, à prendre en compte l'opinion de l'autre pour avancer. Vous n'avez fait qu'avancer des affirmations péremptoires, provocantes et déplacées. Cela porte un nom : l'intolérance. Elle n'a pas sa place ici.
Nicolas le 20/12/2008 à 21:03:01
Et le débat cessa... faute de débatteurs !
Stratégie classique de la gauche : le contradicteur n'est pas au niveau (logique, il n'est pas de gauche, donc il ne peut être qu'inintelligent, ou fou...). <donc inutile de débattre.
Anthéor le 20/12/2008 à 19:16:11
@ Nicolas. Le dialogue est décidément impossible...
Je ne puis malheureusement que vous abandonner à vos fantasmes extravagants et désastreux...
Institdésobéisseur le 20/12/2008 à 19:15:29
Tout ce qui est excessif est insignifiant ! Je ne suis pas gauchiste et ne me sens pas concerné par vos élucubrations à mille lieux de nos préoccupations. Vous ne savez pas de quoi vous parler concernant l'école. Nous, instituteurs, sommes très humbles, mais sachez que nous ne lâcherons rien dans ce mouvement. Nous avons le soutien de nos parents d'élèves qui ne sont pas des imbéciles qui jargonnent. Eux, ils comprennent de quoi on parle. Tout ce que je peux vous proposer pour vous éviter de vous égarer davantage est de vous informer auprès d'instits de chez vous sur leur travail au quotidien. Peut-être l'un d'entre-eux vous ouvrira sa porte, acceptez, observez, écoutez et vous comprendrez. A bon entendeur !
Nicolas le 20/12/2008 à 18:55:38
Vous dévoilez là toute la stratégie du gauchisme !
"Dormez bonnes gens, les experts pensent pour vous et savent ce qui est bon pour vous !"
Depuis 40 ans, la gauche s'est emparé de la fabrique des esprits. A coup de pédagogisme (méthode globale, pensée dialectique...) elle a débranché le cerveau de millions de Français obligé de penser ce qu'elle veut bien leur laisser penser. C'est-à-dire pas grand'chose, puisqu'elle est là pour réfléchir à leur place !
La lecture ? Surtout que les enfants ne sachent pas trop lire (juste le b-a-ba, histoire de se débrouiller) comme ça ils ne se rendent pas compte de ce qu'on leur fait avaler.
La philosophie ? L'histoire ? L'économie ? Juste le minimum d'un bon petit penseur de gauche rompu à la discussion dialectique (c'est ce que nous faisons). Et pour les meilleurs, comme vous, être capable de renvoyer dans les cordes ceux qui ne pensent pas comme vous (et qui sont forcément engoncés dans leurs peurs et leurs conservatismes, voire qui sont "libéraux").
Car c'est bien là le fond de votre pensée : une critique fondamentale du libéralisme et de toutes ses avancées, au premier rang desquelles le suffrage universel dont vous contestez la validité. Exactement ce qu'ont fait les grands socialistes de leur temps que furent Lénine, Mussolini, ou Mao... Inutile de penser, bonnes gens, le Parti (ou le Guide, ou les Experts comme vous voulez...) pense pour vous.
Quant à ceux qui pensent différemment, ils doivent, devenir "raisonnables" (Brejnev, lui les mettait en hôpital psychiatrique, Mao en camp de rééducation...).
Aujourd'hui, nous sommes un peu plus évolué : c'est "signez-là M. le ministre, l'administration vous assure que c'est bien", mais je ne suis pas sûr que le résultat soit foncièrement différent !
Alors non merci, je ne souhaite pas être raisonnable et n'ai que faire de ce prêt-à-penser (je préfère le sur-mesure : ce qui est normal comme tout bourgeois de droite - même si mon pouvoir d'achat est certainement moindre qu'un bobo de gauche ! -, j'ai des goûts de luxe !)
Anthéor le 20/12/2008 à 17:34:56
@Nicolas
Votre illusion démocratique est véritablement extraordinaire... Vous croyez donc que "les politiques",qu'ils soient de droite ou de gauche, du seul fait qu'ils ont été déignés par leur parti et élus par la majorité des électeurs de leur circonscription ont toutes les compétences requises, que ce soit en matière d'économie, de stratégie militaire, d'éducation, etc, etc... Evidemment, il n'en est rien...
Par ailleurs votre peur du "gauchisme", comme toutes les peurs, est un véritable fantasme... Il vous faut d'urgence raisonner votre peur et devenir raisonnable... Sinon...
pascale le 20/12/2008 à 16:43:59
Et donc, en suivant votre logique merveilleuse, en laissant les suffrages aux électeurs, on est encore dans l'erreur?
Votre pseudo-discours en dit bien plus long que vous ne le pensiez! Merci!!!
Nicolas le 20/12/2008 à 13:40:16
"Les enseignants sont les meilleurs experts qui sont en mesure d'apprécier ce qui est bon pour leurs élèves..." : pour ma part, je croyais que c'était les parents ! Et 40 ans de pédagogisme (dont j'ai réussi à sortir indemne grâce à des parents attentifs) montrent qu'il vaut mieux se garder des soit-disant "experts" auto-proclamés...
Laisser l'Éducation nationale aux mains des profs, c'est un peu comme laisser l'économie aux mains des économistes, ou l'armée aux mains des militaires : en général ça finit mal. les décisions politiques doivent être prises par les politiques, légitimement élus et mandatés pour cela par le peuple.
Quant à l'accusation de gauchisme, je l'assume tout à fait. La grande erreur de la droite depuis 40 ans est d'avoir laissé le terrain de l'école (et des médias) à la gauche qui "fabrique" et "formate" les esprits dans une dialectique gauchiste. Hormis cette bonne pensée, rien n'est permis (ou alors c'est "fasciste" !)...
Cette gauche bien-pensante a été surprise par la victoire idéologique de 2007 mais essaye depuis, par tous les moyens ("troisième tour social", agitation dans les banlieues et les lycées, obstruction aux réformes de l'école, de la télévision, de l'économie...), de s'opposer à ce qui a été voulu par la Nation.
Anthéor le 19/12/2008 à 23:57:19
Bonsoir Nicolas,
J'accepte volontiers se poursuivre notre dialogue conflictuel...
Pourquoi tant de simplisme de votre part ?
Où donc avez-vous lu que je disais que les fonctionnaires ont toujours raison ? Pourquoi laissez-vous entendre qu'ils ont toujours tort ?
Vraiment, vous devriez éviter de vous laissez aller à la facilité d'accuser de "gauchisme" ceux dont vous ne partagez pas les idées... Croyez-vous vraiment qu'en insultant vos adversaires vous allez devenir crédible ?...
Bien au contraire, vous vous discrétitez vous-même...
Vous avez raison... C'est quand même pas Vichy...
J'en suis tout à fait d'accord... Pourquoi donc vous vous énervez ?
En effet, comparaison n'est pas raison...
Et alors ?
Il n'en demeure pas moins que les décisions de M. Darcos sont de nature à priver les écoles de permettre à tous les enfants d'avoir les mêmes chances face à leur avenir...
Les enseignants sont les meilleurs experts qui sont en mesure d'apprécier ce qui est bon pour leurs élèves...
Vous devriez faire confiance à leur expertise de proximité plutôt que de vous laisser aller à vos énervements...
Ce serait plus raisonnable...
Nicolas le 19/12/2008 à 22:31:32
@Anthéor
C'est bien pratique; Ainsi les fonctionnaires ont toujours raison ! Quand ça va dans leur sens, ils foncent, quand ça n'y va pas, ils désobéissent.
