ioda
le 06/07/2009 à 16:03:04 |
Je crois plus volontiers à la pertinence de l'analyse de Gilles. Effectivement, il faudrait remettre en cause l'attitude d'une majorité des enseignants qui sont -comme les autres humaines - préoccupés par leurs retraites, etc. Je parle de cas réels où des gens s'esquintent consciemment la santé physique et mentale à cause des avantages qu'ils ne veulent pas lâcher.
La finalité de l'éducation - et pas seulement du système scolaire -, c'est un thème qu'on n'ose même plus aborder, encore moins dans les groupes (syndicats ?) qu'évoque Claire.
La finalité de l'éducation - la façon dont l'espèce humaine forme ses "petits" pour la vie et la survie harmonieuse d'elle-même et des autres espèces vivantes, est complètement oubliée, défigurée, anéantie. L'école primaire est née sur le modèle des casernes militaires : rappelons que Jules Ferry a été Ministre des colonies dans une période très belliqueuse. D'où le malaise persistant de l'institution "école" en France.
ioda
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Claire Le Corv...
le 12/03/2009 à 12:21:23 |
réponse à Gilles
Petit relevé de vocabulaire :
Abandon –petits arrangements – petitesse – inefficace – démissions indolentes – achève – jachère – effacement – inanité – dernières forces – rabougrissement – perdons – galvaudons – piétaille – accepte tout en maugréant – incapables – funérailles de l’esprit – trahie par ses serviteurs –
Qui est cette personne qui n’a rencontré dans sa carrière que des
Démissionnaires
Chasseurs d’échelons
Des lâches incapables de prendre la parole
Des serviles
Des pleutres seulement soucieux de sauver leur peau
Qui est ce détenteur de vérité qui pense que, (il pense bien lui !)
le combat se gagne seul et qu’il sera toujours temps de réfléchir après au sens que l’on donne à notre combat. C’est comme ça d’ailleurs que les grands de ce monde ont envoyé nos grands parents et parents servir de chair à canon aux quatre coins de la planète.
C’est aussi comme ça que certains justifient les misères que les gens subissent (les chômeurs ne sont-ils pas des fainéants qui s’ignorent ? Les juifs des dociles qui n’ont même pas su se défendre ?
Si les choses étaient si simples à comprendre, s’il ne suffisait que du courage de chacun pour imposer la paix, la justice, le respect de la différence nous n’aurions pas tant de mal à faire entendre ne serait-ce que notre volonté de conserver notre formidable outil de liberté : l’école de l’état, publique, laïque, gratuite et obligatoire.
J’ai croisé, moi, durant mon parcours, des centaines de collègues inventifs, courageux, travailleurs et chercheurs des meilleures stratégies à mettre au service des enfants pour l’énorme majorité d’entre eux ne comptant pas leur temps passé dans leur classe, dans leur investissement hors temps de classe aux côtés des familles, dans les « structures » amies de l’école.( si l’état cherche à asphyxier, ce n’est pas un hasard) J’ai rencontré des gens non pas pleutres ou serviles mais souvent inquiets et abandonnés par leur administration qui non seulement ne leur apporte pas les aides indispensables (soutien ponctuel dans la classe, enseignants spécialisés, médecins scolaires, AVS … et j’en oublie) mais en plus, supprime les postes au nom de la rentabilité.
Plus on charge la barque, plus on augmente et diversifie les missions de l’enseignant sans lui donner les moyens de répondre à ces obligations, plus on le culpabilise, le convainc de son inefficacité et plus on l’isole et on l’enferme ainsi dans la quasi certitude que la riposte est impossible.
Alors à quoi bon se battre et encore plus, à quoi bon essayer de soulever seul les montagnes !
Le tableau sombre et injuste dressé par Gilles dans ce billet n’est pas porteur d’espoir et ne peut pas inciter les collègues à la mobilisation.
Je crois, moi, que l’unité, le rassemblement font non seulement la force mais construisent aussi la justesse de la réplique nécessaire à apporter à nos dirigeants qui n’ont que faire de nos soi-disant mesquineries de fonctionnaires.
Leur seul souci est de s’accaparer l’éducation et de la formation qui constituent une affaire financière juteuse et un outil dangereusement efficace pour manipuler les consciences.