L'État prend de mauvaises décisions ? Il faudrait donc écouter ces enseignants aux mains desquels on a laissé l'Éducation nationale depuis 30 ans ? Avec quel résultat ? Malgré un budget qui n'a cessé d'augmenter, les résultats n'ont cessé d'être catastrophiques ! Analphabétisme croissant, inculture et ignorance crasse... Tout cela au profit d'un enseignement qui inculque aux jeunes une pensée unique gauchiste (c'est bien la seule réussite de l'Education nationale : fabriquer des jeunes gauchistes incapables de penser par eux-mêmes, mais selon une dialectique soigneusement formatée !).
Ces profs prennent des risques ? Malheureusement l'État n'aura jamais le courage de prendre la seule décision qui s'impose : la radiation de ces fonctionnaires indignes du service public !
Quant à dire qu'il "revient eux fonctionnaires de résister" : laissez moi rire, Xavier Darcos cherche à réformer un service public trop longtemps laissé aux mains des enseignants et des syndicats. C'est quand même pas Vichy ! (oups pardon, ça c'est un régime légitimé par une majorité de gauche !)
Anthéor le 19/12/2008 à 22:16:16
Bonsoir Nicolas,
Pourquoi tant d'inintelligence et d'incompréhension ?
Un fontionnaire est un homme respensable avant d'être un sujet obéissant...
Votre raisonnement est parfaitement fallacieux...
je ne voudrais pas vous insulter en pensant que vous-mêmes seriez prêts à obéir à n'importe quelle loi sous prétexte qu'elle a été votée par une majorité de députés ?
Une majorité ce n'est pas "la nation"...
Une majorité, c'est comme un éléphant, ça se trompe énormément...
Il suffit de regarder l'histoire...
L'Etat est fait pour l'homme et non l'homme pour l'Etat...
Lorsque l'Etat prend de mauvaises décisions, il revient aux citoyens, et d'abord aux fonctionnaires,de résister contre ces décisions...
Vous avez vraiment tout faux : cette désobéissance des professeurs d'école qui prennent des risques personnels parce qu'ils prennent au sérieux leur métier et n'ont d'autre souci que le bien des enfants qui leur ont été confiés est la plus digne qui soit...
Je suis sûr que vous finirez pas vous en convaincre pour autant que vous ferez un effort de compréhension...
Mais si, mais si...
Nicolas le 19/12/2008 à 20:15:04
Cette désobéissance de la part de fonctionnaires de l'Etat est indigne et honteuse. Ils oublient qu'ils doivent obéir aux politiques légitimement élus sur un programme approuvé par la Nation.
Nicolas Sarkozy a gagné au premier tour de la présidentielle puis au second, la droite a gagné aux premier puis au second tour des législatives. Le mandat populaire est clair.
Les fonctionnaires doivent donc obéir à leurs patrons : les électeurs !
Cela fait trop de temps, et notamment dans l'Éducation nationale, que les fonctionnaires n'en font qu'à leur tête. Et on voit le résultat !
Skybru le 18/12/2008 à 23:39:08
Je profite de ce petit espace de parole pour vous signaler que dans l'Allier nous allons mettre en place une action pour boycotter les évas cm2 du 15 janvier (bien trop tôt) ou pour les repousser à la fin mai (idem évas ce1). Cette action n'aura d'effet que si elle est suivi dans d'autres départements. Merci de transmettre l'idée si vous aussi vous pensez qu'il est intolérable de proposer une évaluation bilan si tôt dans l'année.
Bruno PE Cycle III
Anthéor le 18/12/2008 à 21:19:18
Cher parent sidéré,
Les adultes doivent faire comperndre aux enfants qu'ils doivent obéir en leur faisant comprendre que leur obéissance contribue à son bien à lui comme au bien de tous...
Les adultes doivent faire comprendre aux enfants qu'ils doivent obéir non pas parce qu'ils doivent obéir mais en leur faisant comprendre pourquoi ils doivent obéir...
Pourquoi doivent-ils obéir ? Parce que que leur obéissance permet le vivre ensemble de tous dans le respect de chacun...
L'éducation, cher parent sidéré, doit avoir pour finalité non pas de faire des citoyens obéissants mais des citoyens responsables capables de juger la loi à laquelle on leur demande d'obéir...
Aujourd'hui, les enseignants désobéisseurs font oeuvre pédagogique en se conduisant en citoyens responsables...
Ils enseignent aux enfants la responsabilité qui est le fondement même de la citoyenneté...
L'histoire est là pour nous enseigner que la démocratie ne repose pas sur la discipline des citoyens mais sur leur responsabilité...
Je veux croire, cher parent sidéré, que vous-même n'êtes pas prêt à obéir à n'importe quel ordre, à n'importe quelle loi...
N'est-ce pas ?
Sans rancune
Ali le 18/12/2008 à 19:44:35
Cher monsieur
Si vous êtes sidérés c'est que vous ne comprenez ce qui se passe dans le cadre de ce mouvement,et dans l'Education Nationale qui vit ses derniers mois. Un peu de décence. Nous apprenons à nos élèves à respecter les règles, nous sommes profondément attachés aux respects des lois, mais dans certaines circonstances, exceptionnelles, c'est un devoir de désobéir. Nous y sommes, malheureusement.
parent sidéré le 18/12/2008 à 18:47:26
Chers parents qui dites être d'accords avec ces désobéisseurs, je crois que vous ne vous rendez pas compte de la connerie que vous êtes en train de faire. Comment pourrez-vous après cela éduquer vos enfants en leur faisant comprendre qu'ils ne doivent pas vous désobéir?
Ou bien vous êtes tous des anarchistes mais je n'en ai pourtant pas l'impression en lisant vos commentaires.
Manu. H. le 18/12/2008 à 09:18:11
Bonjour à tous
et merci à JM MULLER et aussi Marie G. pour les textes fort intéressants.
la linguistique est effectivement essentielle pour comprendre ce qui se passe dans les têtes.
Un bémol toutefois, attention que la désobéissance ne devienne pas systématique : dire non pour trois fois rien, car ce qui est bon pour les enfants de 2-3ans ne n'est pas pour des adultes responsables. C'est peut-être pour cela que le mot "désobéisseur" n'existe pas, c'est parce qu'il cache une peur, celle du désordre, c'est à dire que la désobéissance remet en cause la structure de la société qui veut que les citoyens se soumettent à l'ordre établi pour assurer la paix sociale ("seul l'Etat peut exercer une certaine forme de violence"... disait le philosophe -je sais plus qui-). Les "désobéisseurs" ne doivent surtout pas devenir des professionnels et la désobéissance est donc à utiliser avec parcimonie, intelligence, retenue... humilité (un mot que j'aime vraiment beaucoup).
J'ai été maintes fois surpris de voir combien les gens (de droite surtout)haïssent les enseignants voire les fonctionnaires plus généralement. Par ex., suite à un courrier à mon député, son attachée parlementaire me demande si je suis enseignant (eh non, raté)... Mais, je crois avoir compris que c'est parce que ces gens-là croient que fonctionnaires, enseignants sont des "désobéisseurs" professionnels ! A ce titre, le reportage d'hier au soir "66minutes" et très éclairant sur ce que pensent les deux parties de la société : il y a ceux qui grillent des feux rouges en vélo et protestent et ceux qui leur reprochent de faire les deux !!! (prenez 5mn pour réfléchir à toutes les implications de ces 2 visions, svp, car difficile de développer en qq lignes ici...)
Attention donc à ce que le mouvement actuel s'étende rapidement à d'autres types de citoyens : les parents et les grands-parents tout particulièrement et ensuite les ouvrier(e)s et enfin, mais on les entend tellement rarement : les fonctionnaires de police, gendarmerie, militaires et autres corps constituant la sécurité de l'Etat : c'est là que le type-lambda-bien-pensant-dans-ses -pantoufles va commencer à comprendre qu'il y a un très grave problème !!!
Courage à tous,
signé :
un papa qui s'est inscrit dans un collectif lundi soir
et a vu naître son 3ème enfant mercredi matin : quel avenir pour mes enfants dans une société où l'école est muselée, où l'on veut dé-former les petits, où les établissements servent de lieu de repérage des soit-disant futurs délinquants ???
Denis29 le 16/12/2008 à 19:12:18
Bonjour,
je n'ai pas réussi à trouver comment ouvrir un nouveau sujet, alors je dépose mon message ici en espérant qu'il sera vu, car très important. Merci
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sans vouloir tomber dans la paranoïa, savez-vous que la clef OTP pour Base-Elèves, remise à chacun des Directeurs contient - comme tous les téléphones portables - une puce GPS. En clair, cette clef est localisable à tout moment par un service que l'on trouve en ligne et auquel on peut s'abonner pour une vingtaine d'Euros. En clair, pour une modique somme, vous pouvez, en vous rendant sur l'un des sites de type E-spy, vous abonner et suivre à la trace quiconque, pourvu que vous possédiez son numéro de téléphone. La puce émet un signal toutes les deux minutes et vous signale le propriétaire sur un joli plan en couleur.
Pour la clef OTP, même combat. Il est probable que les colonels à la botte de Sarko aient pensé à la chose et aient les moyens de surveiller tout son petit monde. Mieux qu'Edvige, plus fort que les gadgets de Sean Connery dans les films des années soixante, la clef OTP indique si vous êtes dans votre bureau, aux chiottes, parti faire les courses pendant le boulot ou sorti en ville pendant un congé maladie en dehors des heures autorisées.
Il est donc fortement conseillé de ne pas garder cette clef sur soi mais de la laisser au bureau... ou de marcher dessus par inadvertance.
DEnis
Ci-dessous, sites de localisation. Ils y en a des centaines sur des fournisseurs aux States, auquels vous pouvez souscrire également. Un logiciel complémentaire piste le téléphone et vous délivre un rapport écrit et détaillé dans votre boîte mail à une fréquence choisie. Délirant !
www.ootay.com/Accueil.asp
webtiss.com/?rubric=8
kathy le 14/12/2008 à 07:46:37
parent d'élève et parent tout court, merci de tout cour pour votre action car si j'essaie d'apprendre à mes enfants à n'être pas trop désobéissants j'espère néanmoins qu'ils seront de bons désobéisseurs.
En lutte au Kremlin-Bicêtre pour l'école publique et pour la fonction publique en général.
Denis Gindre le 12/12/2008 à 20:11:56
Je trouve votre action remarquable. Si les piliers de l'école républicaine ne résistent pas à l'action programmée de démantèlement du service public d'enseignement menée par le gouvernement actuel, qui le fera ??? La résistance doit être globale car la manœuvre de destruction est européenne : j'ai discuté avec un directeur de laboratoire de recherche universitaire Grec ce matin : le point de rupture a été atteint en Grèce car l'université publique a été sacrifiée pour permettre la mise en place d'établissements privés d'enseignement. C'est exactement ce qui se passe en France aujourd'hui, à toutes les échelles
R E S I S T A N C E !!
Denis G
emmanuel besnard le 12/12/2008 à 19:42:25
en tant que parent d'élève, je vous soutiens tout à fait , j'admire meme le fait que vous fassiez passer l'intéret des élèves avant le votre.
Félicitations et j'espère vraiment que cela fera tache d'huile parmis les enseignants
roland le 06/12/2008 à 09:09:24
Les déchirures infligées à notre contrat social réveilleront, je l'espère, nos concitoyens. Je souhaite un vaste débat, dans le pays, sur la politique éducative, pour définir notre politique, faire échec aux projets gouvernementaux. La défense des libertés fondamentales, menacées par les projets actuels (dépistage des enfants violents, dès l'âge de 3 ans ; abaissement de l'âge de la responsabilité pénale ; projet de fichage ethnique), nécessite une forte mobilisation. Dire NON est un devoir, comme aux heures sombres de notre histoire.
Mamouth Killer le 21/11/2008 à 13:54:01
Ah l'education nationale... toujours en chantier !
Mais peu importe. Le vrai chantier est la prise de conscience des parents : ce sont a eux de s'eduquer puis d'elever leurs enfants.
Il n'y a presque plus de travail en France : ce ne saurait etre une fatalite si les gens mettaient intelligement leur temps libre a profit pour preparer la nouvelle generation.
Problemes de salaires !? A ce que je sache, s'il est cher d'acheter une tele plasma, la nouvelle PS3, une semaine sur la cote d'azur, les biblitheques et les musees sont gratuits, le phenomene associatif en pleine expansion.
Mais non, on confie les enfants au mamouth ou a la sainte mere tele, et on part manifester... "Bonne conscience" ou perte de bon sens.
Prenez vos responsabilites ! Et n'accusez pas l'Etat de votre couardise, cela ne saurait arranger votre sort.
Songez a l'avenir de vos enfants !
Marie G. le 18/11/2008 à 21:41:22
Comme vous nous invitez d'aller lire A. Rey,je ne m'en suis pas privée, ainsi, oserai-je vous amener quelques couleurs nouvelles que j'ai pu glaner lors de cette lecture. Elles me semblent soutenir vos propos.
In A. Rey : Obéir, du latin oboedire, proprement "prêter l'oreille à" d'où "être soumis à" ...
Il me semble que cet apport étymologique change complètement la donne du rapport de l'obéissance à une position uniquement en référence à l'enfance. Par ce « prêter l'oreille », elle ancre l'obéissance à notre rapport à la parole et à la dissymétrie des places que celle ci impose à nous autres, animaux qui parlons. La parole implique deux places: l'un parle, l'autre écoute. Ces places ne sont pas équivalentes, elles impliquent une hiérarchie, un l'un après l'autre et nous pouvons les tenir successivement. En cela, elles inscrivent un mouvement,une temporalité. Un temps de se l'approprier, cette parole entendue. Or nous savons bien quand, à coup sur, il nous a quelque peu entendu, notre pitchoulin magnifique (môme en Langue d'oc), c'est quand il nous dit : « non !»
2, 3 ans et déjà il risque le désamour, en chemin inconnu. Audace de se penser ailleurs que dans une continuité avec elle, maman.
Alors désobéir ? N'est ce pas faire le pas nécessaire entre « prêter l'oreille » et « prendre la parole »
L'enfant se soutient du non que les adultes lui ont opposé parce que tout n'est pas possible et le reprends à son compte. Non je ne suis pas toi apprends -t-il.
Dimension toujours subversive de la parole.
Dans le contexte de cette lettre d'insoumission de cet instituteur, je salue la prise de parole, qui l'engage.
Oserais-je mettre un bémol, parce qu'il me semble que la démarche étant lancée, il n'est pas trop tard pour le faire. Ma question est celle ci : Pourquoi cet acte en solitaire ?
Il y a un grand risque à prendre la parole, c'est qu'on en jouit et cela éloigne du désir qui faisait la force de l'acte. Lorsqu'on crée un collectif pour poser de tels actes, ça permet que d'autres ne puissent pas dire « elle s'en croie » comme on dit à Sete, façon de dire qu'on se fait mousser. Je crois qu'il nous faut être très prudent avec la haute valeur que nous avons de nous même, surtout quand on sort du rang. Sans compter que au retour du bâton, en parler ensemble, ça aide, pour tenir la route et construire.