Alors attaquons – nous, ensemble, aux véritables responsables, aux prédateurs qui ont entrepris la casse non seulement de l’école publique mais de tous les services dont la république s’est dotée pour protéger ses citoyens en particulier les plus fragiles (services de santé, poste, sécurité sociale, sans parler des secteurs économiques qui relèvent de l’intérêt général : énergie, transports, accès à la communication …)
Claire Le Corvaisier
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Commentaires
le 06/07/2009 à 16:03:04
La finalité de l'éducation - et pas seulement du système scolaire -, c'est un thème qu'on n'ose même plus aborder, encore moins dans les groupes (syndicats ?) qu'évoque Claire.
La finalité de l'éducation - la façon dont l'espèce humaine forme ses "petits" pour la vie et la survie harmonieuse d'elle-même et des autres espèces vivantes, est complètement oubliée, défigurée, anéantie. L'école primaire est née sur le modèle des casernes militaires : rappelons que Jules Ferry a été Ministre des colonies dans une période très belliqueuse. D'où le malaise persistant de l'institution "école" en France.
ioda
le 12/03/2009 à 12:21:23
Petit relevé de vocabulaire :
Abandon –petits arrangements – petitesse – inefficace – démissions indolentes – achève – jachère – effacement – inanité – dernières forces – rabougrissement – perdons – galvaudons – piétaille – accepte tout en maugréant – incapables – funérailles de l’esprit – trahie par ses serviteurs –
Qui est cette personne qui n’a rencontré dans sa carrière que des
Démissionnaires
Chasseurs d’échelons
Des lâches incapables de prendre la parole
Des serviles
Des pleutres seulement soucieux de sauver leur peau
Qui est ce détenteur de vérité qui pense que, (il pense bien lui !)
le combat se gagne seul et qu’il sera toujours temps de réfléchir après au sens que l’on donne à notre combat. C’est comme ça d’ailleurs que les grands de ce monde ont envoyé nos grands parents et parents servir de chair à canon aux quatre coins de la planète.
C’est aussi comme ça que certains justifient les misères que les gens subissent (les chômeurs ne sont-ils pas des fainéants qui s’ignorent ? Les juifs des dociles qui n’ont même pas su se défendre ?
Si les choses étaient si simples à comprendre, s’il ne suffisait que du courage de chacun pour imposer la paix, la justice, le respect de la différence nous n’aurions pas tant de mal à faire entendre ne serait-ce que notre volonté de conserver notre formidable outil de liberté : l’école de l’état, publique, laïque, gratuite et obligatoire.
J’ai croisé, moi, durant mon parcours, des centaines de collègues inventifs, courageux, travailleurs et chercheurs des meilleures stratégies à mettre au service des enfants pour l’énorme majorité d’entre eux ne comptant pas leur temps passé dans leur classe, dans leur investissement hors temps de classe aux côtés des familles, dans les « structures » amies de l’école.( si l’état cherche à asphyxier, ce n’est pas un hasard) J’ai rencontré des gens non pas pleutres ou serviles mais souvent inquiets et abandonnés par leur administration qui non seulement ne leur apporte pas les aides indispensables (soutien ponctuel dans la classe, enseignants spécialisés, médecins scolaires, AVS … et j’en oublie) mais en plus, supprime les postes au nom de la rentabilité.
Plus on charge la barque, plus on augmente et diversifie les missions de l’enseignant sans lui donner les moyens de répondre à ces obligations, plus on le culpabilise, le convainc de son inefficacité et plus on l’isole et on l’enferme ainsi dans la quasi certitude que la riposte est impossible.
Alors à quoi bon se battre et encore plus, à quoi bon essayer de soulever seul les montagnes !
Le tableau sombre et injuste dressé par Gilles dans ce billet n’est pas porteur d’espoir et ne peut pas inciter les collègues à la mobilisation.
Je crois, moi, que l’unité, le rassemblement font non seulement la force mais construisent aussi la justesse de la réplique nécessaire à apporter à nos dirigeants qui n’ont que faire de nos soi-disant mesquineries de fonctionnaires.
Leur seul souci est de s’accaparer l’éducation et de la formation qui constituent une affaire financière juteuse et un outil dangereusement efficace pour manipuler les consciences.
Alors attaquons – nous, ensemble, aux véritables responsables, aux prédateurs qui ont entrepris la casse non seulement de l’école publique mais de tous les services dont la république s’est dotée pour protéger ses citoyens en particulier les plus fragiles (services de santé, poste, sécurité sociale, sans parler des secteurs économiques qui relèvent de l’intérêt général : énergie, transports, accès à la communication …)
Claire Le Corvaisier