C'est pas le moment de jouer les victimes, nous avons besoin de vous pour nos enfants. Merci.
Veilleur d'opinion le 17/11/2008 à 23:39:51
Bravo, très bon lanceur d'alertes, je fais remonter à mon employeur...
Xavier ROBERT le 15/11/2008 à 10:05:02
Bravo encore Jean Marie... quelle clarté !
avec tous mes meilleurs souvenirs et amitiés !
Sebastien le 14/11/2008 à 20:48:43
Toutes mes félicitations. Pour cet article, pour ce qu'il contient. Avec tout mon soutien, et ma participation quand elle sera nécessaire.
Marc Lambert le 13/11/2008 à 20:16:10
Un bravo, de la part d'un père d'élève, pour le courage de cette position !
Commentaires
Robin le 09/08/2009 à 17:21:48Vieux fonctionnaire de l'éducation nationale, aujourd'hui à la retraite, j'ai longtemps observé les âneries venues du ministère sans discernement, sans expérimentation préalable, sans longue et constructive concertation avec les hommes de l'art. Je peux citer la méthode globale pour l'apprentissage de la langue et de l'orthographe, qui a donné une catastrophe linguistique en France, les mathématiques modernes que l'on a mis 20 années à mettre au placard, la formation des maîtres du 1er degré au sein d'IUFM dans les mains d'universitaires qui n'avaient pas la moindre idée de ce que pouvaient être les besoins pédagogiques essentiels des enfants de 2 à 11 ans alors que les écoles normales d'instituteurs ont formé des cohortes de maîtres de grande valeur. Bref, pour protéger mes élèves, pour les former au meilleur de leurs possibilités, pour leur donner la meilleure orthographe, le goût de la lecture, des mathématiques réfléchies, utiles et amusantes, j'a toujours superbement ignoré les oukases venus de l'énarchie ministérielle en attendant le contre-ordre, en suivant le petit bonhomme de chemin le plus rentable pour les enfants et personne, je dis bien personne, n'est venu me dire, dans ma classe ce que j'avais à faire. Tout ceci pour dire à monsieur Alain Refalo dont j'admire le courage incontestable, que, devant l'imbecillité notoire du niveau politique qui veut faire de vous un exemple, comme les fusillés de 1917, il faut attendre sagement 2012 qui sera l'année de la défaite des fossoyeurs de notre école publique
Sebaneau le 10/07/2009 à 21:14:46
Je veux résister aux flics qui me volent mon argent pour donner le butin de ce vol à des profs esclavagistes et absurdistes.
A ces esclavagistes qui trouvent normal de vivre de mon argent, que les flics me prennent par la force ;
à ces absurdistes qui prétendent que les flics auraient le Droit de me le voler, sous prétexte que j'aurais le "droit de vote".
Je leur dis :
gardez-le , votre prétendu "droit de vote", moi je veux garder mon argent.
J'ai le Droit de le réserver aux profs qui sont honnêtes :
-qui ne vivent pas d'argent volé aux autres,
-qui ne trouvent pas normal que l'on vole l'argent des autres, et
-qui sont victimes de la concurrence déloyale des Esclavagistes Officiels d'Etat, puisque pour les embaucher leurs clients doivent PAYER L'ECOLE UNE DEUXIEME FOIS.
J'invoque Thomas Jefferson qui disait qu'il était
"“coupable et tyrannique de forcer un homme à payer des contributions destinées à répandre des opinions qui ne sont pas les siennes"
(www.mediapart.fr/club/edition/prendre-le-droit-au-serieux/article/240808/la-laicite-dans-tous-ses-etats)
Comment faire, ô maîtres de la "désobéissance civile" qui tous vivez de l'argent volé au peuple par les flics ?
mekivala le 08/07/2009 à 10:30:55
Bonjour,
Tout cela est très intéressant. Il est même franchement utile pour tous que vous puissiez analyser avec tant de justesse les tenants et aboutissants des idéologies qui nous gouvernent. l'éducation en étant le centre vital, probablement.
Toutefois, ce droit de parole inestimable n'emporte pas raison de votre refus. Je ne pense pas bon que les fonctionnaires d'un pays s'estiment au dessus des ordres d'un gouvernement légalement élu dans des circonstances d'élection normale. Nous ne sommes ni sous Pinochet, ni sous Pétain encore moins en Allemagne de l'est, pour faire bref. Vous ne pouvez pas affirmer être dans le vrai, de votre propre fait. Vos idées, c'est à dire en fait vos croyances, n'emportent pas de droit compétences dans votre spécialité.
Pourtant, vous êtes fort courageux à n'en point douter et il est très clair que vous aimez votre métier mais je ne peux pas soutenir votre position. Je me dis que celle-ci est déraisonnable. Vous avez fait le choix de la fonction publique d'abord avant celui de l'éducation des enfants, contrairement à ce qui semble tomber sous le sens. Cela a donc des conséquences.
En revanche, je crois qu'il ne faut pas réformer en matière d'éducation en si peu de temps mais au long de plusieurs années de concertation de professionnels. Ce qui n'est probablement pas le cas. Je regrette votre position mais je ne suis pas favorable à des sanctions dans un tel cas pour autant. Sanctionner des idées est une blague, voire imbécile et à tous les coups contre-productif. Un goutte de plus de haine sociale comme nous aimons en distiller.
Est-il possible dans ce pays d'exprimer ses opinions fermentent et sans détestation de l'autre et prise position insoluble. Absolument pas ! Nous nous sommes construits comme ça.
(J'ai quitté la fonction publique lorsque j'ai compris que j'avais mieux à faire que d'y confire.)
Je vous souhaite le meilleur
Phil le 23/01/2009 à 13:53:49
Longtemps j ai cru que je n avais pas aimé l'école mais, depuis que j ai mes enfants à l'école et surtout depuis que je viens de lire bon nombre de textes sur ce site, je sais enfin que ce n'est pas l'école que je n aime pas mais les profs ! Je soutiens l état non pas que l'état ait raison mais parceque l'état à une légitimité qu'on ne peut pas laisser contester par des gens qui essaient de se justifier de facon pitoyable ! Rarement vu un tel niveau de bétises et dire que c est eux qui vont devoir instruire mes gosses ! La vache !
pascale le 31/12/2008 à 00:44:45
Je n'arrête pas de le lui dire, mais il répète toujours la même chose!!!
Denis le 30/12/2008 à 21:50:59
Merci Claude de vos réflexions stimulantes et qui nous aident à élever notre action. Bien entendu, notre désobéissance ne vise pas à conserver le système ancien, mais à construire un nouveau système à l'opposé des réformes actuelles. Le mérite de Mr Darcos est bien là : Nous avoir poussé à réagir, à ouvrir les yeux et chercher de nouvelles voies pour l'école. Notre désobéissance se veut constructive, mais nous étions déjà dans la résistance pédagogique depuis des années pour oeuvrer à une école autre. Nous n'avons fait qu'exprimer à haute-voix par un moyen radical ce que nous disions à voix basse, entre nous, parfois seul avec nous-mêmes...
Claude 56 le 30/12/2008 à 18:42:33
En devenant « désobéisseurs », vous vous désolidarisez de l’institution et de son fonctionnement aveugle. Vous sortez de votre devoir d’effecteur consciencieux et vous vous mettez à réfléchir, et vous me permettez de réfléchir avec vous. Alors merci M. Darcos ! Il nous est ainsi donné l’occasion de recouvrer partie de ce qui fait la spécificité humaine, ce qu’évacue justement le système avec l’efficacité d’un rouleau compresseur : la réflexion !
Dans ce monde qui utilise le copier-coller et le prêt à penser au quotidien, et qui fustige dans le même temps la pensée unique pour afficher une différence de façade, réfléchir c’est déjà agir !
Mais ne soyez pas « désobéisseurs » pour revenir à la situation antérieure. Soyez des « désobéisseurs » constructeurs de demain. Elevez-vous, comme je m’efforce de le faire, contre l’esprit de système et détricotez-le afin que les rois apparaissent nus, dans leur réalité, dans leur petitesse. Et s’il fallait vous convaincre de cette nécessité, regardez plus loin que ce qui vous pousse à la désobéissance, regardez le monde autour de vous, contemplez l’enjeu et le défi. Il y a urgence à s’humaniser, à devenir des hommes et des femmes debout, des citoyens du monde. Faites en sorte que le changement construit et réfléchi se substitue à la révolte aveugle, inopérante et frustrante. Qui soulage parce qu’on s’est défoulé mais qui nous renvoie à terme à notre impuissance à changer quoique ce soit : l’esprit de système reprend le dessus en l’absence d’alternative parce que nous laissons le dernier mot à nos conditionnements. Mais peut-être justement parce que nous refusons l’alternative et parce que nous n’imaginons point de salut en dehors de la politique, en dehors du système !
En replaçant ce que le système évince au cœur de votre réflexion : l’être humain, sa raison d’être et de devenir, alors le changement tant espéré viendra !
Claude 56 le 29/12/2008 à 23:11:22
Vous vous positionnez dans la désobéissance parce que des postes sont supprimés. Bien ! Vous pensez donc que tout est question de moyens, notamment financiers. Donc, sans la « crise » qui amène le gouvernement à resserrer à la fois les cordons de la bourse et les boulons dans « l’entreprise France » et ce jusque dans l’école de la république qui en est l’antichambre, le centre de formation et de conformation, vous n’auriez pas désobéi ? Le désaccord ne porterait pas sur la finalité de l’éducation « nationale » mais sur les moyens. Est-ce bien cela ?
Votre inquiétude réelle est-elle pour l’école et l’idée que vous vous en faites ou bien pour l’avenir des jeunes qui y entrent ? Pour la pérennisation du fonctionnement de l’école et donc du système dont elle est un pilier ou pour la façon dont on y prépare les jeunes à prendre en charge leur devenir ? Essayez d’éclaircir les raisons profondes de votre désobéissance, celles d’être des « désobéisseurs » pour être mieux compris et mieux suivis.
Aujourd’hui l’école de la république est, à mon sens, simplement rattrapée par sa finalité implicite, par ce à quoi elle œuvre en réalité, par ce qu’elle produit derrière une façade humaniste. On éduque bien pour quelque chose non ?
L’école de la république m’apparaît comme un grand corps segmenté. Et chaque segment fonctionne en ignorant de ce qui se passe dans les autres segments, en ignorant ce que fait ce grand « corps », en ignorant où va ce grand « corps » et quelle est sa raison d’être véritable. Dans chaque segment on a bien une idée de l’école, l’idée officielle, celle qui est enseignée à l’école justement. C’est tellement « évident » que nul ne conteste la « mission » de l’institution scolaire, sa fonction au sein du système. Mais que s’y passe-t-il réellement ? Nul ne le sait. Pourtant le « mammouth » correspond bien à une réalité ! Même le jeune qui lui est confié dès l’âge de trois ans ne saura qu’une fois sorti du tunnel s’il a réussi ou non, sans savoir quoi.
Et le pouvoir dont on pourrait penser qu’il a une vision d’ensemble du « machin », du « mammouth », ne sait pas trop ce qu’il en est. Il a lancé la grande consultation qui a permis à la commission « Thélot » de rendre son rapport sur la mission de l’école pour en reprendre les rênes et la rentabiliser.
L’école de la république est cloisonnée, hyper cloisonnée, communautarisée entre « disciplines » attachées à leurs quotas horaires, entre catégories de grades différents, entre sensibilités syndicales différentes, avec ses conflits internes, ses secrets, ses réseaux etc. Et le grand corps segmenté, aveugle et muet, sauf en cas de crise, fonctionne consciencieusement, persuadé qu’il y a un pilote dans l’avion, sûr de détenir, par tradition, la vérité.
Comment un jeune peut-il sortir humainement indemne du « machin », unifié, humanisé ? Comment peut-il être en phase avec le monde après un tel lavage de cerveau ? Comment peut-il s’orienter et trouver sens ou donner sens au monde qui l’entoure alors qu’il en a été tenu à l’écart durant toute sa scolarité ? Du laminoir scolaire ne peuvent pas sortir des humains libres et responsables, conscients et créatifs, habités par le désir du bien universel, mais seulement des gens soucieux de fonctionner consciencieusement pour bâtir leurs petits univers personnels dans le giron du système. Et notre société est la juxtaposition de ces petits biens égoïstes construits autour des critères de réussite ou d’échec que nous inculque le système car au bout du compte, quelle autre alternative que de rentrer dans le système si déshumanisé, si déshumanisant ? Notre société n’est-elle pas à l’image du monde enseignant ? Au-delà de la désobéissance, il y a lieu de poser les bonnes questions et d’y répondre si nous voulons que les jeunes deviennent des acteurs du changement, conscients et responsables.
Eloise le 28/12/2008 à 15:38:37
Non monsieur, nous ne sommes pas payés seulement pour appliquer des directives, mais pour transmettre des compétences et des savoirs. Nous travaillons au cas où vous l'auriez oublier sur de la matière humaine. Il est bien regrettable que le ministre l'ait oublié, lui qui se fiche complètement de pédagogie. A vous lire, on croirait que rien n'a été essayé avant ces réformes pour lutter contre l'échec scolaire. Avez-vous entendu parler des mouvements pédagogiques. Peut-être pas car le ministère les ignore. Les réponses, les vraies, elles sont là et pas ailleurs. Les réformes actuelles vont accentuer l'échec scolaire. C'est un devoir d'y résister, c'est un devoir d'entrer en désobéissance. Méditez cela à votre tour.
Jean le 28/12/2008 à 15:32:16
Puis-je rappeler que vous êtes FONCTIONNAIRES et donc payés (payés j'insiste) pour appliquer ce que l'Etat a défini ? Nous ne sommes pas recrutés pour la qualité de nos prestations pédagogiques (aucune évaluation de ce type dans le concours..), mais pour nos capacités d'application de procédures et de méthodes créées par d'autres. Les réformes actuelles visent à améliorer la prise en charge des élèves en grande difficulté. Peut-être sont-elles inadaptées ou porteuses d'échec, mais elles ont le mérite d'essayer.. Le système actuel (dont le méritoire RASED) génère 130 000 élèves sans qualification par an. Ces élèves sont en échec dès le primaire, et le restent malgré l'action du RASED. Méditez cela.
Spector le 20/12/2008 à 21:12:35
Vous devriez pourtant être satisfait d'avoir trouvé des personnes patientes qui ont essayé de débattre avec vous. La vérité c'est que vous n'avez pas cherché à débattre, à prendre en compte l'opinion de l'autre pour avancer. Vous n'avez fait qu'avancer des affirmations péremptoires, provocantes et déplacées. Cela porte un nom : l'intolérance. Elle n'a pas sa place ici.
Nicolas le 20/12/2008 à 21:03:01
Et le débat cessa... faute de débatteurs !
Stratégie classique de la gauche : le contradicteur n'est pas au niveau (logique, il n'est pas de gauche, donc il ne peut être qu'inintelligent, ou fou...). <donc inutile de débattre.
Anthéor le 20/12/2008 à 19:16:11
@ Nicolas. Le dialogue est décidément impossible...
Je ne puis malheureusement que vous abandonner à vos fantasmes extravagants et désastreux...
Institdésobéisseur le 20/12/2008 à 19:15:29
Tout ce qui est excessif est insignifiant ! Je ne suis pas gauchiste et ne me sens pas concerné par vos élucubrations à mille lieux de nos préoccupations. Vous ne savez pas de quoi vous parler concernant l'école. Nous, instituteurs, sommes très humbles, mais sachez que nous ne lâcherons rien dans ce mouvement. Nous avons le soutien de nos parents d'élèves qui ne sont pas des imbéciles qui jargonnent. Eux, ils comprennent de quoi on parle. Tout ce que je peux vous proposer pour vous éviter de vous égarer davantage est de vous informer auprès d'instits de chez vous sur leur travail au quotidien. Peut-être l'un d'entre-eux vous ouvrira sa porte, acceptez, observez, écoutez et vous comprendrez. A bon entendeur !
Nicolas le 20/12/2008 à 18:55:38
Vous dévoilez là toute la stratégie du gauchisme !
"Dormez bonnes gens, les experts pensent pour vous et savent ce qui est bon pour vous !"
Depuis 40 ans, la gauche s'est emparé de la fabrique des esprits. A coup de pédagogisme (méthode globale, pensée dialectique...) elle a débranché le cerveau de millions de Français obligé de penser ce qu'elle veut bien leur laisser penser. C'est-à-dire pas grand'chose, puisqu'elle est là pour réfléchir à leur place !
La lecture ? Surtout que les enfants ne sachent pas trop lire (juste le b-a-ba, histoire de se débrouiller) comme ça ils ne se rendent pas compte de ce qu'on leur fait avaler.
La philosophie ? L'histoire ? L'économie ? Juste le minimum d'un bon petit penseur de gauche rompu à la discussion dialectique (c'est ce que nous faisons). Et pour les meilleurs, comme vous, être capable de renvoyer dans les cordes ceux qui ne pensent pas comme vous (et qui sont forcément engoncés dans leurs peurs et leurs conservatismes, voire qui sont "libéraux").
Car c'est bien là le fond de votre pensée : une critique fondamentale du libéralisme et de toutes ses avancées, au premier rang desquelles le suffrage universel dont vous contestez la validité. Exactement ce qu'ont fait les grands socialistes de leur temps que furent Lénine, Mussolini, ou Mao... Inutile de penser, bonnes gens, le Parti (ou le Guide, ou les Experts comme vous voulez...) pense pour vous.
Quant à ceux qui pensent différemment, ils doivent, devenir "raisonnables" (Brejnev, lui les mettait en hôpital psychiatrique, Mao en camp de rééducation...).
Aujourd'hui, nous sommes un peu plus évolué : c'est "signez-là M. le ministre, l'administration vous assure que c'est bien", mais je ne suis pas sûr que le résultat soit foncièrement différent !
Alors non merci, je ne souhaite pas être raisonnable et n'ai que faire de ce prêt-à-penser (je préfère le sur-mesure : ce qui est normal comme tout bourgeois de droite - même si mon pouvoir d'achat est certainement moindre qu'un bobo de gauche ! -, j'ai des goûts de luxe !)
Anthéor le 20/12/2008 à 17:34:56
@Nicolas
Votre illusion démocratique est véritablement extraordinaire... Vous croyez donc que "les politiques",qu'ils soient de droite ou de gauche, du seul fait qu'ils ont été déignés par leur parti et élus par la majorité des électeurs de leur circonscription ont toutes les compétences requises, que ce soit en matière d'économie, de stratégie militaire, d'éducation, etc, etc... Evidemment, il n'en est rien...
Par ailleurs votre peur du "gauchisme", comme toutes les peurs, est un véritable fantasme... Il vous faut d'urgence raisonner votre peur et devenir raisonnable... Sinon...
pascale le 20/12/2008 à 16:43:59
Et donc, en suivant votre logique merveilleuse, en laissant les suffrages aux électeurs, on est encore dans l'erreur?
Votre pseudo-discours en dit bien plus long que vous ne le pensiez! Merci!!!
Nicolas le 20/12/2008 à 13:40:16
"Les enseignants sont les meilleurs experts qui sont en mesure d'apprécier ce qui est bon pour leurs élèves..." : pour ma part, je croyais que c'était les parents ! Et 40 ans de pédagogisme (dont j'ai réussi à sortir indemne grâce à des parents attentifs) montrent qu'il vaut mieux se garder des soit-disant "experts" auto-proclamés...
Laisser l'Éducation nationale aux mains des profs, c'est un peu comme laisser l'économie aux mains des économistes, ou l'armée aux mains des militaires : en général ça finit mal. les décisions politiques doivent être prises par les politiques, légitimement élus et mandatés pour cela par le peuple.
Quant à l'accusation de gauchisme, je l'assume tout à fait. La grande erreur de la droite depuis 40 ans est d'avoir laissé le terrain de l'école (et des médias) à la gauche qui "fabrique" et "formate" les esprits dans une dialectique gauchiste. Hormis cette bonne pensée, rien n'est permis (ou alors c'est "fasciste" !)...
Cette gauche bien-pensante a été surprise par la victoire idéologique de 2007 mais essaye depuis, par tous les moyens ("troisième tour social", agitation dans les banlieues et les lycées, obstruction aux réformes de l'école, de la télévision, de l'économie...), de s'opposer à ce qui a été voulu par la Nation.
Anthéor le 19/12/2008 à 23:57:19
Bonsoir Nicolas,
J'accepte volontiers se poursuivre notre dialogue conflictuel...
Pourquoi tant de simplisme de votre part ?
Où donc avez-vous lu que je disais que les fonctionnaires ont toujours raison ? Pourquoi laissez-vous entendre qu'ils ont toujours tort ?
Vraiment, vous devriez éviter de vous laissez aller à la facilité d'accuser de "gauchisme" ceux dont vous ne partagez pas les idées... Croyez-vous vraiment qu'en insultant vos adversaires vous allez devenir crédible ?...
Bien au contraire, vous vous discrétitez vous-même...
Vous avez raison... C'est quand même pas Vichy...
J'en suis tout à fait d'accord... Pourquoi donc vous vous énervez ?
En effet, comparaison n'est pas raison...
Et alors ?
Il n'en demeure pas moins que les décisions de M. Darcos sont de nature à priver les écoles de permettre à tous les enfants d'avoir les mêmes chances face à leur avenir...
Les enseignants sont les meilleurs experts qui sont en mesure d'apprécier ce qui est bon pour leurs élèves...
Vous devriez faire confiance à leur expertise de proximité plutôt que de vous laisser aller à vos énervements...
Ce serait plus raisonnable...
Nicolas le 19/12/2008 à 22:31:32
@Anthéor
C'est bien pratique; Ainsi les fonctionnaires ont toujours raison ! Quand ça va dans leur sens, ils foncent, quand ça n'y va pas, ils désobéissent.
L'État prend de mauvaises décisions ? Il faudrait donc écouter ces enseignants aux mains desquels on a laissé l'Éducation nationale depuis 30 ans ? Avec quel résultat ? Malgré un budget qui n'a cessé d'augmenter, les résultats n'ont cessé d'être catastrophiques ! Analphabétisme croissant, inculture et ignorance crasse... Tout cela au profit d'un enseignement qui inculque aux jeunes une pensée unique gauchiste (c'est bien la seule réussite de l'Education nationale : fabriquer des jeunes gauchistes incapables de penser par eux-mêmes, mais selon une dialectique soigneusement formatée !).
Ces profs prennent des risques ? Malheureusement l'État n'aura jamais le courage de prendre la seule décision qui s'impose : la radiation de ces fonctionnaires indignes du service public !
Quant à dire qu'il "revient eux fonctionnaires de résister" : laissez moi rire, Xavier Darcos cherche à réformer un service public trop longtemps laissé aux mains des enseignants et des syndicats. C'est quand même pas Vichy ! (oups pardon, ça c'est un régime légitimé par une majorité de gauche !)
Anthéor le 19/12/2008 à 22:16:16
Bonsoir Nicolas,
Pourquoi tant d'inintelligence et d'incompréhension ?
Un fontionnaire est un homme respensable avant d'être un sujet obéissant...
Votre raisonnement est parfaitement fallacieux...
je ne voudrais pas vous insulter en pensant que vous-mêmes seriez prêts à obéir à n'importe quelle loi sous prétexte qu'elle a été votée par une majorité de députés ?
Une majorité ce n'est pas "la nation"...
Une majorité, c'est comme un éléphant, ça se trompe énormément...
Il suffit de regarder l'histoire...
L'Etat est fait pour l'homme et non l'homme pour l'Etat...
Lorsque l'Etat prend de mauvaises décisions, il revient aux citoyens, et d'abord aux fonctionnaires,de résister contre ces décisions...
Vous avez vraiment tout faux : cette désobéissance des professeurs d'école qui prennent des risques personnels parce qu'ils prennent au sérieux leur métier et n'ont d'autre souci que le bien des enfants qui leur ont été confiés est la plus digne qui soit...
Je suis sûr que vous finirez pas vous en convaincre pour autant que vous ferez un effort de compréhension...
Mais si, mais si...
Nicolas le 19/12/2008 à 20:15:04
Cette désobéissance de la part de fonctionnaires de l'Etat est indigne et honteuse. Ils oublient qu'ils doivent obéir aux politiques légitimement élus sur un programme approuvé par la Nation.
Nicolas Sarkozy a gagné au premier tour de la présidentielle puis au second, la droite a gagné aux premier puis au second tour des législatives. Le mandat populaire est clair.
Les fonctionnaires doivent donc obéir à leurs patrons : les électeurs !
Cela fait trop de temps, et notamment dans l'Éducation nationale, que les fonctionnaires n'en font qu'à leur tête. Et on voit le résultat !
Skybru le 18/12/2008 à 23:39:08
Je profite de ce petit espace de parole pour vous signaler que dans l'Allier nous allons mettre en place une action pour boycotter les évas cm2 du 15 janvier (bien trop tôt) ou pour les repousser à la fin mai (idem évas ce1). Cette action n'aura d'effet que si elle est suivi dans d'autres départements. Merci de transmettre l'idée si vous aussi vous pensez qu'il est intolérable de proposer une évaluation bilan si tôt dans l'année.
Bruno PE Cycle III
Anthéor le 18/12/2008 à 21:19:18
Cher parent sidéré,
Les adultes doivent faire comperndre aux enfants qu'ils doivent obéir en leur faisant comprendre que leur obéissance contribue à son bien à lui comme au bien de tous...
Les adultes doivent faire comprendre aux enfants qu'ils doivent obéir non pas parce qu'ils doivent obéir mais en leur faisant comprendre pourquoi ils doivent obéir...
Pourquoi doivent-ils obéir ? Parce que que leur obéissance permet le vivre ensemble de tous dans le respect de chacun...
L'éducation, cher parent sidéré, doit avoir pour finalité non pas de faire des citoyens obéissants mais des citoyens responsables capables de juger la loi à laquelle on leur demande d'obéir...
Aujourd'hui, les enseignants désobéisseurs font oeuvre pédagogique en se conduisant en citoyens responsables...
Ils enseignent aux enfants la responsabilité qui est le fondement même de la citoyenneté...
L'histoire est là pour nous enseigner que la démocratie ne repose pas sur la discipline des citoyens mais sur leur responsabilité...
Je veux croire, cher parent sidéré, que vous-même n'êtes pas prêt à obéir à n'importe quel ordre, à n'importe quelle loi...
N'est-ce pas ?
Sans rancune
Ali le 18/12/2008 à 19:44:35
Cher monsieur
Si vous êtes sidérés c'est que vous ne comprenez ce qui se passe dans le cadre de ce mouvement,et dans l'Education Nationale qui vit ses derniers mois. Un peu de décence. Nous apprenons à nos élèves à respecter les règles, nous sommes profondément attachés aux respects des lois, mais dans certaines circonstances, exceptionnelles, c'est un devoir de désobéir. Nous y sommes, malheureusement.
parent sidéré le 18/12/2008 à 18:47:26
Chers parents qui dites être d'accords avec ces désobéisseurs, je crois que vous ne vous rendez pas compte de la connerie que vous êtes en train de faire. Comment pourrez-vous après cela éduquer vos enfants en leur faisant comprendre qu'ils ne doivent pas vous désobéir?
Ou bien vous êtes tous des anarchistes mais je n'en ai pourtant pas l'impression en lisant vos commentaires.
Manu. H. le 18/12/2008 à 09:18:11
Bonjour à tous
et merci à JM MULLER et aussi Marie G. pour les textes fort intéressants.
la linguistique est effectivement essentielle pour comprendre ce qui se passe dans les têtes.
Un bémol toutefois, attention que la désobéissance ne devienne pas systématique : dire non pour trois fois rien, car ce qui est bon pour les enfants de 2-3ans ne n'est pas pour des adultes responsables. C'est peut-être pour cela que le mot "désobéisseur" n'existe pas, c'est parce qu'il cache une peur, celle du désordre, c'est à dire que la désobéissance remet en cause la structure de la société qui veut que les citoyens se soumettent à l'ordre établi pour assurer la paix sociale ("seul l'Etat peut exercer une certaine forme de violence"... disait le philosophe -je sais plus qui-). Les "désobéisseurs" ne doivent surtout pas devenir des professionnels et la désobéissance est donc à utiliser avec parcimonie, intelligence, retenue... humilité (un mot que j'aime vraiment beaucoup).
J'ai été maintes fois surpris de voir combien les gens (de droite surtout)haïssent les enseignants voire les fonctionnaires plus généralement. Par ex., suite à un courrier à mon député, son attachée parlementaire me demande si je suis enseignant (eh non, raté)... Mais, je crois avoir compris que c'est parce que ces gens-là croient que fonctionnaires, enseignants sont des "désobéisseurs" professionnels ! A ce titre, le reportage d'hier au soir "66minutes" et très éclairant sur ce que pensent les deux parties de la société : il y a ceux qui grillent des feux rouges en vélo et protestent et ceux qui leur reprochent de faire les deux !!! (prenez 5mn pour réfléchir à toutes les implications de ces 2 visions, svp, car difficile de développer en qq lignes ici...)
Attention donc à ce que le mouvement actuel s'étende rapidement à d'autres types de citoyens : les parents et les grands-parents tout particulièrement et ensuite les ouvrier(e)s et enfin, mais on les entend tellement rarement : les fonctionnaires de police, gendarmerie, militaires et autres corps constituant la sécurité de l'Etat : c'est là que le type-lambda-bien-pensant-dans-ses -pantoufles va commencer à comprendre qu'il y a un très grave problème !!!
Courage à tous,
signé :
un papa qui s'est inscrit dans un collectif lundi soir
et a vu naître son 3ème enfant mercredi matin : quel avenir pour mes enfants dans une société où l'école est muselée, où l'on veut dé-former les petits, où les établissements servent de lieu de repérage des soit-disant futurs délinquants ???
Denis29 le 16/12/2008 à 19:12:18
Bonjour,
je n'ai pas réussi à trouver comment ouvrir un nouveau sujet, alors je dépose mon message ici en espérant qu'il sera vu, car très important. Merci
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sans vouloir tomber dans la paranoïa, savez-vous que la clef OTP pour Base-Elèves, remise à chacun des Directeurs contient - comme tous les téléphones portables - une puce GPS. En clair, cette clef est localisable à tout moment par un service que l'on trouve en ligne et auquel on peut s'abonner pour une vingtaine d'Euros. En clair, pour une modique somme, vous pouvez, en vous rendant sur l'un des sites de type E-spy, vous abonner et suivre à la trace quiconque, pourvu que vous possédiez son numéro de téléphone. La puce émet un signal toutes les deux minutes et vous signale le propriétaire sur un joli plan en couleur.
Pour la clef OTP, même combat. Il est probable que les colonels à la botte de Sarko aient pensé à la chose et aient les moyens de surveiller tout son petit monde. Mieux qu'Edvige, plus fort que les gadgets de Sean Connery dans les films des années soixante, la clef OTP indique si vous êtes dans votre bureau, aux chiottes, parti faire les courses pendant le boulot ou sorti en ville pendant un congé maladie en dehors des heures autorisées.
Il est donc fortement conseillé de ne pas garder cette clef sur soi mais de la laisser au bureau... ou de marcher dessus par inadvertance.
DEnis
Ci-dessous, sites de localisation. Ils y en a des centaines sur des fournisseurs aux States, auquels vous pouvez souscrire également. Un logiciel complémentaire piste le téléphone et vous délivre un rapport écrit et détaillé dans votre boîte mail à une fréquence choisie. Délirant !
www.ootay.com/Accueil.asp
webtiss.com/?rubric=8
kathy le 14/12/2008 à 07:46:37
parent d'élève et parent tout court, merci de tout cour pour votre action car si j'essaie d'apprendre à mes enfants à n'être pas trop désobéissants j'espère néanmoins qu'ils seront de bons désobéisseurs.
En lutte au Kremlin-Bicêtre pour l'école publique et pour la fonction publique en général.
Denis Gindre le 12/12/2008 à 20:11:56
Je trouve votre action remarquable. Si les piliers de l'école républicaine ne résistent pas à l'action programmée de démantèlement du service public d'enseignement menée par le gouvernement actuel, qui le fera ??? La résistance doit être globale car la manœuvre de destruction est européenne : j'ai discuté avec un directeur de laboratoire de recherche universitaire Grec ce matin : le point de rupture a été atteint en Grèce car l'université publique a été sacrifiée pour permettre la mise en place d'établissements privés d'enseignement. C'est exactement ce qui se passe en France aujourd'hui, à toutes les échelles
R E S I S T A N C E !!
Denis G
emmanuel besnard le 12/12/2008 à 19:42:25
en tant que parent d'élève, je vous soutiens tout à fait , j'admire meme le fait que vous fassiez passer l'intéret des élèves avant le votre.
Félicitations et j'espère vraiment que cela fera tache d'huile parmis les enseignants
roland le 06/12/2008 à 09:09:24
Les déchirures infligées à notre contrat social réveilleront, je l'espère, nos concitoyens. Je souhaite un vaste débat, dans le pays, sur la politique éducative, pour définir notre politique, faire échec aux projets gouvernementaux. La défense des libertés fondamentales, menacées par les projets actuels (dépistage des enfants violents, dès l'âge de 3 ans ; abaissement de l'âge de la responsabilité pénale ; projet de fichage ethnique), nécessite une forte mobilisation. Dire NON est un devoir, comme aux heures sombres de notre histoire.
Mamouth Killer le 21/11/2008 à 13:54:01
Ah l'education nationale... toujours en chantier !
Mais peu importe. Le vrai chantier est la prise de conscience des parents : ce sont a eux de s'eduquer puis d'elever leurs enfants.
Il n'y a presque plus de travail en France : ce ne saurait etre une fatalite si les gens mettaient intelligement leur temps libre a profit pour preparer la nouvelle generation.
Problemes de salaires !? A ce que je sache, s'il est cher d'acheter une tele plasma, la nouvelle PS3, une semaine sur la cote d'azur, les biblitheques et les musees sont gratuits, le phenomene associatif en pleine expansion.
Mais non, on confie les enfants au mamouth ou a la sainte mere tele, et on part manifester... "Bonne conscience" ou perte de bon sens.
Prenez vos responsabilites ! Et n'accusez pas l'Etat de votre couardise, cela ne saurait arranger votre sort.
Songez a l'avenir de vos enfants !
Marie G. le 18/11/2008 à 21:41:22
Comme vous nous invitez d'aller lire A. Rey,je ne m'en suis pas privée, ainsi, oserai-je vous amener quelques couleurs nouvelles que j'ai pu glaner lors de cette lecture. Elles me semblent soutenir vos propos.
In A. Rey : Obéir, du latin oboedire, proprement "prêter l'oreille à" d'où "être soumis à" ...
Il me semble que cet apport étymologique change complètement la donne du rapport de l'obéissance à une position uniquement en référence à l'enfance. Par ce « prêter l'oreille », elle ancre l'obéissance à notre rapport à la parole et à la dissymétrie des places que celle ci impose à nous autres, animaux qui parlons. La parole implique deux places: l'un parle, l'autre écoute. Ces places ne sont pas équivalentes, elles impliquent une hiérarchie, un l'un après l'autre et nous pouvons les tenir successivement. En cela, elles inscrivent un mouvement,une temporalité. Un temps de se l'approprier, cette parole entendue. Or nous savons bien quand, à coup sur, il nous a quelque peu entendu, notre pitchoulin magnifique (môme en Langue d'oc), c'est quand il nous dit : « non !»
2, 3 ans et déjà il risque le désamour, en chemin inconnu. Audace de se penser ailleurs que dans une continuité avec elle, maman.
Alors désobéir ? N'est ce pas faire le pas nécessaire entre « prêter l'oreille » et « prendre la parole »
L'enfant se soutient du non que les adultes lui ont opposé parce que tout n'est pas possible et le reprends à son compte. Non je ne suis pas toi apprends -t-il.
Dimension toujours subversive de la parole.
Dans le contexte de cette lettre d'insoumission de cet instituteur, je salue la prise de parole, qui l'engage.
Oserais-je mettre un bémol, parce qu'il me semble que la démarche étant lancée, il n'est pas trop tard pour le faire. Ma question est celle ci : Pourquoi cet acte en solitaire ?
Il y a un grand risque à prendre la parole, c'est qu'on en jouit et cela éloigne du désir qui faisait la force de l'acte. Lorsqu'on crée un collectif pour poser de tels actes, ça permet que d'autres ne puissent pas dire « elle s'en croie » comme on dit à Sete, façon de dire qu'on se fait mousser. Je crois qu'il nous faut être très prudent avec la haute valeur que nous avons de nous même, surtout quand on sort du rang. Sans compter que au retour du bâton, en parler ensemble, ça aide, pour tenir la route et construire.
C'est pas le moment de jouer les victimes, nous avons besoin de vous pour nos enfants. Merci.
Veilleur d'opinion le 17/11/2008 à 23:39:51
Bravo, très bon lanceur d'alertes, je fais remonter à mon employeur...
Xavier ROBERT le 15/11/2008 à 10:05:02
Bravo encore Jean Marie... quelle clarté !
avec tous mes meilleurs souvenirs et amitiés !
Sebastien le 14/11/2008 à 20:48:43
Toutes mes félicitations. Pour cet article, pour ce qu'il contient. Avec tout mon soutien, et ma participation quand elle sera nécessaire.
Marc Lambert le 13/11/2008 à 20:16:10
Un bravo, de la part d'un père d'élève, pour le courage de cette position !